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trop resserrée, et d'autres inconvéniens,, il résolut de transporter ailleurs cette communauté. Pendant qu'il était dans cette pensée, une dame, nommée lladwide, ayant su que ces bons religieux voulaient quitter leur première demeure, persuada à son mari, nommé Thieri, de leur donner dans leur terre l'endroit qu'ils trouveraient le plus propre pour s'y établir. Ils députèrent vers Séhere un clerc , nommé Ascelin, pour lui faire part de leur bonne volonté. Séhere accepta les offres de Thierri, et choisit la place où est aujourd'hui Chaumôuzey, et qui était alors un désert, au milieu des bois. Séhere y transporta sa communauté, et y. bâtit un monastère et un oratoire, qu'il dédia à la sainte Vierge et à saint Sauveur. Quelque temps-après Thieri, à la prière de sa femme, donna à Séhere le fief-de Chaumôuzey avec toutes ses appartenances.

Ce nouvel établissement jouit d'une profonde paix pendant la vie de Thieri leur fondateur; mais cette tranquilité fut troublée après la mort de ce seigneur. Son frère, nommé Joscelin , fit tout ce qu'il put pour en chasser les religieux^ Il le* molesta, pilla leurs terres, brûla même l'église paroissiale, qu'ils avaient bâtie au même lieu. L'abbé en porta ses plaintes à Thierri duc de Lorraine , qui cita en vain plusieurs fois Joscelin à sa cour, pour y rendre compte de ses vexations.

Au bout de deux ans le duc Thieri cita Joscelin et l'abbé Séhere un certain lieu et jour, pour y exposer leurs raisons, et y subir la sentence des nobles du pays. L'abbé et les religieux comparurent; mais Joscelin n'y vint pas. Alors les nobles dirent qu'il fallait que les témoins qui avaient été présens à la donation de Thieri, rendissent témoignage de la chose avec serment ; ce qui ayant été exécuté, les juges prononcèrent que le duc de Lorraine devait assurer à l'église de Chaumôuzey la terre en question \ et réprimer par sa puissance les violences de Joscelin. Ce jugement fut rendu à Kadigny sur la rivière de Madon.

Le duc Thieri vint lui-même en personne à Chaumôuzey, mit en possession Séhere et

ses religieux de ce fief, en fit venir les sujets à la porte de l'église , et leur fit prêter serment de fidélité et d'obéissance aux religieux. Telle était alors la manière de procéder en Lorraine.

Ce jugement n'arrêta pas les entreprises de Joscelin. Il continua à inquiéter les religieux de Chaumôuzey. Ceux-ci s'adressèrent à l'évêque de Toul, qui cita à son tribunal Joscelin , mais en vain; ce qui obligea l'évêque à l'excommunier. Ce coup effraya Joscelin ; et des amis communs s'étant entremis pour le réconciUer avec Séhere, on l'adoucit moyennant une somme assez modique. Il se contenta de douze livres d'argent qu'on lui donna. L'accommodement se fit à JRenanges, apparemment Retange. Had— wide femme de Joscelin, Bonnor et Thieri ses fils consentirent au traité, et renoncèrent à toutes prétentions eur la terre deChaumôuzey en ,présence de plus de trente témoins.

Les deux communautés de S. Léon de Toul et de Chaumôuzey suivaient d'abord la règle de S. Augustin. Dans la suite l'abbé Séhere, se défiant de ses lumières, jugea à propos de prendre pour modèle de son observance quelques constitutions approuvées par les anciens (1). Il députa à cet effet deux de ses chanoines à l'abbaye de saint Rufe près d'Avignon , qui était alors en , grande réputation de régularité, afin d'en apprendre les réglemens et les usages. On les y reçut avec honneur : on leur donna les constitutions, et on leur apprit de vive voix les choses qui dépendent de la pratique, de la règle de S. Augustin , et à leur jetour Séhere les fit pratiquer à Chaumonzey et à saint Léon. La vie de ces premiers chanoines réguliers était alors fort austère, et différait peu de celle des religieux de saint Benoit.

Le monastère de Chaumôuzey n'avait point encore alors de titre abbatial, ni même d'église particulière, consacrée par l'évêque,, et Séhere n'avait reçu la bénédiction abbatiale que sous le titre de S. Léon et de

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S. Nicolas de Toul. Il fut résoin que les deux communautés de S. Léon et de Chaumouzey seraient désormais comprises sous le seul titre de religienx de l'abbaye de S. Léon ; que Séhere continuerait à gouverner les deux communautés, et à recevoir à profession les religieux de l'une et l'autre sous le même titre de S. Léon, jusqu'à ce que Chaumouzey eût acquis la qualité d'abbaye; qu'alors les religieux de cette dernière mai* son, sans être obligés de faire nouvelle profession , demeureraient attachés à Chaumouzey. C'est ce qui fut réglé par l'évêque Pibon le 27 novembre 1094.

Ce prélat vint quelque temps après à Chaumouzey, l'érigea en titre d'abbaye, dédia l'oratoire en l'honneur de la sainte Vierge, et défendit, sous peine d'anathème, de la troubler, et d'en violer la sainteté. A son retour à Toul, il fît assembler la communauté de saint Léon , à la prière de Séhere , et demanda aux religieux lequel des deux monastères, de S. Léon ou de Chaumouzey, ils choisissaient, afin que désormais chacun d'eux demeurât stable dans celui qu'il aurait choisi. Pibon les interrogea, et ouit leurs réponses. En même temps il envoya Thiemare abbé de S. Mansui faire la même chose à Chaumouzey/ et depuis qe temps ces deux abbayes demeurèrent séparées de communauté et de biens, mais toutefois sous la conduite de Séhere leur commun abbé.

Ii'abbaye de Chaumouzey eut de grands démêlés avec Giselle, abbesse de Remiremont, au sujet de la paroisse de Chaumouzey. L'abbesse prétendait que cette église lui appartenait. Pibon évêque de Toul, qui favorisait l'abbé Séhere, obtint pour lui du pape Pascal une bulle, qui confirmait la donation qu'il avait faite à l'abbaye de Chaumouzey des dîmes de cette paroisse.

Mais ni l'autorité du pape ni celle de l'évêque de Toul n'arrêtèrent point les poursuites de l'abbesse.Le duc de Lorraine voué de Remiremont prit la défense des intérêts de l'abbesse, chassa le curé, en fit mettre un autre en sa place, usa même de menaces et de dures paroles envers l'abbé et ses religieux.

L'abbé Séhere envoya à Rome son frère, nommé Arnoû, qui était d'Epinal, comme Ini, et un autre député, nommé Richard, pour implorer la protection du.pape. L'abbesse Gilette ou Giselle y envoya aussi de son côté. Le pape , de l'avis des cardinaux ordonna que les chanoines réguliers de Chaumouzey donneraient à l'abhesse de Remiremont un équivalent pour l'église contestée, et quant au fonds sur lequel était bâti leur monastère, que l'abbesse revendiquait , le pape veut qu'il demeure aux religieux , s'ils peuvent prouver que leur fondateur et eux-mêmes l'aient possédé pendant trente ans.

L'abbesse de Remiremont, qui d'abord ayait paru acquiescer à cette sentence, en éluda l'exécution, en disant qu'elle ne pouvait rien faire sans l'agrément de l'empereur, sous la protection duquel était son abbaye.

L'évêque d'Albane légat du saint siège informa l'empereur Henri IV, de cette con-' testation , lequel écrivit à l'abbesse de Remiremont et à Thieri duc de Lorraine, leur ordonnant d'exécuter ponctuellement les ordres du pape. Ces lettres ne produisirent aucun effet. Séhere écrivit pour la troisième fois au pape, qui renouvela ses ordres a l'abbesse , aussi inutilement que les premières fois. Il alla trouver l'empereur à Strasbourg, où s'étaient rendus le duc Thieri et l'abbesse Giselle, et pria ce prince d'ordonner de bouche au duc et à l'abbesse ce qu'il leur avait déjà ordonné par lettres. Il le fit i mais l'abbesse sut encore éluder les ordre* de Fempereur.

L'abbé Séhere fut obligé d'aller en personne en Italie renouveler ses instances auprès du pape , qui écrivit à l'abbesse, lui ordonnant, sous peine d'interdit d'entrer dans l'église, d'exécuter ses premiers ordres. L'affaire ne fut enfin terminée qu'en 1107, que Pascal II, étant arrivé à Langrcs, fi' examiner la chose à fond; et après avoir ouï les parties, qui étaient présentes, confirma l'abbé de Chaumouzey dans la jouissance du fonds où était située son abbaye, et dans celle de la paroisse de Notre-Dame; mais il accorda à l'abbesse de Remiremont les dîmes de la paroisse de Chaumouzey. I* religieux de Chaumouzey cultivaient par leurs mains dans l'étendue de cette paroisse, et dans toutes les autres. La bulle est du 24 février 1107.

pape exempte néanmoins les terres que les située dans la Vosge entre les villes de DarCHEMINOT. — Cheminot, village du > la Blanche, à quatre lieues de Marienbourg

Séhere, se voyant tranquille après la décision de cette affaire, résolut de faire dédier et consacrer son nouveau monastère et l'église, ^quoique ni l'un ni l'autre ne fussent pas entièrement achevés. L'évêquc Pibon ne pouvant, à cause de son âge et de ses infirmités , faire cette fonction , pria le légat Richard évêque d'Albane, de s'en acquitter. Richard accepta sa commission, et dédia l'église et le monastère de Chaumouzey en l'honnenr de notre Sauveur Jésus-Christ, le premier octobre 1107, en présence de Thiemare abbé de saint Mansui, de Yidric abbé de S. Evre, de Laurent abbé de saint Vanne, de Vaschelin abbé de S. Pierremont, et de plusieurs autres personnes de distinction , tant ecclésiastiques que laïques.

Telle fut l'origine de l'abbaye de Chaumouzey, qui subsiste encore aujourd'hui dans un état florissant, sous la congrégation de S. Sauveur. Elle est illustre, pour avoir élevé le B. Pierre Fourrier réformateur de cette congrégation , et par les droits quasi-épiscopaux que l'abbé exerce dans son abbaye, et dans les prieurés et paroisses qui en dépendent.

Il a aussi le droit de donner les quatre moindres ordres et la tonsure, tant à ses religieux qu'aux sujets de son abbaye. Ces privilèges furent accordés à cette abbaye par le pape Pascal II, sous la redevance d'une étole sacerdotale , qu'on devait donner chaque -trois ans au palais de Latran, et qui dans la suite fut évaluée à un florin d'or, dont on a des quittances jusqu'en

Les prieurés qui dépendent de l'abbaye Chaumouzey, sont celui de Marast, dans le diocèse de Besançon; celui de Chenoy, au diocèse de Metz; les paroisses à'Ambe-* court, de Bretegny, de S. Brice, d'Oncourt, de Dompierre et de Chaumouzey, dans le diocèse de Toul. L'abbaye est soumise immédiatement au saint siège. Elle est

ney et d'Epinal. Depuis quelques années cette abbaye a été rebâtie tout à neuf magnifiquement. Elle est aujourd'hui possédée en commande.

A un quart de lieue de l'abbaye de Chaumouzey est le village de Chaumouzey-la— Faille (1), en latin Cahnosia, La cure est unie et desservie par un chanoine régulier de la maison; et dépendent les granges à'Olima et Sanché, dont le roi est seigneur. Le chapitre de Remiremont a la haute justice ; l'abbé de Chaumouzey et les seigneurs de Darnieule ont la moyenne et basse justice. Il y a quinze ou seize paroisses, dont le patronage dépend de l'abbaye, laquelle est un fief, dont l'abbé a la haute justice.

CHAUSSÉE (la).—La-Chaussée, Mollaris Pagus ou Calcia, village à deux lieues au nord de Thiaucourt, un peu au-dessous de plusieurs étangs , à gauche de Liron. Il y a apparence que le nom de La-Chaucsée, lui vient de son voisinage des étangs et de la chaussée, qui se trouve près de ce village , lequel est du diocèse de Metz, archiprêtre de Gorze; office et bailliage de Thiaucourt, cour souveraine de Nancy. Le roi en est seul seigneur. L'étang de La—Chaussée est un des plus beaux de la province. Avant l'an 1669, La-Chaussée était le siège d'une prévôté, qui a depuis été transportée à Thiaucourt.

L'église paroissiale est dédiée à.-. Collateur, l'abbé de saint Benoît en Voivre, décimateurs les abbés de Gorze, de sainte Marie du Pont-à-Moasson , et M. de la Lance; il y a dans l'église paroissiale, une chapelle appelé* la Rotonde, sous l'invocation de Notre-Dame de pitié. Il y a aussi dans le lieu une maison fief, en forme de Château. On compte dans La-Chaussée; environ cent habitans.

La-Chaussée était une châtellenie des comtes de Bar, comme on le voit par des titres imprimés dans l'Histoire de Lorraine, Tome II, pag. Dcxxxv, et Dcixxvi , années. 1551 et 1399.

(i) Chaumouzey-Ia-Vllle

et de Rocroi; elle est nommée Cimiacum,

Saulcy, territoire de Metz, en latin Caminatum, fût donné à l'abbaye de S. Arnoû,, alors dénommé de S. Jacques, ou plutôt de saint Jean l'évangéliste. Ce lieu était situé dans le duché de Mosellane et dans le comté de Metz. L'empereur Charlemagne en fit donation à l'église où repose le corps précieux S. Arnoû ; il le donna avec toutes ses dépendances , à condition que l'on tiendra à perpétuité des lampes allumées devant le corps de la reine Hildegarde son épouse bien-aimée, pour le remède de son âme, et afin que l'on y célèbre des messes à son intention; avec défense de donner en fief, et d'engager ladite terre à aucun étranger; et si, après la dépense des lampes, qu'il ordonne de tenir toujours allumées devant j son tombeau, il reste quelque chose, il veut qu'il soit employé à payer les gardiens qui célébreront les messes, et réciteront les prières pour le repos de ladite princesse. Donné le jour des calendes de mai, le 13 de son règne, l'an 783 de l'incarnation, le jour de l'Ascension de Notre-Seigneur., la 'veille duquel jour ladite princesse Hildegarde mourut, la treizième année de son mariage avec l'empereur Charlemagne. Fait an palais de Thionville, indiction VI. CHEZ (la) , rivière. Les sources de la

dans des lettres de l'an H58, et Cimacum dans d'autres de 1148, Elle portait autrefois le titre de Comté, elle appartenait à des seigneurs particuliers; aujourd'hui elle est aux ducs d'Arscot de la maison de Croy. On y voit un chapitre de Chanoines , dont l'église est ancienne , et dédiée sous le nom de sainte Menegaude. Les anciens comtes de Chimay relevaient des comtes de Hainaut. Maximilien d'Autriche, roi des Romains l'érigea en principauté, l'an 1486, en faveur de Charles de Croy. Les Espagnols la cédèrent a la France en 1684.

CHINY, et Prieuré de Ste. Valbifrge.— Je ne trouve aucune mention de Chiny dans les anciens; ses origines sont très-obscures; il paraît qu'au commencement c'était une simple bourgade, située sur la rivière de Semoy, entre Sedan et Arlon, environ à six lieues de l'une et de l'autre de ces deux villes. »On ignore la vraie origine des comtes de Chiny, qui ont fait une belle figure dans l'histoire, pendant environ cinq cents ans.

On dit communément qu'Arnoû, premier comte de Chiny, ayant épousé Malhilde ou Mecthilde, fille de Ricuin, duc de Mosellanne, obtint du duc Frédéric, frère de l'empereur Olhon, et archevêque de Colo

rivière da Chez, en latin Cara , sont aux Marats et â l'abbaye de l'isle en Barrois, au Petit-Louppy, à Àuzécourt, Noyers, d'où elle va joindre l'Ornain.

CHIERS (la) ou CHIERE, rivière. La Chiers tire sa soMice du côté de Soleu\re dans le Luxembourg, passe à Allais , baigne Longwy, Longuyon, Montmédy, La Ferlé , La Grand-Ville, Viviers, Ivoix: elle reçoit la Crune, à Montmédy, et s'écoule dans la Meuse entre Mouson\t Sedan.

La Chiers, est nommée Chare» par Fortunat, lib. VII. carminam, carmen IV: Chara dansFlodoard, lib. IV'. Jlist. Rem. cap. XXXIII. Charus Jluvius par Sigebert de Gemblours, ad ann. 980.

CHIMAY. —Chimay ou Cisaay, petite ville au pays de Luxembourg, ayant titre de principauté, située sur la petite, rivière de \ page ccxxx. Le père Bertholet jésuite

igné, que la ville de Chiny fut érigée en comté; mais nous savons certainement que Mathilde fille d'Etienne, donna en 955, à l'abbaye de St.-Hubert, la moitié de la ville de Chiny. Cette ville, est aujourd'hui réduite en village , et la maison de Chiny entièrement éteinte. Elle portait d'or aux deux truites adossées, accompagnées de croiseltes répandues dans l'écu. La ville de Chiny porte trois truites d'or, posées l'une au-dessus de l'autre, le tout surmonté d'une couronne ducale. D'autres donnent à la maison de Chiny : burelé d'or et de gueule de huit pièces , au lion de sable, brochant sur le tout.

Nous avons donné l'histoire généalogique

de

de la maison de Chiny, au premier tome l'Histoire de la Lorraine , première édition,

l'a

aussi donnée dans son Histoire de Luxembourg , tome III, page ix.

Arnoû II, du nom, comte de Chiny, fondal'abbaye d'Orval en 1 070, et le prieuré de S. Sulpice de Priés , près Mézières en 1068, et celui de snini.e Valburge a Chiny, en 1097. Sa femme se nommait Adélaïde, Halvide, fille du comte Arnoù II, du nom, et épouse du seigneur de la Granville, fonda avec son mari en 1085, le prieuré de saint Michel. Louis IV, du nom, comte de Chiny, étant décédé en 1226 , sans enfans mâles , le comté de Chiny, passa aux comtes de Los, qui prirent le titre de comtes de Los et de Chiny. Arnoû V, du nom , eomtede Los et de Chiny, vendit en 1364. Son comté de Chiny à Venceslas, duc de Luxembourg.

En 1574, Marguerite de Lorraine, femme d'Ojry de Ribaupierre, traita avec.le duc Jean sur ses prétentions (1), et sur les donations à elle faites par le duc Raoul son frère , et en particulier au sujet du comté de Chiny, dont la donation en partie Jui avait été faite , par Marguerite comtesse de Chiny sa tante, fille du duc Thiébaut II.

En 1476, le duc René II, donna commission à Vautrin de Nettancourt, son conseiller et maître-d'hôtel, de se saisir du comté de Chiny, et de plusieurs autres places du duché de Luxembourg.

Et en 1478, le roi Louis XI, fait don au duc René II, et à ses descendans , du droit qui lui appartenait au duché de Luxembourg et au comté de Bourgogne (2).

La chronique manuscrite de Jean Aubrim de Metz, porte qu'au treize de juillet 1489, le duc René fait marcher 6es troupes tirées des duchés de Lorraine et de Bar (3j, avec une bonne artillerie pour former le siège de Chiny en Ardenne. La place était défendue par un officier nommé Robert le Diable, qui avait fait des courses sur le pays dudit duc, et y avait tué et pris' beaucoup de

(i) Archives de Lorr. Layette. Bitche, S. Hypolite , etc,

(a) Archives dn Lorr. grand re'g. p. 773.

(3) Chronique manuscrite de Jean Aubrim , airo. 1489.

monde. Mais Robert n'attendit pas qu'on l'assiégeât dans sa place; il l'abandonna â l'approche de l'armée du duc, et les, Lorrains y entrèrent, et en rasèrent les fortifications.

On peut voir la liste généalogique des comtes de Chiny, et ce qu'en dit la Martinière dans son dictionnaire géographique, d'après M. l'abbé de Longuerue. Description de la France, deuxième partie page 11 S. Voici les lieux qni dépendaient du comté de Chiny: Bastogne, Dierik , Durbuy, Hoffalize, Marche-en-Famine, Neu-Chatel La-Roche en Ardenne, St.-Vreit, Vianden et Virton.

Pour le spirituel, Chiny est du diocèse de Trêves. La Cure....

Le prieuré de Ste. Valburge de Chiny , fut fondé en 1097, par le comte Arnoû, qui est nommé le Grand, dans la charte de fondation. Il l'a signa avec ses deux fils Othon et Louis, et sa belle fille Adélaïde. Il y dit qu'il donne par donation légitime, à l'abbaye de saint-Arnoult de Metz,. l'église de sainte Valburge, située au pied de son château de Chiny.

Ce prieuré est demeuré dans la dépendance de St. Arnoû de Metz jusqu'en 1585, que le pape Sixte V, donna une bulle à la prière de Philippe II, ro« d'Espagne, en exécution d'une autre bnlle du pape Gré— goiree XIII : par ces bulles il était ordonné de prendre dans le duché de Luxembourg, des prieurés pour la valeur de cinq mille florins de rente, dont deux mille seraient employés à la-fondation d'un séminaire, et les trois autres mille à celle d'un collège. En vertu de ces ordres , on prit les prieurés de Chiny, d'Ayvraille, de Vau-les-Moines, et d'Useladange, qui furent donnés aux jésuites de Luxembourg, qui les possèdent encore aujourd'hui..

CHOISEUL. — Choiseul, Caseolum , petite ville en Champagne située près les sources de la Meuse, à la droite de Clémont et de Montigni-le-Roi, du diocèse de Langres , à trois lieues de Chaumont, frontière de Lorraine et de Champagne. C'était anciennement une Terre avec titre de baronie,

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