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hasta juvutur.

Ernento, renovatque nova fornace bi

penes. Et encore: Hanc nodo cursuque levi simul tuljuvat

hastam. Ils la lançaient en courant et sans quitter leur courroie, mais souvent ils abandonnaient ce javelot quand ils combattaient de loin:

telumque volatile nodo

Excutit: Et après: ...... Expulsion nodo jaculum.

On appelle cette sorte d'arme, tantôt jaculum, tantôt telum , tantôt lancea. Si-, lius parlant de Cbryxus chef des Boïens ,

y en a quelques unes qui sont des tombes, on pourra les avoir rompues en les levant , pour chercher par dessous si l'on trouverait quelque chose dans ces sépulcres/ 11 est indubitable que plusieurs de ces pierres étaient des tombes: elles en ont la forme. Elles représentent en demi-relief les personnes qui y étaient enterrées ; elles se sont trouvées presque toules aux environs du gros rocher sur la cime du Dounon, où elles se voient encore aujourd'hui. Ni les Gaulois ni les Germains ne mettaient de statues, m n'en représentaient dans leurs temples; beaucoup moins y auraient-ils mis des tombeaux de personnes mortes. Il n'y a nulle apparence que ces pierres ainsi chargées de figures d'hommes et de fem

dit qu'il lança en courant une espèce de mes ayent été placées ni sur le rocher, ni poutre de chêne durcie au feu et noueuse , I plaquées contre lui ; à moins qu'on ne supet qu'il la jeta en l'air, s'aidant de la pose que ces pierres étaient dressées contre courroie qu'il tenait en sa main , comme le rocher, vis-à-vis et à la tête des fosses quand on jette une pierre avec la fronde. !ou reposaient les corps des personnes en Hesichius et Pollux dans leurs diction- mémoire desquelles elles sont érigées. Ce

naires, expliquant ce que les Gaulois et lés Germains appelaient gœsus, disent

rocher est tout au haut et à la cime du Dounon ; autour duquel on avait choisi le

que c'était un dard tout de fer. Il était terrain, pour être le cimetière et le

'assez court, et cependant lourd et massif, comme celui qui est représenté ici; je crois aussi en avoir vu autrefois dans le cabinet de M. Fiècher à Basic. Us étaient de bronze, solides, longs d'environ un pied et demi.

Pline, hist. nalur. , liv. 1, chap. 56 , attribue l'invention de ces javelots à courroies, à Âthalus fils de Mars. Jaculum cum amente invenit Athalusfilius Marlis.

lieu de la sépulture des personnes qualifiées , qui mouraient dans le pays des environs ; car pour le sommet de la montagne il n'est guère croyable qu'il ait jamais été habité. La rigueur du froid, la profondeur des neiges qui y durent pendant plusieurs mois de l'année, ne leur aurait pas permis d'y habiter.

La plus grande difficulté que je trouve dans tout ceci,consiste en ee que quelque»

Toutes les figures dont nous venons de unes de ces pierres, que nous supposons être parler, se trouvent renversées pêle-mêle des tombes qui couvraient des corps morts, à côté d'un grand rocher, qui se voit à . représentent des divinités, comme Diane l'extrémité orientale dû sommet du Dou- et Mercure. Mais on peut croire que quelnon. Et comme ce sont des pierres fort quefois les anciens Gaulois payens, faimassives et fort lourdes, et qu'il n'y a soient graver, ou représenter en demi-rentille apparence qu'on les ait amenées lief, sur leurs tombeaux , les divinités aux d'ailleurs en cet endroit, on a conjecturé : quelles ils avaient une dévotion particulière, qu'elles étaient ou rangées et dressées au- j comme les chrétiens y font graver la croix tour de ce grand rocher, ou placées sur, ou même quelque saint, ou un calice si son plan ; d'où elles auraient pu être jetées | c'est un prêtre.

et culbutées en bas, où les paysans auront On sait que les Gaulois anciens n'avaient achevé de les briser. Toutefois, comme il ; ni temples ni statues. Ils auraient cru faire

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non vulgatis sacrata Jigris ,

Numina sic metuunt.

Les Romains eux-mêmes dans les commencements , n'avaient point de statues de leurs dieux (2) j mais dans la suite ils en firent Me quantité prodigieuse et le commerce <]ue nos Gaulois eurent avec eux , leur fit bientôt changer de maximes et de pratiques (3). Ils représentèrent leur grand dieu Mercure, ou Vodans, sous une forme humaine dans le goût des Romains ; et ces derniers peuples ayant conquis les Gaules s'emparèrent du Dounon, comme d'un lieu propre

(t) LucanPharsal. 1. 3. car m. 4°o.

(2) Pluurch. inNuma. Plin. 1. 3{. c. 4.

(3) August.de Civil. 1. 5. c. 3i.

à garder l'entrée'de la Lorraine en Alsace; car alors il y avait, au pied du gros Dounon, un chemin qui subsiste encore aujourd'hui , pour entrer en Alsace. Ils y firent les exercices de leur religion , et n'eurent pas de peine à engager les Gaulois leurs sujets à les imiter.

L'inscription Belliccus Surbur qu'on voit dans une espèce de cartouche, sur un rocher au haut de la montagne du Dounon , a beaucoup exercé les savans, qui ont entrepris de l'expliquer; ce cartouche a trois pieds de long, deux pieds de haut, et enfoncé de quatre pouces dans le rocher. Au dessus du mot BELLICcVS, car il est ainsi orthographié, se voit un chien, la gueule ouverte et la queue retroussée, comme menaçant un sanglier, qui est audessous du mot SVRBVR; ces deux figures sont d'un fort mauvais goût de même que l'écriture qui les accompagne.

Le mot Bellicus est bien latin , et peut signifier un guerrier; mais Surbur est allemand, et signifie fier, aigre; et.Bur ou Burica, un étable de porcs dans les bois, un lieu où les porcs se retirent dans les forêts j voyez le titre.9 , des lois allemandes. 11 y a toute apparence que ce monument a été gravé en mémoire de quelque chasse, où un guerrier, un seigneur de la maison de Surbur a forcé un sanglier dans son fort, au fond des forêts du Dounon^ On a des pareilles chasses représentées sur des agathes. On ena fait graver une à la tête du Glossaire de Ducangc édition d'Allemagne. On en peut voir un assez grand nombre dessinées d'après l'antique, tom. 3. de l'antiquité expliquée, page 524 325.

Feu M. Scbilter de Strasbourg , a cru que Bellicus était l'épithèle de Surbur; et que l'inscription marquait la valeur d'un guerrier de la maison de Surbur, autrefois considérable dans l'Alsace, qui pouvait bien avoir fondé ou contribué à la fondation de l'abbaye de Surbur , située sur la route de Landau à 12 ou 15 lieues du Dounon, à deux lieues d'Haguenau sur la rivière de Surr qui prend sa fontaine aigrelette, où l'on trouve plusieurs médailles.

Beatus Rhenanus dit que ce monastère a élé fondé par Dagoberl en 680, et qu'il a été brûlé et ruiné dans les guerres des paysans en 1525. La maison de Surbur est éteinte en 1360 , comme on le peut voir dans un livre intitulé Commentâtiones et privilégia nobilium Àlsatiœ, imprimé à Strasbourg.

FRAU-LAUTER, abbaye de chanoinesses. —Je n'ai rien trouvé de certain sur l'origine de l'abbaye de Frau-lauter; elhî est située sur la Sàre, à un quart de lieue au-dessus de Sarlouis, et possédée aujourd'hui par des dames chanoinesses. Elles nous ont dit que la tradition du pays était qu'un seigneur de Tiffenbach, dont le fils s'était noyé près de là dans la Sàre, fit voeu de bâtir une chapelle au lieu où le corps de son fils avait été trouvé. Il exécuta sa promesse, et la chapelle se voit encore aujourd'hui dans le chapitre des dames. Ensuite le même seigneur donna son château et tous ses biens pour fonder le monastère de Frau-lauter , qui fut d'abord gouverné par une abbesse nommée Marguerite; mais on ne nous a pas appris la suite des abbesses qui lui ont succédé , ni aucune date de cesévénemens.

En 1581 , le 25 août, le duc Charles III (1 ), passa une transaction avec le comte Philippe de Nassau Sarrebruck , par laquelle le comte se déporte au profit du duc, de ses prétentions sur l'abbaye de Frawlouter , et sur quelques autres lieux; et le duc en même temps se déporte , au profit du comte, de ce qu'il prétendait sur les abbayes d'Herbieshem , et de Wadassen , et sur les dîmes de quelques villages des environs.

Caesarius d'Heisterbach ,1.8, des miracles , c. 51, dit que de son temps les supérieures des dames de Frau-lauter prenaient le nom de maîtresses, magistra.

(i) Hist. de Lorr. t. s. p. i381.

Elles ne prirent le nom d'abbesscs que long - temps après. Csesarius vivait en 1210 , cela pourrait bien montrer qu'elles étaient chanoinesses régulières, et non moniales.

FREISTROFF, abbaye de citeaux.— Freistroff, abbaye de l'ordre de citeaux , située dans une belle plaine sur le bord de la Nied, à une lieue de Bouzonville ; diocèse de Metz. Elle fut fondée en 1130, par "Viric de VaJcourt; ce seigneur était apparemment Lorrain : il avait donné à l'abbaye de Chaûmousey, la quatrième partie de l'église d'Igney. f^oyez histoire de Lorraine, tome 2, page crin. Preuves. Le duc Simon I*r et son éponse Adélaïde, favorisèrent cet établissement , et donnèrent aux religieux de ce lieu, en 1137, une maison dans le village de Freistroff, et leur accordèrent leur protection. Simon, deuxième abbé de Freistroff, en dissipa les biens, en sorte que lesdils religieux abandonnèrent le monastère. Ceux de Jus

tement , ordre de prémontre , et ensuite ceux de sainte Croy, même ordre y furent appelés par Bertrand évêque de Metz, et l'abandonnèrent de même , et sous le même évêque. Le duc Mathieu I" introduisit à Freistroff, des religieuses, de citeaux, qui y furent maintenues en 1210 (1), par le même évêque Bertrand, contre les religieux de sainte Croix , qui avaient prétendu y rentrer.

En 1414, Valkeranges, abbesse de Marienflos, ordre de citeaux, près la ville de Sierk, ayant été obligée de céder son monastère à Charles II duc de Lorraine, ponr y établir des chartreux ; Jean abbé de citeaux , consentit que les religieuses de Marienflos entrassent dans l'abbaye de Freistroff , et y vécussent avec les religieuses de ce monastère. Les religieux de citeaux rentrèrent seuls en possession de l'abbaye vers l'an 1460.

Jacques abbé de Freistroff, est connu en 1481, et Etienne de Senones en 1521. En

(i) Hist, de Lorr., I 2, p. 5.

1626,Claude Genneval, abbé de Freistroff, assista à l'entrée solemnelle du duc Charles IV à Nancy. Nous y avons vu M. Pierre Âubertot, qui a réédifié l'église et le monastère.

En 1749 , Monsieur de Klely, fit démission pure et simple de son abbaye , en faveur de son neveu Nicolas Joseph Protais Serin, religieux très méritant, du même ordre.

Il y avait ci-devant à Freistroff, une préTÔté ; on y voit encore un château dont nous parlerons dans l'article suivant. La prévôté de Vaudrevanges , transférée à Berus, ayant enfin été fixée à Bouzonville, en 1705, on y joignit celle de Freistroff.

Voici un ordre chronologique des abbés et abbesses de Freistroff, le plus exact qu'il ait été possible de dresser.

En 1130, Drogon, premier abbé.

Simon, deuxième abbé, qui abandonna l'abbaye.

1283, Marie, abbesse.

1310, Isabelle de Maingues.

1314, Guille de Salle-bruche.

1346, Helé.

1379 , Ermenson de Bergh.

1399,

1402, Avels Aubrione.

1410, Agnès....

1430, Schmit de Dermenstein.

1446, Irmengarde de Dahlem, dernière abbesse.

1461, Mathias deBetting, abbé.

1480, Jacques... .

1504, Clauue de Dampbelin.

1512, Jean

1524, Etienne de Senones.

1556, Didier Colligny.

1594, Nicolas Sellier.

1600, François Genneval.

1626, Claude Genneval.

1652,ClauneAubry.

L'abbaye fut entièrement incendiée, en 1658.

En 1681, François-Nicolas Perin, chevalier, commandeur de l'ordre de Malthe,

lieutenant de roi à Sarrelouis, abbé com— mandataire sans bulles.

1705, Pierre Aubertot, qui réédifia l'église et le monastère.

1740 , Nicolas-Judes-Thadée Klely, qui s'est démis volontairement de l'abbaye, en 1749, en faveur de Nicolas-Joseph Protais Sevin, abbé moderne.

La terre, seigneurie et paroisse de
Freistroff.

La terre, seigneurie et paroisse de Frey-' dorfl ou Freistroff sur Nied, à six lieues de Metz, consiste au chef-lieu de ce nom, dans lequel est un grand, et autrefois deux forts châteaux, avec doubles fossés et pontslevis, et en quatre villages : Anzeling, Edling, Diding, Guiching, et la censé de Vintrange.

Le possesseur moderne dudit château est François-Louis-Joseph-Luc, baron Schenek deScbmidtbourg, au nom de son épouse Marie-Thérèse, baronne d'Eltz, unique héritière de ladite terre et seigneurie.

La terre de Freistroff parait avoir tiré son origine des comtes de Freydorff.

On appela la terre ou seigneurie du nom de ces seigneurs, Freydorff ou Freistroff, qui signifie en français franc-alceuf ou villefranche, parce que les sujets de cette terre ne servaient anciennement qu'à leur seigneur dans son district.

L'an 1022 , Beringer de Freydorff, fit un testament et disposa du comté de Freydorff en faveur de Sigefrid, comte de Viltzbourg, comme le prouvent les termes dudit testament écrit en latin.

Quatenus bona et jura, ope et marte servata, sine herœde non desinant, hœredem meum instituo Sigfridum comitem yiltzburgensem, nepotem et consanguinem meum.

Le testateur nomma en outre, en cas d'extinction de la famille de Villzbourg, par forme de substitution, le comte de Grineck et Budolph, en ces termes: | Casu, quo Sigfridus, cornes yilteburgensis, hœreditatem non capit, sive Sigfridus et successores yiltzburgenses sine hterede tunt, Grineckthun comitem et Rudolphum nobilem Eltzianum légitimas redes quorunicumque eorum specialiter substitue/, qui in comitatu de Freydorff, insignibus armis, et omni possessionum jure, et jurium servait) ordine invicemsuccèdent.

II est encore exprimé par le même titre > que les successeurs ne changeraient jamais le nom appellatif de cette terre, Freydorff, dont voici les termes du testateur:

Ità tamen , quo comitatus de Freydorff

nomen , quod ab ortu meorum Atavorum traxit, apud se et suos successores perpétua marital.

Ce testament est scellé des armes du testateur et finit comme suit:

Meam ultimam voluntatem in publicum do, ut omnibus et singulis noteat. Datum et actum more castrensi sub sigillo meo Comité Xllll, calendas Ms. anno millesimo vigesimo secundo, Jlenrico secundo imperatore régnante.

En 1295, il y avait deux châteaux appelés le château haut et le château bas.

Bémond Gomer, comte de Yiltzbourg, représentait pour lors le seigneur du haut château et avait les qualités de châtelain.

Régnier et Elisa, son épouse, représentaient le seigneur du bas château qui était un fief noble héréditaire.

Contestation survint à cette époque entre ces deux seigneurs, à cause de la châtellenie: sur l'arbitrage de Simon comte de Salm, Ferri comte de Choiseuil, et Jean de Germiny, les difficultés ont été composées et décidées.

Cette transaction est scellée avec cinq sceaux y appendans. Volfang Adolphe et Friderich Ernest, barons d'Eltz, ayeuls et respectivement grands-pères de madite dame de Schmidtbourg, ont réuni avec ces deux châteaux, la chatellenie en 1699.

En 1301 Virion et Régnier de Freistrofl

frères, citoyens de Metz, reprennent dr Ferri duc de Lorraine, en hommage, le château de Freistroff; la haute justice réservée au duc. L'acte est passé par Gérard évêque de Metz.

Fn 1471 le jeudi après la saint Remy. Henri de Warsberg écuyer , reprend an nom de Fulker d'Ellcntz, son beau père, le château de Freistroff, avec ses dépendances.

En 1474 le jour de la translation sain' Nicolas , Henri de Wasperg, écuyer reprend du duc René II le château et revenus de Freistroff, en fief héréditaire.

En 1457 la veille de la fête-Dieu, Foulques d'EUenlz, Voué de Vinkringen, reprend de Jean duc de Calabre et de Lorraine, le château de Freistroff, et la haute justice, à la dédicace dudit lieu, et les amendes pendant l'année.

En 1493 le jour de saint Rrice, Guillaume de Warsberg reprend de René II pour mélioration de son fief, la hante justice de son château de Freistroff. La haute justice lui avait été donnée par. le duc, en 1492.

En 1497 le 23 mai, le duc René II donne la haute justice de Freistroff, à Yillaume de Vasperg.

En 1555 le 12 juin, Philippe de Warsberg , tant en son nom , que comme tuteur des enfans de son' frère Jean de Warsberg, et de Marguerite d'Helmstat sa femme; à savoir : Samson et Jean. Item au nom de Jean et Jean Fauste de Strombourg, à cause de Christine de Putelange, femme audit Philippe. Item Catherine d'Helmstat , veuve d'honoré sieur Philippe de Libestein, tant en son nom, que comme tutrice de Philippe, Jacob , Jean, Otto, Fraultz, Frideric et Anne ses enfans, tous ensemble , seigneur de Freistroff, en font les reprises de S. A.

En 1337 il y a une reprise de Samson de Varnsberg, vicomte de Reincek. En 1623 le 6 août, Samson de Warsberg, reprend par Vautier de Warsberg, du duc

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