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Me, située dans le pays de Mosellane, dans le comté de Vaudrevange.

DAM on DANS.— Le village de Dam ou Dann, ci-devant Lorraine, fut acquis par la maison de Lorraine des comtes de Lutzelbourg en 16H , et cédé à la France. Il y a un château commencé, et les matériaux sont surplace. On voit sur le ban de ce village, une source nommée la Bonne-Fontaine. Suivant une ancienne tradition , ses eaux , qui «ont très-légères et apéritives , passaient pour être un excellent fébrifuge; depuis elles ont été négligées, jusqu'en 1715, que les régimens de Foix , Alsace infanterie, et Germinon cavalerie , formant la garnison de Phaltzbourg, ayant imaginé d'en faire usage pour arrêter un flux de sang contagieux, dont ils étaient attaqués, ils s'en trouvèrent si promptcmcnt soulagés et guéris, qu'en reconnaissance, les soldats firent construire près la fontaine, une petite chapelle, devenue dans la suite trèsfameuses par les pèlerinages, et par les cures que les eaux opèrent tous les jours. Il y a quelques années que cette chapelle a été rebâtie: on y a joint une habitation très - logeable pour deux hermites. Les offrandes qui sont très-abondantes, sont employées à son entretien , et à une rente annuelle de trois cents livres pour un vicaire , établi depuis deux ans à la paroisse de Phaltzbourg, qui est chargé de venir dire là messe tous les samedis et jours de fêtes de la Vierge.

Dann est à une demi-lieue au nord de Phaltzbourg, du diocèse de Strasbourg, de la prévôté de Phaltzbourg; parlement de Metz.

DAMBLAIN. — Damblain , bourg sur un ruisseau, à une lieue de l'abbaye de Morimont , à deux de la Marche et de Bourmont, chef-lieu delà baronnie et prévôté de ce nom, dont M. le baron du Bois de Biocourt, conseiller d'état, etc, est seul seigneur, haut, moyen et bas justicier; diocèse de Langres , juridiction du prévôt, office, recette et bailliage de Bour

mont, cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patron , apparemment saint Bénigne Martyr; l'évêque de Langres nomme à la cure; les décimalcurs, sont le curé, le seigneur du lieu et l'abbé de Morimont.

Ce lieu fut érigé en baronnie, avec prévolé le vingt-neuf avril 1720. Champigneules en Bassigni y fut uni le vingt-huit novembre 1736.

Il y a un couvent de Bécollets, un château au seigneur, et cent soixante-quatorze ou cent quatre-vingts habitans.

DAME-LEVIÈBE Et CHABMOIS— Dame-Levière, en latin Domna-libaria, parce que sainte Libaire, première martyre de Lorraine , est la patronne de l'église de ce lieu. Dame-Levière est située sur la Meurthe, aune lieuç et demie de Lunéville, en descendant vers Rosières ; elle dépend du bailliage de Rosières. II y a deux châteaux et une maison-fief, appelée le Chapon. La cure de ce bourg fut donnée à l'abbaye de Belchamp, par Mathieu évêque deToul en 1203. Collateur l'abbé de Btlcha-ap, et décimateur pour les deux tiers de la dime; le curé pour l'autre tiers de la grosse dime, et la totalité de la menue. Le bouvrot du curé est de neuf paires, d'un jour et demi de vignes, quatre fauchées de Prés, une chenevière et un chariot de foin. Seigneur M. de la Chaussée, pour les deux tiers; le marquis de Lenoncourt, pour l'autre tiers. Cour souveraine de Lorraine; l'abbé de Belchamp est haut justicier sous le toit de deux maisons à Dame-Levière, et sous le toit de trois maisons à Charmois, qui est une dépendance de Dame-Levière.

A Dame-Levière il y a une chapelle de Nôtre-Dame et de saint Didier, fondée par Didier de Dame-Levière, écuyer et conseiller d'état en 1458. Collateur, M. le marquis de Lenoncourt; revenus, huit paires ; charge deux messes par semaine.

A Charmois Charmeiacum , il y a une chapelle sous l'invocation de sainte Barbeseigneurs, le comte d'Haussonville, pour trois quarts, et le marquis de Lenoncourt, pour l'autre quart. Dans le titre de confirmation de l'abbaye de Belchamp, donnée par Hillin archevêque de Trêves en 1157, il est porté que cette abbaye possédait (1) Alodium de Charmeiaco, Ecclesiam de Domna-libaria , cum altari et decimis.

La Maison de Dame-Levière, ancienne chevalerie, portait d'or, à la bande de gueules, brisée d'une étoile d'or, posée vers le chef.

DAME-MARIE, sur la Saux en Barrois. — Dame-Marie, village sur la rivière de Saux; diocèse de Toul, dans le Barrois, à trois ou quatre lieues de Ligni au nord, et à pareille distance de Joinville au midi, sur le chemin de Bar à Clermont et Montigni; office et prévôté de Ligni, recette et bailliage de Bar, présidial de Chàlons, parlement de Paris. La dime se lève différemment selon les cantons; l'abbé de Jovillier et le prieur du lieu sont principaux décimateurs. L'église paroissiale est dédiée sous le titre de l'annonciation de la Sainte-Vierge; le prieur de Dame-Marie en est collateur et décimateur; le curé est à pension; seigneurs, le roi, comme comte, de Ligni, a la haute justice; le prieur a la moyenne et la basse; l'office se fait dans l'église du prieuré , ce prieuré est possédé en commande; les seigneurs de Ligni en ont eu l'avocatie et l'ont souvent étrangement vexé, jusque-là, qu'en 1535, les religieux de Dame-Marie furent obligés de cesser l'office divin et de faire citer le même seigneur de Ligni à Paris, pour le contraindre à les laisser en repos. Ils avaient même sollicité un interdit général sur tout le diocèse de Toul, pour l'y contraindre. C'est ce qu'on lit dans les mémoires manuscrits qui m'ont été communiqués de l'abbaye de Cluny,

Le prieuré dont nous parlons ici subsistait dès avant l'an 1095, puisqu'il se trouve dénommé dans une bulle du pape UrbainII de cette année, parmi les bénéfices dé

(i) Hist. de Lorr. teme a , page 35r

pendans de l'abbaye de Cluny. On ignore le nom de ses fondateurs et l'année de sa fondation. Il y avait ordinairement dans ce monastère six religieux avec un prieur; uo des religieux avait litre de sacrisle, avec un fixe particulier , qui consistait en deux boisseaux et demi de blé froment sur le moulin; douze septiers qui lui étaient payés par les fermiers; huit autres septiers, un pré d'une fauchée et deux francs barrois. Il est obligé d'acquitter les messes dont le. prieuré est chargé.

Le prieur, tandis que le bénéfice était en règle, devait faire l'aumône générale tons les dimanches aux pauvres du lieu, et tous les jours aux pauvres passans. Il est remarqué qu'en 1286, ce prieuré était chargé de nonanle livres tournois pour le service de la Terre-Sainte, laquelle taxe n'ayant pas été payée, le prieuré fut mis en interdit, comme, le rapportèrent les visiteurs réguliers qui en firent la visite en 1287. On n'y put faire la visite en 1290, à cause de la guerre qui recommença entre l'évêque de Metz et le duc de Lorraine.

Du prieuré de Dame-Marie dépendent sept ferme* ou métairies: Vaudel, Malmaison, Beauregard, Colleron, etc., situées sur le finage de Montier-sur-Saulx. Il y a dans Dame-Marie environ soixantedix habitans. ,

DAMVILLER.-Damviller, Damvillerium, petite ville du duché de Luxembourg , enclavée dans la Lorraine, entre Verdun et Mont-Médy, environ à quatre lieues de l'une et de l'autre. Damviller était autrefois fortifiée; l'empereur Charles V, voyant qu'elle était avantageusement située dans un lieu marécageux, la fit fortifier en 1528. LesFrahçaisla prirent sous le roi Henri II; ils la restituèrent à la maison d'Autriche (lj, et à la couronne d'Espagne, par le traité de Catau-Cambresis en 1559. Le roi Louis XIII, la prit en 1637, mais elle fut absolument

(i)Longucrue, description delà France , 2 partie, p. 113.

cédée à la France , par la paix des Pyrénées en 1659. Louis XIV en augmenta les fortifications, ce qui ne l'empêcha pas de la faire démolir en 1675.

Damviller ne fait aucune figure dans la haute antiquité.

Le 12 juin 1330, Jean, roi de Bohême et le comte de Luxembourg, fit un accord avec Edouard comte de Bar, au sujet de la fortification de Damviller ; ledit comte de Bar s'oblige de ne pas empêcher que le comte de Luxembourg ne continue à fortifier Damviller ou autre lieu de ses terres qu'il jugera a propos, à condition que ledit comte de Luxembourg n'apportera aucun empêchement à ce que le comte de Bar pourrait faire dans son propre pays.

Beatrix de Bourbon, reine-douairière de Bohême, faisait sa résidence à Damviller en 1359. Elle se donna de grtnds mouvemens pour procurer la paix entre le duc de Luxembourg son fils, et Iolande de Flandre comtesse de Bar (1). La même Béatrix vivement piquée de ce que le chapitre de Verdun avait refusé de recevoir pour évêque fiolin de Bodemach son parent, qui avait été nommé à l'évêché de Verdun, par Urbain VI, demanda des troupes à l'empereur, pour désoler l'évêché et le chapitre de Verdun. Cette princesse s'était fortifiée dans la forteresse de Damviller, d'où elle faisait faire des courses continuelles sur les terres de l'église de Verdun; elle accordait sa protection à des scélérats, qui abusaient de son nom pour commettre les plus grands désordres. Le bailli de Laon en ayant enlevé un des plus méchans, et l'ayant fait pendre à Montfaucon , Béatrix ne mil plus de bornes à sa colère , et fit enlever tous les bestiaux , les grains et les autres revenus du chapitre, pour les vendre à son profit; elle donna même permission à ses soldats de vivre discrétion danjs tous les villages apparlenans aux chanoines.

Ces hostilités continuèrent jusqu'après l'an 1389 , que Béatrix obtint de l'empe

(i) Hist. do Verdun, p. 344 et 357

reur Venceskts, un rescrit impérial, par lequel Vcnceslas réunit à l'empire, la juridiction temporelle, et les droits régaliens accordés par ses prédécesseurs aux évêques de Verdun, cassant tous les traités passés entre les évêques et le corps de la ville ; et ce décret fut publié à Verdun , par Huct d'Autel , sénéchal du duché de Luxembourg.Tout cela ne fut terminé qu'en 1595, par un accord que l'on peut voir dans l'histoire de Verdun, page 360.

Damviller est chef-lieu d'une prévôté , qui était anciennement du duché dcLuxcmibourg; il est à présent à la Fjtance, qu en a fait démolir les murailles. S t.-Maurice est patron de l'église paroissiale, qui est à la nomination de l'abbé de Mettloch, au diocèse de Trêves.

Jean, roi de Bohême et comte de Luxembourg (1), ayant épousé en 1534, Béatrix de Bourbon, fille du duc de ce nom; il lui donna enlr'autres choses, les châteaux, villes et prévôtés d'Arlon, de Boulogne, de Marville, de Saint-Maxe et Damviller. Il parait que cette princesse faisait sa demeure ordinaire à Damviller (2), puisqu'en 1558, elle donna son agrément à la vente de quelques seigneuries que le comte son mari fit à l'évêque de Verdun.

Damviller qui appartenait originairement aux évêques de Verdun, était possédé en partie par l'empereur, comme duc de Luxembourg (3), sous Nicolas Psaume, évêque de Verdun en 1549; et ce prélat en demandait alors la restitution, ou qu'on lui diminuât d'autant, les cotes qu'il devait à l'empire.

On raconte ainsi l'origine et la dénomination de la ville de Damvillbr : Vers l'an 1350 , il y avait dans cette contrée deux ch àteaux, l'un nommé Mureau et l'autre Castelet, situés tous deux sur une monta gne, au-dessus du village de Licey. Les seigneurs de ces deux châteaux , puissans pour lors, 'se faisaient une guerre perpétuelle, et tyrannisaient les habitans des environs , et principalement les religieux bé

(t) Hist. deLuxemb., t. 6, p. n6.

(a) Hist. do Verdun, p. 344

(3) Hist. de Verdun, p. 436et43;.

nédictins d'un prieuré fondé dans l'endroit- d'un greffier, de trois huissiers , de trois

même où est aHJourd'hui Damviller. Le prieur de ce monastère, originaire du village de Villers, dont il portait le nom , se plaignit de ces désordres au comte de Chiny qui était souverain du pays, et qui s'était rendu sur les lieux. Le comte ayant mandé ces deux seigneurs, leur fit promettre de vivre en paix à l'avenir; mais à peine fut-il parti que leur haine se renouvela avec plus d'aigreur qu'auparavant, et contre leurs vassaux et contre le monastère. Le prieur ne pouvant plus résister à leurs incursions -continuelles, se rendit secrètement à Chiny, et obtint du comte un nouvel emplacement pour l'habitation de ses religieux. Quelque temps après , le comte de Chiny fit bâtir «ne citadelle à l'endroit ou était l'ancien prieuré, à laquelle il donna le nom du prieur: il y mit une forte garnison, et ayant ensuite contraint par force les seigneurs de Mureau et de Castelet d'abandonner le pays, il s'empara de leurs biens, qu'il réunit à son domaine. L'empereur Charles-Quint en 1526 , augmenta considérablement cette citadelle et en fit une ville, qu'il fortifia de murs , de fossés et ]

procureurs et de trois notaires.

Le corps de l'hôtel-de-ville est'composé d'un maireroyal en titre, d'un lieutenant de maire, dedeuxéchevins et d'ungreffier. L'élection de ces qautre officiers se fait annuellement le premier janvier, par les suffrages de trois habilans choisis pour cet eflet, dans une assemblée générale de la ville. Ces officiers sont chargés de l'administration des biens et revenus de la ville , et jugent des amendes champêtres des villages d'Estraye, Réville et Varville, qui composent la mairie de Damviller. Cette ville^cst du diocèse de Trêves.

DARNEY, Le chapitre de Darner et le prieuré de Relanges. — Darney, petite ville située assez près de la source de la Saône au-dessus dcMontureux, est du diocèse de Besançon , avec un ancien château , et titre de bailliage, contenant trente villages ou hameaux: Darney, Bonviller, Bclrupt, les verreries et granges , Martinvelle, Regnieville , Ameuvelle , Oriville et la côte de Saint-Antoine , sont du diocèse de Besancon; le reste est de celui de Toul.

Le nom de Darney, Darneium, comme

de bastions: cette sûreté attira un grand il est nommé dans les pouilles, vient appaserre , et à ses hoirs ducs de Lorraine, la y dire deux messes par collation des prébendes desdits chanoines , mais il leur laisse l'élection libre de leur doyen. Il leur accorde le pouvoir d'acquet

nombre d'étrangers qui s'y habituèrent, et cette ville a été dans la suite fort peuplée.

Les religieux du prieuré ont été transférés à l'abbaye de Metloch, près Sar-Louis. L'abbé de Metloch nomme encore à la cure de Damviller , de même qu'à celles de Réville, Estraye et Varville.

La prévôté de Damviller a été créée par édit du mois de novembre 1661. Elle ressortit nuement au parlement de Metz, même pour les cas présidiaux , l'attribution n'en ayant été faite a aucun présidial. Elle est régie par la coutume de Luxembourg. Le territoire produit des grains de toutes espèces. Il est arrosé par la petite rivière de Loison.

La juridiction est composée d'un prévôt juge royal et de police , d'un substitut,

du

Dam,

, qui dans les

, signifie un

ce qui dérive du

Tianos, d'où vient Danistes ou Da

remment

écrivains de basse latinité

banquier, un changeur

grec,

nista , un banquier. Il y a encore d'autres

lieux nommés Darney en Lorraine et en

France, comme Darney-aux-Chênes et

Darnieule (1).

En 1308, Thiébaut II duc de Lorraine, fonda à Darney une collégiale de 13 chanoines séculiers sous l'invocation de saint Nicolas , auxquels il assigna des revenus considérables, tant à Darney, qu'à Bleurville , à Belrupt, à Dombale, à Dommartin , à Valois , etc. C'était proprement la chapelle castrale de Darney. Le duc se ré

(i) Darnus, faenerator. Papias: Danus (D"~ nos) fœnus, lucrum, Grsccè. quod riuhce, Darnus, sive fanerator, vcl feous dicitur. Du Cange Glossar, voce, Darnus.

ter dans ses états ,. des biens en fonds de terre , jusqu'à la valeur de deux cents livres de rente. Chaque chanoine sera tenu de faire chaque année, treize semaines de stages : ils feront serment de fidélité au duc de Lorraine, dans six mois après leurs installations. Le titre de fondation est du mois de novembre 1308 (1). II va apparence que le duc Thiébaut II faisait sa résidence ordinaire à Darney. 'Le duc Ferri IV , frère de Thiébaut, donna Darney au prince Maheu son frère , en 1316, en place de ce qui lui avenait de sa mère Isabelle de Rumigni.

Le chapitre ayant perdu beaucoup de ses biens , les prébendes avaient été réduites à cinq , par déclaration du duc Léopold, du 12 juin 1708. Mais le prieuré de Relanges ayant été uni à ce chapitre par Benoit XIII, en 1725 , et lettres-patentes de Léopold de l'anùée suivante, il sera dans la suite composé du prévôt et de neuf chanoines,

Il y a à Darney, des récollets, un hôpital , des sœurs de la charité et un hôtel de ville ; il y avait autrefois des arbalétriers.

Relanges est du diocèse de Toul, et le prieuré de l'ordre de Cluny. Il fut fondé vers l'an 1040, par rlicuin de Darney, du consentement de sa femme, nommée Lancède, et confirmé par le pape Léon IX , en 1049.

Ce prieuré est mis dans le catalogue des monastères de Cluny (2), par le pape Grégoire VII en 1076. Il n'est donc pas vrai qu'il ait été fondé au treizième siècle, par Thierry de Lorraine, seigneur du Châtelet (3). Thierry peut y avoir fait quelque bien; mais il était fondé long-temps avant lui. 11 devait y avoir dans ce prieuré, six religieux avec le prieur, et l'on devait

(i) Ilisl deLorr.. t. a, p. 558.

(ï) Bullarium Cluniac, p. la.

(3)Benoit, Vouille' de Toul, t. ï, p. 339.

jour, avec notes,

et y faire l'aumône générale trois fois la semaine. Ce prieuré est aujourd'hui en commande , il est d'un revenu considérable.

Les aventuriers nommés écorcheurs dans la chronique du pays (1) , prirent la forteress*e de Darney, le huitième jour d'octobre 1443.

Et l'année suivante 1444 (2), le roi Charles VII étant entré en Lorraine avec son armée , son avant-garde vint devant le château de Darney, tenu par le bâtard de Vergi, qui rendit cette place qu'il tenait du roi René IL

En 1444, le bâtard de Thuilières s'était emparé du château de Darney, et l'avait fait fortifier : de là il faisait des courses en Lorraine et où il pouvait, prenant et pillant partout, sans s'informer si l'on était ami ou ennemi.

Le roi de Sicile , René II, pria le roi Charles VII, de l'en faire sortir; et à son refus, les deux rois se rendirent devant Darney, en firent le siège, et obligèrent le bâtard de se rendre. Les troupes, françaises voulaient qu'on leur abandonnât la place au pillage ; mais le roi n'y voulut pas consentir , disant que Darney appartenant au roi René son cousin, il ne souffrirait pas qu'on lui causât ni déplaisir ni dommage. Ce bâtard de Thuilières, s'était apparent ment jeté après le bâtard de Vergi, dans ce château de Darney, depuis que le roi Charles l'eut prit à son entrée en Lorraine, au commencement de la campagne de cette même année.

En 1477, Geoflroi de Bassompierre, fu» fait gouverneur de Darney, et le vingt mai 1509 , le même Geoffroi de Bassompierre fit recevoir son fils Christophe , en> survivance au gouvernement de Darney. C'était donc alors une forteresse de conséquence. Le duc Charles de Bourgogne, étant entré en Lorraine 'en* 1-476 , s'avança vers> Mirecourt, Darney, Bulgnéville y le Neuf

(1) Histoire de Lorraine, tome a, p. ccim Preuves.

(a) Hist. de Lorr., t. », p. 83a

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