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Ja Ronillie proche Crainviller, tourmentée curé de Corcieux, quarante livres de beurre

des douleurs de la gravelle;, a été parfaitement guérie par l'usage de ces eaux. M. Bagard rapporte encore d'autres exemples de la vertu de ces eaux dans un mémoire

et douze fromages. J'ai fait ailleurs un article de Gérard—mer.

Gerbépol est aussi annexe de Corcieux, d'où dépendent environ quarante censés

lu dans la séance publique de la société ! ou fermes , et huit ou dix hameaux. La royale des sciences et des arts de Nancy, Houssière et Marlinpré, dépendent aussi le 10 janvier 1760. C'est de ce savant et de la paroisse de Corcieux. curieux mémoire que nous avons tiré tout II y a une belle maison seigneuriale, ce que nous avons dit des eaux minérales ; appartenant à un gentilhomme nommé de Contrexévile. I M. de Fléville.

CONTRISSON.—Contrissou , village J'ai remarqué dans la paroisse, sur nn du diocèse de Toul, Barrois mouvant, si- des vitraux à droite, le portrait de M. tué entre l'Ornain et la Saulx, à trois lieues Laurent Pillard, ou Pilladins, chanoine

de Bar, bailliage de la même ville, prési dial de Chàlons ,- parlement de Paris. M.

de. saint Diez, auteur du poème de la guerre des paysans, intitulé Rusticiados,

Colin de Contrisson a la justice moyenne j sous le règne du bon duc Antoine, en et basse sur ses sujets. La paroisse a pour 1S25. Laurent Pillard était chanoine de

patron saint Quentin. L'abbé de Jendeures nomme à la enre, qui est régulière, possédée par un chanoine régulier prémontré

St-Diez, et curé de Corcieux, selon l'abus de ce temps là.

En 1512, le duc Ferri IV, donne pour

Décimatcurs, l'abbaye de Jendeures pour i douaire à Isabelle d'Autriche, son épouse

un tiers, le chapitre de S. Maxe de Bar pour un dix-huitième , M. de Contrisson pour sept trente-sixièmes, le chapitre de saint Pierre pour un neuvième , le curé de Mognéville pour un trente-sixième, et MM. Chanot et le Vasseur. avec mademoiselle de Thionville, pouruu trente-sixième; le curé a les novales. Il y a environ cent trente-cinq habitans.

CORCIEUX.—Corcieux , Curticula , gros bourgj dont la paroisse a pour patron j perçoit toute la grosse dime; le curé a la

Corcieux, Anould, et le château de Spitzemberg.

CORNY.—Corny, Corneium , village du diocèse de Metz, près la Moselle, sur le chemin de Pont-à-Mousson à Metz, office, recette et bailliage dé Pont-à-Mousson, cour souveraine de Nancy, juridiction du juge-garde des seigneurs. La paroisse a pour patron saint Martin; l'abbesse de sainte Marie de Metz, nomme à la cure, et

la Sainte Vierge en son Assomption, les dames de Remiremont ont la collation de la cure, qui est ,au concours dans les mois réservés au pape. La grosse dime appartient pour la moitié au chapitre de Remiremont, contre le curé pour l'autre moitié , avec la totalité de la menue dime. Le Bouvrot du curé consiste en deux ou trois fauchées de prés , et sept jours de terre. Chaque moulin du ban de Corcieux , doit au curé uu pain le lendemain de Noël; le marguillier lui doit vingt-huit livres de beurre^ deux chapons, deux pains blancs, deux pintes de vin, et le curé est obligé de lui donner à dîner.

Gérard-mer , est annexe de CorciïUx. Les habitans de Gérard-mer doivent au

menue et les novales. Il y a dans Corny, deux cent trente-sept ou deux cent trentehuit habitans. On y voit une espèce de château ou maison forte, qui a assez d'apparence. Corny est voisin de Joui auxArches.

En 1262, Henri comte de Salm, et Henri comte de Vaudémont, reconnaissent que Henri deBlùmonta donné à Thiébaut comte de Bar, le fief de Corny, celui Joui, tenu par Philippe de Ragècourt, et celui de Marly, tenu par Mathieu de la Chambre.

En 1265 , Thiébaut, comte de Bar, en reconnaissance de ce que Henri de Blàmont lui a cédé les fiefs de Corny, Joui et Marly, promet donner à Henri de Salm, tout ce qu'il a en fief de Ragècourt.

En 1528 et 1554, Renaud de Rage

court , reprend du duc de Lorraine, la moitié en la seigneurie de Corny.

En 14H , Jean de Ragecourt vend au duc de Lorraine, deux parts en la moitié de Corny.

En 1533, Philippe de Ragecourt reprend du duc de Lorraine, la moitié en la seigneurie de Corny.

En 1573, Nicolas de Ragecourt fait les même reprises; item en 1614.

M. Héré, directeur général des bâtimens du roi Stanislas, est actuellement seigneur de Corny.

LE COSNE, rivière. —La petite rivière du Cosné commenc» au village de Cosne, ban d'Uxegney , à trois lieues de Mirecourt. Elle passe à la manufacture de Bains, reçoit le Baignerot, coule ensuite entre Fontenoy-le-Château et Fontenoyla-Côte, et se jette dans la Saône, deux lieues au-dessous de Chàtillon.

COURCELLES-AUX-BOIS, et autres Cour celles.—Il y a en Lorraine et ailleurs plusieurs villages du nom de Courcelles; ce nom vient de Curlis, cour, curticula, petite cour, courcelle. Nous connaissons Courcelle, villagéà deux lieues de Netif-château, diocèse de Toul.

Courcelle, du comté do Vaudémont, diocèse de Toul, cour souveraine de Nancy; patron saint Nicolas ; collateur l'abbé de saint Mihiel ; décimateurs les religieux de saint Mihiel pour les deux tiers , et le curé pour l'autre tiers. II y a dans la paroisse trois chapelles, 1" celle de la sainte Trinité, fondée en 1509 , par Nicolas Caloué,, curé du lieu, à la collation de la famille des Pelletier de Fécocourt.

2°. La chapelle de Notre-Dame de Pitié, dite des sept coups; 3° de NotreDame, fondée par Nicolas Mathieu, prêtre, en 1547.

Bléme»ey, dépend de Gourcelles ; il y a une chapelle fondée en 1593, par Jean et François Thomas.

Courcelle-sur-Aire, village sur la rivière d'Aire , diocèse de Verdun; ban de Chaumont, office, recette, prévôté, bailliage de Bar, présidial de Châlons, parle

ment de Paris. La paroisse a pour patron sainte Agathe j collateurs, les religieux de l'Isle en Harrois , qui sont aussi décimateurs avec l'abbaye de saint Paul de Verdun. Il y a vingt-neuf ou trente habitans dans Courcelle. sur-Aire.

Courcclle-les,Chaussy, village du haut chemin.

Coarce/fewur-iVjèrf^villageduSaulnoy.

Lourcelles aux-Bois, village situé dans tes bois, entre Sampigni, au couchant, et Kœurs al orient; au couchant de saint Mihiel dont il est distant d'environ trois lieues. Courcelles-aux-Bois est du diocèse de Toul, office, recette et bailliage de saint Mihiel, cour souveraine de Nancy. Le roi en est seul seigneur haut justicier: la paroisse a pour patron sainte Simplice, ou saint Sulpice; le provincial des Minimes nomme à la cure. Il y a vingt-quatre ou vingt-cinq habitans.

La cure de Courcelles fut unie an couvent de sainte Lucie, par le pape Léon X. Auparavant sainte Lucie était un oratoire ou une espèce de prieuré, desservi par quatre chapelains.

Depuis l'introduction des minimes, ils sont chargés de la desserte de cet oratoire, et les dîmes de la cure de Courcelles-auxBois, sont partagés entre le curé du Ueu, les bénédictins de saint Mihiel, et les chapelains des chapelles de saint Eloy de saint Mihiel. Les seigneurs de Sampigni et de

^tt'z^1" ,a m°yenne et basse justice.

COURCELLES-LES-CHAUSSY. Courcelles-les-Chaussy, village du diocèse de Metz, traversé par la route de Metz à S. Avold. C'est un lieu d'étape pour les troupes; à quatre lieues de Metz, deux de Raville et cinq de S. Avold. La Nied passe sur le ban de ce village.

Le roi Charles IX, étant à Metz, donna un édit le mercredi saint, 6 avril 1569(1) par lequel il défendait dans cette ville tout autre exercice de religion qne celui de la catholique. Les protestans se donnèrent de grands mouvemens pour faire ré

(i) Menrisse, hist. de la naissance et décad. de rhéresie, t. II, pag. 334.

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voquer, ou du moins modérer cet mais tout ce qu'ils purent obtenir, d'avoir la permission de faire leurs baptêmes et leurs mariages au -village de CourcelIes-les-Chaussy, permettant Sa Majesté au ministre du lieu , nommé Nicole, d'y demeurer, et d'y faire les baptêmes, et mariages seulement; avec défense , sous peine de la vie, d'y prêcher, d'y faire la cène, ou aucun autre exercice de la religion prétendue réformée, et que même pour les mariages et les baptêmes , on ne s"e trouverait jamais ensemble plus de dix personnes.

Les protestans de Metz se remuèrent encore en 1570 et 1571 (1), et à force de sollicitations, ils obtinrent un décret le 25 avril 1571 qui leur accordait sans limitation le libre exercice de leur religion au village de Courcelles. Mais le cardinal de Guise, évêque de Metz et les trois états de la ville, ayant de leur côté envoyé une députatatiou en cour, ce décret fut révoqué par une lettre du roi, datée du 10 mai 1571.

COURLOUVE.—Courlouve, lieu fameux dans l'histoire de Verdun; c'était une tour d'une grosseur, d'une hauteur et d'une force extraordinaire , qui fut bâtie dans l'endroit le plus élevé de la ville de Verdun, par Renaud, comte de Bar, vers l'an 1129.

Ursion, élu évêque de Verdun en celle même année, étant allé à la cour de Lothaire II (2), pour obtenir la confirmation de son élection, Renaud , comte de Bar, profita de son absence, pour construire la tour dont nous parlons, et qui fut nommée Courlouve, comme l'on dirait la Tourlou-voué, la tour du Voué , parce que le comte de Bar, étoit voué ou défenseur de la ville et comté de Verdun, et qu'il avait formé le dessein par le moyen de celte to aide s'en rendre maître absolu.

Il fit entrer dans la ville grand nombre de maçons et d'autres ouvriers, fil abattre tous les arbres du jardin de l'évêché , et commença à bâtir cette tour dont nous

(i) Ibidem, pag. 348.

(a) Histoire de Verdun, pag. 377.

parlons ici (1). Elle était environnée de bàtimens pour loger les soldats qui la de* vaient défendre, et d'une muraille, qui en empêchait les approches; on n'y pouvait entrer que par une seule porte, élevée audessus du rez-de-chaussée, où l'on montait par une échelle, elle était fermée d'une porte de fer qui se fermait d'elle-même en dedans. La tour étant achevée , la garnison commença à piller les maisons des chanoines et des bourgeois qui ne voulurent pas leur accorder tout ce qu'ils demandaient.

Le comte de Bar forma même le dessein de se saisir de la personne de l'évêque Ursion (2), lorsqu'il retournerait à Verdun. Il mit pour cela de ses gens en embuscade sur le chemin. Ursion en étant informé se sauva, et se retira à Reims, d'où il ne revint pas à Verdun.

Alberon de Chiny, qui lui succéda dans l'évêché , résolut de s'affranchir de la tyrannie du comte de Bar. Il employa d'abord les prières, les sollicitations et ce que la religion a de plus sacré pour le fléchir; il fit agir Mathieu, légat du saint siège, pour forcer le comte à rendre la liberté à son église ; tout cela fut inutile; Renaud demeura inflexible. II ne restait à Alberon que la voie de se rendre maitre de la tour par force ou par artifice: il concerta la chose avec Albert de Mercy, princier de son église; ils firent venir secrètement à l'évêché un soldat de la garnison de la tour, à qui ils promirent une somme d'argent, s'il voulait faire ce qu'ils lui diraient.

Il Je promit, et le jour de la Pentecôte, ce soldat engagea tous ses camarades à descendre dans la basse cour, pour s'y divertir et y jouer. Lorsqu'il les vit échauffe au jeu , tout d'un coup il feignit d'être fâché d'un mauvais coup de dez qu'il avait fait, et remontant précipitamment à la porte de fer, qui était la seule par où l'on pouvait entrer et sortir, il la ferma de manière qu'il était impossible de l'ouvrir par dehors. Il monta aussitôt au haut delà

(1) Albericad ann. 1129. (1) Id. p. 34* > et sequerites.

tour , et montra tin linge blanc , qui était f Pago Barrense, dénommée dans la charte signal dont il était convenu ayec l'évêquei tre du comte Vulfoade pour la fondation

de Saint-Mihiel en 709 (1). Le pape Pascal II, en 1106, la nomme Custiviacum ou Custiniacum. Il y a deux villages de Cousances dans le Barrois, le premier nommé Cousances au diocèse de Chàlons, avec titre de comté et de prévôté. Office, recette et bailliage de Bar. L'église est dédiée sous l'invocation de saint Mémic; patron , l'abbé de Saint-Urbain. Il y a un fief nommé l'/s/e sous Cousances.

Le second village du nom de Cousances est nommé Couiances-aux-Bois, annexe de TriconviHe, diocèse de Toul. Office, recette et bailliage de Bar, présidial de Chàlons, parlement de Paris. L'église a pour patrone, la Sainte-Vierge; les dames deSt.-Maur partagent les dîmes avec le curé. Cousancelles est annexe de Cousances— aux-Bois , diocèse de Chàlons , recette et bailliage de Bar

Cousances-les-Cousancelles, village du Barrois mouvant, diocèse de Chàlons , à quatre lieues de Bar, deux de St.-Dizier; érigé en baronnie les 2 juin 1712 et 21 janvier 1713, et en comté, le premier mars 1715. Il y a auprès de ce lieu la maidun. Mais ils furent saisis d'une terreur [ son forte et seigneurie de l'Isle-sous-Coudivine en approchant de la ville , voyant, sances. Bailliage de Bar, présidial de ou croyant voir une lumière extraordi- Chàlons, parlement de Paris. La paroisse naire sur la toiture de la cathédrale , et dé- a pour patron saint Mémie. L'abbé de St. clarèrent au comte, qu'ils ne voulaient pas Urbain nomme à la cure, et est décimacombattre contre la mère de Dieu, qui teur avec le seigneur. Il y a environ cent protégeait si visiblement cette église. cinquante habitans , un château à M.

En même temps l'évêque fit abattre la Vyard, et une maison-fief aux héritiers de tour de Courlouve, qui était la première M. de Saint-Vincent, cause de la guerre. La chose fut exécutée! La terre de Cousances (2) a été autrefois avec une diligence et une ardeur extraor- possédée par une maison de même nom , dinaire; après quoi le comte de Bar ne aujourd'hui éteinte, qui avait pour annoisongea plus qu'à faire la paix avec l'évê— ' ries un cœur surmonté d'un lion passant, que de Verdun. Elle se fit par la médiation'Miles Goignonce de Cousances reprit en d'Etienne de Bar , évêque de Metz , frère ; 1277, la seigneurie-dé Cousances de Thie

1eveque Alberon.

Celui-ci aussitôt fait sonner le tocsin, et assemble son clergé et son peuple en armes, les ayant prévenus auparavant; ils attaquent la garnison désarmée, et la forcent de se rendre prisonnière à la discrétion de l'éïêqtie, qui se vit par ce moyen maître de la redoutable tour. Le comte de Bar en fat bientôt informé; il rassembla prompteraçnt ses troupes et marcha contre la ville de Verdun. Mais l'évêque ne jugea pas à propos de se commettre à un combat avec ses troupes. Il se renferma dans la ville, et le comte cantonna ses troupes dans trois châteaux du voisinage; il se posta à Ambly, Hugues son fils à Vatronville, et Hély son principal capitaine, à Rosat, d'où ils commencèrent à faire des courses dans tout le pays Verdunois.

L'évêque Alberon attaqua d'abord Rosat , s'en rendit maître, le brûla, prit les soldats prisonniers, et les fit conduire à Verdun dans la tour de Courlouve , dont Hely avait été le principal auteur. Le comte de Bar rassembla ses troupes et celles de ses alliés, et marcha contre la ville de Ver

du comte de Bar, qui renonça à ses prétentions sur la seigneurie de la ville et du comté de Verdun , se contentant de la seule qualité de voué , ou de défenseur. COUSANCES-LES-COUSANCELLES. — Cousances-les-Cousancelles, village de ^ar, peut-être Curtis Custiliaca sita in

haut comte de Bar. Errard de Cousances, chevalier en fit de même en 1332. II nomme dans l'acte de reprise ses vassaux, qui

(i) Histoire de Lorraine, t. i, p. a66.' (a) Archiv. de Lorr., Layette, Bar, Nicey, S- Hilairv, etc.

sont Guiot de Settainville, Husson de avait au ban et finago de Coussey, du conCousances frère dudit Errard , Jean de sentenient de sa femme et de ses héritiers; Neuville , dame Agnès de Manheron , etc. il reconnaît aussi avoir reçu dudit duc, en En 1339, Husson de Cousances , reprend foi et hommage, la moitié du péage et la de Henri comte de Bar, le quart du moulin ' moitié de là pêche dudit Coussey, et le de Cousances, qu'il a acquis d'Otidard de droit d'y bâtir fours et moulins , et s'en teCousances chanoine de Bar. Henri comte ' connait son homme-lige (1). Le même de Bar, confirme en 1542, l'acquisition Mathieu de Lorraine, seigneur de Coussey faite par Jacquemin de Cousances, de plu- j en 1276, reconnaît qu'il ne peut reprensieurs héritages sis au dit Heu , d'Oudard ' dre la maison de saint Bemi, que du duc de Cousances. Jean de Cousances fils de de Lorraine.

Husson, reprend, du comte de Bar, ce qu'il a à Cousances en 1364

En 1266 , Maheu de Coussey, chevalier , reconnaît que ni lui ni ses hoirs, ne Cousancelles, village annexe de Cou- peuvent reprendre la maison qu'on dit de sances , à une lieue d'Ânccrville. Il y a j saint Bemi, d'aucun autre , que du duc dans ce lieu une église sous l'invocation de î de Lorraine ; et qne s'il la reprenait d'autre

la Sainte -Vierge en son assomption. Les ■ décimateurs sont le chapitre de Joinville et le curé de Cousances. Il y a environ quarante habita n s.

COUSSEY. — Coussey, village ou bourg avec titre de baronnie , situé sur la Meuse , à une lieue de la ville de NeufChâteau , et à distance à peu près égale de Brixei-aux-Chanoines; du dîocèse de Toul, doyenné de Neuf-Château, «n latin Coxeium ou Cosseium. L'église paroissiale est dédiée à Notre-Dame en son assomption ; l'abbé de saintMansuy est patron de la cure , qui est sujette au concours; bailliage de Neuf-Château , cour souveraine de Nancy. Le plus ancien monument de ce pays qui soit venu à ma connaissance, où il soit parlé de Coussey (1), est-une bulle du pape Pascal II, de l'an 1106 , pu il confirme les biens de l'abbaye de rSaint-Mihiel: il y nomme, in Cussiaco alodium cutn servis et ancillis.

Mais depuis le 13* siècle, Coussey est devenu plus célèbre par la demeure de quelques princes de la maison de Lorraine, ou du moins par leur possession de Coussey ; car le prince Mathieu dé Lorraine , fils du duc Mathieu I", mort en H 76, fut père de Renaud ou de Renard de Coussey. Celui-ci en 1258, reconnait avoir vendu à Mathieu II duc de Lorraine, tout ce qu'il

(î) Histoire de Lorraine, t. i, p. 5?i.

seigneur, il l'abandonnerait pour toujours audit duc de Lorraine.

Quelques années après , et en 1277, Ferri, clerc de Coussey, c'est-à-dire, destiné à l'état ecclésiastique , de la famille des seigneurs de Coussey, et fils de Renard ou Benaud de Coussey reconnait avoir vendu au prieur de SaintJacques-au-Mont, prieuré près Chatenoy, pour telle rente de blé et de gerbes qu'il avait sur les prés dudit prieuré , qui tient au finage de Coussey, en l'ère qu'on dit à la Voivre, moyennant la somme de 68 sols de fort, sous la garantie de Ferri, sire du châtelet, au mois de décembre 1277.

Il parait que tous ces seigneurs étaient princes de la maison de Lorraine, de même que Gautier de Coussey, qui accompagne Ferri de Lorraine et ses hoirs, en ce qu'il peut avoir à Coussey, et reconnaît qu'il ne peut rien acquérir, que le duc et ses hoirs n'y ayent la moitié desdits acquêts. Fait en 1278.

En 1288, Maheu de Coussey, chevalier, reconnait qu'il est homme-lige du duc de Lorraine, et a repris de lui tout ce qu'il possède au ban d'Ëpinal.

En 1335 (2) , au mois d'octobre, Philippe de Valois, roi de France, sur les remontrances du duc Baoul, et sur le rap

(.)ia76.

(a) Archiv. de Lorr., Laycltc^Ncuf-Chaleau.

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