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fendit dans sa maison pendant trois heures, Dieu dans la solitude. Il arriva d'abord â

mais la crainte de voir sa maison incendiée l'obligea à capituler.

Avant la cession de la Lorraine, Dieuze «lait possédée en toute souveraineté par les ducs de Lorraine, sans en faire hommage à personne. Aujourd'hui elle appartient nuement au roi.

Dieuze se gouverne par la coutume de Lorraine; mais Marsal, Saint-Médard et Haraucnurt ont des coutumes particulières. Il y a à Dieuze, maîtrise des eaux et forêts, recette des finances, recette des bois, hôtel de ville, une brigade de maréchaussée et de belles salines. Deux ruisseaux, le Spin et le Verbach, embrassent la ville et se jettent ensemble dans la Seille, deux lieues au-dessous de Dieuze.

La paroisse est du diocèse de Metz, elle fut unie au chapitre de Dieu-leward en 1504. Il y a dans la ville, des minimes, des sœurs-grises, des capucins, établis le 6 Janvier 1749, et deux hôpitaux, l'un de Saint-Jacques, fondé en 1718, et l'autre de Saint-Charles, fondé eh 1730.

La source d'eau salée est à seize degrés, supérieure à celle de Château-Salins et de Rosières et si abondante que ses eaux superflues fournissent à la saline de MoyenYic et y vont par une conduite de cors, depuis l'an 1746.

De Dieuze à Fénétranges il y a une chaussée nouvelle de quatre lieues de longueur, sur une ligne directe de Dieuze au village de Mittershem.

Dieuze est au-dessous de l'étang de Lindre , le plus grand et le plus beau de la province.

SAINT-DIEY. — La ville de SaintDiey en Vôge, située sur la rivière de Meurthe, à quatre lieues de sainte Marie-aux-Mines vers le Levant, à peu près à pareille distance de Rembcrviller au Couchant , et à trois lieues de Raon-1'Etape au Nord, doit son origine à saint Deodat ou à Saint-Diey (l),évêque de Nevers, qui vers l'an 651, quitta son évêché pour chercher

(i) Abrégé de la.vie de saint Diez.

Rômont près Remberviller, où Dieu manifesta le mérite de son serviteur par un mi.'aclc. Saint-Diey y laissa deux de'ses compagnons , qui y bâtirent le prieuré de Rômont, relevant aujourd'hui de l'abbaye de Beze en Bourgogne.

Le saint voulut ensuite bâtir une abbaye à Arentelle, lieu aujourd'hui nommé sainte Hélène , situé sur le ruisseau d'Aren telle près Rômont (1), ce ruisseau se jette dans la Mortagne près Remberviller; il est parlé du village d'Arentelle dans un titre de l'abbaye d'Epinal, de l'an 1003.

Delà, le saint se rendit dans la forêt d'Haguenau en Alsace ; d'Haguenau il viut au monastère de Novientum, aujourd'hui ■ Ebersmunster;' delà à Amerschwir, puis au Bon-Homme dans la montagne de Vôge, et enfin il se fixa au Val de Xialilée ou à Join-tures, où l'on voit aujourd'hui la ville, l'église et le chapitre insigne de Saint-Diey; ceci arriva vers l'an 659, ou 660.

Ce lien n'avait point alors de nom par— culier (2), ou s'il en avait, c'était celui de Jointures, Juncturœ, à cause de l'union ou du confluent de la rivière de Meurthe, qui vient du Valtin et des autres ruisseaux, et en particulier de celui de Robache, qui viennent du côté de la montagne voisine et se réunissent au dessous de l'emplacement du monastère bâti par saint Diey ; mais depuis ce temps on a fait divers changemens dans les lits et dans les cours de ces ruisseaux.

Ce saint évêque trouva ce vallon assez spacieux pour y fonder un monastère , et moyennant son travail et celui de ses disciples , il espéra d'y rencontrer de quoi faire subsister une communauté nombreuse; comme la vallée était alors marécageuse et inculte, il choisit le coteau méridional du vallon , comme plus propre à y bâtir une abbaye; bientôt il se vit à la tête d'une

(1) Histoire de Lorraine, tome i, page 565. Preuves.

(2) Fondation de l'abbaye de Saint Diez vers .l'an 56o.

communauté considérable: mais pour ne pas être exposé aux troubles des officiers royaux , il obtint du roi d'Àustrasie, Childeric II, vers l'an 661, un privilège qui lui abandonnait en toute propriété , un terrain d'environ dix-huit à vingt lieues de circonférence autour et aux environs de son monastère. Cette donation fut confirmée à la poursuite de l'abbé Marcinàn, successeur de " saint Diey, par les rois Thierri IV et Childeric III, comme il paraît par l'ancienne vie de saint Diey, Marvianui sub Regibas Theodorico, atquc Childericojurtiore, à quo etiam Aqufsgrani promeruit descriptionem totius Abbatiœ suœ, roboralam Regia auctoritate. En même temps, il demanda vers l'an 664 à Numsrien , archevêque de Trêves (1) , un privilège pour l'exercice de la juridiction épiscopale, dans "ce nouvel établissement qu'il venait de faire. Tels furent les commencemens de l'abbaye et de la ville de Saint Diey, et des églises et paroisses qui composent le' district et territoire de cette fameuse église ; on peut assurer que tout cela ne se fit qu'à là longue, et il serait téméraire d'entreprendre d'en marquer précisément les époques.

Le val de Saint Diey comprend aujourd'hui dans l'enceinte dé sa juridiction , vingt paroisses considérables, plusieurs autres églises succursales ou annexes , avec un nombreux clergé. Ce val forme un territoire séparé, de plus de cent soixante villages et hameaux, qui sont renfermés dans environ vingt-cinq lieues de contour, dans lequel le grand prévôt exerce une juridiction ordinaire et quasi épiscopale, reconnue dans le pays de temps immémo

(0 Dès lé temps <leN-umcrien en GGj, le nom à"1 Archevêque , était connu et usité, quoi qu'assez rarement'. Il était en usage en Orient dès le quatrième siècle , et il le fut en Occident entre le cinquième et le sixième siècle. Ou le remarque dans la lettre de Florien , à saint Niutriccs de Trêves , cent ans avant Numérien-, dans le testament de saint Cézaire. Ce nom fut .aussi donne à saint Augustin , apùtre d'Angleterre, et à saint Laurent son successeur, l'an 596.

rial, et autorisée par plus de quarante souverains pontifs.

La ville de Saint Diey, capitale de celle contrée , décorée d'un bailliage, renferme deux paroisses , en y comprenant celle du faubourg. La première et la plus aucienne, est celle qui est au faubourg; mais la plus considérable , est celle de la ville , qui- est dans l'église collégiale du chapitre: celte église à l'air de cathédra'e et est desservie par le grand prévôt et vingt quatre chanoines, réduits à ce nombre depuis plusieurs années, car autrefois le chapitre était beaucoup plus nombreux.

Il y a dans celte église collégiale plusieurs vicaires, six enfans de chœur, avec maîtrise pour la musique.'

Quoique la paroisse de la ville soit dans la même église , l'office s'y fait à un autel de la nef, distingué du grand aulel, où les chanoines seuls font leurs offices ; l'autre paroisse du faubourg est dédiée à saint Martin ; c'est là où saint Diey se tenait ordinairement dans la solitude , pour vaquer plus librement et plus tranquillement à la contemplation ; c'est là où il bâlil d'abord un oratoire , au pied du mont Cromberg. Les chanoines sont seuls cures primitifs , non seulement dans ces deus églises, mais aussi dans toutes celles du Val de Saint-Diey.

Au nord de le grande église des chanoines, on voit des restes de l'ancien cloître, çt un oratoire d'un ouvrage antique,dédié à la Sainte -Vierge , suivant l'usage de presque toutes les grandes abbayes, d'avoir ainsi dans l'enceinte du cloître, un-e église particulière dédiée à la nière de Dieu.

Saint Diey mourut vers l'an 679, et laissa en mourant, la conduite de son monastère à saint Hydulphe , son ami et son voisin, fondateur et premier abbé de Moyenmoutier.

Le monastère de saint Diey, observa d'abord la régie de saint Colomban (1) et

(1) S'il est vrai que saint Diey ait demeure dix-huit ans à Agaune , il peut y avoir vu observer , et observé lui-même, la règle de Tarde saint Benoit; mais bientôt celle de saint Benoit seule y fut gardée , et y subsista jnsques vers l'an 950 , que l'on y mit des chanoines au lieu des solitaires (1), qui apparemment ne vivaient pas selon la pureté de leur profession; les chanoines y demeurèrent jusque vers l'an 960 , alors le duc Frideric y rétablit des religieux; mais l'abbé nommé Erchembert, traita si mal ses frères, et y fit une telle dissipation des biens du monastère, que le duc Frideric menaça de le chasser (2). Erchembert croyant que le prince lui demandait de l'argent, vendit les croix, les calices d'or et d'argent, et les ornemens de soie de son église, et alla en offrir le prix au duc Frideric. Ce prince fut si offensé de cet indigne procédé, qu'il chassa et l'abbé et les moines, et y rétablit des chanoines qui y subsistent encore aujourd'hui.

Les ducs de Lorraine depuis Gérard d'Alsace, ont été seigneurs-avoués et défenseurs de l'abbaye de Saint Diey, et ont reconnu les franchises et privilèges de cette église en diverses occasions.

En 1256 (5"), la veille de l'Epiphanie , et par conséquent en 1257, avant Pâques, le duc Mathieu II, reconnaît qu'il a échangé le domaine du château de Spissemberg et de ses dépendances , et la vouerie de Saint Diey et du Val, contre la seigneurie de Luné ville, qui appartenait au comte de Lunéville, et qu'ensuite il a racheté du même comte de Lunéville^ les choses devant dites ; et en même temps il promet solemnellement au chapitre de Saint Diey, de les conserver dans leurs droits , libertés ,

nate qu'on suivait à Agaune , et l'apporter au monastère de Jointure, qu'il consacra à saint Maurice, patron du monastère d'Agaune, ou * Tarnate.

(0 Richer, tome a, c. Io. D'autres révoquent en doute cette double mutation , voyez Valcandus et Ruyr, p. ai5.

(?) Ce fut en i o51, que se tint cette assemblée »« Mayence, où Gérard d'Alsace obtint la voue"c de Saint Diey.

(3) Benoit Picart, histoire de Toul, page 48.

usages et privilèges, de la manière la plus authentique, sans qu'il puisse alléguer conlr'eux à l'avenir, aucune prescription.

La ville et la prévôté de Saint Diey, en ce qui appartenait au duc de Lorraine, fut cédée en apanage à la princesse Catherine de Lorraine , lorsqu'elle épousa en 1426, Jacques Ier du nom , marquis de Bade, qui y fit bâtir un palais (1) ; mais les ducs de Lorraine dans la suite, rachetèrent cet apanage, et le réunirent à leur domaine.

La ville de Saint Diey, comme la plupart des autres villes de province, n'est devenue considérable que dans la suite de plusieurs siècles ; on croit que le gros de la ville se forma d'abord au delà de la rivière , où est à présent le faubourg, et que ce n'est que depuis la sécularisation de l'abbaye, qu'on est venu habiter au deçà, et au nord de la Meurthe.

On dit aussi que ceci arriva vers l'an 1140 , et que le chapitre permit alors aux habilans du faubourg, de passer la rivière et d'y bâtir quelques maisons et quelques rues , et même de se fermer de fossés et de murailles.

En 1155 , Cette nouvelle ville de Saint Diey, l'église et les maisons des chanoines furent réduites en cendres par un cas fortuit , du moins on n'en assigne point la cause. .

Quelque temps après, le duc de Lorraine Ferri II, au retour du siège de Haguenau , passant par Saint Diey, proposa au chapitre de bâtir cinquante maisons dans la ville , ce qui lui fut accordé, mais seulement pour les sujets qui dépendaient de lui, et uniquement pour leurs personnes, meubles et édifices ; le chapitre se réservant entre les maisons du prince , une maison de franc-aleu, qui est celle qu'on nomme aujourd'hui la halle.

Dès lors on dressa le plan d'une nou

(i) On dit que ce palais e'tait où sont aujourd'hui les capucins.

Telle enceinte 3c muraille» , plus fortes et ] nés d'une naissance éminente, et d'une plus régulières que les premières; mais la très-grande distinction; d'où vient aussi chose n'eut son exécution que sous le duc ! que les empereurs , les rois et les ducs de Ferri III, ■en 1266, Alors il fut réglé que j Lorraine, l'ont si souvent demandée pour l'on emploirait à cet ouvrage , le produit ; leurs parens ou pour des personnes qu'ils

honoraient de leurs faveurs et de leur protection.

L'état temporel de la ville et de l'église de Saint Diey, a souffert de grands changemens depuis son établissement. Childeric II, roi d'Austrasie, en l'an 661, donna à Saint Diey en toute propriété (1), tout le val de Galilée , où ce saint avait bâti son monastère , à l'étendue d'environ 20 ou 25 lieues de pays, depuis le penchant des eaux qui descendent des montagnes dans ce val, jusquà leur sortie du vallon. Ce saint évoque et ses successeurs, abbés du val de Galilée, en jouirent paisiblement jusqu'au temps du roi Pépin, père de Charlemagne , qui a régné depuis 751 jusqu'en 768.

Alors Jacob, évêque de Toul , qui vivait en 757 et 765 (2), acquit l'abbaye de Saint Diey, dudit roi Pépin (3) ; mais il n'en jouit que pendant peu de temps ; car dès l'an 769, le roi Charlemagne céda la même abbaye à Fulrade, abbé de Saint Denis en France , sans avoir égard à l'acquisition qu'en avait faite auprès du roi Pépin Sob père, sept ou huit ans auparavant , Jacob éveque de Toul.

Je ne sais si Fulrade en jouit longtemps (Uy, mais il. est certain que Frideric, duc bénéficiaire de Lorraine , vers Van 950 , disposait de l'abbaye de Saint Diey, avec une autorité suprême , en changeant les chanoines , y remettant des religieux et les renvoyant de nouveau, pour y remettre des chanoines.

Ce même prince ayant bâti le château de Bar en 964, et ayant pris quelques

de la gabelle du vin, et les tailles que le chapitre prenait sur ses sujets. Deux chanoines furent préposés pour la levée de ce subside, avec un officier du duc, pour les sujets qu'il avait dans la ville, depuis la cession faite au duc Ferri II, d'un terrain pour y bâtir cinquante maisons ; c'est l'origine de la rue que le domaine royal y possède aujourd'hui.

En 1280 , l'ouvrage des fossés et des murailles n'était pas encore achevé, "car dans un ancien manuscrit de l'église de Saint Diey, on y lit ces mots: La clôture ■des murailles de Saint Diey, fut accomplie environ l'an 1280, régnant en Lorraine le duc Ferri, et nous avons pour nette année présente 1531. Ainsi a-t-il deux cens cinquant-un ans que ladite citée fut fermée. Ruyr. c. 15, page 441 , dit que dès auparavant, le monastère de Saint Diey et son enélos , étaient fermés de murailles et de fossés; et page 144, il dit que la ville étant fermée de murailles, les chanoines ouvrirent leur cloître, qui jusqu'alors était fermé de toute part, c'était comme une citadelle située au-dessus de la ville.

Depuis l'an 1280, les chanoines demeurèrent maîtres de la porte de la ville et du gcuvernement des fortifications , ce qui a subsisté jusqu'au quinzième siècle , et jusqu'au temps du concile de Basle , que les officiers du duc voulurent faire quelques entreprises, au préjudice des droits du chapitre, de quoi le duc René averti par les pères du concile, ordonna qu'on laissât le chapitre dans la jouissance de ses droits, franchises et libertés.

Les grands prévôts de Saint Diey, conjointement avec le chapitre, jouissaient autrefois des droits régaliens; d'où vient que la dignité de grand prévôt de cette église a été ordinairement possédée par des person- i

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villages dépendans de l'église de Toul, saint Gérard évêque de Toul, en porta ses plaintes à l'empereur Othon II, qui ordonna au duc Frideric de donner en indemnité au saint évêque , les abbayes de Saint Diey et de Moyenmoutier (1). Saint Gérard y exerça les droits régaliens , y frappa de la monnaie , et emporta à Toul les bâtons pastoraux ou les crosses de saint Diey, et de saint Hydulphe fondateur de Moyenmoutier , et la grosse cloche de Moyenmoutier, pour marque de son domaine, sur ces deux abbayes

L'église de Toul n'en jouit pas longtemps ; dès l'an 974 (2) , indic. I, l'année treize du règne d'Othon II, dans un diplôme soussigné par Villigisc , chancelier en la place de Robert archi-chancelicr , donné à Machi, (apparemment Alachia au royaume de Naples, dans la Capitanate); 1 evêcrae de Toul, saint Gérard , ayant demandé à cet empereur la restitution de l'abbaye de Moyenmoutier, que l'empereur Othon I" avait donné à l'évêque Gauzelin, pour l'augmentation de son église; l'empereur accord,-: à saint Gérard, la grâce qu'il lui demandait ; mais à condition que le duc Frideric jouirait de ladite abbaye de Moyenmoutier en régale, comme du passé, et qu'après sa mort, elle retournerait à l'église de Toul.

Dans ce diplôme, il n'est fait nulle mention de l'abbaye de Saint Diey; mais dans un autre de la même année 974, in— diction II, le quinze des calendes d'avril, quatorze du règne d'Othon , septième de son empire, donné dans la cité de Bonn sur le Rhin , soussigné de Folmare , chancelier en la place de ViUigise , archi-chapelain; il est dit que deux seigneurs , Éppon et Jean, avec le nourricier de l'empereur et Bennon (3), duc de Saxe, prièrent ce prince de subvenir à l'extrême pauvreté de l'église de Toul, dont le vénérable Gérard était évêque, en lui faisant

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restituer l'abbaye d« Saint Diey, qui avait autrefois appartenu à son église : Jacques évêque de Toul, l'ayant acquise du roi Pépin, père de Charlemagne. L'empereur Othou , leur accorda leur demande, et dit que cette abbaye de Saint Diey est enfermée de toutes parts, dans le diocèse de la ville de Tou(.

Remarquez que dans ce second diplôme il n'est pas dit un mot de Moyenmoutier; remarquez de plus, la différence des dates: les deux titres sont de l'an 974, et l'un est de l'indiclion première , et l'autre de l'indiction deuxième; il est certain qu'en 974 c'était l'indiclion deuxième; le premier porte la treizième année d'Othon II, le deuxième , la quatorzième année de son régne, et la septième de son empire; remarquez enfin , que le premier est signé de f^illigise, chancelier en la place de Robert , archi-chancelier, et le deuxième est soussigné de Folmare, chancelier en la place de f^illigise, archi chapelain. On sait qu'Othon II fut associé à l'empire , le jour de la Pentecôte 961; qu'i|fut couronné empereur, par le pape, du vivant de son père en 967, et qu'il commença à régner seul, après la mort de son père , en 975.

Ainsi, l'an 974, était la septième de l'empire d'Othon II, et la quatorzième de son régne ; les autres différents des dates et des circonstances , pourraient aussi faire suspecter le diplôme. Le premier diplôme est daté de Machi, au royaume de Naples, et le deuxième de Bonn-sur-le-Rhin, Rermarquez aussi, qu'alors l'église de Saint Diey était desservie par des chanoines qui y avaient été substitués aux moines , pour la deuxième fois, vers l'an 964.

Nous avons appris de Vidric (1) abbé de Saint Evre , qui a écrit la vie de saint Gérard, évêque de Toul, qu'après la mort du duc Frideric, arrivée en 984, saint Gérard accorda â la duchesse Béatrice, épouse de ce prince, à elle et à un de ses fils'après elle , la jouissance des abbayes de Moyenmoutier et de Saint Diey} se ré

(1) Vidric. vita agnet. Gérard. Tull. Epis. Histoire de Lorraine , tome 1, page i4j>. Preuves.

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