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meurera libre et franche comme auparavant , sans fraude et sans exception, et que dans les deux seigneuries de Champs et d'Arches, lorsque l'avoué tiendra les Plaids-Annaux, les églises des lieux ne recevront que la moitié des Cens , au lieu que dans les autres seigneuries, les églises tirent le tout.

En 1263, le duc Ferri III, donna ses lettres d'affranchissement à la ville d'Arches, suivant les lois de Beaumont en Argonne.

Le duc Léopold donna son ordonnance le S janvier 1721, pour le rétablissement de la ville d'Arches, confirma ses anciens privilèges, ?et en donna de nouveaux à ceux qui s'y établiraient. Mais cela n'a pas eu son entière exécution. Arches n'est pas fort augmenté.

En 1643, le dernier mars, il y eut une transaction passée entre les habitans de la prévôté et recette d'Arches, d'une part, et les habitans de la sénéchaussée de Ilemiremont, d'autre part.

En 1426, le duc Charles II, engagea les prévôtés d'Arches, de Bruyères , de Saint-Diez et de Bavon—l'Etape , pour assurance de la somme de quarante mille vieux florins de bon or, qu'il donnait en dot à sa fille Catherine de Lorraine, qui épousait Jacques, marquis de Bade. Archives de Lorr. Layette 4. Mariage et testament.

Le patron de la paroisse d'Arches, est saint Maurice; elle a dans sa dépendance le Menil, Annemenil, les Granges des Cassines, ou la chambre curiale.

L'abbaye deBonfey fut fondée en 1145, par Bernolle, seigneur d'Arches.

Il y a sur une hauteur près d'Arches les ruines d'un ancien château ducal. On y voit encore de très-belles caves, des souterrains considérables , un puits , des fossés, les ruines d'une chapelle et une tour quarrée , découverte. Ce château avait un aspect très-agréable. On découvre de là des forêts et des prairies, entre lesquelles serpente la Moselle.

On remarque près de cet ancien château

les débris d'une ancienne maison-fief, aujourd'hui réduite en masure. C'était la demeure des seigneurs de Cornement, dont la famille éteinte au quatorzième siècle, a été fondue dans celle de Jussy. L'on assure que les armes que l'on voit encore sur la porte , sont celles des Cornement , qui sont d'argent à une ;bande de gueule, accompagnée de six billettes.

La seigneurie dite autrefois de Cornement, ensuite de Jussy, est obvenue à M. de Baigecourt, baillif d'Ëpinal, au dernier siècle , et fui aliénée vers 1691.

On nomme à Arches certains habitans, les bons hommes aVArches, qui composent une mairie, et sont sujets à certaines redevances envers le roi et le chapitre de Bemiremont.

En 1620, il y avait à Arches un pont sur la Moselle. On y payait le droit de passage; et ce droit en cette année était affermé quatre-vingt-huit francs. Les voitures payaient deux carolus , monnaie ainsi nommée en ce temps-là, et tout le bétail à quatre pieds, un blanc.Ce pont ne subsiste plus depuis très-long-temps.

Arches était le siège de l'ancienne prévôté royale; les prisons étaient au château.

Il était d'usage avant les guerres, d'envoyer les procès criminels de cette prévôté aux échevins de Nancy, pour en délibérer.

Il y a quantité de villages et de hameaux qui dépendent du ban d'Arches. Laménil, les haute et basse Pouxeux, les Loyes, Géroménil, Annéménil, Dinozey, et la communauté des Cassines, où il y a trois belles papeteries et deux censés considérables; l'une, appelée la censé de Florinr court, près de Dinozey, dans la colline de Bingiméni, et l'autre , nommée les Cassines. Vis-à-vis la maison de la censé de Florincourt il y a une usine et moulin à papier, qui a été bâti en 1739 , par la demoiselle Vaudré , veuve du. sieur Pais, changeur de S. A. B. à Épinal.

La paroisse d'Arches ne subsiste que | depuis environ un siècle. C'est un démembrement de la paroisse de Hado, qui est une ancienne église.

■ Il y a aussi à Arches un hôpital ancien et bien fonde, érigé en faveur des pauvres passans.

ARCHES-SUR-MOSELLE, Au Val de Mets. —Arcs, ou Arches, {Villa de Arcubus) &\xr la Moselle, de l'archiprêtré de Vaux , dont la cure est à la présentation de l'abbesse de Sainte Glossinde de Metz. Ce lieu tire apparemment son nom des arcades, qui soutenaient le grand aqueduc qui conduisait les eaux de Gorze par Arcs, à Jouy-aux-Arches, qui est à l'orient de la Moselle, comme Arcs est au couchant de la même rivière. Il est souvent parlé d'Arcs dans notre histoire, et ce lieu , qui se trouve au voisinage de la ville de Metz , a souvent été exposé aux insultes et aux violences des coureurs > qui faisaient le dégât dans le val de Metz.

En 892 , le roi Arnoû accorda ce village aux chanoines de Saint-Arnoû de Metz , car les bénédictins n'y furent introduits par l'évêque Adalberon qu'en 941. Il leur accorde les dix familles qui lui appartenaient en propre à Arcs, situé dans la comté de Metz, ou de Scarpone.

Gratien de Guerre , un des officiers du duc René II, fit en 1480, une course sur les terres de Metz. Les villages d'Arcs, Ancy, Scie et Chatel-sous-Saint-Germain, étaient alors engagés aux seigneurs de Metz; Gratien les alla brûler. Un des officiers de l'armée de ce commandant, vint secrètement à Metz , et promit aux gouverneurs de cette ville de leur livrer Gratien. Ils rassemblèrent promptement quatre mille hommes, et se mirent en campage. Mais quand ils arrivèrent près de Damviller, comme ils faisaient rafraîchir leurs troupes, ils furent subitement attaqués et mis en déroute : On attribua ce mauvais succès au traître, qui avait engagé les Messeins dans cette entreprise. Il fut arrêté, et écartelé.

ARCHETTES.-Le village d'Archettes, est près d'Arches sur la Moselle; l'église a pour titulaire saint Léger: patron, le

chapitre de Remiremont : Un ruisseau qui la traverse, en fait deux parties; celle qui est du côté de Remiremont, est du bailliage de Remiremont. Et celle qui regarde Epinal, est du bailliage d'Epinal.

ARENTELE, ou Sainte-hélène , ou Argentelb , ou Argentière.—Arentele , nommée aujourd'hui Sainte-Hélène, village du diocèse de Toul, tire son nom d'un ruisseau nommé Arentele (1), qui passe dans ce village, et se jette dans la Mortagne, près de Remberviller. Ce ruisseau s'appelait autrefois Argentile; mais depuis long-temps le peuple du pays le nomme Arentele. Saint Diey étant sorti de Nevers, où il était évêque , pour chercher Dieu dans quelque solitude où il fut inconnu, vint d'abord à Romont avec deux disciples qui l'avaient suivi, où il fit son premier miracle, en agrandissant une poutre, que les ouvriers ne pouvaient placer sur une nouvelle maison, que le seigneur dudit lieu faisait bâtir. Delà , saint Déodat , ou saint Diey, s'avança vers un lieu nommé aujourd'hui SainteHélène , anciennement Argentele, à cause d'un ruisseau de ce nom qui y coule.

Saint-Diey déjà fatigué du voyage , résolut de s'y arrêter, et commença même à y jetter les fondemens d'un monastère. Mais les habitans du lieu craignant que le serviteur de Dieu ne se rendit à la longue maître du terrein qu'ils possédaient, l'obligèrent à quitter son entreprise; et à se retirer en Alsace, d'où enfin il vint au val de Galilée , où il bâtit le fameux monastère de Jointure, aujourd'hui nommé Saint-Diey.

Pour revenir à Arentele, ce ruisseau prend sa source au-dessus de Bruyères , passe par Granville , Pierrepont, l'Etang, puis vie* à Sainte-Hélène et à Saint-Gorgon, et va tomber dans la Mortagne à Remberviller. Arentele, aujourd'hui SteHélène, est annexe de Saint-Gorgon; l'église de Sainte-Hélène a pour patron Saint— Georges; décimatrice , l'abbesse

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d'Épinal pour Tes deux tiers des grosses et menues dimes, le 'chapitre de Saint-Diey prend un quart dans lesdits deux tiers , Je curé prend l'autre tiers, avec quelque diminution que le chapitre de Saint-Diey y perçoit. La haute justice appartient au roi (1) ; l'a seigneurie est à l'abbesse d'Epinal et au chapitre de Saint-Diey, et à la Sonrière de Remiremont / il est parlé d'Arentele dans un titre de l'abbaye d'Epinal de !'an 1003.

De Arentëla octo Mansos.

Dans un titré de l'abbàye de SaintPierre aux Nonhains de Metz (2) , l'empereur O'lhon en 960 , confirma cette abbaye in Coiiiitatu Calmomensi Villam Argentera dictant. Afgentele est dans le Chaumoritais.

ARLON.—Arlan, ville dn duché de Luxembourg, nommée en latin Arelaiiïium ou Orelaunum, située à l'occident et à cinq lieues de Luxembourg, et au nord à deux lieues de Stavelo, au diocèse 'de Trêves.

Arlon est très-ancïen; l'itinéraire d'jîlthicus le place entre Ivoy, Epoissius et Epternach Andetanacum, à mi-chemin de Metz à Trêves. U est nommé simplement Arlon «Sans le partage fait en 870, entre les deux rois Louis et Charles. Arlon a titre de marquisat dans un titre de l'an 1210, où Henri, duc de Limbourg, se qualifie marquis d'Arlon. Cependant ordinairement on ne donne à Arlon que le litre de comté, et il n'est pas qualifié autrement dans un titre de l'an 1052. Arlon est bâti sur une montagne autrefois bien fortifiée; aujourd'hui ses murs et ses fortifications sont rasées, et il n'y en reste plus aucun vestige.

Cette ville était anciennement remplie de statues et de bas-reliefs antiques, dont la plupart ont été enlevés et transportés ailleurs; partie par le comte de Mansfeld , pour en orner les beaux jardins qu'il avait )

Q) ffist. de Lorr., t. t, p. 565.
Preuves,
(a) Ibidtm , p. 367.

aux portes de Luxembourg; partie par les pères de l'abbaye de St.-Hubert, et par les pères jésuites de Luxembourg. Heureusement le R. P. Vilteme dans ses Luxemburgica, en a fait dessiner la meilleure partie, avec des explications savantes de sa façon. J'en ai fait tirer une copie sur l'exemplaire de M. l'abbé de Saint! Maximin, pour notre bibliothèque de Senones.

Tout le monde sait que la déesse Diane, ou la Lune, était honorée d'un culte particulier dans les Ardenries; la statue colossale de cette déesse n'était pas loin d'Ivoy; le saint StiliteWifilaïc la renversa au péril de sa vie. Le peuple d'Arlon est persuadé encore aujourd'hui, que la Lune avait un autel particulier dans leur ville; ils dérivent le nom d'Arlon, d'Ara Lunœ, antel de la Lune , et on montre dans l'église des pèn#s capucins d'Arlon, un autel dédié à la Ste.-Vierge, sous le nom de Notre-Dame d'Arlon , célèbre par le concours des fidèles , qui croyent que le culte de la Ste.-Vierge y a succédé à celui de Diane, ou de la Lune. L'autel en question est quarré et haut d'environ un pied: On voit sur les quatre faces des bas-reliefs profanes, mais qui n'ont nul rapport particulier a la déesse Diane. Sur la première face-, est une baslerne, ou chariot à deux roues, traîné par quatre chevaux; un homme assis, un cocher et un valet à pied, qui les précède. La deuxième face représente un sacrifice offert aux dieux Larres par six voyageurs. La troisième est un autre sacrifice fait à la déesse y esta. La quatrième représente un trépied , une prêtresse, et un prêtre qui agite la prêtresse; deux hommes chargés de présens, avec un domestique.

Sur l'autel érigé à l'honneur dé la Ste.Vierge , on lit des vers qui marquent le respect des peuples pour cette Vierge miraculeuse. Voici les deux premiers de ces vers:

Ara fuit Lunœ, quœ nunc 'est Ara Maria Virginisintactœ symbola Luna refert,eXc.

La ville d'Arlon , sup la fin de la déca

dence de l'empire romain, et vers l'an 408,1 Àrlon est un fief de l'archevêque de fut fermée 4e murailles, et au lieu du nom Trêves (1); il fut uni à perpétuité au àaVicus, qu'on lui donnait auparavant, comté de Luxembourg , par Thiéri archeOraknum f^icus, on lui donna le nom vêque de Trêves, en 1223,, en faveur de AeCastellum, château. On y mit une gar- Valeran II, fils de Henri IV, comte de oison composée de soldats appelés Leti Luxembourg; il n'y avait qu'une partie Lingones, de même qu'à celle du château du comté d'Arlon qui relevât de l'arche-de Luxembourg; mais la garnison d'Ivoy , vêque de Trêves , mais depuis 1546 ; il en était composée de soldats nommes Leti releva tout entier.

im. Ces ie/rétaient originaires des pays! ARNOALDE (saint-). — Nous avons septentrionaux, auxquels on donna des parlé assez au long au premier tome terres à cultiver dans les Gaules. i de l'histoire de Lorraine , t. 1,1. 8, c. 49,

Lés fortifications d'Aiion furent démo- ' p. 365 et 366 , de Saint Arnoalde évêque lies en 1671, vers le même temps, que de Metz, qu'on dit être père de saint Arpar les ordres de la France, on démolit nould , et fondateur de l'abbaye de Lonce qui restait de châteaux en Lorraine. On ' geville, ou Glandières; tout ce qu'on en trouva alors dans la terre des pierres tail- ' sait de certain , se réduit à assez peu de lées de diverses sortes, des fiagmens d'ar- ' chose : il est fort incertain qu'il soit père chitraves, de piliers, des frises, des dé-j de saint Arnould , et encore plus douteux bris de statues, des médailles des empereurs [ qu'il ait fondé l'abbaye de Longevllle proNéron , Domitien, et des empereurs sui- che Saint-Avold. Mais il est inûubiîabïe vans. On y remarque diverses inscriptions , qu'on voit près de la ville ou le bcurgde sëpulchrales , une entr'autres dédiée à Sarbruck, une église collégiale sous le Jupiter, et au génie du lieu; genio loci : j nom de saint Arnoalde. La collégial^est ailleurs on y voyait une danse de femmes : supprimée apparemment par les dernières , et de garçons qui dansent, ayant '; hérésies , mais l'église subsiste encore ati

nnes

en main des Crotales, ou des espèces de j jourd'hui. Elle est grande et belle, et sï

tambours de basque. On peut voir l'expli-1 tuée sur le bord de la Sâre , à une demi

cation de ces figures dans le P. Bertholet, j lieue au-dessus de la ville de Sarbruck.,.

qui a copié une bonne partie de ce qu'en Cette église porte encore aujourd'hui le

a dit le P. Vilteme son confrère

On connaît une autre ville d'Arlon , Àrelaunum, avec une forêt du même nom,

nom de saint Arncalde , et a servi longtemps d'église paroissiale aux villages des environs; à présent les luthériens en sont

situéedans le diocèse de Rouen, pas loin j les maîtres ; à côté de l'église au midi, on de l'abbaye de Fontenelle; on peut voir .voit encore les restes d'i'u ancien cloître, ce qu'en dit M. Adrien Valois, sous le titre j bâti à l'antique sans voûte. ^ ■

Arelaunum, dans sa notice des Gaules. Gn a un titre d'Ademare évêque de

Les carmes furent établis à Arlon, l'an; Metz, de l'an 857 (i), qui porte, que 1291, les magistrats de cette ville ayant j Sollon officier de Lothaire, roi de Loracheté pour bâtir un couvent à ces reli-J raine , s'étant emparé de la terre de Mergieux, un terrain dans leur ville , qui fut'kingen, située sur la Sâre , Ademare en, rebevêque de porta ses plaintes au roi, et lui présenta la

confirmé par Boëmond archevêque Trêves , au mois de février 1291. Ce couvent a produit un grand nombre d'excellens religieux et d'habiles prédicateurs. L'archevêque leur permit d'avoir une clo>che, et un cimetière pour leur sépulture, et leur ordonna d'observer les sentences d'excommunication , d'interdit et de suspenses , de même que ses autres sujets.

porta ses pla .

charte originale de la donation de Merkingen , faite par le roi Théodebert, à l'évêque Arnoalde. Le prélat ajoute,

(i) Honthem. Hist. Trévir. t. i. p. 699. t. a. 147. ann. 1S4. vide not. ibid. et p. 148. et 172, V\6el 421

(1) Benoit Picard , hist. ms. de MeU , liv 3, c. 5.

qu'Araoalde y avait établi une communauté de clercs, sous la juridiction de l'évêque de Metz , qu'il y avait été enterré , que dans la suite cette église avait pris le nom d'Arnoalde son fondateur. Ce Théodebert, qui donna le terre de Merkingen à Arndalde, est Théodebert II, auquel St. Grégoire-le-Grand écrivit en 596 , pour lui recommander les missionnaires qu'il envoyait dans la Grande-Bretagne, Théodebert mourut l'an 612.

ARNSTEIN.— Arnslein, abbaye de l'ordre des prémontrés, située sur le confluant de la rivière de Lohna, et du ruis seau d'Aura, à un mille au-dessus de Goblentz , sur une haute montagne , où était auparavant le château à'sàrnsthein , ou de la Roche de l'Aigle. Cette abbaye fut fondée en 1139, par B. Louis , comte d'Arnstein, et par Gude de Bonnburch son épouse, qui donnèrent tous leurs biens qui étaient fort grands , à ce monastère , et y firent venir de l'abbaye de la Grâce de Dieu, fondée depuis quelques années par un seigneur de Saxe, nommé Othon , douze religieux clercs , et autant de couvers pour le peupler. Ce nouveau monastère est du diocèse de Trêves , et de la circairie de Vestphalie. On en peut voir l'histoire et la liste des abbés , au tome premier des annales des prémontrés page 202.

Le premier abbé d'Arnstein , fut Godefroi qui avait été écolâtre de l'église métropolitaine de Magdebourg, et disciple immédiat de saint Norbert ; il mourut en 1151 , dans l'abbaye de Vatgatz, comme il alloit au chapitre général de Prémontré.

Le pieux fondateur et la comtesse sa femme embrassèrent la profession religieuse^ );le comte dans le monastère même, et la comtesse dans un oratoire construit à côté de la montagne, où elle se renferma, vivant d'une manière très-austère et trèsretirée , écoutant la parole de Dieu par une petite fenêtre qu'elle y avait ménagée. Elle y mourut saintement le 16 des calendes

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de septembre , et fut enterrée dans l'église de l'abbaye, devant l'autel de St. Nicolas.

Ai'ftstcin a été dépouillée de la plupart de ses grands biens, par les seigneurs du voisinage , qui embrassèrent les erreurs de Luther. On peut voir tout cela dans un plus grand détail, aux annales des prémontrés , de même que la liste des abbés d'Arstein.

ARRANCY.— Arrancy, ville ou bourg à quatre lieues d'Etain , trois de Longwy, une de Longuyon, bailliage de Brier, cour souveraine de Nancy; le roi en est seul seigneur, haut et moyen ; l'abbesse de Saint-Pierre de Metz, a la justice foncière , et nomme à la cure. Ce lieu avec Manille avait été assez long-temps contesté , entre le duc de Lorraine et le roi d'Espagne, à cause de son duché de Luxembourg. Le vendredi d'après la saint Nicolas 1338 , Henri comte de Bar, reprit la moitié de Manille et d'Arrancy, et le quart de Conflans. Arrancy fut enfin cédé au duc deLorraine,avec lesvillages en dépendant, ensuite d'une commission donnée premièrement en 1601 ,et ensuite renouveléepar les princes ci-dessus nommés, et intéressés dans l'affaire, en 1603 à des commissaires nommés par les princes; lesquels commissaires du consentement des parues, adjugèrent Manille au roi d'Espagne, ou au duché de Luxembourg ; et Arrancy et ses dépendances , au duc de Lorraine. On peut voir les pièces dans nos preuves de l'histoire de Lorraine, sous l'an 1603.

Arrancy est du diocèse de Trêves; il y a un hôpital fondé en 1213, par "Valeran de Montjoie , prévôt du lieu , pour douze pauvres.

Le château d'Arrancy à souffert quelques sièges, il est à présent ruiné.

On dit qu'Agiulphe ou Aigulphc évoque de Metz , procura par la faveur de Théodebert roi d'Austrasie, la terre d'Arrancy à l'abbaye de Saint-Pierre de Metz; cette terre vint ensuite à l'évêque de Metz, et on lit que Bertrand évêque de cette église, mort en 1211 , la retira des mains du comte de Limbourg qui s'en était emparé

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