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•servant senlementTirrvestiture seigneuriale: Relinens investiture indominicata Mo— nasteria , et dix familles de chacun de ces deux monastères , l'autel ou les dîmes de Saint Diey, la dîme des raines d'argent et le cens des hommes , qui appartenaient à l'autelde cetteégHseavectoutledistrict. La même duchesse Béatrice (1) , céda i saint

aucun droit de régale; du moins depuis ce temps on n'y voit plus aucun exercice de sa part.

On peut voir plus en détail les droits réciproques des seigneurs avoués et du chapitre , dans un titre du duc Simon, donné entre l'an 1115 «t 1125, qui prouve que dès lors le ban du duc était séparé de celui Gérard en échange de la montagne de Bar, j des chanoines. L'empereur Frideric Barsur laquelle le duc Frideric son mari avait ' berousse en 1157, accorda un ample pribâti son château de Bar, cinquante-neuf vilége à l'église de St. Diey, dans lequel il familles, savoir: Vomplone , B.-illon ,'a'«»t fait aucune mention de l'église deToul. Longeville, Besson , Tannant, Nant avec le moulin , Courcelles , Basincourt, Malberc. Ainsi les évoques de Toul , ne jouirent de ces abbayes, qu'après ia mort de Béatrice, veuve du duc Frideric,

Par une bulle de Léon IX de l'an 1051, donnée en faveur de saint Diey, le pape dit expressément : qu'alors le duc Gérard d'Alsace était avoué de saint Diey, et avait son bénéfice ou son partage à part (2), et qu'alors le duc Frideric étant décédé et la dignité de duc étant passée à une autre maison , l'église de Saint Diey avait lieu de craindre de se voir exposée à l'oppression, ce qui la porta à choisir pour avoué le duc Gérard d'Alsace

Après la mort de Béatrice , les abbayes de Saint Diey et de Moyenmoutier, revinrent donc àl'église de.Toul, elles lui appartenaient sous le pape Léon IX, en 1051, comme il parait par la bulle de cette année.

Les ducs de Lorraine , Gérard d'Alsace et Thierry son fils, ayant été choisis et demandés par le chapitre , pour avoués et défenseurs de Saint Diey, il est croyable qu'ils affranchirent cette église de la puissance temporelle da celle de Toul ; et que ces princes ayant partagé tout le territoire de Saint Diey en deux parts , dont l'une porta le nom de Ban du duc , et l'autre Ban de Saint Diey, l'église de Toul en jit absolument exclue , et n'y exerça plus

Îi) Hist. de Lorr., 1.1, p. îfo.
2) Histoire de Lorraine, tome a , p. ccxcv.

Dux Ger ardus qui ad petitionem Deodatensis
Ecclesite sicut prœcedentes beneficium dit'ùit
à prœbenda Fratrum quodpostidet.

Ce prince y confirma ce que les empereurs ses prédécesseurs (1) , et les papes Léon IX et Pascal II, ont accordé à Saint Diey, Il marque en particulier la taille i laquelle le duc Simon avait renoncé en 1132, aussi bien que le duc Mathieu son fils, et il ordonne que si les hommes qui dépendent de la prébende des chanoines dudit lieu, (qui sont leurs sujets particuliers), ont quelques difierens à l'occasion du change des monnaies 5 ils répondent et soient jugés suivant la loi de Metz et de Toul, avec la médiation de l'archevêque de Besançon et celui d'Engelheim, et du duc Bertolf de Ceringheim, et du duc Mathieu $ enfin il prend sous sa protection particulière, les chanoines de Saint Diey. avec tous leurs biens , l'an 1157.

Il parait clairement par ce diplôme et par ceux des empereurs Othon, et par les autres qui se conservent dans l'archive de Saint Diey, que celte église était du nombre des abbayes qu'on nommait impériales , et qui étaient soumises pour le temporel, immédiatement à l'empire; que cette église tenait de l'empire les droits régaliens qu'elle exerçait dans son district. La chose parait encore d'une manière plus évidente, par le diplôme de l'empereur Henri IV, qui à la prière de Mathieu ou Maherus de Lorraine, grand prévôt de Saint Diey, son cousin, décharge le chapitre de Saint Diey, de fournir son contingent à l'empire , ce qui fut confirmé par une bulle d'Innocent III, de l'an 1198.

(1) 1187. Histoire de Lorraine, tome 1, page ccclv.

En 1203 (1) an mois de mars, le duc Simon II fit en qualité d'avoué de Saint Diey, serment de garder les droits et privilèges de cette église, et si lui ou les siens y font quelque tort, il s-'engage de Ies> réparer dans quarante jours, et s'il diffère de le faire, il consent que tout son payssoitsoumis à l'interdit, jusqu'à ce qu'il ait satisfait. H donne pour garant, le comte Seibert (apparemment son oncle), pour cent livres de France; le sire de Bitche Frideric, son frère, pour cent livres; Frideric,- son neveu, pour cent livres; Simon de PaToye, pour cinquante ; Albert, son frère, pour cinquante.

Le duc Thiébaot I", en 4216 (2), donna ou restitua à l'église de Saint Diey, la rue qui est au delà de la rivière de la Meiinhe , apparemment c» 'qui compose aujourd'hui le faubourg dé Saint Diey; car au commencement les ducs de Lorraine ne devaient avoir qu'un emplacement de douze maisons au faubourg. Dans la chartrede cession, il se sert de ces termes: vontuli; restitui, concessi. Cet endroit se nommait alors le vieux Marché; ce qui est au-deçà et au nord de la rivière, était regardé comme formant l'enceinte de l'ancien monastère , contenant ses cours , ses jardins, son colombier, sa ménagerie; ce lui était au-delà de la rivière , n'était pas moins de son territoire et de sa dépendance originaire.

Le duc Mathieu II, en 1246 ou 1247, avant Pâques, racheta la vouerie de l'église de Saint Diey, qui était avenue, je ne sais comment, à Hue, comte de la petite Pierre, kqnel pour faire la paix avec ledit duc Mathieu et les chanoines de Saint Diey, vendit et transporta au duc , ce qu'il avait à spissémberg, et tout ce qu'il pouvait avoir et prétendre aux églises de S. Diey, MoyenœoutieretEtival.

En 1250 , le jeudi après les Chandelles, Jacques de Lorraine, évêque de Metz, et

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Renaud son frère, tous deux frères du duc Mathieu II, s'obligent de faire payer les trois cents livres que le duc Mathieu avait promises au chapitre de Saint Diey, pou? réparer les torts qu'il lui avait faits. Ce titre qui est en français, est un des pins anciens en cette langue, que l'on-connaisse en ce pays-ci»

En 1304 le cfiaphre de Saint Diey, excommunia le duc Thiébaut II, pour avoir bàtiun nouveau'moulin à Saint-Diey, nommé le moulin Fraze. Mais le duc fil signifier son opposition , disant que le chapitre n'avait aucune juridiction sur lui , et en appela au saint siège.

En 1524, le duc Ferri demanda cinq cents hommes au chapitre de Saint Diey, pour marcher avec lui devant la ville de Metz. Le tout sans préjudice aux privilèges du chapitre. Archive de Saint Diey.

Depuis très-long-temps , letf chanoines de Saint Diey, avaient accoutumé de 1 choisir leur grand prévôt, du nombre des chanoines de là cathédrale de Toul, et en effet, depuis Henri de Lorraine (1), qui de chanoine et archidiacre de Toul; en 1126, en avait été fait évêque en 1127, et avait enfin été postulé grand prévôt de St; Diey, en 1137, tous les grands prévôts de cette église , avaient été tirés de la cathédrale de Toul'.

Après la mort du grand prévôt Jean' d'Arquel, arrivée le 13 mai 1519, et avant que les chanoines eussent procédé à une nouvelle élection , ceux de Toul, qui apparemment avaient eu vent que ceux de Saint Diey pensaient à choisir un de leurs propres confrères ,. pour grand prévôt, firent signifier au chapitre de Saint Diey,, une intimation ,. le quinze juin 1517, pas laquelle ils disaient que la grande prévôté de Saint Diey, étant réputée pour une des premières dignités de l'église de Toul^ après l'épiscopat, et cette église étant en possession depuis très-long-temps, de fournir des grands prévôts.à celle de St. Diey").

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îft eussent à l'avenir à continuer d'en user de même.

Mais malgré cette intimation , le chapitre de Saint Diey choisit pour grand prévôt , le vingt-cinq octobre 1319, Jacques de Nancy, qui était chanoine et écolàtrede leur église; ceux de Toul ayant porté leurs prétentions au tribunal du pape, séant à Avignon, y furent condamnés par trois sentences conformes.

Isabelle d'Autriche ayant épousé le duc Ferri IV, reçut pour douaire la ville de Saint Diey, et l'on y bâtit un château pour sa demeure ; ce château était en la place où est aujourd'hui le couvent des capucins; la rue qui y conduit, s'appelle encore à présent, la rue de la Cour, et l'on y conserve le titre de la cession qui en fut faite

aux capucins.

Isabelle fil son testament en 1340, et mourut en 1352 ou en 1356. C'est cette princesse qui fit bâtir à Saint Diey, le château dont nous avons parlé ci-devant, qui a servi de demeure à quelques princesses de Lorraine, comme à Catherine de Lorraine , fille du duc Charles II, qui ayant époUsé en 1426, Jacques marquis de Bade, obtint le bailliage de Vôge, et le domaine du Val de Saint Diey, excepté les mines, et celui de Moyenmoutier, Arches et Bruyères; et ce pour assurance de sa dot, qui était de soixante mille florins; elle et son mari en jouissaient ehcore en 1438 et 1439 , et l'on trouve différons actes passés par devant Jacques de Bade ou ses officiers. Ce domaine fut racheté dans la suite par lé duc Jean , avant son départ pour la Sicile. René II, au retour de son voyage en Suisse, passant par Saint Diey, prêta serment au chapitre, de conserver les droits et prérogatives de cette église.

Oït assure que la duchesse Christienne de Dannemàrk , fit aussi sa demeure pendant quoique temps, au château de Saint Diey, et à celui de Spissemberg. jfùfez'ee que je dis sur Spissemberg.

Le grand prévôt de Saint Diey (1) a

( i ) Histoire de Lorraine, tom* a , pages ccxciietecaxiv ,

droit d'officier pontificalement, de porter la crosse et la mitre , et est en possession d'exercer les droits épiscopaux, à l'exception de ceux qui appartiennent au caractère épiscopal, à moins qu'il ne soit luimême consacré évêque. Les anciennes bulles des papes qui déclarent cette église soumise immédiatement au Saint-Siège, et en particulier celle du pape Innocent B, de

l'an 1131 , portent qu'elle est sous la protection du Saint-Siège , moyennant la redevance d'un écu d'or de cens annuel, payable au palais de Latran.

Les ducs de Lorraine n'ayant point d'église épiscopalé dans leurs états, regardèrent toujours celle de Saint Diey, comme une église très-privilégiée , et se firent un devoir et un honneur d'en défendre les droits , et en particulier , le privilège de leur exemption de la juridiction des évêques de Toul, et de leur dépendance immédiate du Saint-Siège. En effet, avant l'érection de la priinaliale de Nancy, faite en 1602, Saint Diey passait pour la première église collégiale de Lorraine et la seule décorée du titre d'insigne.

On avait déjà fait plus d'une tentative pour faire ériger un évêché en Lorraine: le duc Charles III avait employé tout son crédit, pour faire de Nancy une Tille épiscopalé; ses desseins furent traverses par l'opposition de la France et du cardinal d'Ossat, qui faisait à Rome lés affaires de cette couronne. Charles III ne pouvant réussir à ériger un évêché à Nancy, )' fonda la primatiale que nous voyons aujourd'hui.

Le duc Léopold crût rencontrer moins d'obstacle en demandant au pape d'établir un siège épiscopal à Saint Diey, ville nuement de son domaine, jouissant du privilège d'indépendance des évêques voisins, et soumise immédiatement au Saint Siège; il se flattait d'y trouver plus de facilité, et de la part de l'évêque de Toul, dont l'église de Saint Diey ne dépendait pas, et de la part de la France, à qui Saint Diey n'obéissait point] et de l'archevêque de Trêves, à qui l'église épiscopale de Saint Diey continuerait d'être soumise ; qu'enfin il pourrait fonder cet évêché sans rien démembrer de l'évêché de Toul, en y joignant les territoires exempts de Senones ,de Moyenmouticr, d'Etival et de De— mèvre.

D s'adress* donc au pape Innocent XIII, qui délégua en 1717, M. de Firrao son nonce en Suisse , pour faire à Saint Diey les informations nécessaires touchant l'utilité et nécessité d'y ériger un évêché , et pour obtenir des autres églises voisines intéressées , les consentemens nécesssaires , pour la fondation et dotation de cette église cathédrale.

M. de Firrao arriva à Saint Diey au mois d'octobre 1717, et y demeura environ cinq semaines; il voulut voir et examiner les titres et la possession d'indépendance, non seulement de l'église de Saint Diey mais aussi des abbayes de Senones, de Moyenmoutier , d'Elival et de Domèvre; il voulut même visiter ces abbayes en personne; il rendit compte de tout au St. Père, et l'on trouva à Rome qu'il y avait lieu d'ériger un évêché à Saint Diey, nonobstant les oppositions de S. Majesté très-Chréti«nne, et de monseigneur l'évêque de Toul.

Nous avons appris de la bouche de feu M. Sommier , qui fat depuis grand prévôt de Saint Diey, par la démission de feu M. l'abbé Mahuet, et qui fut nommé archevêque de Césarée par le pape Benoit XIII, qu'étant à Rome où il sollicitait de la part du duc Léopold , l'érection de cet évêché, une personne vint le trouver comme de la part de l'ambassadeur de France, pour le porter à se désister des poursuites qu'il faisait pour cette affaire, et qu'on saurait le récompenser de ce désistement. M. Sommier répondit que pour rien du monde il ne voudrait trahir son ministère, et de suite alla raconter au Saint 'Père l'entretien qu'il avait eu avec cette personne ; alors Innocent XIII lui mettant la main sur la tête, lui dit : oui je ferai un évêché à

Saint Dïey, et j'y ferai un éwque, voulant dire qu'il en ferait te premier évê

que.

Innocent XIII mourut en 1724, e» n'exécuta ni l'un ni l'autre; il eut pour successeur Benoit XIII, qui fit M. Sommier archevêque de Césarée. Le mêirie M. Sommier a raconté plus d'une fois, que sous le pontificat de Benoît XIII, tout était disposé à faire l'érection de l'évêché en question , et que le cardinal Coscia lui avait dit, que si M. le duc de Lorraine voulait envoyer à Rome six mille louis d'or, on lui remettrait les bulles de l'érection dudit évêché ; mais que S. A. R. avait répondu qu'il ne pouvait accepter cette proposition , ayant parole positive de spn beau frère le duc d'Orléans , alors régent du royaume , qu'aussitôt que le roi serait entré en majorité , il lui serait accordé ce qu'il désirait, ne voulant pas par ménagement faire la chose pendant sa régence. Cependant le duc d'Orléans mourut en 1725 , avant que d'avoir pu exécuter sa promesse , et le duc Léopold voyant M. Sommier grand prévôt de' Saint Diey, et y exerçant les fonctions épiscopales, se rallenrit sur ses poursuites, et la chose est demeurée sans exécution jusqu'à présent.

Dans notre histoire il est assez souvent fait mention des monnaies de Saint Diey. Les montagnes qui sont à l'orient du Val de ce nom , sont célèbres par leurs mines d'argent. Dès le temps de saint Gérard évêque de Toul, qui a gouverné cette église depuis l'an 963 jusqu'en 994(1), il y avait déjà de la monnaie de Saint Diey, et nous en avons fait graver quelques pièces, où l'on voit d'un côté Gerardu» et de l'autre sanctus Deodatus.

Le duc Simon Ier (2) , dans un titre où il règle les droits du chapitre de Saint Diey, et cehii des ducs de Lorraine, qui étaiant avoués et défenseurs de cette église, veut, que si l'on tire de l'argent des mines

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qui sont dans le terrain appartenant au chapitre, cet argent appartienne aux chanoines. Il parait par d'autres monumens , que le chapitre tirait la dime des mines , et qu'il avait sa monnaie distinguée de celle du dnc.

Celle des chanoines se nommait Mon— noyé de Saint Diey (1), celle du duc, Monnoye de Monsieur; celle du chapitre était plus forte que celle du duc. Six livres, monnaie de Lorraine, ne valaient que quatre livres et demie monnaie de Saint Diey. On assure que les ducs de Lorraine en supprimèrent les coins par un accord, lorsqu'ils firent travailler aux mines qui étaient alors dans les montagnes de Vôge , qui sont à l'orient du Val de Saint Diey; mais ce ne fut pas avant l'an 1400 , car jusqu'alors on y voit encore le droit de monnaie en vigueur et en exercice.

Le chapitre crée un Sonrier, ou chef de police, qui est comme son procureur et dépositaire de son autorité, qu'il exerce dans certains cas , dans une chambre de justice nommée la Pierre Hardie, sur tous les sujets, tant de la ville que du faubourg, et de quelques autres seigneuries; en première instance et par appel au buffet du chapitre, et de là à la cour souveraine.

Mais cette juridiction est aujourd'hui extrêmement limitée et affaiblie par les officiers du prince, qui sont ordinairement soutenus contre ceux du chapitre.

L'établissement de l'hôtel ou conseil de ville à Saint Diey, n'est que de l'an 1628. Dès le temps du grand duc Charles III en 1571 , certains bourgeois de St. Diey avaient sollicité ledit établissement ; ils furent déboutés par arrêt du 20 janvier 1603. Cependant par un autre arrêté du septième d'août 1628 , ladite chambre du conseil de ville fut érigée et confirmée avec plusieurs modifications. Il fut ordonné 1°: Que,les pinq conseillers de l'hôtel de ville nommés par le duc, demeureront en charge les trois premières années; et que le chapitre

(i) Benoit, Hist. de Lorr., p. o,3i.

en nommera un à la pluralité des voix, outre les quatre déjà nommés, le serment duquel sera pris par le sonrier ; la première séance demeurant au premier des cinq commis nommés par le prince, et la deuxième au premier des cinq conseillers nommés par le chapitre, lesquels dits conseillers auront seulement la connaissance des faits de police exprimés dans l'acte de cette érection.

2° Les bourgeois de Saint Diey éliront à la pluralité des voix huit d'entr'eux, de trois en trois ans , au jour du mercredi gras, savoir: quatre en la part du duc, et quatre en la part du chapitre , pour à la présence des sonrier et commis, et des prévôts eu lieutenans , prendre connaissance de ce qui concerne le bien et profit de la communauté de Saint Diey; sans toucher néanmoins à la juridiction qui demeurera comme du passé, aux officiers qu'il appartient, sous les réserves et modifications plus au long exprimées dans les lettres d'érection.

Lesdits du conseil, ne pourront exercer aucun acte de juridiction de haute, moyenne etbasse justice, dans le banetfinage de Saint Diey, hors la ville et faubourg, non pas même pour chose communale. Ledit conseil se tiendra en l'hôtel de ville, et les vénérables auront la correction de leurs sujets y délinquans, et prendront les amendes et autres émolumens de haute, moyenne et basse justices , pour fautes et crimes par eux y commis.

Depuis l'an 1628, il est encore arriTé grand nombre de changemens et de dérogations dans la manière de gouverner et d'administrer la justice dans la ville de St. Diey, mais tout ce détail n'est pas de mon sujet ; ce chapitre est encore celui de toute la province qui a mieux conservé ses droits et prérogatives.

Le bailliage de Saint Diey est divisé en cinquante-cinq communautés ; mais il y en a de fort étendues, ce qui fait en tout cent soixante villages ou hameaux. Il s'étend au delà des montagnes dans la ville de SainteMarie, et dans le val de Lièvre. Il y a aussi

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