Images de page
PDF

qui a donné son nom à l'illustre maison de Choiseul; mais ce nom a été transporté aux Chatellenies de Polizi et de Polizet, lorsqu'elles furent érigées en duché l'an 1685, eu faveur de Cezar de Choiseul. Cette ancienne maison porte d'azur à la croix-d'Or, cantonnée de dix-huit billettes de même.

François de Choiseul, sieur de Clemont qui épousa Magdeleine de Livron, est le premier de celte maison établi en Lorraine.

Guillaume de Choiseul qui épousa Jeanne du Chàtelet, était issu d'Alix de Dreux, petite fille de Robert de France, comte de Dreux, quatrième fils du roi Louis Legros et d'Adélaïde de Savoye. Cette maison est partagée en plusieurs branches; Choiseul de Sorcy, Choiseul-Beaupré, Choiseul de Meuse, etc.

CHOLOY. — Choloy ou Chauloy , en latin Cauliacus ou ficus Caulium, village du diocèse de Toul, à une demi-lieue de Foug, bailliage de Commercy, cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patron saint Jean-Baptiste Le roi en est seul seigneur. M. F.'utot jouit du domaine. M. l'é— vêque ou le séminaire de Toul nomme à la cure depuis la réunion du chapitre de Liverdun, auquel la collation appartenait. Les bénédictins de l'abbaye de saint Evre, le curé du lieu et la fabrique, la Maison-Dieu de Toul et l'église de Crouves partagent la dime. Il y a environ oinquante-six-habitans.

Dépendent de Choloy les métairies du Val-de-Pacè, séparées du prieuré parle ruisseau et l'hermitage de S. Pierre.

La seigneurie de Choloy est un fief mouvant de la châtellenie de Foug. François Remy écuyer, maréchal des logis du duc de Lorraine , en fit les reprises de ce prince le 8 janvier 1574 (1).

Le sieur Charles Doyot procureur et syndic de la ville de Toul, ayant quelque contestation avec les habitans de Choloy, au sujet des biens qu'il avait dans cette paroisse. le duc Léopold lui accorda en 1715 , le tkre de seigneur de Choloy, avec tous les droits honorifiques qui y sont attachés. Ce

(i) Archives de Lorr. Layette Foug a.

grand prince lui accorda cette grâce, en considération de la réception honorable que lui avait faite la ville de Toula son retour de la visite qu'il venait de faire au chevalier de Saint George, qui s'était retiré àBar-le-Duc.

Choloy est situé à trois quarts de lieue de Toul. On croit qu'il y avait autrefois une maison royale, où plusieurs rois de France des deux premières races, et ensuite les comtes de Bar ont souvent fait leur séjour, pour prendre le divertissement de la chasse dans le voisinage.

CIRONCOURT.— Cironcourt, seigneurie haute justice , séante au village de Grange sur le Cosné , au bailliage de Remiremont, à trois lieues d'Epinal, et trois de Fontenoy en Vosge et de Remiremont.

Il dépend de cette terre une partie du village de Grémifontaine près de Bains, dont le surplus appartient à M. le duc de Havre et à M. le baron de Dommartin chevalier, conseiller d'honneur au parlement de Metz.

Le chef-lieu de cette haute justice est sur une éminence aux frontières du comté de Bourgogne , d'où l'on découvre une partie de la Lorraine et une étendue de pays dans la Franche-Comté.

Les droits de celte -seigneurie sont trèsbeaux. Celui du sceau du tabellionage, des lods et ventes , établi par des titres fort anciens, décore particulièrement cette terre, qui dès avant 1500 , avait des seigneurs, qui ont occupé des postes importans dans l'étal et dans les armées.

Ce village a eu pour seigneurs MM. de Lavaux, ou de Jussey ou Jussy, d'une maison originaire du comté de Bourgogne, et comptée parmi celles de l'ancienne chevalerie de Lorraine (1).

Anne de Jussey fille du sieur Claude de Jussey seigneur d'Hurbache et d'Anne Desarmoises , a été abbesse de Bouxières , et mourut en 1553.

Nous trouvons aussi Claude de Jussey abbesse de l'Etanche en 1600.

Celte maison a été fondue en celle de Bai

(i) D« Lavaux, maison de nom et d'armes, originaire de la prévôté de Mont-Médy.

gecourt, qui a possédé une partie de Grange patrimonialement pendant plus d'un siècle.

Ce village, composé de vingt-six à vingtsept maisons, était beaucoup plus considérable avant les guerres et la peste de 165S, et 1636. Deux régimens de l'armée de Turenne y logèrent et dans les environs vers 1658. Ils y commirent beaucoup de dégâts. Des soldats de la garnison d'Epinal y mirent le comble de la désolation, en brûlant jusqu'à dix ou douze maisons, qui n'ont pas été rétablies , et dont on voit encore les ruines, une enceinte et des murs de cinq à six pieds.

Les habitans ont des lettres patentes du premier septembre 1456 , par lesquelles Jean II, de la maison D'Anjou, duc de Lorraine, leur accorda le droit de faire pâturer leurs bestiaux jusqu'aux portes d'Arches. Ils ne sont séparés de cette prévôté que par la petite rivière de Cosné, commune au roi, au chapitre de Remiremont et au Seigneur.

La chambre des comptes de Lorraine les maintint en 1619 , au droit de rouage, maronage, affouage dans les forêts d'Arches. Ils ont le même droit dans les forêts du comté de Fonteaoy, quoiqu'ils n'en dépendent en rien , ayant leur haute justice sans part d'autrui.

Il y a un habitant de la seigneurie de Giron court, dont la famille subsiste de père en fils depuis six siècles; ce que l'on ne croirait pas, si le titre original de son auteur n'existait. Cet habitantse nomme George Pernot, et le titre est de 1150.

Une autre chose fort extraordinaire, c'est que ce même George Pernot, qui vit aujourd'hui , et qui est âgé de 60 ans, est extrêmement petit, n'ayant que trois pieds, quatre pouces. Il a été conduit par curiosité au roi de Pologne.

Les droits de haute justice de la seigneurie de Cironcourt ont été reconnus par différens arrêts de la cour, des 24 août 1750,' 14 juin 1751, premier décembre 1757 , et 15avrill758.

CLAIRE-FONTAINE, abbaye de Ci-, teaux. — Claire-Fontaine, abbaye de Filles

de l'ordre de Citeaux , située à quatre lieues de Luxembourg, et à une d'Arlon, dans un vallon agréable , appelle autrefois Beaulieu, et aujourd'hui Claire-Fontaine (1). Cette abbaye fut fondée en 1215, par Ermensinde, comtesse de Luxembourg. Voici l'occasion de cet établissement, comme on le raconte dans les Annales du pays. Ermensinde s'é— tant endormie sous un chêne touffu sur les tords d'une fontaine, crut voir en songe une dame, d'une beauté et d'une majesté ravissante, tenant entre ses bras un enfant, qui vint s'approcher de la même fontaine. Cette dame se trouva aussitôt environnée d'un troupeau de moutons, marqués sur le dos d'un bout à l'autre, d'une raie noire, qui avait quelque rapport à un scapulaire de religieux de Citeaux.

Ermensinde s'étant éveillée, frappée de ce qu'elle venait de voir en songe, consulta sur cette vision un saint homme, qui vivait en solitude en l'endroit où est situé aujourd'hui l'abbaye de Claire-Fontaine. Le solitaire ayant consulté Dieu,dit à la comtesse que son songe était mystérieux et que la Sainte Vierge qui lui était apparue au milieu de ces moutons blancs et rayés sur le dos, avait voulu lui donner à entendre que son intention était, qu'elle bâtit à Claire-Fontaine un monastère de religieuses de Citeaux, qui y louassent Dieu nuit et jour; et qu'elle participerait aux prières de ces saintes filles.

Ermensinde ne différa pas d'exécuter le conseil qui lui avait été donné. Dès l'an 1216, elle commença à y bâtir une église avec une abbaye, occupée aujourd'hui par des filles nobles , de l'ordre de Citeaux.

Elles y ont conservé jusqu'en l'an 1652, la peinture que l'on y fit alors pour perpétuer la mémoire de la vision ou du songe d'Ermensinde qui avait donné occasion à la fondation de cette abbaye; Cette peinture étant gâtée de vétusté, on l'a supprimée en 1652, il aurait mieux valu la réparer.

CLAIR-LIEU , abbaye de Citeaux. —•

Clair-Lieu, abbaye de Citeaux située à à une lieue de Nancy au midi, dans un

(i) Hist. de Luxemb. Tom. 4, pag- 4,j:<

vallon fort solitaire, qu'on appelait auparavant en langage du pays Amè-leu ou Amerlieu , à qui on donna le nom de Clair-lieu depuis l'établissement des pères de Citeaux en cet endroit. Ces religieux avaient été appelés en Lorraine, vers l'an H S 0, par Gérard II, du nom, comte de Vaudémont frère d'Eudes de Vaudémont, évêque de Toul.

Ce prince fit venir de l'abbaye de Bi# taine au comté de Bourgogne , un personnage nommé Vidric, avec quelques religieux qui s'établirent d'abord à Ferrières, pas loin de Rozièrcs-aux-Solines, d'où ils furent ebassés par la malice des babilans , et se retirèrent au lieu où est aujourd'hui 6ituée l'abbaye de Clair-lieu.

Mathieu I, duc de Lorraine les y fonda et leur donna un terrain considérable aux environs, et des pâturages pour leurs troupeaux. Ils étaient douze religieux et autant de frères convers. Le monastère fut dédié à la Sainte Vierge, par la libéralité du duc Mathieu , de la duchesse Bertbe son épouse, de ses fils Frideric et Mathieu, et

qu'il proviendrait dudit moulin. Il ajoute que ceux de Nancy, de Rémecourt, de Vandeuvres , Pixerécourt, de Màchéville, d'Essey, Mont-Martemont, de Sanssures, de Tomblaines; de Bosserville, de la Neuve-Ville, de Fleville , de Geraucourt, de Loncourt et Manoncourt, seront banaux aux dits moulins; ce qui fait voir combien les moulins étaient alors rares dans le pays.

Le prince Charles de Lorraine, cardinal, évêque de Metz et de Strasbourg, ayant possédé l'abbaye de Clairlieu, environ huit ans en commande', l'abandonna, et on en fit un grand démembrement au profit de la primati-ale de Nancy, à laquelle on donna la cour de Neully, les grands moulins de Nancy,Boudonville et Amance, les dîmes de Delmont et Cleveci, les métairies d'Agincourt, d'Enville, d'Azilot et de Varangéville, des prés que l'abbé possédait à Nancy, et dix arpens de bois que l'abbaye avait aux Bois de Hayes etàChaligni. Les religieux de Clairlieu consentirent à ce démembrement, et l'abbaye n'a

de son Frère Robert. Le titre de fondation ! pas laissé de conserver son titre abbatial, est de l'an 1159. Vidric gouverna l'abbaye qui est aujourd'hui entre les mains d'un

jusque vers l'an 1165.

Les grands moulins de Nancy, furent

religieux nommé par le roi.

Cette abbaye jouit de quelques droits ho

donnés à Clairlieu dès le temps de sa fon-,: norifiques au chœur de la primatiale de dation (1) ; mais celte abbaye ne jouit pas | Nancy, en considération des biens- qu'elle long-temps paisiblement de ces moulins; a cédé à cette église. L'abbé y occupe, dans car Jacques de Lorraine, évêque de Metz, ' certains jours solennels, quant il s'y trouve, et Renaut son frère comte de Castres, tous la première place après le doyen; de plus deux frères du duc Mathieu II, et oncles , il a droit de nommer un chanoine dans le du duc Fcrri III, ayant pris ces moulins , I mois d'avril, lorsqu'il y vaque une place rendirent pour cela, quelque dédommage- per obitum pendant ce mois.

ment à la dite abbaye. Et en 1257, le duc Ferri 111, fils du duc Mathieu , et neveu des deux princes devant nommés , rendit à l'abbaye de Clairlieu , le moulin qui était dans la ville de Nancy, et celui qui était au-dehors, et le moulin de la NeuveVille, et le siège du moulin qui est en Baraubrcux; à condition que la dite abbaye rendrait au duc Ferri, et à ses hoirs, chacun an six vingt reseaux de blé, tel

(i) Voyez sous Tan iaa5, aux preuves.

On voit dans l'église de Clairlieu, le tombeau du duc Mathieu , qui en est fondateur j la duchesse Berthe, son épouse, y fut transférée après sa mort. On y remarque aussi plusieurs monumens des plus illustres maisons de Lorraine.

SAINT-CLÉMENT.—Saint - Clément, viljage dépendant de la chàtellenie de Moyen, avec son ban, qui renferme les villages de Chenevière et de la Ronce {1)

(i) CartuLaire de Scnoncs, t. i, p. 391 ) 93> , 93 » 94

L'église paroissiale est dédiée à Saint-Clément, pape et martyr; patron l'abbé de Senones; décimateur le même abbé, pour les deux tiers-de la dime, et le curé pour l'autre tiers. Les religieux de l'abbaye de Beaupré prennent sur les dîmes de Saint-Clément dix reseaux de seigle et cinq resaux d'avoine , par traité de l'an 1343.

Chenevière, annexe de Saint-Clément, a pour patron la sainte Vierge en son assomption; et la Ronce , hameau dépendant de la même paroisse, a une chapelle sous l'invocation de saint Sébastien.

Le ban de Saint-Clément dépend de l'évêque de Metz pour le temporel, et de l'évêque de Toul pour le spirituel; il répond au bailliage de Vie et au parlement de Metz.

Je trouve qu'en 1571, le 3 septembre (1), sur différentes contestations qui survenaient journellement entre les officiers du duc de Lorraine et ceux de l'évêque de Metz, au sujet de la souveraineté, ressort et autres droits prétendus respectivement par ces deux seigneurs, sur les bans de Saint-Clément et les villages en dépendant, commeaussi surRemeréville,la Neuve-Villeaux-Bois, Hélimère, Hampont, Bouzillon, Moncey et Domptaille, les deux princes transigèrent à Joinville, le 3 de septembre 1571, de cette sorte, savoir : Que la souveraineté et ressort du ban de Saint-Clé

garde qu'il avait audit Saint-Clément, et qui consiste à un resal d'avoine, mesure de Moyen, et une poule que chaque laboureur doit au seigneur évêque, à la fête de SaintMartin.

Avant la cession de Saint-Clément à l'évêque de Metz, les habitans de St.-Clément avaient accoutumé de payer cette redevance sur les greniers de son altesse à Lu né vil le. C'est ce que porte le pied terrier général de la chàtellenie de Moyen, dressé en l'an 1605.

Le cardinal Charles de Lorraine, évêque de Metz et de Strasbourg, avait à SaintClément et au ban , le tiers du passage des bois et flottes qui passaient dans laMeurthe, dans toute l'étendue dudit ban; et le duc Charles III avait, dans les bois flottés de la même rivière, dans toute l'étendue du ban dudit Saint-Clement, les deux autres tiers, par le traité d'échange passé le 14. décembre 1593 entre ces deux seigneurs; le cardinal évêque de Metz abandonna son tiers du passage audit duc, qui par ce moyen jouit de la totalité dudit passage; le tout en échange d'autres biens et droits énoncés dans le traité.

Depuis cette .cession faite par le duc Charles à l'évêque de Metz, le ban de St.Clément fut incorporé à la chàtellenie de Moyen.

Le mardi 25 novembre 1614, dans un ment, consistant es villages de la Ronce et \ traité passé entre le duc Henri II et l'évêque Chenevière t demeureraient au duc seul, et j de Metz , il est expressément marqué : que à ses successeurs, de même que la souve—' tout le terrain, depuis l'endroit ou étaient raineté et ressort du ban de Remeréville, et i les anciennes vannes du moulin de l'abbaye la souveraineté delà Neuve-Ville-aux-Bois. j de Beaupré jusqu'au-dessus de St.-Clément, Quant à Hélimer, que le duc et le cardinal ; est de la souveraineté de l'évêché de Metz, de Lorraine, évêque de Metz, conserve-jet lui appartient en tout droit et usage,

[merged small][ocr errors][ocr errors][merged small]

contre le ban de Saint-Clément et autres villages de Lorraine.

i\ous ferons imprimer ce traité d'échange que nous avons recouvré depuis peu.

CLÉMERY.—Clémery, village du diocèse de Metz, juridiction des officiers des seigneurs et dames du lieu. Office, recette et bailliage de Pont-à-Mousson; cour souveraine de Nancy. Toutes les justices sont aux héritiers de madame la princesse d'Epinay el à ceux de monsieur le comte du Hautois; la justice y est exercée pendant quatre mois au nom des premiers, et pendant huit au nom des autres.

La paroisse a pour patron saint Loup, évêque de Troyes; l'abbé de St.-Simphorien de Metz nomme à la cure. Les héritiers de monsieur du Hautois sout seuls décimateurs, et donnent au curé une pension , et à l'abbé de St.-Simphorien une redevance annuelle de quarante quartes de grains, deux tiers bled et un tiers avoine. Il y a un château appartenant aux héritiers de monsieur du Hautois; dépend de ladite seigneurie un petit hameau nommé Benicourt. On compte dans Clémery et dans ce hameau environ quarante-huit habitans.

La maison de Clémery, ancienne chevalerie, portait d'argent coupé de gueule, à l'aigle d'or. La terre de Clémery fut premièrement donnée par un duc de Lorraine à Antoine Warin, son receveur général, qui y fit bâtir un château et prit le nom de Clémery. Il épousa Claude de Revigny, dont il eut René de Clémery, maitre d'hôtel du cardinal de Lorraine, qui épousa Mag— dcleine de Gournay. Magdeleiue, dame de Clémery, porta cette terre dans la maison du Hautois, par son mariage avec Jean Fridérie du Hautois ^ sieur de Nubécourt.

CLÉRMONT-EN-ARGONNE.—Clermont-en-Argone est une ville située sur la rivière d'Aire j entre Verdun à l'Orient et Ste.-Ménehoud au couchant ; elle est située dans la plaine et a titré de comté. Le château est situé sur la' montagne voisine; c'était autrefois Une forteresse de conséquence, mais aujourd'hui il est entièrement ruiné.

L'Argonne est une contrée assce longue qui s'étend depuis l'abbaye de Moutier-enArgonne, ordre de Citeaux, jusqu'à la Meuse près Mouson. Ce pays était autrefois une vaste forêt dont on voit encore de grands restes autour des abbayes de Moutier, ordre de Citeaux, de Beaulieu, ordre de Saint-Benoit, de Chatrix, ordre de StAugustin, de la Chalade, ordre de Citeaux, et du prieuré de Béchamps, ordre du Valdes-Ecolicrs.

La ville de Clermont est ancienne et était comprise dans l'évêché de Verdun.

Charles Martel passant par Verdun en 719 (1), restitua à l'église de cette ville le haut domaine sur la terre de Clermont et ses dépendances. L'évêque Pepon le rachsta du seigneur qui le possédait, comme un fief mouvant de soti église. Charles Martel, qui aimait Pepon , ratifia ce traité.

Le comté de Clermont ayant été donné à Heimont, évêque de Verdun , en l'an 1000 , ce prélat alla à Rome, où il obtint de l'empereur Othon III l'investiture des biens de son église , où était déjà compris Clermont, comme le témoigne l'empereur Frédéric Barberousse dans sa patente confirma tire de celle de l'empereur Othon, et donnée l'an 1136.

Albéron de Chiny évêque de Verdun, depuis l'an 1131 jusqu'en 1138 (2), cédale haut domaine de Clermont à Renaud, comte de Bar, au moyen de quoi le comte de Bar renonça à ses prétentions sur la ville et comté de Verdun, dont il ne conserva que la seule qualité d'avoué.

Du temps du pape Léon IX, et vers l'an 1049 (3), Thicrri, évêque de Verdun, assiégea la ville ou le château de Clermont, qni était occupé par un seigneur nommé Odon, et par ses frères , fils de Humbert. L'évêque ayant dressé une forteresse considérable vis-à-vis la place, s'en rendit maître. Laurent de Liège qui' raconte cet événement, nomme Clermont Cattrum;

[merged small][ocr errors]
« PrécédentContinuer »