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qu'elle arrêta Lothaire, et rendit ses efforts inutiles.

Je suis persuadé que la Forteresse de Scarpone dont parle Gerbert, n'est autre que le château de Dieu-Ieward, qui est situé sur le chemin qui conduit à Metz, capitale alors de la Lorraine, et sur le bord de la Moselle; car Scarpone et Dieuleward ne formaient en ce temps-là qu'une ville, comme ils ne forment encore à présent qu'une communauté. De plus, Scarpone a toujours été située sur le bord oriental de la Moselle, et on ne voit pas qu'il y ait jamais eu de château ni de forte rcssc en ce lieu-là.

Du temps de Richard de Grand-prey évêque de Verdun qui siégea depuis 1107 jusqu'en 1113 (1), les habitans de Dieuleward ayant pris un bourgeois de Metz, le tinrent en prison pendant quelque temps. Les Messins pour s'en venger, vinrent assiéger le château de Dieu-leward, le prirent et le rasèrent; l'évêque Richard le rétablit, et cita en sa présence Renaud, fils de Thierri qui était comte de ce quartier-là, pour le punir de n'avoir pas secou» ru son château ; Renaud n'ayant pas comparu , l'évêque assembla ses vassaux., et ôta le comté à Renaud , pour le donner à Guillaume, comte de Luxembourg, qui lui parut plus puissant et plus propre à le défendre.

Ce comte Renaud , fils de Thierri, était apparemment Renaud, fils de Thierri

dres ; il prit de même la tour de Thiécourt' et le château de Vatimont qu'il ruina jusqu'aux fondemens.

L'histoire de Luxembourg porte, que vers l'an 1115 (1) , les Messins et ceux de Verdun étant entrés en guerre, l'animosi— té fut telle de part et d'autre, que tout ce qu'ils rencontraient était aussitôt arrêté , mis en prison ou tué. Ceux de Metz irrités de ces violentes entreprises, levèrent des troupes, assiégèrent le château de Dieu-leward, le prirent et le rasèrent.

En 1318 (2), la division se mit entre les bourgeois de Verdun et leur évêque , qui était alors Henri d'Apremont, qui commença à siéger en 1312. Cette discorde alla si loin, que ceux des bourgeois qui étaient demeurés attachés au parti du prélat et qui se trouvèrent les plus forts , appuyés de leur évêque et de Gobert seigneur d'Apremont son frère, chassèrent les autres hors de la ville.

Le comte de Bar qui soutenait les bourgeois de Verdun qui étaient opposés à l'évêque, alla assiéger le château de Dieulewart, et en renversa les murs.

De là il alla assiéger • Sampigni, où l'évêque de Verdun et son frère s'étaient retirés pour le défendre; mais Gautier de Chatillon , connétable de France, obligeale comte de se retirer et d'abandonner l'entreprise.

En 14-11 (3), Jean de Sarbruche, évêque de Verdun, engagea au Duc de fiar

comte de Rar; Renaud demeurait sans le château et chàtellenie de Dieu-leward

doute au château de Monçon, et était très à portée de secourir Dieu-leward, s'il l'avait voulu. L'historien de Verdun ajoute que l'évêque Richard pour attacher le comte Villaume à ses intérêts , lui engagea les terres de Stenay et de Mousay pour la somme de deux cents livres.

Vers l'an 1122 (2), Etienne évêque de Metz , après avoir souffert long-temps les insultes de ceux de Dieu-leward, assiégea ce château, le prit et le réduisit en cen

(i) Hist. de Lorraine t. i. p. aa4- Preuves, (a) HitloriaMctens., t. 6, p. 66a. Spicileg. tome 6.

avec tous ses revenus, et ordonna à tous ses sujets dépendans de celte seigneurie, de lui rendre service et obéissance et de lui prêter serment de fidélité comme à leur seigneur. On ne marque pas la somme pour laquelle cette chàtellenie était engagée.

En 1483 (4), le 6 de février, le duc René II fit abattre les châteaux de Dieu

(i) Hist. Luxemb. apud Benoit hist. deTouL page 65.

(2) Continuât. Nangii. Adan. 1318.
(3; Hist. de Verdun , p. 31. Preuv.
(4) Croniq. mss. de Jean Aubrin, i483.

leward et de Pierre-fort, et envoya garnison au Pont-à-Mousson, parce qu'on avait répandu le bruit que Jean, bâtard de Sicile ou de Calabre, fils naturel du roi René I, voulait s'emparer de la ville et marquisat du Pont-à-Mousson , qui lui avait été donné par son père le roi René I, le 17 d'octobre 1475 , et qu'il avait dessein d'y introduire les français. Nous ne savons quelles étaient les vues du bâtard de Ca— labre et des français j mais à Metz on disait que c'était à la ville de Metz qu'en voulaient les français ; l'on vit par la suite que ces bruits étaient mal fondés. Le bâtard fnl obligé, vers l'an 1485 , de renoncer à ses prétentions sur le Pont-à-Mousson.

Nous avons déjà( remarqué (1) que depuis très long-temps les seigneurie, châtel et prévôté de Dieu-leward appartenaient à l'évêque de Verdun pour le temporel : Nicolas Psaume, évêque de Verdun, qui la possédait en 1548, en fit hommage à l'empereur Charles V.

Mais enl 561(2), le mêmeévêque Psaume institua le duc de Guise, comte, Marchis, gardien et protecteur des biens de son évéché, et lui laissa les château , terre et préprévôté de Dieu-leward, pour être tenus en fief par lui et ses successeurs mâles, s'en réservant" à lui, et à ses successeurs évêques, le ressort et la souveraineté : l'acte de cette cession est daté de Verdun, le 2 mars 1561, c'est-à-dire 1562 avant Pâques.

Le prince Erric de Lorraine, évêque de Verdun en 1608 (5), faisait encore battre sa monnaie au château de Dieu-leward j le roi Henri IV, lui envoya Joly, pour le prier de lui céder ce droit de frapper monnaie dans les terres de son évéché. Erric y consentit, mais en même temps il demanda au roi les abbayes de Saint-Paul de Verdun et de Trois-Fontaines en Champagne (4). M. Colbert, en 1660, visita le château de Dieu-leward, et dit que ce lieu paraissait avoir été autrefois un lieu de défense.

(i) Hist. de Lorr., t. 3, p. 98 et 99.

(3) Ibid., p. 104. (31 Ibid., ia6.

(4) Hist. de Verdun, p. 8.

Il y avait anciennement près Dienleward une abbaye de bénédictins nommée Gella— mont (1), & laquelle succéda une collégiale qui fut fondée vers l'an 1020, parDudon, prévôt de Montfaucon, sous Heimon, évêque de Verdun. Il y eut bientôt un différent entre l'évêque de Toul et celui de Verdun, au sujet de cette abbaye, et ce différent fut terminé par l'empereur Conrade le Salique.

En 1028, ce prince confirme le monastère bâti au même lieu par Heimon, évêque de Verdun, vers l'an 1020, proche le château de Dieu-leward, sous l'invocation de saint Laurent martyr, au pays de Scar

pone; et comme ce monastère était fondé dans un terrain appartenant à l'abbé de St. - Germain de Montfaucon, Heimon, princier de l'église de Verdun, obtint de l'abbé de Montfaucon, par échange, ce monastère de Gellamont, qui est du diocèse de Toulj quoique du domaine temporel de l'évêque de Verdun.

L'empereur Conrade confirme donc au princier de Verdun la propriété de cet endroit, du consentement de Rembcrt, évêque de Verdun, successeur de Heimon, fondateur; et Heimon y ajouta quelques biens de son fond.

Nous trouvons qu'en 1457, ce chapitre, de Dieu-leward fut uni à celui de la Sainte Croix, sur le pont du Pont-à-Mousson.

En 1563, l'évêque de Verdun, Nicolas Psaume, obtint par le crédit de la reine régente, que le duc de Lorraine modérât les sommes qu'il exigeait pour réprimer les hérétiques qui s'étaient saisis du château de Dieux-leward et avaient pillé et brûlé l'église collégiale de St.—Laurent.

Les chanoines de Dieu-leward avaient même déjà abandonné leur église; mais le 9 octobre 1467, le duc Jean leur permit d'y rentrer, à cause de la mésintelligence qui était survenue entre eux et le chapitre de Sainte-Croix du Pont-à-Mousson, à l'occasion de la bulle accordée à la sollicitation du duc Jean.

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Le chapitre de Saint-Laurent de DieuIcward subsista jusqu'à sa suppression et son union à la primatiale de Nancy, en 4602. Les bénédictins anglais y sont entrés, en 1606, par la concession du cardinal de. Lorraine, primat de Nancy; ils la possèdent aujourd'hui. Ils avaient ci-devant une fort bonne bibliothèque que nous y avons encore vue; elle y avait apparemment été donnée par M. » Giffort, archevêque de Rheims , qui était profès de ee monastère; elle fut malheureusement brûlée par accident, il y a environ 50 aus.

Ces pères ont ordinairement dans leur

triciens et sur la route de Metz ou Divodurum à Strasbourg^ nommée en latin jirgentoratwn: l'itinéraire d'Antonin met Decem-pagi entre Saverne (Tabernai) et Metz, à la distance de dix milles de l'une et de l'autre ville. Les tables de Peutinger mettent aussi Metz, Dieuze, Sarbrich, Pons-Saravi, Saverne et puis Strasbourg. L'histoire de Metz (1) dit que les Huns qui avaient à leur tête le roi Attila, surnomme' le Fléau de Dieu, ayant pris St. Auctor, évêque de Metz (2), s'avancèrent jusque Dieuze, où ayant été frappés d'aveuglement, ils mirent en liberté le saint monastère des jeunes anglais qu'ils élèvent ' évêque et ceux qu'ils avaient pris avec lui, dans la religion et dans les lettres, et ils ! puis recouvrèrent l'usage de la vue. Gréenvoyent de temps en temps des mission- goire de Tours (3) dit que l'armée des naires en Angleterre. On peut voir leur ; Huns était de cinq cent mille hommes et histoire et la suite de leurs prieurs au 7° s'étendait depuis Dieuze jusqu'à Cambtay, tome du Gallia christiana, p. 1068 et ! ravageant toutes les campagnes et enlevant suivantes. tous les bestiaux.

La paroisse de Dieu-leward est dédiée Dieuze était une maison des rois de la à saint Sébastien. Les chanoines de la pri- ! première race (4); c'était déjà un poste matialc de Nancy en sont patrons et colla- important dès le temps des empereurs ro

tcurs, apparemment à cause de la collégiale de Saint-Laurent, unie a leur église primatiale. L'évêque de Verdun y est décimateur pour les deux tiers, des grosses dîmes, et les chanoines de la primatiale de Nancy pour l'autretiers ; co tiers néanmoins est chargé de vingt paires de resaux pour le curé, qui a aussi toute la menue dime, excepté la dîme de vin sur laquelle le curé a vingt hottes de vin annuellement. Il y a dans cette église : l°la chapelle deNotreDame-des-Grottes, qui est très bien fon

mains, comme nous le venons de voir par les témoignages des anciens itinéraires. Le roi Dagobert, dans un diplôme de l'an 633, donna à l'abbaye de St.-Maximin de Trêves huit habitans ou village» qui dépendaient de sa cour royale, nommée RegkCurtis, de Dieuze. Ilcec loca ad RegiamCurtem. quœ dicitur Décima, pertinentLe roi Arnoù , en, 893 , confirme la ville de Dieuze, Décima,- à l'abbaye de SaintMaximin.

Le duc Godefroi s'étant réconcilié avec l'empereur Henri III, en 4048 , parl'en

déc; car comme l'église est bâtie sur le pen

chant de la montagne, il y a des grottes : tremise de l'archidiacre Hermenfroi (diffe

souterraines assez remarquables. j rent de l'évêque de Verdun de ce nom), les

2° Une autre chapelle de Notre-Dame, ! citoyens de Verdun vinrent aussitôt luipordont les chanoines de la primatiale sont ter leurs plaintes contre Godefroi et demanpalrons. dèrent des indemnités pour les dommages

3° La chapelle de sainte Catherine. qu'il avait fait Vannée précédente à leur

4" La chapelle de saint Erasme. ville.

3° La chapelle de saint Jean, unie à pré- j L'empereur obligea Godefroy à donner sent à la confrérie de saint- Sébastien, qui: subsiste dans la même église paroissiale. |

DIEUZE. — Dieuze, en latip Decempagi , est située dans le pays des Medioma- j

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satisfactum aux citoyens (i), et Godefroi lui, et le duc transigea ensuite avec le chapitre pour la moitié de cette ville qui lui

vendit à cet effet le domaine de Dieuze et les salines avec ses dépendances à Hermenfroi, qui en paya le prix; l'empereur autorisa par ses lettres patentes cette acquisition (2) en faveur de l'église de la Madelain'e de Verdun dont Hermenfroi était le fondateur, ou du moins le restaurateur.

Ceci est fort différenttde ce qu'avance la père Benoit Picard, capucin (5), qui dit que la ville et les salines de Dieuze ayant été données à l'église de Verdun par l'empereur Henri II, cette donation lui fut confirmée par son successeur Conrade le Salique, en l'an 10 23 ; mais que Gothelon et Godefroi, comtes de Verdun, s'en étant attribué la propriété en 1042, l'empereur Henri III les obligea en 1047 d'en faire la restitution, le pape Léon IX confirma et autorisa cette restitution par une bulle datée de l'an 1049.

Selon cet auteur, Dieuze et les salines avaient été données à la cathédrale de Verdun , elles devaient donc lui être restituées et Godefroi n'avait pas droit de les vendre pour indemniser le» bourgeois de Verdun. Il les aurait indemnisés à leurs propres dépens.

Le même père Benoit dit (4) que le duc Thiébaut, par traité passé en 1216, de voué qu'il était de Dieuze et des salines, en devint propriétaire pour la plus grande partie. Il cite les archives de Lorraine et ne fait nulle mention de la Madelaine de Verdun qu'on ne peut nier qui n'ait été propriétaire de Dieuze depuis l'acquisition qu'en fit, en 104-7 ou 1048, l'archidiacre Hermenfroi. Il faudrait voir les pièces que cite le père Benoît Picard, qui nous sont inconnues aussi bien qu'à l'auteur de la nouvelle Histoire de Verdun.

Le chapitre de la Madelaine, en 1065, (5) accompagna le duc Gérard d'Alsace eu la seigneurie de Dieuze et la partagea avec

(i) Hist. nouvelle de Verdun, p. 197. h) Ibid., p. 198.

(3) Benoît, Hist. de Lorr., p. 176.

(4) Ibid. , p. 177.

(5) Benoît, Hist. ms, de Metz.

demeura en propre, de manière que les ducs de Lorraine, d'avoués qu'ils étaient de Dieuze et de ses salines, en sont devenus maîtres et propriétaires pour la plus grande partie depuis l'an 1215.

Jacques de Lorraine, évêque de Metz, fils du duc Ferri II (1), après la mort de son père arrivée en 1215, prélendit avoir sa légitime dans les biens patrimoniaux de son père et de sa mère. Mathieu II son frère, duc de Lorraine, lui accorda entr'autres choses la jouissance de la ville de Dieuze et de sa dépendance , à condition qu'après sa mort cette ville retournerait au duc de Lorraine et à ses successeurs, qui seraient tenus d'en faire hommage à l'évêque de Metz. En effet, après la mort de Mathieu II, arrivée en 1250 (2), le duc Ferri III, fils de Mathieu, en fil hommage à Jacques de Lorraine son oncle, qui n'en était qu'usufruitier, et en 1259, Ferri III laissa à son dit oncle Jacques de Lorraine, . la jouissance de Dieuze, aux conditions marquées ci-devant.

En 1291 (3), le duc Ferri III fit sa paix avec Laurent, évêque de Metz , avec qui il avait toujours été en guerre. Il fut arrêté entr'eux que le duc lui rendrait Remberviller et le château de Condé, et quel'évêque rendrait au duc, Dieuze et ses appartenances.

Ferri s'engagea d'écrire à l'évêque de Strasbourg, son allié dans celte guerre , de rendre à l'évêque Laurent la ville de Castres et ses dépendances. Ferri déclare qu'il ne répéterait rien dans Castres, et l'évêque de Metz réciproquement, qu'il ne demanderait rien dans Dieuze, c'est-à-dire apparemment , qu'il n'exigerait plus l'hommage dit duc pour celle ville qu'il lui restituait.

En 1296 (4), le chapitre de la Madelaine

) Hist. de Lorr., t. 2 , p. 28.3. 2) Longuerue, Description de la France partie 2, p. i54>

(3) Hist. de Lorr., t. 2, p. 333.

(4) Cartul. de Bar, fol. Xviij, xix et xx.

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de Verdun vendit au duc Ferri III tout ce I Pendant les dernières guerres de Lor= qu'il avait, pouvait avoir et prétendre raine, en 1641 (1), le 25 d'octobre, le dans la ville et ban de Dieuze et Bis-' comte de Grancey étant parti de St.'-Nipanges, de la Saint-Jean-Baptiste pro- colas avec 3,000 fantassins et 700 chevaux, chaine en neuf ans, pour quarante livres se rendit devant Dieuze. Les enfans perdus de tournois petits, que le duc leur devait se rendirent d'abord maîtres des jardins, payer chacun an, la veille de St.-Jeant- où il y eût une grande escarmouche; enBaptiste, à Verdun; sans pouvoir, pendant suite ils se logèrent sur le fossé. On dressa lesdites neuf années, aliéner m mettre hors une batterie à cent pas du fossé; elle fit de ses mains les choses à lui cédées, mais brèche sur le midi du 26. On entreprit enjles doit défendre à ses risques et périls. Et suite de combler les fossés, et on commanaprès lesdites neuf années expirées, letout da à quatre mille fantassins de faire chacun doit revenir audit chapitre de la Madclaine une fascine , ce qui fut exécuté proraptede Verdun. Fait au mois de juillet 1296. ment : mais le commandant de Dieuze, qui

Ainsi, c'était plutôt un engagement, une comptait que le duc Charles IV viendrait amodiation, qu'une vente , et le chapitre à son secours, voyant qu'il lui manquait, de la Madelaine jouissait encore en ce temps manda au commandant de la tour de Linlà de certaines choses en propriété à Dieuze dre de lâcher les écluses, ce qu'il fit, et et à Bispanges. | les eaux s'accrurent tellement qu'elles em

Au siècle suivant et en 1347 (1), Marie portèrent les fascines et se répandirent dans de Blois, mère «t tutrice du duc Jean de . la campagne , en sorte qu'on eût assez de Lorraine, fit encore, au nom de son fils J peine, sur la nuit du 26 au 27, de retirer luprès de l'évêque de le canon et de se retirer.

mineur, ses reprises auprès de 1 eveque i Metz, pour la ville et les salines de Dieuze; mais depuis ce temps il ne paraît pas que les ducs de Lorraine ayent reconnu tenir ni Dieuze, ni les salines , ni de l'évêque de Metz, ni du chapitre de la Madelaine. Ils en jouissent à présent en tout droit de souveraineté et de propriété , en vertu des traités de paix des Pyrénées, de l'an 1659, de Vincennes, de l'an 1661, et de Risvicb, de l'an 1697.

PendaDt la guerre des paysans d'Allemagne, révoltés contre les puissances en 1525(2), plus de quatre cents hommes de la chàtellenie deDieuze allèrent sejoindre à eux, et quelque temps après le duc Antoine et ses frères François comte deVaudémont, et Claude de Guise, se rendirent avec leurs troupes dans cette ville, où était le rendezvous général de l'armée des princes lorrains, destinée à disputer aux paysans luthériens révoltés le passage des montagnes qui séparent l'Alsace de la Lorraine. Cette entrevue se lit le 12 mai 1525.

(1) Longuerue , loco ci'tato.

(2) Hist. de Lorr., t. a, p. n53 et 1157.

Presqu'en même temps on eût avis de l'approche du duc Charles qui venait au secours de Dieuze: le comte de Grancey marcha à sa rencontre. Le duc s'arrêta auprès de Château-voël, et le comte de Grancey se mit en bataille le matin du 27 ; mais le duc se posta si avantageusement qu'il fut impossible de l'attaquer.

Le 28, le duc se retira à Morhange; Grancey l'y suivit. Le 31, les armées s'étant trouvées en présence, il y eût quelques cannonades, mais sans combat; et enfin le duc ayant fait passer la Sâre à Vaudrevange, il y mit son infanterie en garnison et le reste de son armée à Sierk, Hombourg et St. Avold.

Quelques années après, c'est-à-dire en 1657 (2), une troupe de soldats sortis de la garnison de Luxembourg, s'étant travestis en femmes, se glissèrent dans la ville deDieuze, se saisirent de toutes les portes et forcèrent la garnison de se rendre. Gombervaux, gouverneur de la saline, se de

(1) Hist. de Lor. t. 3 p. 416,
(8) Hist. de Lorr., t. 3, p. 547.

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