Images de page
PDF

fut élu évêque de Vorms, le légat du Pape. Il mourut dans son siège, en 1257. La charge de maréchal héréditaire du comté de Luxembourg, a été très long-temps attachée à cette maison. Histoire de Luxembourg, tome 6, page»

m, 182.

DELME ou DESMES. —Delme on Desmcs, village de I'évêché de Metz, situé entre Nomeny et Vivier, acheté auprès de Thierri de Thiécourt, par Jacques de Lorraine, évêquc de Metz, qui a siégé depuis l'an 1255, jusqu'en 1260. (1)

Raoul de Couci, évêque de Metz, engagea à Charles II, duc de Lorraine son cousin, le douze mai 1395, les château et ville de Nomeny, la ville de Manoncourt, la ville et tout le ban de Delme, engagé à plusieurs particuliers de la ville de Metz, moyennant la somme de sept mille francs de bon or, au coin du Roi de France; desquels sept mille francs devaient en rester huit cents es mains dudit acquéreur, pour faire ledit retrait.

Le même évêque Raoul de Coucy, le quatoze janvier 1596, ou 1597, avant Pâques, racheta le tiers de ladite seigneurie de Nomeny, et du ban de Delme, au moyen de l'échange fait par ledit évêque, de la moitié du château et ville fermée de Baccarat, contre le tiers de Nomeny et Delme, délaissé par ledit duc Charles II, pour la somme de seize cents francs de bon or et juste poids, pour rembourser ce que l'évêque devait à la veuve de Henri Bayer de Boppar. Pour lesquels seize cents francs de bon or, ledit Raoul de Couci, engagea les deux parts de son château et ville de Nomeny, et les deux parts de sa ville de Delme, et leurs appartenances, à condition que le rachat des deux parts restant du premier engagement, ne se pourrait faire qu'en payant et rendant tout ensemble et à une seule fois, la somme de huit cents francs d'or, moitié de seize cents francs d'or, avec les sept mille francs.

Le huit avril 1453, Conrade Bayer,

(i) Meurisses, hist • de Metz. p. 462.

et confirmé par évêque de Metz, racheta auprès du duc René I, et Isabelle de Lorraine sa femme le tiers de la ville et château de Nomeny, et le tiers de la ville et le ban de Delme, et autres seigneuries moyennant la somme de trois mille neuf cents francs payés comp

tant, par ledit Sr. évêque. Le duc René et Isabelle se réservaient le dernier tiers desdites seigneuries de Nomeny et de Delme, lequel dernier tiers fut payé par les régens de la Lorraine, pendant l'emprisonnement du roi et du duc René, à Conrade évêque de Metz; et cet aigent fut employé pour retirer Mirecourt des mains de Robinet dit Floquet, moyennant la somme de 2000 vieux florins d'or, donnés audit évêque, et sera loisible audit duc René, de retirer ledit tiers des mains dudit évêque, en lui rendant lesdits 2000 vieux florins.

En 1467, le duc Jean fils du roi René, donne acte à l'évêque de Metz, qu'encore que les habitans de Nomeny et du ban de Delme, lui ayent fourni par ses ordres, certaines sommes, par forme d'aide, il ne prétend pas qu'à l'avenir cela puisse porter préjudice auxdits habitans. Le vingt juillet 1366, le chapitre de la cathédrale de Metz, donna son consentement à l'aliénation du ban de Delme , faite en faveur du comte Nicolas deVaudémont. On peut voir tout cela plus au long dans le dispositif de l'arrêt de réunion du dix mai 1680, page 43 et suivante».

Depuis ce temps, Delme étant retombée entre les mains du duc de Lorraine, ce prince fut obligé de le céder au roi pour la route de Metz en Alsace , par le traité passé entre le duc Charles IV, et le roi Louis XIV en 1661.

Ainsi Delme a été démembré du domaine de l'évêque de Metz-, par l'acquisition du marquisat de Nomeny, dont Delme est une dépendance j le contrat de vente est de l'an 1551. On peut voir ce que nous disons de Nomeny, sous son article. La cure de Delme est de la collation de l'abbé de saint Nicolas-des-Prés de Verdun. Elle a titre d'archiprêtré ou de doyenné, sous l'arehidiaconé de Vie Delme est situé sur

la route de Metz à Strasbourg , entre Nomeny et Château Salins.

Le ban de Delme comprend:

Auluois.

Fossieux.

Craincourt.

Mauvoid.

Lamoncourt.

Allen court.

Locourt.

Xcvoncourl.

Puxieuz.

Delme.

DELOUSE. — Delouse, en latin Dolosa, village à une lieue de Gondrecourt, quatre de Ligni en Barrois: diocèse de Toul; office, recette et bailliage de Bar, présidial de Châlons, parlement de Paris. La paroisse a pour patron St. Pierrc-le— Martyr, à la nomination des dames chanoinesses de Poussay; décimateurs, le chapitre de la cathédrale de Toul pour moitié dans la grosse dîme; le curé pour l'autre moitié, et toutes les novalcs. Il y a dans ce lieu environ soixante habitans.

Il y a dans les archives de Lorraine, plusieurs actes de reprise de la seigneurie de Delouse des ducs' de Bar, enlr'autres, par Thomas d'Ourches, en 1555 ; et par Louis Thomas et Jean d'Ourches frères, fils de Thomas d'Ourches, en 1579; et encore en 1555 , par Jacques Boussigni, écuyer, sieur de Delouse en partie, et tant comme administrateur de corps et biens de damoiselle Didière de Bilistein, sa femme, qu'au nom et comme tuteur de Pierre Bilistein, enfant mineur de défunt Louis Bilistein; et encore en 1574 , par Jacques de Boussigni.

Aujourd'hni la seigneurie de Delouse appartient à M. de Brunes, Madame de Bar

raient mal-à-propos Demange-aux-Aulx, ad alla. C'est un village situé sur l'Ornain, en Barrois, diocèse de Tonl, in paga Odorncnsiy une lieue et demie au-dessous de Gondrecourt. L'église et le presbytère sont dans une île de l'Ornain, assez près du village : l'abbaye de Faux en Ornain, en est fort proche, on en parlera dans son article. La paroisse de Démange aux Eaux, a pour patron saint Rémi; cure régulière de l'Ordre de Citeaux. Le prieur et les religieux de Vaux nomment à la cure; le roi nomme à l'abbaye; la dîme appartient eo tout à l'abbaye qui donne pension au curé. Le roi est haut, moyen et bas justicier à Démange aux Eaux, mais seulement pour moitié et^ demi-quart; M. le marquis de Stainville , pour un quart et demi. La justice est administrée par la prévôté de Gondrecourt pour le roi, pendant sept mois et demi, et par les officiers de M. Iemarquis de Stainville , pendant quatre mois et demi. Office de Gondrecourt, recette de Bourmont, bailliage dé la Marche, présidial de Châlons, parlement de Paris. II y a cent vingt—cinq ou cent trente habitans. Il y a un fort beau château avec pont-levis et fossé plein d'eau, appartenant à M. le marquis de Stainville. Dépendent du village de Démange aux Eaux , trois fermes; savoir : Plein-lieu, la Ripe et Fontenoy. Le duc Léopold y érigea un fief, le deux août 1713. Voyez ci-après l'abbaye de Vaux en Ornain.

L'église paroissiale a pour patron saint Rémi. La cure est régulière , à la nomination des religieux de l'abbaye des Vaui, ordre de Citeaux. Décimateur, l'abbé de Vaux, qui paie la pension du curé. Ily a environ cent trente habitans.

La terre de Démange—aux-Eaux est un raux et M. de Chateauibrt, qui en sont j ancien fief (1), mouvant des comtes de seigneurs , hauts, moyens et bas; la justice j Bar, possédé autrefois par les princes de y est exercée par leur juge garde. Il y a la maison de Vaudémont.Geofroi de Vaudans le lieu deux maisons fortes, et deux démont sieur de, Gondrecourt, reconnaît autres seigneurs. en 1229, que du consentement du comte

DEMANGE AUX EAUX ou DEM AN-[de Vaudémont son père et de Hugues son GE AUX AULX.— Démange aux Eaux, j (,) Arch. de Lor. Layclle Gondrecourt, Dominica ad aquas, quelques uns écri- J fiets , etc.

frère, il a repris ea fief-lige de Henri comte de Bar, son alœuf de Montfort et de Démange , et être homme-lige dudit comte après celui de Champagne; promettant que s'il a deux fils, celui qui possédera ces dits lieux , sera homme-lige du comte de Bar. En 1240, le même Geofroi reprit Demange-aux-Eaux de Philippe comtesse de Bar et de Thiebaut son fils. En 1258, Jean de Gondrecourt fils de Geofroi donna ses lettres, par lesquelles il déclare ne pouvoir aliéner le fief de Démange , sans le consentement du comte de Bar; et que s'il le faisait, le fief retournerait audit comte. Ces lettres sont accompagnées de Henri comte de Vaudémont, oncle de Jean de Gondrecourt, et de Jean sire de Joinville, sénéchal de Champagne , qui témoignent la même chose, -,

La seigneurie de Demange-aux-Eaux passa ensuite dans les mains de différons seigneurs, qui la possédèrent en tout ou en partie. Gauthier de Brie et Mahaut sa femme la possédaient en 1323. En cette année ce seigneur fit un traité avec les habitans de Démange, qui règle les redevances qu'ils devaient à leur seigneur.

Le 8 novembre 1605 , François de Girrourl sieur de VilIers-la-Chèvre et Ga— hrielle du Luc sa femme vendirent à Simon d'Ernécourt sieur de Vaux-la-Grande , Souillier et Broussey, et à Barbe de Burges sa femme , la moitié entièrement par indivis et partageable avec Jean de Chevrières et Claude Humbert sieur de Menge, à cause de Jeanne et Isabelle de S. Martin leurs femmes, comme filles de feue Elizabetk du Lue, pour l'autre moitié de Demange-aux-Eaux , pour la somme de 24300 francs Barrais.

DENEUVRE ET BACCARAT, collégiale de Deneuvre; Carmes de Baccarat; prieuré du Moniet. — Je joins Deneuvre I et Baccarat, comme voisins et quasi atte

the, qui prend sa source au Vallin dans le Val de saint Diez, et se décharge, dans la Moselle , entre Condé et Frouart, une lieue au-dessous de Nancy.

Deneuvre, Danorum opus, comme il est nommé dans la vie de saint Hidulfe , chtip, 24 , ou plus communément Danu— briumt était autrefois fortifié de bonnes murailles et de tours. On y voit encore les ruines d'un ancien château , et au-dessous les restes d'un pont de pierre situé sur la Meurthe , à l'orient de Baccarat, qui Conduisait à la porte de ce château , du côté du septentrion.

Quelques seigneurs avaient usurpé le château et la ville de Deneuvre sur l'évêque de Metz (1) , dans le douzième siècle ; mais Etienne de Bar, évêque de cette église, le reprit sur eux; il fut même obligé d'assiéger ce château. Jtebelliones Danubrii asperi montis,JtrmatLiante ipsa Castra munitionibus viriliterperdomuit. Dencu vrea été ruiné et brûlé pendant les dernières guerres de Lorraine ç il n'est plus considérable que par ses masures et par la demeure des chanoines de la collégiale, qui sont au nombre de sept. Le château est entièrement démoli , et l'on a bâti depuis quelques années sur ses débris la nouvelle église paroissiale , qui est commune aux bourgeois de Deneuvre et à ceux de Baccarat, et qui est située entre ces deux villes ; l'ancienne paroisse était bâtie tout à l'extrémité de Deneuvre , vers l'orient, hors de la ville.

En 1274, Laurent, évêque de Metz, faisant sa paix avec le duc Ferri III, déclare qu'il lui remet Deneuvre et les appendices , et l'en fait tenant, en l'état qu'elle fut prise par ledit Monsignar Liebaut de Haute-Pierre, qui fut, et promet de le maintenir en la jouissance de ce lieu, jusqu'à la saint Rcmi, contre le comte deBar.

Les évêques de Metz ayant donné en fief, Deneuvre et la dépendance aux seiverna cette église depuis l'an 1287, jusqu'en 1296. Par le même acte, il fait ses reprises du château et ban de Blàmont, de la

nans l'un à l'-autre, et tous deux originai-' gneurs de Blàmont en 1291. Henri de rement appartenans au domaine de l'évêque j Blàmont en fit foi et hommage à Bouchard de Metz; mais Deneuvre est beaucoup plus d'Avesne, évêque de Metz (2), qui gouancien que Baccarat. Ils sont tous deux si-1 (,) Hist. de Lorr. t, i , p. 6'(. Preuves. tués dans la Vôge , sur la rivière de Meur- \ (ï) Mcurisse, page 483.

Vouerie de Vie , de la garde de l'abbaye de Haute-Seille, et de tout ce qu'il possédait à Ezrailles.

Les comtes de Blàmont qui demeurèrent au château et à la ville de Deneuvre, donnèrent bientôt de l'inquiétude aux évêques de Metz , qui avaient encore des biens considérables aux environs de Deneuvre, et même au ohâteau de Deneuvre/ car dès l'an 1291 Bouchard d'Avenne, évêque de Metz , fait un accord avec le duc Ferri III, par lequel entr'autres choses , Ferri promet de remettre audit évêque , Remberviller, le Chàtel et les dépendances], le ehàtel de Deneuvre, qu'on dit Baccarat, et ce qui en dépend; on ne distinguait donc pas encore Deneuvre de Baccarat, comme deux villes différentes; au même endroit on distinguait Deneuvre, de la rue du Rup, et de Baccarat; ces derniers appartenaient à l'évêque de Metz, et non au comte de Blàmont, seigneur de Deneuvre.

En 1294, le même Bouchard , évêque de Metz, et Henri «ire de Blàmont, parlent de Baccarat, comme d'une place vide de tout édifice, et située an-delà du châi teau et du bourg de Deneuvre.

Nous lisons dans deux chroniques manuscrites, qu'Ademare de Montil, évêque de Metz , acquit pour son évéché, la tour que les avoués avaient à Baccarat, à Ventrée du chdtel.

Ces avoués sont apparemment les comtes de Blàmont, seigneurs de Deneuvre, lesquels avaient fait bâtir une tour à Baccarat , afin de tenir en bride, le château que l'évêque de Metz avait construit au même lieu, pour la sûreté de ses domaines, situés entre le château de Beauregard (1), bâti, dit-on , par Othon de Badonviller, en 1114, et possédé au temps dont nous parlons, par le duc de Lorraine, et le château de Deneuvre, possédé parle sire de Blàmont.

(i) Histor. Med. Monast. page 279.

En 1541, Baccarat était déjà chef d'une châtellenie de l'évêque de Metz, de même que Beilrevart (1), était chef d'une châtellenie du duc de Lorraine ; puisqu'en cette année, le dimanche après la fête de S. "Valentin, Ademare évêque de Metz, et Raoul duc de Lorraine , firent accord ensemble , par la médiation de Jean comte de Salm, pour la restitution des dommages faits et soufferts de part et d'autre.

Le quatorze janvier 1396 , Raoul de Coucy, évêque de Metz , racheta le tiers de la seigneurie de Nomeny, et du ban de Delm, au moyen de l'échange qu'il fait de la moitié du château et ville fermée de

[ocr errors]

Baccarat , contre le tiers de Nomeny et du ban de Delme, qui était alors entre les mains du duc Charles II.

Thierri Bayer de Boppart, évêque de Metz, qui affectionnait le lieu de Baccarat, y commença en 1451, le couvent des carmes, et la belle église qu'ils y ont. Les habllans de Deneuvre , en haine de Conrade Bayer de Boppart, évêque de Metz, ruinèrent la même année le couvent des Carmes, commencé à Baccarat, par Thierri Bayer de Boppart, évêque de Metz, ce qui obligea l'évêque Conrade Bayer, son proche parent, et son successeur dans l'évêché , à le rétablir en 1441, plus beao qu'il n'était auparavant; il l'acheva en! 445.

La chronique du doyen de saint Thiebaut de Metz , sous l'an 1433, porte, que le même Conrade Bayer (2) , racheta du duc de Lorraine, Nomeny, St. Avold et Baccarat. Il augmenta beaucoup le château de Baccarat, et en 1413, le duc René rendit à l'évêque Conrade Bayer, ce château de Baccarat} qui lui était engagé depais long-temps, et ledit évêque donna pour cela au duc René II, quinze mille florins.

Olry de Blàmont, évêque de Toul,' dernier mâle et héritier des comtes de Blàmont et de la seignen'rie de Deneuvre , fil son testament en 1499, par lequel il donnait à René II, duc de Lorraine , ses sei

Ist. de Lbrr. tome 2, page Dci.
Hist. de Loir. t. 3 , p. 233 et 782.

(3) Hi!

[ocr errors]

neuries de Blàmont el de Deneuvre, lesquelles étant fiefs de l'évèché de Metz, devaient naturellement retourner à l'évêque de Metz, dont elles relevaient. Nonobstant cela, Olry fit cession de ses seigneuries au duc René II, en 1499, à condition quB lui Olry, en aurait l'usufruit pendant sa vie.

René de son côté, céda à Olry, ce qui lui appartenait à Ezeraille , Gelacourt, Flains , Glonville et Badcmenil, et cela pour la -vie d'Olry, seulement. L'acte de cession est du 13 octobre 1499. René se mit en possession de de ce qui lui avait été cédé par Olry, et en fit hommage à Henri de Lorraine son oncle, évêque de Metz.

Olry de Blàmont mourut le 5 mai 1506, et fut inhumé dans l'église collégiale de Deneuvre , où l'on voit son mausolée qui le représente au naturel, d'une grosseur presque monstrueuse. Depuis ce temps Blàmont , Deneuvre et leurs dépendances , sont demeurés aux ducs de Lorraine.

Le comte Nicolas de Vaudémont, qui fut tuteur du duc Charles III, avec la duchesse Christine deDannemarck, et qui gouverna la Lorraine assez long-temps, pendant la minorité et l'absence du duc Charles III, faisait sa demeure ordinaire au château de Deneuvre. Il fit amener à ce château le corps du duc François I, mort à Remiremont en 1545 (1), et on conduisit ce corps en grande cérémonie , de Deneuvre à Jiancy, an mois d'août 1546.

L'an 1562, les calvinistes de l'armée du général d'Andelot, et du duc de Porcien, demeurèrent environ dix jours à Baccarat, et y brûlèrent environ trente-six maisons. Les bourgeois de Baccarat se retirèrent dans la maison et dans l'église des Pères-Carmes, pour se mettre à couvert des insultes de ces hérétiques. Ils avaient déjà beaucoup souffert pendant les huit années précédentes, par les Bourguignons, ennemis de la Lorraine. En 1558, Baccarat et Remberviller furent brûlés par Polveiler.

(i) Hist. de Lorr. tome a, p. U76, 1377.

Le château de Deneuvre fut ruiné avec les autres châteaux de Lorraine, par ordre delà France, en 1636, et on n'a pas songé à le rétablir.

En 1635, le château de Baccarat fut assiégé par M. de Bassompierre, à la tête des gens de M. le cardinal de la Valette; Baccarat et le château, furent pillés et ruinés.

En 1650, l'armée Lorraine ayant vaincu Roze-Vorms, sous la conduite du comte de Ligniville, vint loger à Baccarat, avec les prisonniers. Et le treize novembre de la même année, les Hessois qui étaient au service du duc de Lorraine, arrivèrent aussi à Baccarat. Le quatorze novembre ils prirent le château, et y demeurèrent jusqu'au dix-sept janvier 1652 , après l'avoir ruiné par ordre de son altesse.

On dit qu'en 1259 (1) , il y avait à Thiaville, village près le bourg de Deneuvre , une forteresse qui fut rasée du consentement de l'évêque de Metz , et du duc de Lorraine.

La chatellenie de Baccarat, comprend Baccarat, Bertrichamp, Thiaville, Hum— bépaire, Fagnon, La Chapelle, Vacqueville , Venay , Brouville , Brouvelotte, Hadomey, Reheray, Montigny, Merviller, Neuf-Maison , Vaxainville et Bademenil.

Les Carmes de Baccarat, fondé en 1441, par Thierri Bayer de Boppart, comme nous l'avons dit, se rendirent dans le commencement, et pendant le cours de plusieurs années, jusqu'à ces derniers temps, très-utiles au public, entretenant deux professeurs de théologie, et l'enseignant, moyennant une petite rétribution, recevant même des pensionnaires, et quelquefois des jeunes religieux des abbayes de Senones (2) et d'Etival (3) , pour les former dans les études et dans la piété. Us remplissaient les chaires de prédicateurs , de presque toutes les villes des environs; Deneuvre, Remberviller, Rosières , saint Diey, Gerbéviller, etc. On leur a vu four.

(1) Benoit, Hist. de Toul, p. 39.

(0) En i536.

(3) En 1584, 85,9».

« PrécédentContinuer »