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Tere pénitence. Lorsque Alberon, évêquc de Verdun en dédia l'église, il y avait dans le monastère jusqu'à trois cents religieux , selon Laurent de Liège , dans son histoire de Verdun.

Les diocèses de Reims, de Verdun et de Chàlons, se terminent tous trois à dix pas de la Chalade. Oviedus, fils de Guitterus, comte de Rhélel, donna à cette abbaye le fief d'Orberval, qui était trèsconsidérable , et les abbés et religieux de saint Rémi de Reims , de qui il relevait, y donnèrent leur consentement, de même que Geoffioi I" du nom, évoque de Châlons.

On peut Toîr la liste des abbés de la Chalade dans l'histoire de Verdun, p. xci, Xcii.

CHALIGNY rr PONT SAINT-VINCENT. — Chaligni est un bourg situé sur la Moselle, à deux lieues de Toul, à autant de Nancy , et à distance à peu près égale de Saint-Nicolas. Chaligni a titre de comté avec une prévôté qui est composée de sept à huit villages. Il y a au même lieu un prieuré (1) sous l'invocation de Ste. Lucie de Syracuse ; ce prieuré est de l'ordre de saint Renoit, dépendant autrefois de l'abbaye de saint Vincent de Metz, à qui il fut donné au douzième siècle par Ricuin , évêque de Toul. Le curé de Chaligni était chargé de défrayer l'abbé de saint Vincent de Metz lorsqu'il venait en ce lieu, pendant un jour et une nuit, avec une suite de douze hommes et douze chevaux ; il recevait l'investiture de l'abbé de saint Vincent, lui faisait serment de fidélité et lui Tendait hommage, Ceprieuré de Chaligni fut uni au Noviciat des jésuites de Nancy, par bulles du pape Clément VHI, en date du 25 juillet 1599.

De Chaligni dépendent les Neuves-Maisons, village considérable, où il y a un hôpital qui fut uni à la maison des pères Bénédictins du Pont-Saint-Vincent, du consentement du duc Charles IV, à la prière de Catherine dé Lorraine sa sœur ,

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abbesse de Remiremont. Ce prieuré Pont-Saint-Vincent fut établi par la ma princesse Catherine de Lorraine, dans dessein de former une espèce de pel congrégation de bénédictines et de bà dictins , qui devaient vivre sous l'obse vance littérale et rigoureuse de la règle saint Benoit,

Ce prieuré était consacré sous le m de Saint Bernard, mais les guerres de Le raine et les disgrâces des princes de ce maison, et en particulier de la prince Catherine, obligèrent les religieux decel peu'te congrégation à s'unir à celle de sai Vanne, à qui ils cédèrent ce prieuré. comme les revenus en étaient très-moc ques, après y avoir entretenu pendu quelque temps une petite communaut les supérieurs de la congrégation en cJ tinrent l'union à la maison de sainte Croi aujourd'hui saint Léùpold de Nancy, q y entretient un religieux.

Le vrai nom de Pont-Saint-Vinct est h Port-Saint-Vincent, parce | l'abbaye de saint Vincent de Metz, q possédait le prieuré de sainte Lucie I Chaligni, était comme maîtresse du p« de Saint—Vincent.

Outre l'hôpital des Neuves-Maisons « au prieuré de Saint-Vincent, le duc Oui les IV y fit aussi unir le 7 août 1663. chapelle de saint Jean-Baptiste, M dans l'église de Chaligni, à charge Jj| acquitter les messes.

Pour revenir à Chaligni, on trouve < actes par lesquels 11 parait que les corn! de Vaudémont ont repris certaines seig» ries de l'évêque de Metz, par exempl Turkestein et Chaligni (1). Henri, coi de Vaudémont en 1544, reconnaît quJ demar, évêque de Metz, lui avait m» de reprendre en fief et hommage, deflao duc de Lorraine, la maison forte de U ligni, la ville, le ban et toutes lesappa tenances qu'il tenait, ou devait tenir dm Ademar, évêque de Metz ; lesquelles ebos ledit comte de Vaudémont, reconnaît tel

(1) Arrêt do réunion du t6 avril 1680.

es lief et hommage dudit duc de Lorraine, es la manière qu'il les avait tenues dudit Ademar et de ses prédécesseurs évêques de Metz, jusqu'à ce qu'il lui fasse connaître que ledit Ademar, évêque de Metz, aura racheté ledit fief des mains duditt duc, ce qui fait voir que Chaligni était alors engagé au duc de Lorraine par les évêques de Metz.

Au mois de juin 1345, le même Ademar éVêque de Metz, se reconnaît redevable envers Marie de Blois sa cousine, Mainbourg et régente de Lorraine, et envers lean, son fils, duc de Lorraine, d'une somme de cinq mille livres de toutes pièces, un écu d'or valant vingt tous, pour laquelle somme , il met entre les mains de ladite duchesse, le fief que le comte de Vaudémont devait tenir de lui et de son évêché, de la forteresse de Chaligni et de toutes ses appartenances et dépendances; lesquels fiefs, lesdits ducs et duchesse de Lorraine tiendraient de l'évêque de Metz, jusqu'à ce que lesdits cinq mille livres auraient été payées tout à la fois.

Autre acte du lendemain de la saint Barnabe 1547, par lequel ladite Marie de Blois et le duc Jean son fils, consentent que son très-cher cousin Ademar, évêque de Metz, puisse racheter le fief de Chaligni pour la somme de quatre mille livres de bons petits tournois vieux, un écu d'or pour vingt sous, sous condition que si ledit raehat ne se faisait pas pendant la vie dudit évêque Ademar, ses successeurs qui voudraient le faire, paieraient entièrement ladite somme de cinq mille livres. Nous ne voyons pas que les évêques de Metz aient racheté ce fief, qui est toujours depuis de^ ffieuré au duc de Lorraine et au comte de Vaudémont.

Les comtes de Vaudémont firent fortifier la maison forte de Chaligny, et y bâtirent un château, qui a passé dans sou temps pour une des plus fortes places du paysj(l). En 1346, Henri, comte de Vaudémont , fit foi et hommage au duc Raoul

(>) Archives de Larrainc. Layette, Chaligni.

pour Chaligni; cette seigneurie passa de la maison de Vaudémont à celle de NcufChàtel, par le mariage d'Alix de Vaudémont avec Thiébaut de Neuf-Cliâtel > maréchal de Bourgogne (1). Mais Antoine de Neuf-Ghàtel, évêque de Toul , fils de Thiébaut, étant entré en guerre avec Jean II, duc de Lorraine, les troupes d'Antoine qui occupaient le château de Chaligni firent des courses sur les terres de Lorraine et y commirent mille ravages. Le prince Nicolas de Lorraine, fils du duc Jean , qui était alors en Catalogne (2), fit mettre à feu et à sang toutes les places de l'évêché de Toul. On compta jusqu'à cinq cents villages brûlés ou ravagés; les villes et châteaux de Liverdun $ Châtel-sur-Moselle, Brixei, Maizière, Chaligni, furent pris et ravagés : Chaligni en particulier, soutint le siège depuis le mois de mars jusqu'au mois d'août 1468. Aussi les Lorrains l'ayant forcé , le ruinèrent de façon qu'on ne peut plus s'en servir pour faire la guerre.

Ces forteresses alors considérables, se sont toujours depuis ressenties de ces hostilités et ne se sont jamais parfaitement rétablies. Chaligni fut dan» la suite acheta par la maison de Lorraine (3). Le 21 avril 1S40 (4), Salantin, comte deSkambourg1 prétendait que Chaligni lui appartenait en souveraineté contre le duc Antoine, qui soutenait qu'il était mouvant de sa couronne j on choisit des arbitres qui déboutèrent Skambourg, et le 8 mai 1546. Henri d'Isambourg fit ses reprises pour Chaligni En 1472, le 8 décembre, le duc Nicolas accorda la paix à Henri de Neuf-Châtel, et le même duc Nicolas donna en 1S73 Chaligni à Antoine deMorel, son conseiller et chambellan.

Le duc Charles III pendant sa longue résidence à la cour de France avait laissé

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le gouvernement de la Lorraine au prince Nicolas de Lorraine , comte de Vaudémont son oncle et son tuteur. Nicolas s'était acquitté de cet important emploi d'une-manière si pleine de prudence et de fidélité, que le duc Charles son neveu crut ne pouvoir assez lui en témoigner sa reconnaissance (1). Il érigea donc en sa faveur Chaligni en comté princier, et le plus seigneurial du duché de Lorraine; la patente qui en fut dressée est du mois d'août 1562. L'année suivante il unit inséparablement à ce comté la ville de Pont-Saint-Vincent. Le duc Charles III lui fit de plus présent d'une somme de cent mille francs, et le cardinal de Lorraine, évcque de Metz lui donna Nomeny et la terre de Delme.

Le comté de Chaligni est aujourd'hui réuni au domaine de Lorraine.

Chaligni est du diocèse de Toul, cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patron saint Rémi; l'abbé St. Vincent de Metz nomme à la cure dans ses mois; les jésuites ont les trois quarts aux grosses et menues dîmes, à cause du Prieuré de Chaligni qu'ils possèdent, et le curé l'autre quart.

CHAMAGNE. — Chamagne, Campus Agni, village du diocèse de Toul, à droite de la Moselle, une lieue au-dessous de Charmes. L'église paroissiale a pour patron saint Denis. La cure est à la nomination du chapitre de Remiremont. Décimateurs, le même chapitre pour un tiers dans les grosses et menues dîmes , celui d'Epinal pour un tiers, et le curé pour l'autre tiers. Seigneurs , le roi pour moitié et le Seigneur deBayon pour l'autre. Le chapitre de Remiremont est seigneur foncier. Bailliage de Charmes, cour souveraine de Nancy.

La chapelle desaint Nicolas ou de NotreDame fut fondée eu 1574 par la famille des Trompette de Charmes et de Chamagne.

Il y a eu anciennement une maison et des seigneurs du nom de Chamagne (2).

(i) Histoire de Lorraine, tom. a, p. i355. (a) Archives de Lorraine, Layette, Châtel sur Moselle.

On lit qu'en 1270 il y eut une contestatîoi entre les dames de Remirement et Richard seigneur de Chamagne et dame Félix s femme, au sujet du four que ledit Richan avait à Chamagne, sur lequel les dames di Remiremont prétendaient quelques droits. L'affaire fut terminée par Huard de Messen bourg, archidiacre des Vosges, et d'autre arbitres de cette sorte: que ledit Richard sa femme et leurs hoirs tiendraient la mai son et terre de saint Pierre à Chamagne cuiraient à leur four sans payer aucun. droiture. En 1304, Henri, comte de Van démont donna à Geofroi de Chamagne ei fief et en hommage, le moulin situé enlri Crespel et Angoviller, qu'il a acquis d'Arnoû, dit Pignolet, appelle Thieri-Moulin à charge de trois semaines de garde à Vau démont.

En 1589, le grand duc Charles échangeai avec dame Louise de RadeVal, épouse fondée de procuration de M. Christophe de Bassompierre, la seigneurie d'Ametz en la prévôté de Longwy , contre la moitié delà seigneurie de Chamagne. Cet échange fut fait le 16 août, en présence de Jean de Lénonconrt de Serres et de plusieurs autres.

Claude Gelée ou le Lorrain, fameux peintre paysagiste, naquit dans le village de Chamagne, où il y a encore des habitans de même nom, et mourut à Rome dans un âge avancé, en 1678. Sa tombe est dans l'église des minimes Français de la Trinité-du-Mont.

CHAMBLAY. — Chamblay, village du pays Messin, diocèse de Metz, souveraineté de Lorraine*, répondant à la chalellenie de Preny. L'abbé de Gorze est patron de la cure. Chamblay est situé à deux lieues au midi de Gorze; la maison de Chamblay est illustre en Lorraine; elle était de l'ancienne chevalerie, elle portait de sable à la croix d'argent, accompagnée de quatre fleurs de lys. En 1574, Ferri de Chamblay épousa Jeanne d'Avoncourt; ce même Ferri fit la guerre aux Messins en 1430; il fut père de Jean, qui épousa Isabelle de Goust.

François de Chamblay fut conseiller d'etal du duc Charles III, bailli de HattonChatel, dernier mâle de cette maison; il épousa Marie Bayer, et ne laissa qu'une fille nommée Blanchefleur de Charablay, mariée à Perin d'Haraucourt; par ce mariage la terre de Chamblay est passée dans la maison d'Haraucourt.

CHAMONTARUP ra LES ARRENTÉS. — Chamontarup, village de Vôge , près le Bourg et ancienne ville d'Arches sur Moselle. Ce village n'a rien de distingué , sinon qu'il y a douze ou quinze granges ou fermes sur son ban, connues sous le nom des Arrentés, comme qui dirait qu'elles produisent des rentes, des revenus fixes à ceux qui en sont les maîtres. Ces douzes arrentés sont: Cleurie, saint Joseph, Vagney, Lonchamp, la Poirîe , la Gravière, Travexin, Thiefosse, Gerbamont, Presle, Nola, Pubas ; Cleurie, Peccaviller, Trougemont, Cremanviller, Vixard , Sapaix, Ramorichamp, Thiefosle, de la prévôté d'Arches.

Il y a aussi des Arrentés de Corsieux: au nombre de trente deux, tant dans le ban et paroisse de Corsieux, qu'aux environs et dans la prévôté de Bruyères; les arrentés peuvent aussi signifier les fermiers et les gouverneurs de ces fermes, qui sont arrentés des propriétaires, et leur en rendent certaines rentes annuelles.

CHAMOUSEY, Abbaye. — Chamousey, Calmosiacum, abbaye de chanoines réguliers réformés de l'ordre de saint Augustin , située à une lieue et demie d'Epinal, diocèse de Toul, fondée vers l'an 1090, par un saint personnage nommé Séhérus, qui la gouverna depuisl090jusqu'en 1128. 11 eut de grandes difficultés à essuyer de la part de l'abbesse de Remiremont, sur la propriété du terrain sur lequel l'abbaye est fondée ; elle est soumise immédiatement au St. Siège, et l'abbé y exerce les droits quasi épiscopaux, de même que dans quelques paroisses et quelques prieurés de sa dépendance; il a aussi droit de donner les quatre moindres ordres et la tonsure, tant à ses religieux qu'aux sujets de son abbaye: c'est le pape Pascal II qui accorda ces

privilèges à l'abbaye, sous la redevance d'un étôle sacerdotale, qu'on devait donner chaque trois ans au palais de Latran, et qui dans la suite fut évaluée à un florin d'or, dont on a des quittances jusqu'en 1092.

Le village de Chamousey a pour seigneur l'abbé de Chamousey. La cure est unie et desservie par un religieux de la maison; et dépendent les granges d'Olima et Sanche, dont le roi est seigneur. Le chapitre de Remiremont a la haute justice , l'abbé de Chamousey etj les seigneurs de Darnicule ont la moyenne et la basse justice. Il y a quinze ou seize paroisses, dont le patronage dépend de l'abbaye , laquelle est un fief, dont l'abbé a la haute justice.

CHAMPENOU. — Champenou, Campus pœnosus ou Campus spinosus, ou Campi spinal. "L'église- est dédiée à saint Barthélemi. Collatcur, l'abbé de saint Evre. Décimaleurs ; le curé pour la moitié, le prieur de Landécourt pour l'autre moitié. Seigneur, les religieux de saint Evre diocèse de Toul, cour souveraine de Lorraine; ce lieu est assez près d'Amance, dans le pays de Saulnoy.

Le prieuré de Champenou fut fondé par Catherine de Limbourg, épouse de Mathieu Ier, duc de Lorraine , vers le milieu du treizième siècle. Les biens de ce prieuré sont unis à l'abbaye dé saint Evre. Vautier, abbéde saint Evre, avait donné sa démission et s'était retiré à Champenou en 1288. Hugues, son successeur, était déjà abbé de saint Evre en 1280.

CHAMPIGNEULE. — Champigneule, Campaniola, village situé à une lieue de Nancy, sur la route de Pont—à-Mousson. L'église paroissiale est dédiée à saint Evre. Patron, le prieur de Lay-Saint-Ghristophe ou les religieux de l'abbaye de saint Arnou de Metz; mais les pères de saint Arnou de Metz ont cédé à M. le baron de Malvoisin la nomination à la cure, avec tous les droits qu'ils avaient à Champigneule , dont ils étaient seigneurs fonciers. Il est certain qu'en 1350 Henri, évêque de Toul, confirma à Bertran, abbé de saint Arnou et au prienr de Lay , les trois églises de Saint Christophe de La/, de saint Evre de Champigneule et de saint Barthélémy , situées en un vallon dans les bois de Haye. Cette église de saint Barthélemietle -village qui y était joint ne subsistent plus depuis long-temps. A la place du village et de l'église on a bâti depuis un hermitage, qui y a subsisté jusque après l'an 1 656, qu'on a démoli l'un et l'autre, et l'on en a employé les pierres à bâtir la maison de M. le comte de Fontenoy à Champigneule.

La tradition du pays veut que ce fut à Saint Barthelemi que des impies mirent à mort Arnoû , fils de la comtesse Eve , fondatrice du prieuré de Lay, frère d'Udalric, qui fut archevêque de Reims.

Le curé de Champigneule desservait l'annexe de Pixerécourt à l'alternative pendant une semaine, avec le curé de Bouxières-nu-Dames une autre semaine, et ils se partageaient entr'eux la moitié des dîmes dudit Pixerécourt, et l'autre moitié était pour les religieux de Lay.

Il y a à Champigneule un hôpital, l'oratoire de Notre-Dame de pitié ; la chapelle de saint Roch. Collaleur, le seigneur de la Grande-Maison ; revenu dix francs, charge une messe.

Le duc Charles II remporta en 1407 une fameuse victoire près Champigneule. On Toit dans ce lieu une papeterie et une fayencerie. Le château de M. le comte de Fontenoy à Champigneule est fort bien bâti, lès jardins en sont magnifiques et il y a de fort belles eaux.

CHAMPIGNEULE. — Il y a encore on autre Champigneule du diocèse de Toul, doyenné de Bourmont. L'église a pour patron saint Thiébault; collateur, le commandeur de Robécourt; décimaleur , le même commandeur pour les deux tiers, le curé pour l'autre tiers. Le seigneur du lieu a la moitié de la dime dans certaines contrées; l'église de Rosières dans quelques autres terres. Cour souveraine de Lorraine.

Il y a dans l'église paroissiale deux chapelles. 1". La chapelle de Notre-Dame;

palron, lé seigneur du lieu; revenu MO francs , charges, 24 messes.

2°. La chapelle de saint Roch. Revenu dix francs; charge une messe le jour de saint Roch.

Il y a dans ce village 42 ou 45 habitons; seigneur, M. le baron de Riocourt, premier président à la chambre des comptes de Lorraine.

CHAMPS. •—■ Champs, nommé en latin Campus, village de Vôge, près la petite ville de Bruyères, lieu célèbre pour avoir été autrefois un palais des rois de France. Les annales de Metz et les annales d'Eginhard nous apprennent que l'empereur Charlemagne en 805, après avoir passé par Thionville à Metz, vint àChampsvers le commencement du mois d'août, pour y prendre le plaisir de la chasse, et que pendant qu'il y était, Louis, son fils l'y vint trouver après son expédition dans la Bohême et dans la Pannonie; et que de Champs , l'empereur passa au château de Rcmiremont, où a)rant séjourné quelque temps pour y prendre le plaisir de la pêche, il revint passer l'hiver à Thionville. Louis le débonnaire venait de même assez souvent dans les montagnes de Vôge, surtout à Rcmiremont, pour y passer les derniers mois de l'été dans l'exercice de la chasse et de la pêche.

On ne voit plus aujourd'hui à Champs aucun vestige de château ou de maison royale, mais l'église a assez l'air d'antiquité dans sa construction massive et solide : c'est la paroisse du lieu; elle est da patronage des dames de Remiremont, el est dédiée à Dieu sous l'invocation de l'Assomption de la sainte Vierge. Cette paroisse est des plus étendues, ayant quatre oucintt annexes ; savoir : l'Aveline , Belmout, la Chapelle, saint Jacques du Stait, Grange, Jussarup , desquels dépendent encore difl'érens villages, granges et hameaux.

L'Eglise de la ville de Bruyères était aussi annexe de Champs avant qu'elle fut érigée en cure, ce qui arriva le 15 juillet 1612, par M. de Porcelets, évêque de Toul. Pour 1« temporel, Champs et ses

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