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port du bailli de Chaumont, révoque le fenses d'argeut. Au second de même, au droit de protection et de sauve-garde qu'il lion de gueules , armé , lampassé et couavait établi à For i vil le, Mont, Rave, ronné d'or. Au troisième à la croix anBrancourt, Coussey , Sauxures , Outre- crée d'or.

court, Dombrot, Senonges, Martin-' CRAINCOURT.— Craincourt, village ville, etc. !sur la rivière de Seille, fief dépendant au

Depuis plusieurs siècles , la seigneurie ! trefois du marquisat de Nomeny, dont il de Coussey est passée à des seigneurs par- n'est distant que d'un quart de lieue ; dior ticuliers; elle appartient aujourd'hui à la ; cèse de Metz; cour souveraine de Nancy; maison de MM. l'Abbé, et fut érigée en ;office, recette, prévôté et bailliage de comté , le 17 août 1725 , en faveur de Pont-à-Mousson. Le roi en est seul seiM. Simon Melchior l'Abbé , maître aux! gneur, haut, moyen et bas justicier. Les requêtes , dont Jes enfans la possèdent au-1 chanoines de Saint-Dié sont collatcurs de jourd hui. . la cure , et déciinateurs. Il y a une maison

COUVONGE.— Couvonge , Cupedo- forte , qui est du Bai-rois non-mouvant. nia, cette terre fut acquise à l'église del La maison de Craincourt ancienne cheToul, par l'évêquc Garibalde, qu'on ; valerie de nom et d'armes , est à présent croit être fils de Vulfoade, fondateur de'éteinte; elle portait d'argent à deux lions l'abbaye de Saint-Mihiel, lequel vivait en ' de gueules, armés , lampassés et couron

706 et est mort vers l'an 755
Couvonge est situé sur la rivière de

Saulx , diocèse de Toul. Seigneur, M. le guerre aux Messins en 1436 (1): ce sei

marquis de Castcja, maréchal des camps et armées du roi, gouverneur de Toul et de Saint—Dizicr. La justice est exercée par son juge-garde. Office, recette et bailliage de Bar, pcésidial de Châlons , parlement de Paris. La paroisse a pour patron saint Brice.

Le chapitre de Ligni nomme à la cure. Décimateur, le seigneur du lieu pour les deux tiers, le curé pour l'autre , el seul pour la dime de vin et les novalcs. Il y a cinquante-neuf ou soixante habitans.

Il y a aussi un château magnifique appartenant aux seigneurs , et dans le château , une chapelle dédiée à la SainteVierge en sa nativité. Le seigneur en est collaleur. Revenu, deux muids de blé, un muid d'avoine et vingt francs bai-rois ; elle est chargée par la fondation de trois messes par semaine.

La terre de Couvonge fut érigée en comté en faveur d'Eugène de Roucrke et de Catherine de Beauvau , veuve de CharJes de Stainville , comte de Couvonge, par patentes du 15 avril 1727. Elle porte tiercé en face , au premier de gueules au sanglier passant d'or arme d'azur, les dé

nés d'or.

George de Craincourt, écuyer , fit la

gneur avait sa retraite au châtelet, près de Neuf-Château en Lorraine. Ceux de Metz envoyèrent du monde jusqu'à La Molhe, pour tâcher d'enlever Craincourt, mais leur tentative fut inutile. Ils conclurent la paix aux mois d'octobre suivant 1437, et Craincourt promit de remettre en liberté tous les prisonniers qui étaient entre ses mains.

Robert de Craincourt qui fut le dernier mâle de celte maison , épousa en 1546 , Marguerite de Jussy en Bourgogne , dont il n'eut que deux filles; la première fut dame à Craincourt, et épousa Claude de Rosière , la seconde épousa N. de Montreuil, et en secondes noces , Jean Perul Basque, capitaine de la garde. Craincourt est aujourd'hui possédé par N. Desarmoises.

CRAON. — CraoH, village à une lieue de Lunéville vers l'orient, sur la petite rivière de Vezouze , nommé ci-devant lia— donvitler, érigé en marquisat en 1712, en faveur de M. le prince de Craon, autrement Marc de Beauvau, en mémoire de la ville

(a) Histoire de Lorraine, tome a, p. 939 et

ccxxii.

de Craon ou Cran en Anjou, en latin Credo ou Credonîum , située vers les limites de la Bretagne et du Maine, sur la petite rivière de London. Celte seigneurie fut autrefois possédée par les ancêtres de M. de Beauyau; elle est remarquable par une bataille qui s'y donna du temps des guerres avec les anglais , et par un prieuré conventuel de saint Benoit. Elle est à dix lieues d'Angers ; son territoire s'appelle le Craonnois.

Quant à Craon en Lorraine, anciennement Hadonoiller, c'est un village assez connu dans l'histoire de ce pays; il est situé sur la Vezouze à une lieue de LunéTille, avec une fort belle maison ou château , bâti par M. le prince de Craon , et cédé àMm* sa fille, en considération de son mariage en 1721, avec M. le prince de Lixin. L'église de ce lieu est dédiée à saint Léger. Collateur, le seigneur du lieu , décimateur, le curé pour le tout. Cour souveraine de Lorraine, bailliage de Lunéville. Seigneur, M. le prince de Craon.

Le duc René II, arrivant d'Allemagne» avec les Suisses qui venaient à son secours, arriva à Hadonviller le jeudi 5 de janvier 1475, et le lendemain il se saisit de saint Nicolas , et en chassa les Bourguignons de l'armée du duc Charles le Hardi.

Il y a à Craon la chapelle de saint Claude, fondée vers 1543 , le 9 avril, par le sieur Claude Thiriet, curé du lieu. Collateurs ses héritiers; charge, une messe par semaine , et une messe haute le jour du patron.

CREHANGES. — Crehanges en allemand Chrichengen (1) , est une petite ville avec un château, qui a élé long-temps une seigneurie ou baronnie libre, dont les seigneurs avaient pour armes d'argent à la face, écartelé de gueules à la croix ancrée d'or.

L'origine de ces seigneurs est peu connue , et la maison de Crehanges, ou -du moins la ligne directe, est éteint»: Voici

(1) Longuerue, description dé la France» partie 1, p. 166.

ce que je trouve de la généalogie de celte maison.

1. Jean I, seigneur de Crehanges, épousa la fille de Jean , seigneur de Forbach,

2. Jean II, épousa Hermengarde, fille d'Arnoù seigneur de Putelange, et c'est par ce mariage que la seigneurie de Putelange vint à la maison de Crehanges.

3. Jean III, mort à la guerre en 1432, épousa Elisabeth fille de Philippe de Daun de Falkestein , mort en 1484,

4. Jean IV, du nom, né posthume, baron de Crehanges et de Putelange, épousa Marguerite fille de Frédéric, baron de Beaucourt.

5. Jean V, épousa Hermengarde, fille de Jean , Baron de Raville.

6. Varie épousa Antoinette, fille de Thomas Rhingrave.

7. Christophe qui a servi le duc de Lorraine , épousa Antoinette de la maison de Bayer de Poppart.

8. Lolhaire épousa Anne-"\Tadelaine, fille de Jean Renard, comte de Hanau, en 1625.

9. François Ernest, épousa Marie-Elisabeth fille de Hugues, comte de MontFort.

10. Maximîlien-Philippe Ernest, dit Villaume, qui est le dernier de sa maison mort au mois de septembre 1697.

On voit par-là les alliances de la maison de Crehanges, avec les maisons de Putelange , de Daun, des Rhingraves et de Hanau.

La maison de Crehanges était autrefois fort puissante; elle avait, dit-on , jusqu'à dix-sept châteaux forts, avec ponts-levis; on lui comptait jusqu'à quarante seigneuries. Mais cette maison s'étant partagée, et la branche aînée, qui était celle de Crehanges, ayant embrassé le calvinisme, et la branche cadette, qui est celle de château Brehain, étant demeurée catholique, cette désunion a causé la distraction des grands biens de cette maison , et par conséquent, son affaiblissement.

Le comte Urit Ronltel, calviniste, résidant aujourd'hui à Direndorf, environ à six lieues de Coblens, ayant épousé la fille héritière de la comtesse Dorothée de Gré— hanges, issue de la maison A'Ostfrise , jouit actuellement du comté de Chréhanges. On connaît trois lieux du nom de Cré— hanges. 1° Le comté de Créhanges, dont le chef-lieu est situé près de Fauquemont, à peu près à distance égale de Putelange , de Morhange et de saint Avold.

II" Dans le pays de Luxembourg, un Putelange - Créhanges, qui appartenait autrefois aux comtes de Créhanges.'

IIP Un Créhanges-Putelange , vers Sarc-Louis et Sarbruck.

Hais la maison de Créhanges n'a rien du tout à Putelange sur la route de Sargaemines.

Les seigneurs de la maison de Créhanges en 1680 , reconnurent devant la chambre royale de Metz , qu'eux et leurs ancêtres, avaient tenu les seigneuries de Beaucourt , Putelange, Raville , Helfcdange , Tettingen et Tallingen, en fief de l'église de Metz ; mais que pour leur baronnie, aujourd'hui comté de Créhanges, elle ne relevait que de l'empire.

En effet les seigneurs de Créhanges furent mis sous le cercle du Haut-Rhin, dès la première institution de ce cercle, et ils forent reconnus comme immédiats par le duc de Lorraine, et même par le roi Henri IV, comme protecteur de l'évêché de Metz.

Louis XIV, ne voulut point au commencement approuver les entreprises du parlement de Metz ; et même les officiers de la cour de l'évêché à Vie, où présidait le chancelier de l'évêque, y donnèrent un certificat le vingt-sept octobre 1651, portant que Créhanges était terre d'empire, du cercle du Haut-Rhin, et qu'il n'était ni fief, ni franc-aleu de l'évêché, mais qu'il en était indépendant.

Ce qui n'empêcha pas qu'en 1680, la chambre de Metz, ne jugeât que Créhanges serait réuni comme franc-aleu de l'évêché

de Metz ; que Louis de Créhanges (1), reconnaîtrait l'évêque pour seigneur de fief, et le roi pour souverain; mais cet arrêt de Metz, a été cassé, comme tous les autres , par le quatrième article du traité de Risvic, confirmé par ceux de Rastat et de Bade.

Les seigneurs de Créhanges ont été mis au nombre des comtes d'empire du BasRhin, l'an 1617, par l'empereur Mathias , n'étant auparavant que barons, et ils ont été établis dans leurs anciens états par les traités de paix.

En 1677(2), le maréchal de Crequi, en se retirant vers Metz , avait laissé dans le château de Créhanges, soixante hommes en garnison; le duc de Lorraine, Charles V, les fit attaquer, et ils se rendirent prisonniers de guerre.

CREPEI ET GERMINI. — Crepei, Crepiacum, est la mère église de Germini, Germiniacus, ou Grimaldi Vicus , ou ■ Grimaldi Vicinum.'

Crepei, village de Lorraine, diocèse de Toul, situé à quatre lieues de Nancy: l'église est dédiée à la nativité de NotreDame. Collateur, l'abbé de saint Evrej décimateur, le curé pour un tiers dans les grosses et menues dîmes, l'abbé de St.Evre pour les deux autres tiers. Seigneur, l'abbé de St.-Evre, bailliage et cour souveraine de Nancy.

Quelques-uns avaient soupçonné que Crepei pouvait-être Stirpiacum, Estrepi, maison royale connue dans les anciens monumens du pays, aujourd'hui entièrement inconnue, mais le nom de Crepei, Crepiacum, se trouve dans de très-anciennes Chartres, et jamais n'est désigné sous le nom de Stirpiacum. Voyez ce que je dis sur Estrepi, Stirpiacus.

Les chapelles de Saint Jean-Baptiste et de saint Jean l'Evangéliste, fondées dans l'église de Crepei, sont unies; le revenu est de douze écus.

(i) Apparemment Jean Louis mort en 1681, la dernier de sa race -, il était fils de Louis Philippe Rhingrave.

(i) Histoire de Lorraine, t. 3 , p. 8a3.

On voit sur le ban de Crepei, l'hermitage de sainte Lucie.

CRÉPEI, au pays Messin. — Il y a un autre Crepei ou Crépi près la ville de Metz (1) , dont il est parle dans la chronique du doyen de saint Thiebaut, sous l'an 1428, où il dit que le duc Charles II, de Lorraine, le duc de Bar, le marquis de Bade et le duc de Bavière, à la tête de dix mille chevaux , vinrent dans le pays Messin, dans l'espérance de se rendre maîtres de la ville de Metz. Ils prirent Goin et Pargni, mais ne purent prendre Vignei. Le onze juillet ils vinrent coucher à Crepei, et le douze du même mois ils attaquèrent la forteresse de Crepei, et la prirent.

Le treize, ils fauchèrent les blés qui étaient en plus de mille journaux (2) , à Pertes , à Crepei et à Magney.

En 1444 , les Messeins attaquèrent Crepei avec douze cents hommes, et après avoir été cinq jours devant la place, ils levèrent le siège.

Germini. — Germini est annexe de Crepei : l'église du lieu est dédiée à saint Evre, évêquede Toul. Décimaleur, l'abbé de saint Evre pour les deux tiers des dîmes , et le curé pour l'autre tiers; seigneurs, les héritiers de M. le Bègue; prévôté de Foug ; bailliage de saint Mihiel.

Il ya dans l'église deux chapelles, l'une dédiée à saint Christophe. Patron , le seigneur du lieu; revenus , trois paires sur le moulin., trois jours de terre et une fauchée de pré.

La seconde chapelle est dédiée à saint Jacques ; patron, le seigneur, revenus sept paires; charges , deux messes par semaine.

Il y a à Germini ciuquante ou cinquantedeux habîtans. Office de Toul, recette d'Eiain, bailliage de saint Mihiel, cour souveraine de Nancy.

En 1349 , Henri de Germini fut élu évêque de Verdun.

En 1522, Philippe d'Haraucourt donne

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son dénombrement pour ce qu'il tient à Germini.

En 1543 , Nicolas de Lucsbourg, seigneur de Germini, fut fait capitaine de Nancy.

En 1351, Perrin d'Haraucourt fait la même reprise que Philippe.

En 1555, Catherine d'Haraucourt, Dame de G-rmini, femme d'Africain d'Haus sonville, Item,

En 1574, Louis de Scharkenberg, fait ses seprises pour Germini.

En 1585, Jean de Varsperg, écuyer à cause d'Ursule de Scharkenberg sa femme, fait ses reprises.

En 1626, Gabrielle d'Ardre, baronne, née de Fricamp, veuve de Charles d'Haraucourt, baron de Chambjcy, tant en son nom, qu'en celui de ses en fans , de même.

En 1624, dénombrement de Viant-Pistor le Bègue, conseiller d'état du duc de Lorraine, de ce qu'il a en la seigneurie de Germini, joint les copies des titres d'acquisition desdites portions, et les lettres patentes du duc Henri II, qui confirme lesdites acquisitions, et les reprises faites en conséquence.

Les anciens titres de l'abbaye de saint Evre de Toul, nomment toujours Germini Grimaldi vicus, ou Grimaldi vicinum.

La maison de Germini, de nom et d'armes, a produit plusieurs branches. Elle portait d'azur à l'écu d'argent mis ■ en cœur.

CREUE. — Creue, village à une liene d'Hatton-Chalol, et deux et demie de saint Mihiel, diocèse de Verdun , office et marquisat d'Hatton-Chatel, recette et bailliage de saint Mihiel, cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patrons St.-Pierre et St.-Paul; le seigneur du lieu, qui est M. Duplessis, y est haut, moyen et bas justicier et nomme à la cure; la justice y est exercée par son juge-garde; il y a un heronitage, un moulin et une tuilerie.

Le 15 mai 1485, Régnier de Crenë, chevalier, reconnaissant que ses hommes et femmes étant de morte-main, sa terre se dépeuplait et diminuait tous les jours, il les affranchit et exempte de tonte mainmorte , tant personnelle qne réelle, de meubles et héritages, moyennant qu'outre les droitures qu'ils lui doivent, ils lui payeront tons les ans , savoir : chaque laboureur ayant bêtes tirantes deux bichets de bled, moitié froment, moitié avoine, et un gros d'assise, monnaye du pays, au jour de saint George, pour chaque bêle tirante, etc.

Le comte Vulfoade, fondateur de l'abbaye de Saint-Mihiel, en 709 (1) , parle en deux endroits de la petite rivière de Creuë, luperjluviolo qui vocatur Creuva. C'est sur cette petite rivière, ou snr ce ruisseau qu'est situé le village de Creuë, et le comte dont on vient de parler, dit qu'il y a acheté une terre, avec toute ses appartenances, qu'il a donnée à son nouveau monastère dédié à saint Michel.

La maison de Creuë était de nom et d'armes, et une des quatre pairies de l'évèché de Verdun (2); elle portait d'or à la croix de sable. Cette maison est éteinte depuis long-temps. Alain ,■ seigneur de Creuë, en 1208 , soutint le peuple de-Verdun , soulevé contre son évèque. Pierre et Guillaume de Creuë furent les derniers seigneurs de cette maison. La croix qu'elle portait dans ses armes venait du nom du village de Creux ou Croix : car en Lorrain nous disons une creuë au lieu d'une croix.

Il y a un village du nom de Croix, au diocèse de Verdun, sur la rivière de

même Régnier possédait à Hadonville, mouvant du seigneur d'Aixe et que tenaient ci-devant Alexandre de l'Isle et Marie sa femme. Cet échange fut ratifié ensuite par Henri, comte de Luxembourg.

On trouve beaucoup d'anciens titres qui font mention des seigneurs de Creuë. En 1239, Roger, évêque de Toul, déclare qu'en sa présence Pierre de Gorze, chelier, reconnaît tenir de févêque de Verdun sa maison de pierre , sise à Châillon, près dn pont, qu'il tenait aussi d'Olry de Creuë, chevalier. En 1266, Robert de Grand-Pré, évêque de Verdun fit un traité avec Régnier, Perrignon, Marguerite et Agnès , enfans de feu Gervais de Creuë , par lequel lesdits de Creuë cèdent à l'évêque et à ses successeurs tous les hommes et femmes qu'ils prétendent avoir en certains lieux, et l'évêque reconnaît ne pouvoir retenir à Hatton-Chatel aucun des hommes de Creuë.

Dans l'histoire des évêques de Verdun il est parlé d'Alain de Creuë (1), qui joignit ses troupes à celles des autres seigneurs qui s'étaient déclarés pour Robert de Grand-Pré , compétiteur d'Albert dellirgis , évêque de Verdun, pour cet évêché. En 1208, dans une sortie que ces seigneurs firent contre les troupes de l'évêque Albert, les deux neveux d'Alain de Creuë, Robert et Thicri, furent tués.

En 1518 , Henri d'Apremont, évêque de Verdun , donna à Alexandre de Creuë,

Meuse et sur le chemin de St.—Mihiel à j chevalier, tout ce qu'il avait à Creuë, en

considération de ses services. Je trouve

Verdun , fort différent de Creuë dont nous

venons de parler.

On parle encore d'une ancienne maison de Creuë, qui portait d'azur à une croix

encore Pierre de Creuë , seigneur dudit

lieu en partie, rappelé dans une sentence de Nicolas , évêque de Panéade, adminis

d'argent, le franc quartier vairé d'or et de ' trateur de l'évêché de Verdun , du 18 fé

sable; mais je crois que c'était la même!-nier 1509.

En 1485, Régnier de Creuë, considé

maison, ou une branche de la première.

En 1276 (3) , Thiebaut comte de Bar, échangea avec Régnier de Crkce chevalier, tout ce qu'il avait au lieu de Crene , qui était de son domaine, contre ce que le

(i)Hist. deLorr., t. i p. a65. Preuves.

(i) Hist. de Verdun , p. 375.

(3) Archives de Lorr., Layette Aprcmont, a.

rant que sa terre de Creuë étant de mortemain , elle se dépeuplait et diminuait, il l'affranchit et exempte de toutemain-morte, moyennant certaines redevances énoncées dans l'acte d'affranchissement. Gérard d'A

(1) Hist. de Verdun, p. 3^5.

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