Images de page
PDF

maîtrise des eaux et forêts, recette des finances et des bois , et une brigade de maréchaussée.

La paroisse dédiée en l'honneur de la Ste.-Croix , est dans l'église même collégiale, et les villages deRobache, Gratain, Marzelay, la Pêcherie et le Viller, en dépendent.

La paroisse de saint Martin est pour le faubourg et le village de la Bolle.

Il y a encore la chapelle de l'hôpital, et la chapelle particulière de St. Diey, où il y a un prêtre résidant.

L'hôtel de ville est composé d'officiers du roi et du chapitre.

Le siège de la Pierre-Hardie est tenu par on gradué, pour toutes les terres du chapitre en première instance , et ressortit au buffet du chapitre

aussi une des sources de la Meurthe, très près de l'étang de Longuemer et de Retournemer, dont elle reçoit les eaux. Elle se grossît ensuite de celles du lac de Gerarmer et à une lieue de Bruyères de celles du Neuné, où l'on commence à y voir des perles.

Les huîtres dont on tire les perles sont en si grand nombre dans le ruisseau de Neuné, qu'il sembje que le fond en soit pavé. Ce ruisseau a sa source au village de Martinpré près Bruyères et vient joindre la Vologne à une lieue de Bruyères.

La Vologne passe par Granges, Champ, Docellcs, etc., et tombe dans la Moselle

entre Archette et Jarménil. Celte rivière, assez peu considérable en elle-même, est en grande réputation dans nos historiens lorrains par les moules ou poissons à DIZIER (St.) faubourg de Nancy voyez , écailles qui s'y trouvent en assez grande Boudonvtlle. • quantité et d'où l'on tire des perles. Nous

DOCELLES. tk Rivière De Vologne avons composé et fait imprimer, il y a nomou Ia Pbrlb.—Docelles, village sur la bre d'années, dans les journaux de TréVologne, baillage de Bruyères ; seigneur, voux, une dissertation sur la nature des le roi; cour souveraine de Nancy; la pa- ! perles, où nous avons fait voir que l'on en roisse a pour patron saint Valbert, abbé de trouvait non-seulement dans la Vologne, Luxeuil; le chapitre de Remiremont nomme , mais aussi dans d'autres rivières et ruisseaux

à la cure, il a les deux tiers de la dime , contre le curé pour l'autre tiers, qui jouit aussi de la totalité de la menue dime.

Dépend Chéniménil, où il y a une chapelle sous l'invocation de saint Jean-Baptiste.

Item Chamont-la-Rue, et plusieurs granges.

Tendon était aussi autrefois une dépendance de Docelles, le patron de l'église est saint Claude. Le chapitre de Remiremont nomme à la cure de Docelles et à celle de Tendon.

Dépendait aussi Faulcompierre, la Poirie et euviron quarante granges. Ces deux paroisses sont en partie de la prévôté de Bruyères et en partie de celle d'Arches.

Il y a sur le ban de Docelles trois papeteries et un moulin.

Rivière de Cologne.

La Vologne prend sa source auprès du grand Valtin, dans le même pré d'où sort

de Lorraine; nous en avons trouvé nousmêmes , dans la rivière de Meurthe, entre SSnt-Dié et Etival, au village de la Voivre. Ces perles ne sont pas d'une figure égale, ni d'une eau toujours aussi parfaite que celles de la mer ; elles ne se trouvent pas dans les plus beaux , ni les plus gros de ces coquillages, c'est au contraire dans ceux qui ont moins d'apparence et moins de régularité dans leurs figures, et que je crois être les femelles. J'ai proposé plusieurs conjectures sur la nature des perles ; il m'a paru que ce pouvait être ou les œufs de ces coquillages, ou plutôt que c'était la matière dont se forment les coquilles, à peu près de même que dans les écrevisses; les pierres sont la matière dont se forme la coque de l'écrevisse, lorsqu'elle se renouvelle.

Le feu duc Léopold I, ayant fait venir en Lorraine le révérend père Sébastien, carme de la place Manbert, célèbre mathé

maticien, il Ait beaucoup question des perles de la Vologne; on- en pécha un grand nombre que Ton apporta à Lunéville ■ pour en examiner la nature et l'origine. Il me fit l'honneur de me dire qu'il croyait que c'était des espèces de bézoards , qui se formaient dans le corps de ces poissons, comme il s'en forme dans le corps et dans l'estomac d'autres animaux. Je ne sache pas qu'il ait rien écrit sur cette matière.

Mais nos anciens historiens lorrains relèvent ce pays par les singularités qui s'y trouvent, comme les mines d'or et d'argent dans les montagnes de Vôge, les pierres d'azur à Vaudrevanges, les perles dans la Vologne, etc.

DOMBASLE, — Dombasle, DomnusJJasolus, village à une demi-lieue de StNicolas, sur la route deLuneville. Lepatron de l'église est saint Basle(l). La cure, qui dépend originairement du prieuré de St.Don, est unie , de même que le prieuré, à la collégiale de Saint-George de Nancy; mais le prieuré de Varengéville étant uni à l'église primaliale de la même ville, le chapitre de la primatiale tire la dîme des terres ensemencées par les treize maisons de Dombasle, qu'on nomme maisons de St. Gorgon, parce que St. Gorgon est patron de l'abbaye de Gorze et du prieuré de Varengéville. \

Dès l'an 752 (2), le roi Pépin, à la prière de Crodegaad, évêque de Metz, donna à l'abbaye de Gorze six familles qu'il avait à Dombasle, avec l'église, la dîme et la totalité de -ce lieu in Pago iniensi(ou plutôt Seginensi ou Portensï) et in comitatu Scarponensi, in villa quai Domno-busilla vocatur, mansos sex etecclesiam cum decimatione et omni integrilale ejusdem villœ.

Il parait qu'alors Dombasle était assez peu de chose; dans la suite il s'est bcau

(1) Saint Basic, Basolus, était un solitaire qui a vécu dans le territoire de Reims , vers Louvoy et Sillery, au sixième siècle, sous le règne de Childeric, on en fait la fête le 26 novembre.

(2) Hist. de Lorr., t. 1, p. 273 , Preuves.

coup augmenté et il a été possédé par des seigneurs particuliers qui sont fondateurs du prieuré de St.-Don, ou Dodon, ou Donat, qui était ci-devant près la grande route de Dombasle à Lunéville,

On croit que St. Don, ou Dodon, ou Donat, patron du prieuré de ce nom, fut martyrisé par les Vandales, sur la rivière de Meurthe , à peu près au lieu où était situé ce prieuré ; le temps de son martyr est inconnu. Les Vandales se répandirent dans les Gaules au cinquième siècle. On conserve ses reliques dans une châsse de bois doré, en l'abbaye de St.-Matisuy. Ce prieuré et sa dépendance furent donnés à l'abbaye de St.-Mansuy et ensuite unis àla collégiale de St.-George de Nancy. Le prieuré est aujourd'hui entièrement ruiné.

Quant aux fondateurs de ce prieuré, voici ce qu'on en lit dans une charte de Ricuin, évêque de Toul. Il dit que Vidric de Dombasle, avec son fils Théodoric, et Ide, matrone vénérable, avec son fils Haimon , ont donné à Theodemare, abbé de Saint-Mansuy, l'église de Saint-Don ou Dodon, qu'ils ont bâtie dans leur propre alœuf. Que Pibon , évêque de Toul, prédécesseur de Ricuin, en avait consacré l'église, et avait béni le cimetière, et en avait agrandi le circuit qui auparavant était trop resserré. Il ajoute que Haimon et Theoderic Baudus de Dombasle, prédécesseurs de ceux dont on a parlé, y avaient ajouté quelques biens , mais il paraît que Vidric et Ide de Dombasle en étaient les principaux fondateurs et bienfaiteurs.

En 1147, Henri de Lorraine, évêque de Toul , raconte la chose dans un plus grand détail. II dit que saint Don ayant souffert le martyr sur la rivière de Meurthe , assez près du grand chemin , par la main des Vandales, on lui donna la sépulture au même lieu; qu'il se fit plosieurs guérisons miraculeuses à son tombeau; qu'une femme pieuse y ayant recouvre la vue, y érigea une petite chapelle qui y subsista jusqu'au temps de Thicrri de Dombasle, homme illustre , qui la rétablit en un état plus décent et la fil consacrer par Pibon , évêque de Toul, (qui a gouverné cette église depuis l'an 1070 jusqu'en 1107).

Vers le même temps, les seigneurs de Dombasle offrirent cette église à Théomare, célèbre abbé de Saint-Mansuy de Toul, le priant de la prendre sous sa direction et de lui donner les biens que son abbaye possédait à Dombasle; ce qu'il agréa, et ajouta à ce prieuré ce qui avait été donné à son abbaye au même lieu, par des personnes pieuses et puissantes , et en particulier tout le terrain qui s'étendait depuis lebande Saint-Pierre (ou de St. Mansuy), jusqu'à celui de Saint-Gorgon de Varengéville. De plus, Vidric et Thlerri de Dombasle, son fils , y firent des donations considérables, et en particulier ce qui leur appartenait dans l'église de Dombasle, en dimes et en offrandes.

Une veuve nommée Ida, après la mort de son mari Drogon , du consentement de ses deux fils Haimon et Rodulphe, lui fit aussi donation de quelques fonds de terre; on nomme au même endroit Ide, religieuse de Remiremont, fille de la même Ida, qui lui donna deux gerbes de • revenu, dont elle se retint l'usufruit pendant sa vie. On fait aussi mention de Gérard de Vitrimont, de Leucarde sa femme, et de leurs fils Heriman et Barlhelémi; parmi les bienfaiteurs de l'église de Saint-Don, on ajoute Ermentrude, sœur de Haimon et femme de Conon, et Mathilde, sœur du même Haimon, et V'arin son fils, et Hugues, fils de Conon (ce dernier se fit moine apparemment à Saint-Mansuy), tous.bienfaiteurs de cette église. On y remarque que Haimon était alors sur le point de partir pour le voyage de Jérusalem en 1147.

ta terre et seigneurie de Dombasle passa dans la maison de Salm apparemment par quelque mariage; car en 1225, Ferri « Blâmant et sa femme Dame de Dombasle , sont dénommés dans un titre de Senoaes, et en 1233, Henri de Dombasle, frère du comte de Salm, et en 1290 , Jean «e Dombasle, écuyer, fil» de Henri de

Dombasle, chevalier. Voyez la généalogie de la maison de Salm.

L'on voyait à Dombasle deux châteaux, l'un nommé Lamotte et l'autre Florainville. La petite rivière de Sanon se jette dans la Meurthe, un peu au-dessous de Dombasle. La chapelle de Notre-Dame de pitié, fondée en 1520, et ci-devant dans l'église paroissiale , est à présent transférée au château, depuisl'anl674eHeestà la collation du seigneur , chargée de quatre messes par semaine, elle est presbytérale et le chapelain possède un revenu considérable. On y connaît aussi une chapelle de l'assomption, dont le chapitre de St.-George est collateur. On y voyait, il y a quelques années, un bermitage aujourd'hui détruit. Cet bermitage était contigu à la chapelle du prieuré de Saint-Don; l'un et l'autre ont été détruits de nos jours.

Je parlerai de Varengéville sous l'article de Saint-Nicolas.

Il y avait aussi dans Dombasle une seigneurie nommée la seigneurie des Armoises (1), qui fut possédée par Claude des Armoises, bailli de l'évêché de Toul, et ensuite par Michel Lataxe , qui vendit la moitié de cette seigneurie au duc de Lorraine en 1585.

Dès l'an 1050 ou 1052 (2), l'abbaye de Blenrville possédait un fief à Dombasle.

La maison de Dombasle, comme descendante de celle de Blâmont, portait de sable à deux saumons adossés d'argent, l'écu semé de croix recroisetèes , au pied fiché d'argent. La maison de Dombasle est fondue dans celle de Lucy; Henri de Dombasle ayant épousé Béatrix du Chalejet, en eut Errard , qui épousa Marguerite de Nancy, et en eut Jean , qui épousa en premières noces Marguerite de Fléville, et en secondes, Jeanne de Marchéville, et en eut Marguerite , mariée à Jean de Lucy, auquel elle apporta Dombasle en 1420J c'est la dernière de cette maison.

Lucy est un village sur laNièdefrançai

(i) i585, aaMai Archives deLorr.
(2) Hi&t de Lorr., 1.1, p. i*§. et 445*

se, répondant à Amance, du diocèse de Metz , de l'archiprêtré de Morhange. La cure est à la nomination de l'abbé de saint Martin devant Metz, à présent à la primatiale de Nancy.

La maison de Lucy portait d'argent à trois lions de sable, 5, i, armés, lampassés, allumés et couronnés d'or.

Vari de Lucy ou Lucey, seigneur de Dombasle, prieur commandataire de Flavigny, protonotaire apostolique, se signala au seizième siècle, par ses charités et libéralités envers les pauvres ses sujets. Il fonda deux bourses au collège de la Marche à Paris, pour y entretenir deux enfans à l'étude , huit ans durant ; ces enfans devaient être choisis de Dombasle ou de Rosières aux Salines : de plus, il donna des sommes considérables pour aider à marier chaque année cinq filles pauvres ; enfin il donna au chapitre de Remiremont, une somme de 3,300 francs barrois, pour acheter une rente de cent francs barrois, qui devait être distribuée à six pauvres enfans, pour les faire instruire ou apprendre un métier , et les mettre en état de gagner leur vie le reste de leurs jours ; on devait donner quinze francs par an pour chacun de ces six enfans, à choisir dans les villages de Dombasle , Crevi, Grandvezin , Flavigny, Antlup, Hudiviller, Lucy,Vaulthimont. Vari de Lucy pour assurer ces fondations , les fit approuver et autoriser par le duc Charles III par ses lettres du 25 janvier 1564.

DOMBROT voyez Bousey.

DOME (ie) prieuré, Wjj.la FAUCHE.

DOMEVRE, voyez BON-MOUTIE R.

DOMEVRE.— Il y a plusieurs lieux en Lorraine qui portent ce nom.

Celui dont nous voulons parler ici, est situé sur le chemin de Lunéville à Blâmont, à une lieue de cette dernière ville, sur la rivière de Vezouze; la paroisse est dédiée sous le nom de saint Evre , évêque de Toul, à la nomination de l'abbé de Do

diocèse de Toul, bailliage de Blamonf,

L'abbaye de Domévre, jouit des droit» quasi-épiscopaux dans quelques paroisse» de sa dépendance; mais M. de Camilly évêque de Toul, en vertu d'un arrêt du conseil du roi Louis XIV, est rentré dans la jouissance de sa juridiction épiscopale, sur les paroisses qui sont du domaine de la France , savoir : Uarboué , Cirey, le Val, qui est le lieu où était ci-devant l'abbaye de-Bon-Moutier, Bodonis monatterium , dont nous avons parlé dans son article, et qui ayant été ravagée par les guerres, a été transportée à Domèvre en 1569 , où elle subsiste stujwurd'hui avec beaucoup d'éclat; le roi Stanislas ayant fait unir la taanse abbatiale de Domèvre au généralat de la congrégation de saint Sauveur, à perpétuité ,' par bulles du mois de janvier 1748 , autorisées par lettres du même roi, du 24 février 1749 , elle sera par conséquent élective et régulière dans toute la suite des temps;

La seigneurie de Domèvre relevait autrefois de l'évêque de Metz (1), comme il parait par un contrat d'engagement fait par par Raoul de Coucy, évêque de Metz, à Charles III, duc de Lorraine; de 1* moitié de son château de Remberviller r Domèvre, et autres lieux contenus dans ledit contrat, pour la somme de quatre mille francs d'or, à faculté de rachat perpétuel , en date du 2 mars 159S.

Le même Raoul de Coucy engagea encore au même duc Charles III, la moitié de son château de Remberviller, Domèvre, Beure et autres lieux , pour une rente de deux cents francs d'or, le 20 septembre 1597. En 1419 , le 12 octobre, Androuii» d'Oriocourt, reprit de George, évêque élu de Metz, Marlatour, Domèvre et d'autres terres. Voyez Saint Sauveur Ou BokMoutier.

En 716 , le 15 octobre , le roi Louis III dans un diplôme , dont l'original se conserve en l'abbaye de saint Maximin de irnoû, ayant donné à un seigneur nommé Hildeman, une partie de la seigneurie de Domèrre, cet Hildeman fut accusé auprès du roi Louis, fils du roi Arnoû , d'avoir anticipé sur le terrain qui ne lui appartenait pas; Louis confisqua ce qu'avait possédé Hildeman , et le donna à Batfride et Renaud, c'est-à-dire toute la seigneurie de Domèvre avec l'église , les champs , les prés, les eaux , les serfs de l'un et l'autre sexe. V. Honthem hist. Trevir. t. 1 , p. 239. D'où vient cet original à saint Maxiniin? apparemment que la seigneurie de Domèvre lui fut cédée dans la suite , et à la fin fat donnée à St. Sauveur, par Bertholde évêque de Toul, qui transféra l'abbaye de Bonmoutier à St. Sauveur, vers l'an 1009 ou 1010.

mèvre , desservie par un religieux de l'or- (Trêves , témoigna que son père, le ro» dre de saint Augustin , de la congrégation (, j Arrêt do réunion du a3 décembre 16S0, réformée de saint Sauveur en Lorraine; p»ge aog.

On connaît dans le Diocèse de Toul, plusieurs villages du nom de Domèvre, et qui ont saint Evre ou Aper, évêque de Toul, pour leur patron, ce qui fait voir la grande réputation de ce saint, et l'étendue de son culte.

DoMÈvRE-sur-d'Urbion, village du ban de Barécourt, à trois lieues de Bruyères , une et demie de Chaté.

Domévke , village à trois lieues de Ponts-Mousson et de Toul, deux de Mandreaw-quatre-Tours.

D<)MÈvRE-sur-Av ière, village à une lieue et demi d'Epinal, deux de Cbàté, traversé par l'Avière.

Domèvke-sous-Montfort, village à une lieue de Mirecouri, dans la baronnie de Iresnel.

Domèvre Ou Dom-epvri , église champêtre ; paroissiale de Vaxy et de Gerbécourt.

DOMJEVIN.— Domjevin ou DomGevîn , Domnus-Jovinus, village à droite de la Vezouze , trois lieues au-dessus de Lunéville. Un ruisseau s'y joint à la rivière au-dessous du village. Bailliage de Lunéville., caur souveraine de Nancy.

En 1248 (1), Ferri de Salin sire de Blàmont, déclare que Mathieu duc de

(i) Archiv. dcLorr. Lay. Blàm.

Lorraine lui a cédé la moitié du ban de Domjevin et de Laufrebonne , et que, de ce qu'il pourra acquérir de Henri son neveu , par droit ou autrement, le duc en aura la moitié , et lui l'autre. En 1S29 , les habitans de Domjevin se mirent sous la protection et sauvegarde de la duchesse de Lorraine, Isabelle d'Autriche et du duc Raoul ion fils, moyennant deux sols tournois que chaque feu devait leur payer par an. Henri comte de Blàmont, de qui le village dépendait, y donna son consentement. Les mêmes habitans renouvelèrent le traité de sauvegarde en 1384, avec Jean duc de Lorraine, à charge par chacun habitant, d'un resal d'avoine , mesure de Lunéville , avec une geline (une poule); et la femme veuve un demi resal et une geline.

DOMMARIE prés de Féselise, ThoRey, Estrkval.— Dommarie, village dans le comté de Vaudémont près Vézelize, diocèse de Toul. L'église de Dommarie est dédiée à Notre-Dame dans sa nativité. Patron , le chapitre de Bouxières-aux-Dames; Décimateurs, ledit chapitre pour les deux tiers , et le curé pour l'autre. Seigneur, le roi. Bailliage et comté de Vaudémont.

Annexe, Thorey , Patron, saint Laurent; mêmes décimateurs et seigneurs. On m'a écrit il y a quelque temps (1) , que l'on voit au cimetière de Thorey, sur une tombe, un dragon volant, gravé, avec ses quatre pattes , que l'on croit par tradition avoir été tué par un nommé Virion , dont la famille subsiste encore à Thorey, et que ce dragon avait quatorze à quinze pieds de longueur. Ce Virion est décédé en 1608.

Au voisinage et dans la dépendance du village de Dommarie, est situé le village à'Estreval sur le Mâdon, à une lieue de Vézelize, où il y a un vieux château appartenant anciennement à la maison de Gournay. Cette terre fut vendue a Ignace de Gournay, qui la revendit à M. le prince de Craon , qui la fit ériger en comté, sous

(i) M. Baillet avoeat à Lunéville en i j5o.

« PrécédentContinuer »