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beau-frère, du consentement du même prélat; ce qui détruit ce qui est avancé par M. l'abbé de Longuerue, que Fénétranges ne relevait pas de l'évêque de Metz ; et Henri de Fénétranges vivait 50 ans avant Jean de Fénétranges, maréchal de Lorraine , que M. l'abbé de Longuerue nomme Nicolas , mais son vrai nom est Jean.

Béatrix d'Ogéviller (1) , veuve , dame de Fénétranges, avec Nicolas comte de Moërs , et Ferdinand de Neubourg , sei^gneur de Mernay, ses gendres , tous deux seigneurs de Fénétranges, fondèrent en 1474 , une collégiale sous l'invocation de saint Pierre, dans la paroisse de Fénétranges , pour treize ecclésiastiques, savoir: neuf chanoines et quatre vicaires. De ces neufs chanoines il devait y en avoir trois en dignité ; savoir : le doyen, le coûtre et le chantre.

George de Bade évêque de Metz, que les fondateurs nomment leur seigneur , parce que Fénétranges relève de l'évêché deMetz, confirma cette fondation.

Il est question de savoir quel était cette dame Béatrix, veuve , qui se qualifie dame de Fénétranges , et dont les deux filles avaient épousé , l'une Nicolas comte ,de Sarverden , et l'autre Ferdinand de Neubourg, seigneur de Mernay, tous deux vivans en 1475, dont les oncles avaient fondé des chapelles dans la paroisse de Fénétranges.

Je ne trouve dans les généalogistes que très-peu de lumières sur cette dame de Fénétranges."

Dès l'an 1312, Béatrix d'Ogéviller, alors veuve et dame de Fénétranges , fait hommage à Ferri de Bldmont, pour le fief et le château d'Ogéviller : et la même année , elle prend à ferme les dîmes d'Ogé

viller , appartenantes à l'abbaye de Seno— nés ; mais elle ne dit pas le nom de son mari : ce Ferri de Blâmont dont Béatrix reprend le château d'Ogéviller, était apparemment un fils de Henri I" d'Ogéviller, qui eut trois ou quatre fils, Henri, Anse

(i) Histoire de Lorraine, t. a , p. g57, et preav. t. 3 , p. cclxxii.

lin et Ebrequin , et apparemment encore Ferri, et une fille nommée Jeanne , qui épousa Burnik de Riste. Voyez la généalogie de la maison de Blâmont (1).

Cette Béatrix dont nous parlons , qui était dame de Fénétranges , et qui avait repris le fief et le château d'Ogéviller, de Ferri de Blâmont, était apparemment bisaïeule de Béatrix de Fénétranges , qui vivait en 1475 , et qui fonda cette année le chapitre de Fénétranges. Il parait certain, que l'une et l'autre étaient de la maison de Fénétranges, et qu'elles avaient pris alliance dans la maison de Blâmont Ogéviller , et que la dernière Béatrix faisait sa demeure à Fénétranges , puisqu'elle y fonda uu chapitre.

Ce chapitre y substista jusqu'au quatre juillet 1565, que les chanoines en furent chassés par les Rhingraves devenus Luthériens; ils se retirèrent dans un village à eux appartenant, nommé Donnely, où ils firent l'office pendant plusieurs années. Le prince Henri de Vaudémont à qui le duc Charles IV son père, avait donné en 1667 la baronie libre de Fénétranges, ordonna la même année 1667, que les chanoine» fussent rétablis dans leur église ; mais ses ordres furent mal exécutés jusqu'en 1682, que le roi Louis XlVlesyfit rentrer réellement par son autorité.

L'église paroissiale à l'air trës-ancienner elle est vaste et solidement bâtie ; on y voit encore quelques tombeaux et un caveau. Les chanoines du lieu y font les fonctions de curé; l'autel est posé sur une base d'une seule pierre de 14 pieds de long et de 8 de large.

La cession que le duc Charles IV avait faite de la baronie libre de Fénétranges (1), des comtés, de Bitche , de Sarverden et de Falkeustein,au prince Henri de Vaudémont son fils, pour en former en sa faveur un

(i) Henri de Fénétranges, viyant en 141°Arnoù de Fénétranges vivait en t445 , i486 r i48g, i49'> I49,<^ était en procès avec André d'Haraucourt, par-devant Tévêque de Strasbourg. Olry de Fénétranges vivait en i4'4(2) Hist de Lorr., p. 643 et 644.

état souverain, en assurant au duc Nicolas François son frère et à ses enfans, la succession au duché de Lorraine; étant un démembrement considérable des états de Lorraine, ne fut pas apparemment du goût du prince Charles V, qui était alors à Vienne , ni des autres princes de la maison de Lorraine : car cette cession ne fut ratifiée par eux, qu'en l'année 1675, après la mort de Charles IV.

Depuis le retour du duc Léopold, le prince Henri de Vaudémont a renoncé à toutes ces terres , en faveur de la maison régnante , depuis la mort du prince Thomas de Vaudémont, sou fils et son héritier.

Au reste, la ville de Fénétranges en elle-même est assez peu considérable, et ne relève plus aujourd'hui des évêques de IVIetz , qui ont négligé de soutenir le droit d'hommage qu'ils y avaient exercé pendant long-temps , comme nous l'avons vu.

Dans le titre de la fondation de la collégiale de Fénétranges, Béatrix dit expressément que messire Jean de Fénétranges , maréchal de Lorraine et du Barrais, était sen> beau-père; mais elle ne dit pas le nom de son mari.

Nous connaissons un Jean de Fénétranges , maréchal de Lorraine et du Barrois,' vivant en 14.56 ou 1463 (1), qui avait deux filles, Barbe et Magdeleine. Il maria Barbe au comte de Sarverden, qui se nommait le due de Palfegroffen, ou comte de Palatinat; c'est ce que dit la chronique de Lorraine sous l'an 1463. Elle ne nous dit pas à qui Magdeleine de Fénétranges fut mariée; mais Béatrix sa mère dit qu'elle épousa Ferdinand de Neubourg seigneur de Mernay.

Les généalogistes donnent pour mari à Barbe de Fénétranges, Jean IV du nom, comte de Salm, auquel elle apporta la moitié de la terre de Fénétranges.

Pour concilier tout ceci, il faut reconnaître deux Jean de Fénétranges, tous deux maréchaux de Lorraine, l'un beaupère de Béatrix d'Ogéviller, et l'autre son

(i) Chronique de Lorr, t, 2, hbt. de Lorraine xxv.

mari , dont elle n'eut que deux filles: Barbe et Magdeleine ; Barbe épousa Nicolas, comte de Moërt et de Sarverden, et peut-être en secondes noces Jean IV, comte de Salm ; Magdeleine fut femme de Ferdinand de Neubourg et de Neu-chalel, seigneur de Merney, selon le titre de la fondation de Fénétranges; mais selon les généalogistes, elle épousa Ferdinand de Neu-chalel, seigneur de Montagu , qui est apparemment le même que Ferdinand de Neubourg, seigneur de Merney, comme il est dénommé dans la fondation de la susdite collégiale.

Ferdinand de Neuf-chatel eut une fille nommée Marguerite, qui épousa en 1478, Henri Jilsatné d'Osvalde de Thierstein.

Le bon duc Antoine avait donné Fénétranges , à Jean comte de Salm, pour lui et pour ses hoirs, tant mâles que femelles, excepté la souveraineté , le ressort, l'hommage et la fidélité , l'ouverture et entrée , issue et saillie , forte et faible ; par traité du quinze mars 1534. Quatre-vingt-dix ans après, Charles-Alexandre de Croy, étant venu demander au bon duc Henri la gratification de ses réserves , Henri la lui accorda pour lui, Ernest de Croy son frère, et leurs descendans mâles et femelles, par lettres du 1" mai 1619, et cela sans considérer les suites de cette donation, qui dérogeaient aux principaux articles de celle faite par le duc Antoine.

Avant le traité d'échange conclu le 2 décembre 1751, par lequel le roi est demeuré seul maître de Fénétranges et de ses dépendances, et S. A. S. monseigneur le prince de Salm, du Val de Senones et du Val de Celles , et de ce qui est en deçà de la petite rivière de Plaine : avant ce traité dis-je, l'ancien bailliage de Fénétranges était composé d'officiers du roi et du prince de Salm; les appels se relevaient au buffet ou tribunal supérieur, composé de quatre commissaires, trois du roi et un du prince de Salm, et de la partie publique pour les deux. Il fut établi à Nancy, après que le prince de Vaudémont, à qui Charles IV avait donné cette terre, en eut fait la ces

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sron au duc Léopold , qui n'entra néanmoins en possession, qu'àlamort du prince de Vaudémont.

Quant au val de Senones et aux autres lieux cédés à M. le prince de Salm , par le traité du 21 décembre 1751 , les causes étaient portées en première instance , à Badonviller, par-devant les juges de commune juridiction , et allaient par appel aux deux juges communs, souverains et de dernier ressort, lesquels étaient nommés, l'un par le duc de Lorraine et l'autre par le prince de Salm. .' Seigneurs de la maison de Fénétranges,

recueillis de différens titres, tirés des

archives de Lorraine.

En 1297, Jean de Fénétranges.

En 1315 , Arnoû , seigneur de Fénétranges. . »,

En 1324 , Jean de Fénétranges , mari <T Adélaïde de Lichtemberg.

En 1327, 1328, 1330, 1354 et 1536, Henri de Fénétranges, neveu de Godefroi de Linange.

En 1538, Jean de Fénétranges.

En 1540, Jean Burkard el Olry de Fénétranges, qui épousa en 1313, Marie fille de G-eofroi d'Apremont.

En 1544, Hugues et Frideric.

En 1347, Hugues, fils de Jean de Fénétranges.

En 1351, Jean de Fénétranges.

En 1355, Henry-le-Vieux, seigneur de Fénétranges.

En 1355,1558, 1560, 156.5, Burkard, frère d'Olry de Fénétranges , sa femme est Marguerite de Lonec ou de Fauquemont.

En 1361 , Hugelman de Fénétranges.

En 1362, Valburge, dame de Fénétrange, mère de .... Sarverden et ayeule d'Agnès, fille de Henri de Sarverden.

En 1570, Hugues de Fénétranges, abbé de Gorze.

En 1370, Olry de Fénétranges,et de Fauquemont. Il était en guerre avec Pierre de Bar en 1370, 1377, 1381 ; il est voué d'Alsace et fait son testament en 1382.

En 1375, 1574, 1382, Blanchefleur de Fénétranges.

En 1380, 1381, Jacob de Fénétranges.

En 1382, Olry, seigneur de Fénétranges^ et de Fauquemont, fait son testament où il rappelle son cher fils damoiseau de Fénétranges , décédé et enterré à Villers près Boulay, et sa fille Claire, non mariée , et f^alburge de Fénétranges, épouse de Henri deBlàmont.

En 1387,1390, 1396, 1597, 1599, Jean de Fénétranges.

En 1414, 1417, 1420, 1427, Jean de Fénétranges. .

En 1424 . Marguerite de Fénétranges , veuve de Harman, comte de Deux-Ponts, seigneur de Bitche; Simon de Fénétranges son neveu, fils cadet de Fénétranges son frère.

En 1427 , 1428 , 1429, 1452, Burkard de Fénétranges, Simon, Jean et ses deux fils Burkard et Simon.

En 1432, Mathieu de Fénétranges.

En 1440, 1441, Simon de Fénétranges.

En 1449 ? Arnoult de Fénétranges.

En 1468, Jean de Fénétranges, époux de Béatrix d'Ogeviller.

En 1472, Pierre, bâtard de Fénétranges , Arnoû de Fénétranges , frère de Jean de Fénétranges. »

En 1473, Simon de Fénétranges.

En 1474, Jean de Fénétranges.

En 1479 , Madeleine, femme de Ferdinand de Neufchàteau et fille de Jean de Fénétranges. ,

En 1480, Jacob de Fénétranges, Simon Guillaume, Renaud et Michel, bâtards.

■En 1482, Jeanne de Sierk, veuve de Fénétranges.

En 1481 , 1482, 1485 , Jean de Fénétranges , père de Marguerite et de Madeleine.

En 1482 , 1494, Jean de Fénétranges, archidiacre de Trêves, frère de Catherine*

En 1469, Guillaume de Fénétranges, frère de Jean de Fénétranges, oncle de Marguerite de Fénétranges.

En 1478, Simon de Fénétranges.

En 1484, Henri d'Haraucourt, seigneur de Fénétranges et de Brandebourg.

En 1469 , Béatrix d'Ogeviller, mère de Magdeleine de Fénétranges.

En 1469, Barbe de Fénétranges, femme

à Nicolas, comte de Moërs et de Sar verden.

En 1495 , Marguerite de Fénétranges et de Brandebourg.

On peut voir ci-après Ogéviller. Remarques fournies sur la fondation de la collégiale de Saint-Pierre de Fénétranges , l'origine de ses biens et les révolutions arrivées par le luthéranisme à cette fondation.

En 1118, le village de Donnelay, la collation de la cure et les dîmes de ce lieu avec celles de Lay, la seigneurie de Vintrimoqt, la collation de la cure et les dimes d'Abaucourt, la collation de la cure de Vintrange et les dimes du même endroit , avec celle de Vallerange et de Lohr, proche d'Insviller, appartenaient à l'abbaye de Neuviller-en-Alsace.

En 1461 , Jean et Béatrix, seigneur et dame de Fénétranges, achetèrent et payèrent comptant tous les susdits biens et droits.

En 1475 , ladite dame Béatrix, veuve pour lors, et avec ses deux gendres, Nicolas, comte de Moërs et Sarverden, et Ferdinand de Neubourg fondèrent la collégiale de Fénétranges, et pour cela donnèrent et abandonnèrent tous les biens et droits cidessus nommés , avec la lettre dudit acquêt en original.

Depuis ladite année 1475 jusqu'en 1565,. les chanoines de cette collégiale ont joui desdits biens et droits sans aucun trouble, ce qui est vérifié par Wilhelm Enice et Maihis Dreyssen , hauts officiers des seigneurs de Fénétranges.

Mais en ladite année 1565, les chanoines de Fénétranges furent chassés par les seigneurs du lieu , qui avaient embrassé le luthéranisme, comme il est vérifié par une requête à ce sujet, présentée à monseigneur de Dompmartin, cooseigneur .de Fénétranges, par les chanoines , le 13 juillet de la même année, et par les réponses y faites.

En 1560, les chanoines vendirent à réachat , à la cour de Vintrimont, les dimes, d'Abaucourt et la collation de la curé de ce Lieu, au duc de Vaudémout, marquis de

Nomeny, pour la somme de 5,000 R. , de laquelle les receveurs dudit marquisat ont toujours depuis payé la rente aux chanoines , tant que le chapitre a subsisté.

Les chanoines n'auraient pu vendre lesdits droits et biens , si ils ne leur avaient appartenus et s'ils n'en avaient eu la possession. Car lesdits chanoines n'ont pour cela jamais eu d'autre» litres que la bulle d'Alexandre III, la susdite lettre d'acquêt et les lettres de fondation et confirmation de leur collégiale.

En 1567, les chanoines qui s'étaient retirés en leur village de Donnelay, la cure dudit Donnelay étant vacante par la mort du sieur Théodoric Fabric, un de leur confrère qu'ils avaient auparavant nommé comme collateur à ladite cure, parcequ'elle avait été incorporée en leur dite collégiale de Fénétranges par l'acte de fondation, nommèrent le sieur Pierre Bigotius.

En 1571, lé cardinal de Guise assigna le village de Donnelay aux chanoines errans pour y faire leur service et résidence, unit et incorpora de nouveau ladite cure à la collégiale, et érigea même l'église de Donnelay en collégiale (suppresso nomine parockiali), à condition qu'ils y entretiendraient un vicaire qu'ils nommeraienf de leur corps, ou un autre prêtre séculier auquel ils donneraient pension raisonnable. Le tout conformément audit acte de fondation , et à ce qui s'était toujours pratiqué avant leur expulsion.

En 1572, les hauts officiers de Rhingraffes, qui s'étaient rendus luthériens, leur envoyèrent une déclaration de toutes les rentes et revenus dont jouissaient lesdits chanoines séant audit Donnelay, dans laquelle la seigneurie , les dîmes, étangs et autres biens dudit Donnelay sont spécifiés: ces officiera s'appelaient Jean Valhauset et Théobald Emich.

En 1580, le 26 décembre, les chanoines séants à Donnelay, par ordre du cardinal de Guise, légat du pape, renouvelèrent leurs statuts, et déclarèrent comme ils avaient toujours été observés lorsqu'ils résidaient encore à Fénétranges, dans les

nouvelles cures , savoir : un à Fénétranges, un à Mithers et le troisième à Lotir, et le doyen dudit chapitre, séant audit Donnelay, eut pour sa part la cure dudit Donnelay, et ledit Charles-Philippe distribua ensuite les biens du chapitre entre ces quatre nouveaux curés, auparavant chanoines de Donnelay, comme s'en suit et conformément à la répartition en faite, savoir:

Au curé de Donnelay, les grosses et menues (limes , la seigneurie dudit lieu, ave: les dépendances , cy, etc.

Au curé de Fénétranges, les dîmes du village de Lay.

Au curé de Mithers, legagnage seigneurial de Donnelay.

Au curé de Lohr, les dimes de Vallerange, etc., et le reste comme il est plus

quels sont spécifiés une partie de leurs rentes et biens à eux appartenants, où sont dénommés les dimes et les étangs dudit Donnelay, les rentes provenant de la vente des dimes et cure d'Abaucourt, dimes de Vallerange et Vintrange, admodiées en argent; ce qui se prouve par le bail des dimes de Vallerange.

En 1584, le 4 janvier, les biens, rentes et revenus de ladite collégiale de Fénétranges furent divisés entre les seigneurs de Fénétranges, savoir : entre Charles-Philippe de Croy et Diane de Dompmartin, son épouse, catholiques, d'une part; et les comtes Ottho et Friedrich les Rhingraffes, luthériens, d'autre; en cette manière, savoir:

Que lesdits Charles-Philippe et Diane son épouse, cèdent et abandonnent auxdils amplement porté par ce partage, avant le RhingraiTes les droits qu'ils ont à l'église ' quel le curé de Donnelay n'avait que la collégiale et autres églises de la sei— ; portion congrue, gneurie, avec les cures et dimes des eu- Les choses sont demeurées en cet état, rés des villages de la seigneurie de Fé-jjusqu'en l'an 1667, que M. leprincede nétranges , et permis auxdits Rhingraffes j Vaudémont , étant devenu seigneur de d'établir des ministres en la place des cha- Fénétranges, fit expédier des lettres pour noincs et des curés, tant dans la ville que ; le rétablissement de ladite collégiale, dans les villages, lesquels jouiraient des avec injonction de poursuivre les détenbiens dont jouissaient les ecclésiastiques; à ! teurs des biens d'icelle, et les contraindre condition que ledit Charles-Philippe de- à leur restitution , déclarant nulles toutes meurerait seul maître du château de Féné- les dispositions ou traités faits au préjudice tranges, et qu'à l'égard des biens de ladite dudit chapitre.

collégiale, lesdits Rhingraffes demeureraient En 1682, ledit seigneur prince de maîtres de ceux qui sont situées en la baronie dudit Fénétranges, et ledit CharlesPhilippe et son épouse maîtres de disposer de ceux qui sont en Lorraine.

En 1594, ledit Charles-Philippe de Croy présenta requête à Charles , cardinal de Lorraine, alors éveque de Metz , pour pouvoir faire de nouvelles cures et établir de nouveaux curés, où il avait cédé les anciennes églises et les biens curiaux auxdits Rhingraffes pour les ministres luthériens. Il y fit construire de nouvelles églises, mais qu'il devait doter de ses propres biens, et bâtir à ses frais, ce qui fut exécuté ainsi ensuite.

En 1602, il envoya trois chanoines qui restaient audit Donnelay en trois de ces

Vaudémont, nomma un doyen et deui chanoines, à ladite collégiale.

Et en 1685 , les doyens et chanoines, commencèrent à interpeller les détenteurs desdits biens, à les restituer, et en déguerpir; en sorte que le curé de Llior, fut obligé d'abandonner ce que le ci-devant partage lui avait donné des biens de la collégiale , et de les rendre à la masse du chapitre; ceux de Mitters et de Fénétranges firent de même; mais celui de Donnelay n'ayant voulu abandonner ni rendre au chapitre ce qu'il avait eu dans ledit partage; il fut condamné par un arrêt du parlement de Metz, du vingtneuf juillet 1694, d'abandonner la seigneurie dudit Donnelay au chapitre; pa?

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