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Duhalier était occupé à ce siège, lorsqu'il reçut ordre de la cour de se transporter à Paris aussitôt après la reddition d« Chàtel , pour rendre compte à la cour de sa conduite. On ne doutait pas de sa fidélité , mais sa femme avait découvert un secrel dont on fit porter la peine à son mari. Il alla en cour et revint bientôt après , avec ordre de réduire à l'obéissance de Sa Majesté le reste des places de Lorraine qui s'étaient rendues au duc.

Ce fut le comte de Ligniville, qui en l'an 1650 les ramena à l'obéissance du duc Charles IV. Il défit Roze-Vorms près de

Châtel, et incontinent après, il fit le siège de cette place. Beaufort en pressa si vivement les attaques, que Vely, gouverneur pour la France, après quatre jours de résistance , fut obligé de capituler.

On dit que Ligniville fit accroire au gouverneur que la mine était prête à jouer, et que le gouverneur, ayant envoyé pour reconnaître l'état de la chose, on lui fit voir une caque de navette sur laquelle on avait répandu quelque peu de poudre; ce qui l'obligea à rendre la place.

L'année suivante, 1651 , le maréchal de la Ferté alla mettre le siège devant Chàtel, que le comte de Ligniville avait repris, avec plusieurs autres places. Châtel était la ville la plus forte et la mieux munie de toutes celles de ces quartiers là. Beaufort en était gouverneur; après six semaines do siège et quatre mille coups de canons tirés contre la ville , elle se trouvait encore en état de résister assez long-temps.

Le duc Charles IV craignant la perte de tant de braves gens qui s'étaient enfermés dans la ville, envoya un capitaine de ses gardes , nommé Agecourt, pour traiter de la reddition de Châtel avec la Ferté. Les conditions furent bientôt arrêtées, et la ville fut rendue prématurément.

Le duc Charles IV (1) , pressé par le roi Louis XIV de lui envoyer ses troupes, fut si mal satisfait des manières que la France avait pour lui et pour ses gens, qu'il fit

(i ) Ibid. p. 64o.

fortifier en diligence Epinal et Chàtel (1). Ces deux villes furent assiégées en 1670 par le chevalier de Fourille. Le comte de Tornielle commandait dans Epinal et Beaufort dans Châtel; cette dernière ville fut investie le 28 septembre.

Beaufort oublia dans cette occasion toute son ancienne fermeté ; il parla de capituler presque aussitôt qu'il eut vu l'ennemi; les articles de la capitulation furent dressés dès le trois deseptembre. Les assiégés promirent de se rendre au maréchal de Créqui, qui était devant Châtel, si dans quatre jours, à commencer au premier d'octobre, il ne leur arrivait du secours capable de faire lever le siège; les quatre jours écoulés , Beaufort remit la place et se retira à Bitche. C'est à peu près ce que nous savons de Châtel. Les fortifications en ont été démolies au dernier siècle.

La paroisse est consacrée à St. Laurent; et l'abbé de St. Leopold de Nancy, à cause du prieuré de Belval qu'il possède, en est curé primitif; autrefois l'église de Moriville, village situé à une lieue de Chàtel, en était la mère église.

Les capucins furent reçus à Châtel en 1707, et furent logés dans l'ancien château.

Les religieuses de la congrégation y ont aussi un établissement ; il y a de plus un hôpital et un hôtel de ville.

J'ai parlé plus au long des derniers sièges de Chàtel, dans le dernier tome de l'histoire de Lorraine , première édition.

Le nouveau bailliage de Châtel s'étend entre les bailliages de Lunérille, de Bosières et d'Epinal. Il se gouverne selon la coutume de Lorraine, excepté les villages de Bademenil, Padoux et Saint-Génois, qui suivent celle d'Epinal. Autrefois Châtel avait ses usages particuliers, qui tenaient lieu de coutume, mais ils furent supprimés de même que ceux de Vaudémont, par édit du 10 mars 1725.

La maison de Chàtel était de l'ancienne chevalerie de Lorraine. Elle portait d'argent à la face vivrée de gueules; cette maison a été alliée à celle de Lenoncourt.

(i) 1670.

Âubiey est un prieuré de la dépendance d'Hérival près Remiremont. Aubiey est situé sur la Moselle, à une demi-lieue de Châtel; il dépend de la communauté de Nomexi.

Nous avons parlé ailleurs du prieuré de Beloal, qui est aussi au voisinage de Châtel.

Les verreries de Porcieux et de Magnienville, sont de même Au voisinage de Châtel sur le ban de Porcieux et dans la forêt de Terne, sur le ruisseau de Viiler, de la communauté de Moriville, qui était cidevant la mère église de Châtel; lesdites verreries autorisées par arrêt du 25 janvier 1703.

CHATELET (ut). — Le Chatelet est un châleau situé à deux lieues de la ville de Neuchâirau en Lorraine, etassez près de l'abbaye de l'Etange, habitée par des filles de l'ordre de Citeaux, et du bourg de Chàtenoy, qui est au midi du Chatelet. Ce château doit son origine (1) à Thierri d'Enfer ou Thierri du Diable, second fils du duc Ferri de Bitche, et de Ludomille de Pologne. Il est situé sur une éminence , et assez près d'un ruisseau qui se décharge dans la Meuse, à Maxei-sous-Brixei. Ce château passait autrefois pour une forteresse considérable , et il a souffert quelques sièges de la part des comtes de Vaudémont.

La maison du Chatelet est une des principales maisons de Lorraine, et y a toujours tenu un rang distingué : nous en avons donné la généalogie à part, dans un volume in-folio imprimé àNancy chez Cusson en 1740, e.t nous y avons corrigé quelques fautes qui s'étaient glissées dans notre première édition de l'histoire de Lorraine , tome 2 page 128. Par exemple nous y avions dit que Thierri d'Enfer était fondateur du prieuré de Relanges , et était père de Simon du Châteletj il n'est pas fondateur de Relanges, et Simon du Chatelet était chanoine de Saint-Dié. Mais il est trèsvraisemblable que Thierri d'Enfer est père de Ferri du Chatelet, qui a continué la

( i ) Johanncs de Bayon , c. xcvj.

race de la maison du Chatelet, qui subsiste encore aujourd'hui avec honneur en France et en Lorraine. Le Chatelet n'est plus possédé aujourd'hui par la maison du Chatelet mais par celle de Bassompierre.

Le Chatelet est de la paroisse de Bar ville T dont l'Eglise est dédiée sous l'invocation de St. Evre (1) , à la présentation de l'abbesse de l'Etange, elle y est décimatrice pour les deux tiers de la dime, contre le curé pour l'autre tiers; les seigneurs du Chatelet avaient fondé dans leur châleau trois chapelles ; premièrement celle de Notre-Dàire, deuxièmement de Sle. Anne, et troisièmement de Ste. Catherine, lesquelles sont réunies en une seule , qui est presbylérale, son revenu est de trois cents livres. Charges; cinq messes par semaine ; patron , les seigneurs du lieu.

Les armes de la maison du Chatelet sont d'or à la bande de gueules , chargées de trois fleurs de lys d'argent.

CHATENOY , bourg et prieuré. ReMonvaux , prieuré. Lifoû ou Lucofas. — Chàtenoy est un bourg de Lorraine, avec titre de prévôté royale, qui a juridiction sur trente-cinq villages ou hameaux , à présent du bailliage de Neuf-Château. Chàtenoy est situé entre Neuf-Château et Mirecourt, à dix lieues de Nancy. et à treize de Lunévillc.

Il y.a beaucoup d'epparence que Ciiâtenois , Castinetum, tire son nom des châtaigniers qu'on y voyait autrefois. Mais à présent on ne voit plus de ces sortes d'arbm dans le pays. Celieuestdu diocèse de Ton!, l'église est dédiée à saint Pierre, le prieur, reconnaît le même patron. La paroisse et régulière et unie au prieuré.

Les plus anciens monnmens où il soi parlé de Chàtenoy, sont du temps du du Gérard d'Alsace, premier duc héréditaired la Lorraine raosellane; le prince y avait ui château où il faisait sa demeure ordinaire avec Hadwide deNamur, son épouse. Lcu fils , le duc ThierriK, y a aussi demeuré, i dans les anciens monumens du pays et de

fr) Pouillc de Toul.t. i. page 43'

pays voisin», le duc Gérard est quelquefois dénommé GérarddeChâtenoy(V). Cebourg est situé au pied de la cote de Châtenoy, sur laquelle était le château du duc et le prieuré; l'un et l'autre ayant vue sur une campagne fort vaste et fort bien cultivée. Le château est entièrement renversé et à peine en reste-t-il quelques ruines. Il y avait une chapelle castrale dont on ne voit plus aucun vestige.

M. l'abbé de Longueruë (2) prétend que le duc Gérard d'Alsace portait ce nom parcequ'il possédait plusieurs terres en*Alsace, et entr'autres le comté de Châtenoy, Castinia, ou Castiniense, autrement CastinaCh, dans la haute Alsace; et que c'était la principale place de ce duc. En quoi il a suivi assez imprudemment quelques-uns de nos anciens historiens. Rien n'est moins fondé quetout cela. Nous, connaissons Châtenoy en Alsace, proche Schelestatt, mais ce lieu ne s'appelle pas Castinac, mais Kesten, et n'a jamais eu titçe de comté. Si Gérard d'Alsace est quelquefois nommé Gérard de Châtenoy, c'est à cause qu'il faisait sa demeure ordinaire au château de Châtenoy en Lorraine, et où il a fondé avec Hadwide, son épouse, le prieuré de ce nom.

Le prieuré de Châtenoy fût commencé en 1069, par Hadwide de Namur, épouse du duc Gérard d'Alsace. Gérard mourut l'année suivante, en 1070. Hadwide donna ce prieuré à St.-Robert, abbé deMolesme, (3) afin qu'il envoyât de ses religieux pour le desservir. C'est ce qui est distinctement marqué dans le titre de fondation, qui reconnaît St. Pierre et la Ste. Vierge pour patron et patrone.

Ce monastère demeura entre les mains de l'abhé de Molesme jusqu'en l'an 1115, <joe le duc Thierri, fils du duc Gérard et d'Hadwide, écrivit au pape Faschal II, pour le prier de faire restituer ce prieuré à

(i) hist. de lor., t. i. prelim, généalogie e la maison de lorraine.

(i) Longueruë description delà France, par' *ie a , 1. a, p. I3<j, et p. 141

(3) Hist. de Lorr. t. i, page 47°

l'abbaye de St.-Evre, et de I'ôter à l'abbaye de Molesme qui s'en était emparé.

Le pape fit comparaître les parties en sa présence, à Benevent. L'abbé de Molesme •se déporta (1), et l'abbé deSaint-Evre donna à celui de Molesme les terres d'Ixey et de Ville, proche Commercy, situées sur la Meuse, apparemment pour être unies au prieuré de Breuil, appartenant à la même abbaye de Molesme. Depuis ce temps, le prieuré de Châtenoy a toujours été uni à l'abbaye de Saint-Evre de TouK

La duchesse Hadwide de Namur mourut à Châtenoy et y fut enterrée. On y voyait ci-devant son tombeau', sous une arcade au cloître, et nous l'avons fait représenter en taille douce dans l'histoire de Lorraine. Le père Benoît Picard rapporte son épi— taphe en ces termes : (2)

Toi, Viateur, sais-tu qui ci-repose?

Pose ton pas et lis cette écriture.

Ma! ce n'est pas de basse créature,

Le corps certes, comme ce lieu suppose.

C'est Hadwide, de Lorraine duchesse,

Laquelle, pleine de sagesse,

Construit ce cloître l'an M,lxix,

Et elle le fit tout de neuf.

Les princes Thierri, fils de Hadwide, et Simon , son petit-fils (3), firent du bien au prieuré de Châtenoy, aussi bien que la duchesse Berthe, mère de Simon I, et les

ducs Mathieu I et Simon II, que le pape Alexandre III, en 1179, qualifie fondateurs de ce prieuré, pareequ'ils en étaient insignes bienfaiteurs, et qu'ils descendaient des fondateurs.

Les ducs Thierri et Mathieu I ont ordinairement résidé à Châtenoy. Le duc Mathieu I appelle le château de Châtenoy son palais. Il donna à l'abbaye de Saint-Evre la chapelle castrale de ce château, qui était dédiée à St. Nicolas (4) ; le duc Thiébeau I ayant été obligé de rendre le château d'Amanec où il s'était enfermé, remit, en 1228, sa terre de Châtenoy entre les mains d'Eu

(i) Ibid. page 1186.

Il) Benoît. Histoire de Lorraine, page 16-.

(3) Histoire de Lorraine, t. a. page 383.

(4) Histoire de Lorraine, t. a, p. 216, ai;. des, comte de Bourgogne, à charge que ledit Eudes la remettrait entre les mains de la comtesse de Champagne, si le duc Thiébeau manquait à la parole qu'il avait donnée à cette comtesse (1 ).

Le duc Ferri III donna ses lettres d'affranchissement , suivant les lois de Beaumont en Argone , à ses sujets de Montfort, Chàtenoy, Bruyères et Frouart, en 126d; et donna, pour garant de ses promesses, Tbiébeau, roi de Navarre et comte de Champagne.

Ce ne fut qu'après cette année, et seulement en 1300, qne les ducs de Lorraine commencèrent à faire hommage aux rois de France , pour les terres et seigneuries de Neufchâteau, Chàtenoy , Montfort et Frouart et une partie de Gran. Le duc Thiéheau II en fit le premier hommage au ,roi Philippe-le-Bel, en 1500. Nous ne voyons pas distinctement dans l'histoire l'origine de ces hommages; mais les ducs de Lorraine continuèrent à le rendre jusqu'au règne de Louis XI, qui le remit, en 1465, au due Béné I.

Dans la suite, ces trois ou quatre seigneuries étaient entrées, je ne sais à propos de quoi, en l'hommage du Boi de Navarrecomte de Champagne (2). Le duc Thiébeau II fut condamné, en 1311, à aller à l'hommage du roi de Navarre; mais Thiébeau étant décédé dans l'entre—temps, Ferri IV, son fils, se rendit à Paris au mois de juin 1312 , et fit hommage au comte de Champagne , pour Neufchâteau, Chàtenoy, Monfort, (3) Frouart et la partie de Gran qui relève de la Champagne; en même temps il lui remit les places dont on vient de parler, pour les tenir jusqn'à ce que Ferri eût satisfait pour les torts et dommages que le duc Thiébeau, son père, avait faits à ceux de Neufchâteau. Et le comte de Champagne donna ses lettres à Ferri, où il témoigne

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que par cette saisi* il ne prétend pas acquérir un droit nouveau sur ces lieux là.

Enl523(l), leducBaoul assigna pour douaire à Aliénor de Bar, son épouse, les villes et chàtellenies de Chàtenoy, Monfort et ce qu'il avait à Gran, sauf l'hommage qu'il en devait au Boi de France, à cause de son comté de Champagne.

En 1348 , les officiers du roi ayant entrepris de cottiser les habitans de Neufchâteau , Chàtenoy, Frouart et Monfort, pour contribuer aux charges et besoins du royaume, la duchesse régente Marie de Blois en porta ses plaintes au roi Philippe de Vallois , son oncle, qui s'étant fait informer de de l'état des choses, et ayant reconnu que jusqu'alors on n'avait rien entrepris de semblable , fit défense à ses gens de les inquiéter j et déclara ces villes franches et exemptes de toutes impositons de la part du royaume.

Après la fameuse victoire remportée sur leducdeBourgogneenl476, près Nancy, par le duc de Bené II, ce prince pour reconnaître les bons services de Gérard d'Aviller, son conseiller et écuyer d'écurie, lui donna la terre de Chàtenoy; mais en 1487, le 15 de juillet, le même Gérard d'Aviller fut pourvu de la terre de Commercy, pour la partie dite la Seigneurie de Sarbruch , et rendit au duc la seigneurie de Chàtenoy, qui depuis ce temps est toujours demeurée unie au domaine du duché de Lorraine.

En 1452. Louis d'Haraucourt é ,-cque de Toul (2), ayant obtenu en cour de Borne l'union du Prieuré de Chàtenoy, à sa manse épiscopale, le vieux roi Boi Bené I, qui était à Angers, écrivit à ses officiers de Lorraine d'empêcher l'exécution de cette union; que ce Prieuré étant de la fondation des ducs de Lorraine ses prédécesseurs , il ne souffrirait pas qu'il fût uni à l'évêché de Toul; que son intention était qu'on en maintint en possession Frère Thierri de Lîgnévible qui en était pourvu; en même

Ibid. page 53s.

Histoire de Lorraine, t. a, p. 963.

temps il en écrivit au Pape, et la chose demeura sans exécution.

Le Prieuré dé Chatenoy dépend de l'abbaye de Saint-Evre, et l'abbé de cette abbaye en est collateur ordinaire. Le titre prieural es! aujourd'hui possédé en commande ;> la communauté des Bénédictins réformés y a sa manse séparée de celle d» prie!»; la cure est administrée par un religieux du même monastère. L'église prieurale sert de paroisse ; la maison des religieux a été bâtie fort proprement tout à neuf, il y a quelques années; mais ayant été incendiée en 1741, on la rétablit, ël on commence à y entretenir une communauté comme auparavant.

A quelque distance de Chatenoy, et dans la dépendance de ce Prieuré , on connaît Lifo», ou Liffol, dont il est parlé dans Frédegaire (1) qui le nomme Lutofao , ou Lucafao (2), où se donna une grande bataille entre les troupes de Theodoric roi de France et dé Bourgogne , et celles de Dagobert II, roi d'Austrasie. Il en est aussi parlé dans Erriie , en son histoire des évoques d'Auxères. Le même Frédegaire (3) parle encore d'une autre bataille donnée au même lieu en 596, entre les troupes de Clotairell, et celles de la reine Brunehaut,

Citeaux dans l'abbaye de Tart, aujourd'hui transférée à Besançon, établie d'abord à cinq lieues de Dijon, près l'abbaye de Citeaux. On croit qu'Adélaïde envoya sa fille la princesse Berthe, pour fonder l'Etanche.

La maison de Chatenoy était de l'ancienne chevalerie de Lorraine (1), et portait de gueules à trois têtes de loup attachées d'or, et mises en front. George Chrétien de Chatenoy, fut déclaré et reconnu gentilhomme par le grand duc Charles III, le six sepseptembre 1595. Il descendait d'un Chatenoy annobli par le duc René II, qui portait pour armes une tige de grosses fèves. Nous avons plusieurs lettres manuscrites d'Alexandre de Chatenoy, envoyé du duc Charles III, pour lui rendre compte de ce qui se passait aux Pays-Bas. Il y en a depuis 1581,82,85, 84,85.... 1590, 1591, 1592; il portait pour armes une tige de grosses fèves.

CHATILLON-sous-les-Costes. — Chatillon -sous-les—Costes , village dû diocèse de Verdun, bailliage d'Elain, à deux lieues de cette ville, cour souveraine de Nancy. Le roi et les bénédictins de S. Vanne de Verdun en sont seigneurs. M. Urbain jouit du domaine pour la part du roi. La paroisse

ou de Théodebert roi d'Austrasie. Il y a à *a pour patron S. Martin. Le chapitre de la

Lifou-lc-grand , des récolets établis en 1708, et à Lifou-le-petit, le Prieuré de Kemonvaux de l'Ordre du Val des Choux, le titre de saint George, fondé dans les bois par les seigneurs de la Fauche ; j'ai parlé ailleurs en particulier des deux Lifoux.

Le château du Chatelet, fondé par Tbierri du Diable, chef de la maison du Cbatelet, est fort près de Chatenoy sur le chemin de Neuf-Château; on voit aussi près de là , l'abbaye de l'Etanche ordre de Citeaux fondée par le duc Mathieu I, (4) pour sa mère la duchesse Adélaïde vers l'an 1U&. Cette princesse avait pris l'habit de

(i) Fredegar, continuât, apud Duchéne. t. I. |)»ge 768

(i) Lucofao, vient du bois de Hêtre ou de F°og,qtii s'y usait.

(3) Frcdegar. Chron, 117.

U) Voyei Histoire eja Lorraine, ton». 3, P. 374

Magdeleine de Verdun nomme à la cure.

Qépend Vatronville, qui était une de» quatre pairies de l'évêché de Verdun. Il y a une église succursale sous l'invocation de Notre-Dame.

Blanzey , hameau, que Machon regarde comme une annexe, sous le titre de S. Vanne.

Moranville , autre hameau , dont une partie dépend de la paroisse de Chatillon, l'autre celle de Moulainville , de même que le château de Mandres. Machon parle de Moranville, comme d'une annexe sous le titre de S» Jean.,

La part de seigneurie que le roi, comme duc de Bar, possède à Chatillon, vient principalement d'un nommé Simon de Moranville , (2) qui, en 1525 , en reconnais

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