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nir pendant une année, neuf, dix , douze et treize prédicateurs de stations de carême et d'avant; et les rétributions de ces stations , faisaient une grande partie de leurs revenus.

Pendant et après les guerres de Lorraine , ils desservaient une grande partie des cures des environs, qui se trouvaient désertes parla disette de curés et de prêtres, morts de peste , ou de famine. Il y eut en l'ilS,une défense aux mêmes pères de tenir école sans la permission du prieur du Moniet, et des prévôts et chanoines de Deneuvre, par sentence de l'offîcial de Toul, du vingt-trois janvier 1515.

En 1594, Deneuvre fut engagé au sieur de Saint Balmont.

La châtellenie de Deneuvre fut engagée à Julio Balbo , en 1597.

Le Moniet, ou Saint - Christophe. Prieuré sous Deneuvre , et proche Baccarat. — Le Moniet, prieuré dépendant de l'abbaye de Senones, fut fondé dans un vallon assez solitaire , au-dessous de la ville et du château de Deneuvre , un peu au-dessus de la place où est à présent la ville de Baccarat. Ce prieuré fut fondé «n 1126. Etienne de Bar, évèquc de Metz , dans la châtellenie duquel il est situé, accorda un terrain considérable, et d'assez grands biens , qu'il détacha de sa châtellenie de Deneuvre , pour la fondation du prieuré qu'Antoine, célèbre abbé de Senones , devait bâtir en ce lieu. Ce prélat voulut que le nouveau monastère fût dédié sous le nom de saint Etienne premier martyr; il lui accorde le droit de pèche dans sa rivière de Meurthe, des bois, des prairies, et généralement Ce qui était nécessaire pour le maintien de la régularité dans ce nouvel établissement.

Il lui remit la redevance que le monastère de Senones lui devait, pour la garde du château de Deneuvre, et pour le droit de tirer l'eau du puits salé de Vie; pro quddanfured, quœ vulgo ciconia dicitur supra puteum vicisitd.

Ce prieuré honore aujourd'hui principalement saint Christophe, au lieu de saint

Etienne. II était autrefois conventuel ; niais le titre en fut éteint par le pape Sixte IY, en 1480, et depuis ce temps les biens de ce prieuré ont été partagés, et sont possédés suivant les accords faits à ce sujet, partie par l'abbé, et partie par les religieux de Senones.

Dans la bulle d'union , les patrons du prieuré sont, saint Jacques et saint Christophe. Les écoles de Baccarat et de Deneuvre appartiennent au prieur du Moniet,;' il y a des sentences qui défendent d'y tenir d'autres écoles , sans son consentement et sans celui des chanoines de Deneuvre, comme curés du lieu.

Chapitre ou Collégiale de Deneuvrt.

Henri sire de Blâmont et de Deneuvre. et Cunegonde sa femme, fondèrent ei 1301, une chapelle castrale à Deneuvre en l'honneur de saint George martyr (1). Ils déclarent dans l'acte de cette fondation, qu'ils admettent au mérite de celte lions œuvre, Rodulphe roi d'Allemagne, q«i fut ; Ferri duc de Lorraine, qui fat; G«yon comte de Flandres, Isabelle comtesse de Flandres, son épouse, qui fut ; Thiebaut comte de Bar, qui fut ; ils veulent que cette église soit desservie par sept prêtres ou plus, si les revenus s'en augmentent; qu'on y chante tous les jours, deux messes, l'une en notes, et l'autre sans notes'; qu'on dise toutes les heures en notes. De ce nombre de sept chanoines, on en élira un qui sera prévôt et supérieur des autres; on J suivra les us et coutumes des autres collégiales , en particulier de celle de Ligni en Barrois.

Que ces chanoines soient tous prêtres ou qu'ils le puissent être dans l'an , sons peine de nullité de leur nomination. I seigneurs de Blâmont se réservent la nomination de ces canonicats à perpétuité, et veulent que chaque nouveau chanoine, donne en entrant une chappe de soie, de la valeur de soixante sols de petits tournois, et que les fruits de la première année des chanoines, qui meurent ou qui résignent,

(i) Histoire de Lorraine, tome a , p«g«401' et preuves sous l'un i3oi.

soient appliqués à l'accroissement des revenus du chapitre. Le tout sous le consentement de Henri d'Amelrin, fijs de Henri de Blàmont, et de Cunegonde sa femme, fondateur et fondatrice.

Dans la suite, pour augmenter le nombre des chanoines, on obtint de l'abbé de Senones (1), le droit de patronage et la moitié des dîmes et des novalcs , de la paroisse de Deneuvre et Baccarat; au moyen de quoi , lesdits abbés et religieux de Senones , demeureront déchargés dé toute fourniture à ladite église, à l'exception de la toiture qu'ils seront obligés d'entretenir à l'ordinaire, et demeureront en possession des novales anciennes, nouvelles et futures , comme du passé. Marguerite de Moufaucon , et Henri son fils , comte de Blàmont, fondèrent en 1336, une nouvelle prébende , de pareil revenu que les premières.

Aujourd'hui Deneuvre est chef-lieu d'un doyenné du diocèse de Toul, sous le nom de Chrétienté de Deneuvre. Anciennement ce doyenné était à Flin , plus bas sur la Meurthc.

Le S septembre 1710 , M. l'évèque de Toul y unit au chapilfe de Deneuvre, l°le petit chapitre de Blàmont, 2° les quatre prébendes de la chapelle de saint Jean de , Thelod, 3° le prieuré de Marey, ci-devant appartenant à l'abbaye de saint Mihiel; 4° la chapelle de saiut Nicolas , ci-devant érigée en l'église paroissiale d'Einville-auJar. Le 12 septembre 1710, le duc Léopold confima cette union.

Olry de Blàmont, évoque de Toul , le dernier héritier de la muison c!c Blàmont, augmenta considérablement la fondation t!c cette collégiale , et y choisit sa sépulture; et l'on y voit son mausolée dans une chapelle à gauche en entrant.

Le duc François I, étant moi't en 1345, à Reinireniont, son corps fut rapporté à Deneuvre, et déposé dans l'église de la collégiale, où on lui fit un service solennel , en attendant qu'on le transportât à

(i) Ann. 1354 , sous le pape Clément VII.

Nancy, en plus grande solennité , pour y être inhumé avec ses ancêtres dans l'église des Pères Cordeliers.

Le château de Deneuvre, autrefois forteresse considérable, est aujourd'hui entièrement ruiné , de même que l'ancienne église paroissiale située hors le bourg de Deneuvre, elle était dédiée sous l'invocation de saint Rémi; on en a bâti depuis quelques années une nouvelle dans l'emplacement du château, laquelle se trouve par ce moyen entre Deneuvre et Baccarat, dont elle est église paroissiale. Collateur, le chapitre dcDeneuvre qui la l'ait desservir par Ud de ses tUanoines; décimatcurs, l'abbaye de Senones pour la moitié de la grosse dime et des novales, et ledit chapitre pour l'autre moitié, sur laquelle les abbé et religieux de Senones prennent un préciput de douze paires , seigle et avoine. Seigneur, le roi. Chef-lieu d'une prévolé, bailliage de Lunéville , cour souveraine de Lorraine. .

On voit dans la banlieue de Deneuvre Phermitage de la Madeleine ou de la Rochette , la chapelle de Saint-Volfgang, un hôpital réduit à assez peu de chose; l'église ou la chapelle de Sainte-Catherine, située sur le chemin de Baccarat à Lunéville, auprès de laquelle autrefois on enterrait les pestiférés.

Les annexes de Deneuvre ou Baccarat sont la Chapèilo, Thiaville, la censé de Fagnon, Humberpaire, Bademénil et la Chapelle de saint Loup à Humberpaire; sur quoi l'on peut voir le pouillé du dio-» cèse de Toul.

DEISTRÏCT, ou DESTROCH, ou DESTROFF, ancien comté., Voyez à la suite de Morhangc.

DEUILLY, BOURG, CHATEAU ET PRIEURE'.

—Deuilly, en latin Duguliacum, autrefois château célèbre et qui a donné le nom à une maison illustre et ancienne dans la Lorraine. Deuilly est situé entre Tignécourt et Sérécourt, à une heure et demie de la Marche et de Bleurville; ce château, le bourg attenant cl le prieuré situé au même lieu, sont aujourd'hui tellement luines

qu'on-ne voit plus que quelques et marquis du Pont, et Guy de Luxem

débris du château Où sont logés quelques fermiers, et on ne voit pas même les ruines •du bourg .et du .prieuré; ce monastère est aujourd'hui transféré à une demi-lieue de sa première situation et se voit près le village de Morizécourt.

On ignore le temps de la fondation du château deDeuilly et du premier seigneur qui l'a habité; mais (lèsl'an 1044, Gautier, seigneur deDeuilly, avait fondé un prieuré joignant son château, et lui avait donné des biens considérables, puisqu'en cett» année 1044, l'évêque de Toul, Brunon d'Egesheim, qui fut depuis pape sous le nom de Léon IX, confirme cette fondation faite par Gautier deDeuilly, par le conseil et du consentement de sa femme Adile, et le don qu'il a fait à ee prieuré de certaines églises qui lui étaient échues en héritage, et a soumis pour toujours ce prieuré à l'abbaye de Saint-Evre de Toul. L'évêque ajoute qu'il a dédié l'église de ce lieu à la Sainte-Vierge et qu'il y a consacré trois autels; il veut que tous ceux qui résideront dans le château ou dans le bourg de Deuilly, soient paroissiens de cette église et soient soumis aux religieux ou au vicaire qu'ils établiront pour la desservir; il nomme quatre villages, dont il leur donne les églises et la dime.

Pierre, évêque de Toul, en 1188, renouvela le titre de fondation qui avait été brûlé, et Henri, évêque de la même église, en 1152, régla ce qui devait appartenir au vicaire de Deuilly; enfin le pape Célestin III, en 1195, confirma le prieuré et tout ce qui lui appartenait, et permit au prieur de recevoir pour religieux tous ceux qui voudraient y faire profession.

En 1220, Hugues, comte de Vaudémont, et en 1246 et 1250, Villerme, seigneur de Deuilly, et Alix sa femme, augmentèrent encore la fondation de Deuilly par de nouveaux biens qu'ils lui donnèrent et dont le prieuré jouit paisiblement.

Le septième du mois d'août 1567, fut fait appointement entre Jean, duc de Lorraine et Marchis, Robert, duc de Bar

bourg, comte de Ligny et de Saint-Paul, au sujet de la guerre qu'ils ont «ue ensemble et du siège mis par lesdits seigneurs devant la forteresse de Deuilly appartenant à -Jean de Chaufour, la prise et rasement de ladite forteresse, et les gens qui étaient dedans qu'ils détenaient prisonniers, les quels ledit comte de Ligny répète; ensemble ses dommages et intérêts résultant du rasement de ladite place; en sorte que ne pouvant pas s'accorder, ils se sont remis à l'arbitrage du roi, poHr en juger dans Pâques prochain, pendant lequel temps il ne sera fait aucune guerre de part et d'autre. Je n'ai point vu la décision de cette affaire.

En 1397, Perrin deDeuilly obtient de Robert, duc de Bar, deux cents francs pour réparer la maison-forte de Deuilly. et en 1469, Nicolas de Valfrancourt, abbé de Saint-Evre, représenta au pape Paul II, que les revenus de son abbaye de St.-Evre étaient tellement diminués, qu'il ne pouvait plus ni vivre honnêtement selon sa dignité, ni supporter les charges de son abbaye ; -c'est pourquoi il demanda que les biens du prieuré de Deuilly fussent réunis au monastère de Saint—Erre, pour sa vie seulement; le pape lui accorda sa demande et lui permit d'entrer en possession du prieuré, après la mort, ou la démission, ou résignation du prieur actuel, et d'en percevoir les fruits pendant qu'il serait abbé de Saint-Evre, en acquittant les charges du prieuré.

Le même Valfrancourt, en 1477, demanda en cour de Rome que tous les biens du prieuré de Deuilly fussent unis à perpétuité à l'abbaye de Saint-Evre, et que la moitié de ces biens fussent attribués à la mense abbatiale, et l'autre moitié à l'office de pitancier du monastère. Cette grâce fut encore accordée, à condition que le prieuré ne serait pas privé de ses services ordinaires; que le soin des âmes ne serait pas négligé, et qu'on en acquitterait les charges accoutumées. En conséquence de celte dernière union, on ne laissa àDeuillyqu'un seul religieux pour y dire la messe tous les jours.

Charles le Hardi, duc de Bourgogne, ayant commencé la guerre on Lorraine en 1475, fut tué devant Nancy en 1477. Pen>danl toute cette guerre la Lorraine fut exposée à une infinité de ravages de la part des troupes bourguignones. Ces maux ne se terminèrent pas à la défaite et à la mort de ce prince. Thiébaut de Neufchâtel, maréchal de Bourgogne, avait obtenu^du roi LouisXI, en 1465, la seigneuried'Epiual; les bourgeois de cette ville refusèrent de le recevoir pour seigneur, et le roi Louis XI donna Epmal au duc de Lorraine Jean, surnommé duc de Galabre.

Antoine de Neufchâtel, fils de Thiébaut, maréchal de Bourgogne, était alors évèque de Toulr; la guerre s'alluma entre les bourgeois d'Épinal, ceux de Châtel-sur-Moselle, de Charmes, de la forteresse de Chaligni et de Liverdun. Ces petites guerres peu considérables en elles-mêmes, causèrent de ter ribles ravages dans le pays. Le maréchal de Bourgogne s'étant répandu dans la Lorraine à la tête de six mille hommes, y fit des dégâts extraordinaires : on compta cinq cents villages brûlés ou ravagés.

Ce fut pendant ces désordres et pendant l'absence du duc René I, qui était allé en Sicile, que le seigneur de Deuilly fit luimême démolir son château, détruisit le prieuré de Deuilly et s'empara de tout ce qu'il y trouva, jusqu'aux calices, cloches et ornemens; ce qui fut cause qu'Antoine de Neufchâtel, fils de Thiébaut et évêque de Toul, transféra au monastère de SaintEvre tout Je service qui se faisait auparavant au prieuré de Deuilly. L'acte est du 4 juin 1480, Févêque y dit que le seigneur de Deuilly, craignant que les ennemis ne se servissent des édifices du prieuré contigus à son château pour l'assiéger plus facilement, les prévint et le ruina de fond en comble; ce qui n'empêcha pas que le château ne fut pris et que les ennemis ne s'emparassent de tout ce qu'ils y trouvèrent appartenant au prieuré.

On rétablit dans la suite un petit oratoire

à Deuilly, avec une maison pour le logement du religieux commis pour y dire la messe; mais Olry du Chàtelet, devenu seigneur de .Deuilly, ayant embrassé les erreurs de Calvin, renversa celte chapelle et en employa les matériaux à réparer les bàtimens de sa basse-cour; il bâtit en sa place un prêche pour l'exercice de sa religion calvinienne; ceci arriva en 1560.

L'abbé de Saint-Evre s'en plaignit à Olry du Chàtelet lui-même, et envoya dom Riquechier, prieur de son abbaye, pour traiter avec lui ; mais il n'en put tirer d'autre indemnité qu'une maison bourgeoise au village de Seraucourt, qui n'est pas loin de Deuilly. Ladite transaction passée à Gerbéviller, le 25 juin 1568, mais cette maison ne convenant point à la résidence d'un religieux, tant parce qu'elle n'avait point de chapelle et qu'elle était éloignée de l'église paroissiale, que parce qu'il n'était pas du bon ordre qu'un religieux demeurât continuellement au milieu des séculiers , l'abbé et les religieux de St.-Evre demandèrent au pape Grégoire XIII de faire faire le service à Seraucourt par un prêtre séculier, ce qui leur fut accordé par Ub bref du 23 février 1580.

Mais lesdits abbé et religieux, peu satisfaits de la transaction avec Olry du Chàtelet , passée en leur nom par dom Riquechier, prieur de Saint-Evre, lequel avait outrepassé ses pouvoirs à cet égard, présentèrent, en 1575, leur requête au duc de Lorraine, portant qu'ayant donné leur procuration à un religieux nommé dom Riquechier, pour traiter avec le sieur Olry du Chàtelet, et demander le rétablissement du prieuré, il avait, contre leur intention, abandonné le fond et la propriété dudit prieuré, moyennant une maison à Seraucourt, qui lui avait été donnée en indemnité par ledit sieur du Chàtelet, ils priaient Son Altesse de les relever de ce que ledit Riquechier avait pu faire à leur préjudice; les supplians n'obtinrent le relief de son Altesse qu'en 1614.

Vers le même temps, les seigneurs da Morizécourt informèrent les' abbé et religieux de Saint-Evre qu'ils étaient prêts d'interpeller les héritiers d'Olry du Châtelet, mort en 1569 , pardevant le bailli de Bassigni, au siège de la Marche, pour les faire condamner à rebâtir le prieuré, ne demandant que l'intervention des abbé et couvent de St.—Evre, avec promesse d'en faire la poursuite à leurs frais. Ces conditions furent aisément acceptées ; et après la première sentence obtenue à la Marche, il y eut appel de la part des héritiers au parlement de Paris; comme l'affaire menaçait d'une grande suite de procès, on en vint à une seconde transaction , par laquelle les— dits héritiers s'engageaient a faire bâtir à leurs frais une chapelle dans l'église paroissiale de Seraucourt ou tout joignant, et de donner l'entrée et la sortie de ladite chapelle libre aux religieux ou à leurs commis, de l'orner et meubler décemment pour y célébrer l'office divin; il y a encore quelques autres articles, le tout homologué au parlement de Paris, par arrêt du 28 novembre 1614.

Dans l'intervalle, Philippe Emmanuel de Ligniville se fit pourvoir en cour de Rome du prieuré de Dcuilly, comme vacant par la mort du dernier titulaire, et s'en fit mettre en possession; mais les abbé et religieux de saint Evre ayant fait voir

mit une communauté dans ce monastère jusqu'en 1691, que le chapitre général y nomma un prieur, un sous-prieur et un religieux; depuis ce temps, il y eût quelques contestations pour savoir ce qui serait donné à cette nouvelle communauté par le couvent de saint Evre; et enfin en 1715, le monastère de Morizécourt, fut bâti pour la plus grande partie, et depuis ce temps augmenté et embelli; en sorte qu'il y a à présent une communauté assez nombreuse pour y faire l'office avec décence.

La situation du château, du bourg etdn prieuré de Deuilly n'était ni belle ni gracieuse ni avantageuse, le château était posé sur une terre qui n'était pas vaste, près d'un petit ruisseau et d'un bois dans un lieu assez reserré; aujourd'hui comme on l'a dit, le château, le bourg et le prieuré sont entièrement ruinés, il y reste seulement une censé qui forme un ban particulier, sur lequel M. le marquis de Bologne et Mr.... sont seigneurs hauts-justiciers, moyens et bas. Ils y ont un juge-garde, et il dépend de ce ban plusieurs métairies, dont les fermiers sont paroissiens de Seraucourt, auquel ce ban est uni pour les impositions. Dans les restes de l'ancien château, il y a trois ou quatre habitans. II est du bailliage de la Marche, recette de

l'irrégularité etla nullité de ses provisions, I Bourmont, présidial de Langres, parle

il y renonça volontairement en 1613

Quelques années après les religieux de saint Evre songèrent sérieusement à rebâtir le prieuré de Deuilly; la question fut de savoir où on le rétablirait, si ce serait à Seraucourtou à Morizécourt. (1). Le seigneur de Morizécourt menaçait de l'empêcher, si on voulait le rebâtir à Seraucourt; le sieur de Tornielïe, héritier de monsieur du Châtelet,. ayant consenti en 1622 que ce fut. à Morizécourt, la chose s'exécuta en 1625, avec le consentement de toutes les parties et du pape Urbain VIII. Mais les guerres arrivées en Lorraine sous le règne du duc Charles IV, ont empêché qu'on ne

(i) Autrement Malse'eourt, histoire de Lorraine t. i. preuves, page^iS, aun. Io4i

ment de Paris. Deuilly est à une bonne demi-lieue du prieuré de Morizécourt, et à peu près à distance égale de l'abbaye de ♦'labémont.

J'ai tiré tous ces détails de l'histoire manuscrite de la réforme de la congrégation de St.-Vanne, par le R. P. D. Pierre Muiiier. ,

J'ai donné dans l'histoire de Lorraine la généalogie de la maison de Deuilly, fondue dans celle de Vaudémont, du Châtelet, et de Tornielïe.

La maison de Deuilly portait burelé d'or et de sable de huit pièces.

DEUXVILLE , SAINT EVRE ET NOTRE-DAME DE LAOUSTRE.Deux-ville-Notre-Dame, Duce-Villa:,seu Villa beatœ Virginia, viilage du diocèse

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