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le nom, de Gournay, le 12 septembre 1724; mais cette terre a repris ou conservé son ancien nom d'Estreval, et est aujourd'hui possédée par les héritiers de M. Tervenu , ci-devant conseiller d'état. Les décini3teurs de ce lieu sont, le chapitre de Bouxières-aux-Dames , celui de Vaudémont, et le curé d'Eslreval, chacun pour un tiers.

Le R. P. Benoit Picart, dans son pouillé de Toul (1), parle en plus d'un endroit de l'abbaye d'Estreval, aujourd'hui ruinée. Je n'en ai aucune connaissance.

Depuis environ deux ans , on a découvert dans le château d'Estreval, une grotte souterraine, dans laquelle il y a une statue de pierre , posée sur un piédestal, haut d'environ un pied et demi. La statue est mutilée et sans tête, montée à califourchon sur un bélier. Elle est nue depuis le nombril jusqu'à la tête. On voit près de là une espèce de bouteille ou de bourse. Les uns ont pris cette statue pour un Bac

chus , et d'autres pour un Mercure; ce

était bâti sur le ban de Dommartin, dont la cure appartenait à son abbaye. Heriman évêque de Metz , et Pibon évêquc de Toul , convinrent que Sophie ferait donner à Hodierne un certain cens annuel pour indemnité. Après quoi l'église fut dédiée et cédée à l'abbaye de St.-Mihiel.

L'évêque Pibon en 1076 , accorda à la prière de la princesse Sophie , qu'à l'avenir , le prieuré de Laitre serait exempt, non seulement des redevances qu'il devait à l'évêque de Toul, mais aussi de toute dépendance de l'église de Dommartin, dont il dépendait autrefois. Le duc Thierri, aïeul de Sophie, avait racheté ceux d'Amance de leur soumission à la cure de | Dommartin , en accordant au curé de ce dernier village , la moitié des dîmes d'Amance; et comme le peuple d'Amance était si farouche que nul archidiacre, nul doyen n'osait entrer dans leur village pour y faire ses fonctions , l'évêque Bertholde les avait obligé de porter tous les ans leurs offrandes à Dommartin; ensuite il leur or

dernier sentiment nous paraît le plus croya- donna de se trouverai! synode an même ble , la montagne de Vaudémont au pied j lieu; enfin , à la prière du duc Théodoric, de laquelle est Estreval, à la distance, il les exempta de toute juridiction de la

d'une demi-lieue, étant indubitablement cure de Dommartin. C'est l'état où l'évêconsacrée à Mercure, dès le temps les plus

recules. DOMMARTIN-SOUSMMANCE. —

Dommartin, village à une lieue et demie de Nancy, situé sous Amance. Dommartin était anciennement la mère église d'Amance, de Laitre, de Lay, d'Eulmont, de Blanzey et de Séchamp; aujourd'hui il ne passe plus que pour annexe d'Amance. Mais dès l'an 1076 (2), ces villages étaient affranchis depuis long-temps de la dépendance de Dommartin. Cette cure de Dommartin , appartenait originairement à l'abbaye de de sainte Glossinde de Metz; et comme la princesse Sophie voulut faire consacrer l'église du prieuré de Laitresous-Amance , qu'elle avait fondé , Hodierne , abbesse de sainte Glossinde, s'y opposa, disant que ce prieuré de Laitre

fi) Pouillé de Toul, préface, p. 38.
(2) Hist. de Lorr., t. î, p. 1087, 1088.

'que Pibon les trouva , et où il les confirma. Aujourd'hui, Dommartin et Laitresous-Amance, sontregardés commeannexc dudit lieu.

La paroisse est dédiée à St. Martin. Le curé a un fixe de quatre paires et un chapon. Les bénédictins de Saint-Mihiel, à cause de leur prieuré d'Amance, prennent une part dans les dîmes de ces deux villages. Nous avens fait un article particulier d'Amance, et un autre de Laitre-sousAmance.

Il y avait autrefois une léproserie à Laitre-sous-Amance.

DOMMARTIN , près la ville de Toul — Dommartin, village à l'orient de la ville de Toul, au-delà de la Moselle; patron, saint Martin ; décimateurs, le chapitre de la cathédrale ; c'est un ancien fond de cette église, spécifié dans un diplôme du roi Arnoù de l'an 894. Ecclesiam DomniMartini una cum villa. Ce lieu est du présidial de Toul, parlement de Metz, souveraineté de France. On voit dans ce lieu une belle maison avec une galerie ou colonnade, ornée de figures de pierres en sculpture, bâtie par messire Pierre Gautier , doyen de la cathédrale de Toul, lequel a légué cette maison pour en faire un hôpital général, pour les pauvres de Toul, qui le possèdent aujourd'hui. Il y a une chapelle sous l'invocation de Saint Pi«rre, patron du fondateur.

Herbert, archevêque de Sardaigne (1), disciple de saint Bernard, qui composa en H 78, le recueil de plusieurs de ses miracles , en raconte un remarquable, arrivé dans l'église de Dommarlin une veille (le Pâques. Comme on manquait d'huile pour l'entretien de la lampe, on alluma on cierge qui devait brûler toute la nuit devant l'autel. Ce cierge ayant été placé sur un escabeau, tomba sur le pavé , roula jusqu'au pied de l'autel , et mit le feu à la nappe, et de suite à tous les iïnges qui couvraient l'autel, et qui l'ornaient , comme dans un jour de grande solemnité.

Le matin , le curé et les ministres entrant dans l'église, virent le dégât que le feu avait fait, et que tout était réduit en cendres , mais n'avait rien fait ni à la boîte de Lois sur laquelle le corps du seigneur «tait placé , ni dans les linges sur lequel '1 était posé , en sorte que le voile de soie <pu couvrait le corps du seigneur, était dans son entier; et comme le prêtre balayaitet ramassait les cendres de ce qui avait e'e brûlé , il trouva le sacré corporal aussi blanc et aussi entier, que s'il eût été soigneusement serré dans une armoire. Herbert assurait avoir appris ce miracle du neveu du curé, qui avait lui-même allumé

le cierge et qui tela.

avait été témoin de tout

On a vu une merveille encore plus admirable dans l'abbaye de Faverney en Franche Comté en 1608.

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i,c. 19.

Le S. Sacrement ayant été exposé solemnellement dans un reliquaire d'argent, le feu prit à l'autel? brûla tous les linges, et le S. Sacrement demeura suspendu en l'air au-dessus de l'autel : plusieurs personnes passèrent des épées tout autour , pour voir s'il ne tenait à rien; tout le voisinage y accourut, on y vint en procession de toutes parts; on en dressa des procès-verbaux; enfin, comme un bon prêtre, curé de Menou , village voisin, disait la messe snr le même autel, on vit descendre le S. Sacrement tout doucement et de lui-même, se poser sur le corporal qui était au-dessous sur l'autel. On conserve encore l'hostie miraculeuse à Faverney, et une autre à Dole; car il y en avait deux d'exposées dans la même lunette qui se trouvait un peu trop large. Ceci arriva en 1608, le 24 de mai. J'ai soigneusement recueilli les actes de ce miracle, dont on a donné au public la relation, et toutes les circonstances imprimées et répandues dans toute la Bourgogne; lesdits procès-verbaux attestés par cinquantedeux témoins irréprochables; et le S. Sacrement demeura ainsi suspendu en l'air, sans soutien, pendant environ trente-trois heures.

Dommartiî» , village de Chatenoi, situé sur la rivière de Yraine, ayant titre de baronnie , diocèse de Toul; patron, S. Martin; collateur, le seigneur du lieu M. Dupaquier; décimateurs le curé pour un quart de la grosse et menue dime; le reste se partage entre le seigneur et plusieurs ecclésiastiques.

La terre de Dommartih a été tenue depuis plusieurs siècles, par des seigneurs de nom et d'armes, qui ont possédé les premières charges dans la Lorraine, et les premières dignités dans ï'état ecclésiastique. Cette seigneurie fut portée par mariage dans la maison de Croy, et le sieur Dupaquier l'a achetée des ducs de Croy et d'Havre. La maison de Dommarlin portait de sable à la croix d'argent. Koyez le grand nobiliaire (1).

(1) An io3o, de S. Martin.

Vari de Dommartin, quatrevingt-huitième évêque de Verdan, était second fils du seigneur de Dommartin (1). Son frère aine fut seigneur de Dommartin et bailli d'Epinal et maître d'hôtel du duc René II. On peut voir la vie de Vari de Dommartin dans l'histoire de Verdun , page 406.

Il y » lieu de croire que c'est de ce château de Dommartin, dont il est parlé dans la vie d'Herman , évêque de Toul, mort en 1026 (1). Jpse Domini Martini Cas— tellum àfundamentis construxit Jirmum, custodiœ circumvicinorum prœdiorum utilissimum.

Il y a dans l'église paroissiale une chapelle de Notre-Dame et de saint Claude, fondée le 16 juin 1513, par Erard de Dommartin, bailli de Vôge, et Jaquette d'Haraucourt son épouse, érigée en titre de bénéfice le 4 juin 1539.

La chapelle de Notre-Dame de Pitié et de saint Nicolas, fondée dans le château par les seigneurs du lieu, qui en sont patrons. Elle était autrefois desservie par deux chapelains. Elle a depuis été donnée aux tiercelins de Bayon.

lia chapelle de saint Fiacre et de saint Hubert,, fondée au milieu du village, pour servir de chapelle à l'hôpital.

L'hôpital de Dommartin fut fondé au quatorzième siècle, par les seigneurs du

lieu , pour y recevoir les pauvres de la baronnie, et y loger les passans.

Dépend l'hermitage de saint Jean de Bouvey.

On connaît encore Dommartin, à une lieue et demie de Nancy.

Dommartin-aux-Bois, ban de Girau— court, répondant à Dompaire.

Dommartin—la-Chaussée, village de Thiaucourt, diocèse de Metz.

Dommartin-la-Montagne, village de Thiaucourt, diocèse de Verdun.

Dommartin -les— Valois, village de Darney. 't

Dommartin-les-Ville-kur-Illon, village de Dompaire.

(i). Histoire, de Lorraine, t. i , page 407. (2) Hist. de Lorr., 1.1, p. 166.

Dommartin, village, ban de Lonchamp, répondant à Arches.

DOMPAIRE.— Dompaire, ville située entre Epinal et Mirecourt, sur un ruisseau qui se jette dans le Madon au—dessous de Mirecourt: prévôté royale , annexe de la Viéville. L'église de Dompaire fut bâtie seulement en 1524. Patron, saint Nicolas; bailliage de Vôge. Dompaire étant aussi récent que nous le venons de dire, on ne doit pas être surpris de n'en rien trouver dans, les anciens.

On y voit la chapelle de saint Nicolas et de saint Claude, fondée en 1585, par Claude Sauveur j patrons, les héritiers du fondateur; charge, une messe chaque dimanche. La chapelle de sainte Anne et de sainte Catherine ; patron, le sieur JeanBaptiste Bunois de laNureauj charges, une messe tous les mois.'

La chapelle de saint Christophe; pa

héritiers du sieur Guillaume

, trois paires de resaux,

trons, les
d'Esli; son revenu
froment et avoine.

La chapelle de tous les Saints fondée en 1634, par Jean André, vicaire de Yarengéville. ■ •

chapelle de sainte Catherine, fondée en 1602 , par Louis Gérard, curé du lieu ; revenu , dix paires; charges, une messe par semaine.

De Dompaire dépend Madonne, où il y a une église sous l'invocation de saint Etienne; seigneur, le roi, pour la hante justice , et le chapitre de Remiremont pour la moyenne et basse.

Dépendent aussi Néglancourt, Lamerey, Bètegney, S. Brice, Chemiran, la Bue , et enfin l'hermitage de Viéville.

En 1475, Charles-le-Hardi, duc de Bourgogne, étant entré en Lorraine, après avoir pris la plupart des villes, du pays, vint se présenter devant Dompaire (1).

La ville voulut se mettre en défense, mais voyant toute l'armée de Bourgogne devant ses murs, elle se rendit. Les habi

(1) Hist. de Lorr., t. a , p. 1018.

Uns furent faits prisonniers de guêtre, Harol sont en contestation entre les offileurs Liens confisqués, et la ville brûlée. ciers du bailliage de Darney et ceux de la

Cette ville n'est plus aujourd'hui qu'un prévôté commune de Dompaire. bourg. L'édit de juin 1751, y a conservé j Ferri, duc de Lorraine, ne pouvant une prévôté royale sur ce qui en appar- payer les dix mille livres de douaire, tient au roi; les appels se portent an que le duc Thiébaut, son père, avait donbailliage de Darney. La déclaration du 22 ' nées en mariage à sa tante Isabelle dé novembre de la même année y a conservé Lorraine, lorsqu'elle épousa Henri, comté aussi la prévôté commune, composée du de Vaudémont, il lui engagea la ville prévôt royal et de l'officier du chapitre de i et le château de Dompaire, jusqu'à rachat Remiremont, qui exercent la justice sur les ; de ladite somme (1). Les lettres sont de sujets communs au roi et au chapitre, ré- l'an 1513.

panclus dans différons bans et villages de | Le duc Jean engagea la même seigneul'ancienne prévôté de Dompaire. Lesap-j/ie de Dompaire, en 1378, à Brun, pels de cette prévôté commune se portent ' seigneur de Ribaupierre, pour nne somme à la justice commune de Remiremont. Il de deux Mille deux cens petits florins y a à Dompaire une église presque ruinée, I d'or, payable à une fois dans la fortebâtie en 1524. Elle est annexe de celle de ; resse de Magnères , ou dans celle de Ro

la Viéville,

Des communautés qui composaient l'ancienne çrévôté de Dompaire, celles de Dompaire, des Ablevenettes, Aboricourt, Begnécourt, Bettegney-devantDompaire, Bocquegney, Fomerey, Bouzemont et Bazegney, Chaumouzey et 1 abbaye, Damas - devant - Dompaire, Darnieule , Derbamont et Circourt, Frénois, Gelvécourt et Adompt, Gigney, partie de Gorhey, Pont-les-Bonfaï, Hennecourt, Hoffelize, l'abbaye de Bonfaï

mont; laquelle somme le duc remboursa en 1378.

DOMPIERRE EN VOFVRE.— Dompierre en Voivre, Domnua*Petrus, village entre l'Ornain et le ru de Longeau , bailliage d'Elain , à trois lieues de cette ville, diocèse de Verdun ; M. le comte de Vezels en est seigneur haut justicier.

La seigneurie de Dompierre et celle d'AlIamont (2) au commencement du qua

torzième siècle, passèrent de la maison de

Jorxey, Légéville et ' Mailly en celle d'Apremont, par la vente

Madécourt, partie; qu'en fit en 1315, Guerard de Mailly, fils

de Madonne, Lamerey, Naglaincourt et ' de Jean de Mailly, à Gobert seigneur d'A^Craincourt, Mazeley, Oncourt, Pierre-' fitte, Racecourt, Rancourt, Saint-Vallier, Valfroicourt, Valleroy-aux-Sàules, Varmonzey, Vaubexy > Velotte, Viévillederrière-Dompaire , Ville-sur-Illon et Dommartin-les-Ville, et partie de Vomécourt sont de la juridiction du bailliage de Darney.

Celles d'Ahéville , Aviller, Bouxièresaux-Bois, Regney et Madegney, partie

premont, pour une somme de quarantedeux livres de Messins forts doubles, monnaie courante.

Livier de Roucels sieur de Varneville , citoyen de Meta, vendit au duc Charles III, en 1556, la moitié de la terre de Dompierre , l'autre moitié appartenant audit duc, pour la somme de mille francs Barrois. Il est dit dans les lettres d'acquêt, que cette terre est mouvante d'un évêque et

de Gorhey, Hagécourt et Maroncourt, le ' comte de Verdun. En 1588 , le même duc ban de Harol, partie de Madonne, La- Charles III engagea la terre de Dompierre mercy, Naglaincourt et Craineourt, Ta-1 à Jean le Pougnant, conseiller en la cour t'gnécourt, partie de Vomécourt et le souveraine de S.-Mihicl, pour quatre mille ban d'Uxegney sont de la prévôté com

mune de Dompaire,
Les bans d'Ecle, de Giraudourt et de

(i) Archives de Lorr. Layette Dompaire. (2) Archives de Lorraine, Layette, Contiens en Jarnisy.

deux cent vingt-cinq francs de Lorraine; il I en excepte seulement la vouerie, déjà appartenante audit Pougnant, par lui acquettée du sieur de Lussey , le ressort et la souveraineté,

La paroisse de Dompierrea pour patron saint Pierre. Le seigneur nomme à la cure. Le chantre de la collégiale de la Magdeleine de Verdun , perçoit la dime de Dompierre , sur laquelle il est chargé de payer un rez-froment à la mense du chapitre. On trouve un titre de Thierri, évêque de Verdun , de l'an 1046 (1) , et une bulle du pape saint Léon IX, de l'an 1049, qui donnent l'église de Dompierre à l'abbaye de saint Maur de Verdun. M. Husson , dans son histoire de Verdun , dit que Dompierre était autrefois une paroisse, mais qu'elleVest plus qu'une annexe de la cure d'Allamont.

Dompierre-aux-Bois, autre village du diocèse de Verdun, à deux lieues de SaintMihiel, bailliage de cette ville , cour souveraine de Nancy. Le roi en est seul seigneur. La cure est à la nomination de l'évêquc de Verdun. L'église a pour patron S. Pierre. Suzey qui est annexe, a pour patron S. Marcel.

Dompierre , village chef-lieu d'un ban sur l'Urbion, bailliage de Bruyères , cour souveraine de Lorraine. L'église a pour patron saint Etienne. La cure qui est ré gulière , possédée par un chanoine végu

DOMP-REMI LA PUCELLE.

I Domp-Remi-la-Pucelle, village situé sur la Meuse, entre Vaiicouleurs et Neufchâteau, prévôté de Ruppes, diocèse de Toul, célèbre par la naissance de la Pucelle d'Orléans, Jeanne d'Arc. C'est le nom de cette pucelle, si connue dans toutes les histoires; qui fut inspirée de Dieu vers l'an 1429, d'aller au secours du roi Charles VII, qui était alors réduit dans son propre royaume, à un petit nombre de provinces et de places, qui lui obéissaient, de sorte qu'où lui donnait par une espèce d'insulte le nom de Roi de Bourges.

Jeanne d'Arc s'adressa d'abord à Robert de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs, qui lui donna un habit d'homme, et la fit mener au roi, qui était alors à Chinon en Touraine. Charles VII ayant appris d'elle des choses qu'elle ne pouvait savoir que par des voies extraordinaires, lui donna un équipage, et la fit conduire à Mois, où ses troupes s'assemblaient pour faire lever le siège de la ville d'Orléans , assiégée par les Anglais. Elle entra dans Orléans le 28 avril 1429 et les Anglais levèrent le siège le huitième jour de mai même année. Après cela les villes du royaume rentrèrent en foule sous l'obéissance du roi Charles VII, qui fut conduit à Reims par la même Pucelle, pour

1 y être sacré, comme il le fut le 17 juillet

lier, est à la nomination de l'abbé de Chau- ; 1429. mouzey. Décimateurs, le chapitre d'Epinal \ Sur la fin d'août le roi s'approcha de pour la moitié des grosses dîmes, le curé, Paris: mais il ne put alors s'en rendre pour l'autre moitié et la totalité des me- ' maître. Sur la fin de la campagne, il annues. La sonrière de Remiremont «st dame noblit la Pucelle et toute sa famille; c'estdù lieu. La seigneurie foncière appartient à-dire, son père, sa mère, ses trois frères pour la moitié à MM. le marquis de Lé- et toute leur postérité légitime, tant en noncourt et le comte de Baye, l'autre moi- ligne masculine que féminine. L'acte de tié à M"" la sonrière. Dompierre est à deux leur annoblissement fut fait à Meun sur lieues et demie de Bruyères. j Yeuse en Berri, au mois de décembre

Le ban de Dompierre est composé de 1429 , et enregistré en la chambre des Dompierre, Mesménil, Viménil et de partie comptes qui était alors à Bourges, le 6 de Fontenoy et d'Aydoille. (janvier suivant. Le roi lenr donna pour

| armes un écu d'azur à deux fleurs de lys

(i) Histoire de Verdun , page 8 et 9 dans les d'or> et une ëPée d'argent à la garde dopreuves. '|rée, la pointe en hant ferrue à une cou

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