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ne sait pas distinctement d'où vient celte obligation ; mais on sait certainement que le duc Thiébaut II en 1300 fit hommage pour ces terres au roi Philippe-lc— Bel (1). Le duc Ferri IV fils de Thiébaut II fit le même hommage en 1312 non au roi de France, mais au comte de Champagne et roi de Navarre.

Au mois d'octobre 1543 (2) Louis XI déchargea de cet hommage , Jean d'Anjou, duc de Lorraine, fils de René I", lui et ses successeurs, en indemnité des frais que le duc Jean avait soufferts dans les guerres et dans les négociations, dans lesquelles le roi l'avait employé.

En 1348 le; officiers du roi ayant entrepris de cotiser les habitans de Neufchâteau , Châtenoi, Monlfort et Frouart, pour contribuer aux charges et besoins du royaume; Marie de Blois, duchesse régente de Lorraine, en porta ses plaintes

au roi Philippe de Valois son oncle, qui ! Ricuin \ les deux parties y comparurent, s'étant fait rendre compte de l'état des j Odoïn qui y était présent, soutint qu'il

pour l'autre tiers. Seigneurs, le prieur et les héritiers de M. de Bilestein.

La maison de fer et le gagnage qui en dépendent, sout de la seigneurie de Haussonville.

Froville, prieuré dépendant de Cluni (1), dédié à la sainte Vierge , fut donné à l'abbaye de Cluni par un seigneur, Vir illustris, nommé Odoïn, dont la fille, nommée Ide, épousa Simon , fils de Simon de Nancy; il offrit cette maison à l'ordre de Cluni, par les mains de Pibon, évêque de Toul, vers Fan 1081. Bertrice abbé de Moyenmoulier, forma quelque difficulté sur ce prieuré, en 1111, prétendant qu'il avait d'abord été donné en présence de témoins, à son abbaye, par le seigneur Odoïn, qui l'avait ensuite retiré par violence. La chose fut portée par-devant le synode de l'évêque de Toul, tenu en 1111 en présence de l'évêque

choses, donna ordre à ses gens de de meurer en repos et reconnut ces quatre places, franches et exemptes de toutes sortes de charges à l'égard du royaume.

L'arrêt de réunion rendu à Metz le 9 décembre 1680 ordonne que suivant les litres

n'avait jamais fait don de ce prieuré au monastère de Moyenmoulier, et offrit d'en faire serment avec six témoins de condition libre. Le prieur de Froville, nommé Vicard, qui était aussi présent, demanda du temps pour communiquer la chose, à

desannées 1500, 1436ct 1463 les habitans Ponce abbé de Cluni, son supérieur, et et communautés de Neufchàteau, Mont-, que la décision du procès, fut remise au fort et Frouart se pourvoient en première ! prochain synode. Mais comme cela de

instance par devantîe juge de Neufchàteau, comme dn passé, et par appel à la cour du parlement de Metz; mais on sait que tous ces arrêts de réunion intervenus depuis 1680 ont été cassés et annules par le traité de paix de Risvick.

FROVILLE, village et prieuré. Froville , en latin Frodonvilla ou Frondonis villa , village à une lieue de Bayonsur-Moselle, diocèse de Toul, souveraineté de Lorraine, bailliage de Rosièresaux-Salines. L'église a pour patron la sainte Vierge ; collaleur, le prieur du lieu, Décimateur, le prieur pour les deux tiers des grosses et menues dîmes, et le curé

(i) Histoire d« Lorr.. t. a , 1. 25, p. 426. (a)Ibid., p. 4î;.

mandait un temps considérable, à cause de l'éloignement des lieux , et de l'absence de l'abbé, on produisit une chartre de Pibon évêque de Toul, qui marquait que le seigneur Odoïn, avait offert ce prieuré à l'abbé de Cluni, par les mains dudit Pibon, et l'on montra qu'elle le possédait paisiblement depuis trente ans ; Odoïn avec six nobles témoins , ayant affirmé la même chose par serment, l'abbé Bertrice fut débouté. La décision fut donnéedans l'église cathédrale de Toul, l'an de Jésus-Christ 1111 la quatrième année du pontificat de Ricuin , indication iv en présence de Vidric abbé de saint Eyre et de plusieurs

(i) Mémoires mss. de (Hun., et Mis*, Iikdiani monast., pag. 2;8 , 279.

le

antres personnes ecclésiastiques, sous règne de l'empereur Henri V ou IV.

On entretenait d'ordinaire à Froville, un prieur, un sacristain, et deux religieux, dont l'un y était à cause de l'union du prieuré de Ste. Marie du Bois, qui y avait été faite au commencement du quatorzième siècle, par Bertrand abbé de Cluni. Dans la suite le prieuré de Froville, fut uni à celui de Relanges; ce prieuré est en commande, et à la nomination de il. l'abbé de Cluni.

Prieuré de Ste. Marie du Bois.

l.e prieuré de sainte Marie du Bois, de Nemore, ou de Bosco, était habité par un prieur et un religieux, en 1266; mais il fut uni au prieuré de Relanges , au commencement du quatorzième siècle, par Bertrand abbé de Cluni. Les visiteurs qui firent la visite de Notre-Dame du Bois, en 15-32 marquent que ce prieuré avait été entièrement ruiné par les Luthériens et leurs sectateurs ,• ce prieuré est situé environ à trois lieues de Relanges, vers le midi. Jl est surprenant que dès l'an 1532 les Luthériens aient détruit le prieuré de Notre-Dame , puisqu'on n'a jamais souffert ces hérétiques en Lorraine. C'est apparemment quelques troupes de soldats huguenots aventuriers, qui s'étaient jetés dans le pays, et y commirent ce désordre.

FIUMENIL. Voyez MAGNEVILLE.

G.

GALILÉE, (VAL DE) ou VAL DE ST.-DIÉ. — Galilée, val. La ville et l'église insigne de St. Diey, sont situées dans le Val de Galilée, dans le pays et comté de Chaumontois. St. Diey, ou Bieudonné, après avoir parcouru diverses contrées de l'Alsace, s'arrêta au Val de Galilée, où il bâtit son abbaye au lieu nommé Jointures , Junctura, à cause de la jonction du ruisseau de Robachc, qui descend de la montagne et coule dans le vallon, qui est au couchant seplentrio

the, qui» sa source au Valtin au midi, et qui coule dans tout le val de St. Diey. Le val de St. -Diey est situé entre les abbayes exemptes deSenones, Moyenmoutier, Etival, et les diocèses de Toul, de Basle et de Strasbourg.

L'église de St.-Diéy jouit du droit de l'exemption de la juridiction des évêques , et a son territoire séparé où elle exerce les droits quasi épiscopaux; sa juridiction s'étend non seulement sur les paroisses qui sont dans le val de S.-Diey ou de Galilée; mais aussi sur quelques paroisses situéesdans le diocèse de Toul, comme saint Rémi remont, etc.

Les paroisses du Val sont au nombre de douze ou quatorze , avec leurs annexes; tout le Val de Galilée est partagé en deux parties , l'une nommée le Ban du Due , l'autre le Ban du Chapitre, ayant leurs juridictions temporelles , séparées : tout le: Val de Saint-Ûiey est de la souveraineté de Lorraine, bailliage de Saint-Diey, cour souveraine de Nancy. Le chapitre a sa justice et ses officiers particuliers. Le bailliage est divisé en cinquante-cinq communautés; mais il y en a de fort étendues , et le tout fait environ cent soixante villages ou hameaux. Le siège où le chapitre exerce sa justice, est nommé la Pierre Hardie , et est tenu par un gradué pour les terres du chapitre, en première instance , et ressortit au Buffet. L'hôtel-de-ville est composé des officiers du roi et du chapitre. Le bailliage de Saint-Biey, s'étend non seulement sur tout le Val, mais aussi sur le Val de Sainte-Marie, le Val de Lièvre et SaintHypolite , pour ce qui relève de la Lorraine.

Le Val de Galilée est un pays de montagnes , où il y a quantité de vallons agréables et fertiles, et arrosé d'une infinité de sources , qui produisent des ruisseaux qui donnent la fécondité aux terres et aux prairies. On y remarque les anciens châteaux de Spissemberg et de Clcrmont, etc. Il y avait autrefois dans la ville de Saint-Diey, un palais qui a servi de demeure à quelques nal de la ville, et tombe dans la Meur-1 duchesses de Lorraine : comme à Calberi

ne de Lorraine, fille du duc Charles II, et épouse de Jacques marquis de Bade, à Isabelle d'Autriche, et à Christine de Danemarck.

Oa peut voir ce que nous avons dit sur la ville de Saint-Diey, dans son article particulier.

CARDE (ia). — La Garde, châtellenie de levêché de Metz , dépendante pour la temporel et pour le'spirituel de cet évêché.

Thierri Bayer de Boppart, qui fut évêquedeMetz, depuis 1365 jusqu'en 1383, raclieta le château de la Garde, qui avait été engagé par quelqu'un de ses prédécesseurs (1).

Ademare de Montil évêque de Metz , de

puis l'an 1327 jusqu'en 1361, bâtit la forteresse de la Garde, fit fermer de bonnes murailles les villes de Nomeny et de SaintAvold, et acheta la tour que l'avoué de Baccarat avait fait bâtir à l'entrée du château de Baccarat, qui appartenait aussi à l'évêque de Metz (2).

La paroisse est dédiée à S. Martin. Patron , l'abbé de Salivai; cure régulière administrée par un R. P. prémontré, sous le titre de prieur.

Les évéques de Metz, en vertu du traité de Munster, reconnaissent le roi pour souverain de cette chàtellenie, et des autres qui dépendent de leur évèché.Maispourles villes ou villages qui dépendaient de ces chàtellenies , elles ont été ou cédées, ou acquises aux ducs de Lorraine, depuis le milieu du XV* siècle.

Les dépendances de la Garde , sont : la Garde, Jambrotte hameau , Martincourt et deux moulins , Kirchangc et le moulin village, Layr ^ Otmange hameau , Lombarde et Fricourt , hameaux, Omeray village, Brardenay village, Maizières village, Haucourt censé , Hellcicourt, fief, le Toupet fief, Xousse hameau , Vaucourt village, le Void de Lexat hameau , Veho village , Xures et le prieuré de Xures.

(1) Mentisse, hist. de Metz, p. 52y. (a) Idem. p. 5oi et 5o2.

GENICOURT. — Gwùwrart, village d'évêché., dont M. l'évêque de Verdun est seul seigneur; il y a un château qui est du Barrois, dont M. de Rouvroi, conseiller d'état, premier président de la cour souveraine de Lorraine, est seigneur, haut, moyen et bas justicier. Ce château est du diocèse de Verdun, office, recettte et bailliage de S.-Mihiel, cour souveraine de Nancy ; il n'y a qu'un portier, un berger et un vigneron,

GEORGE (saint1). — La baronie de SaintrGeorge , est située entre Gondrechange au nord , Chatillon au midi, Turkestein à l'orient, Blâmont et Rechicourt à l'occident. Cette baronie de Saint George est du diocèse de Metz, et du temporel de l'évêque de cette ville. Les lieux dépendans de cette baronie, sont : Saint-George château , Petimont, village enclavé dans Chatillon , Sainte-Agathe château , Richeval village , Habitz hameau, Rouges-Rupt hameau , Bertrambois village, Hattigni village , Landange village.

Le duc Léopold donna la baronie de Saint-George, le Ban-le-Moine, et Turkensteia, à M. le prince de Beauvau

Craon , en 17

, GELLAMONT.rorezMEU-LOUARD.

GERARD-MER ou GIRAUMEY.— Gerard-Mer ou Giraumey, village près d'un lac du même nom, situé au-dessous des lacs de Longemer et de Retournemer, sur la Vologne , et à la source de cette rivière; ce village est annexe de Corcieux; les patrons de l'église sont S.Gérard et S. Barthélémy ; il y a un vicaire résident. Le chapitre de Remiremont est collateur de la cure de Corcieux; prévôté d'Arches, bailliage de Remiremont, cour souveraine de Nancy.

Gérard-Mer tire son nom d'un, officier du duc Gérard d'Alsace , qui se retira sur le lac de Gérard-Mer, et y bâtit un oratoire qui s'est tellement accru , qn'il forme à présent un gros lieu , où l'on voit envirbn sept cents feux; outre le village il y a plusieurs granges, cinq moulins et deux scieries.

te principal commerce de Gérard-Mer, toosiste en fromages qu'on nomme Girauïiés, et qui sont en estime dans le pays. On y fait aussi grand nombre de ces boîte» de sapin , rondes et oblongues , et en particulier , de celles où l'on met les dragées de Verdun: les babitans de ce lieu ont un talent particulier pour ces sortes d'ouvrages.

Entre Martîn-Prey et Ge'rard-Mer , on Toit un pont sur la Vologne, qui a de longueur, environ vingt-cinq ou trente pieds, d'une seule arebe de pierres de taille, si solide , qu'on le croit un ouvrage des Romains.

On trouve à Gérard-Mer , certaines carêmes r dans lesquelles il y a de la glace dans les plus grandes chaleurs de l'été , et point du tout pendant l'hiver.

GERBEVILLER.— Gerbéviller, en latin, Gilberti villare , est un gros bourg ou petite ville., situé* sur la rivière de Mortagne, à deux lieues de Lunéville, dans un vallon assez serré, où l'on voit un château avec de grands jardins. Ce lieu est ancien, et nous lisons dans l'histoire de Lorraine, qu'en 1179 (l),,ily eut une transaction passée entre le duc Simon II et son frère Frideric de Bitche, par la médiation de Philippe de Lorraine , comte de Flandres, par laquelle le duc Simon s'oblige à donner à son frère Frideric de Bitcbe, le château du fief de Gilbert-F'ilfer, pour acquitter les cent livres qu'il devait assigner en fonds de terre, audit prince Frideric , ou Ferri de Bitche. Celui-ci céda le château de Gerbéviller à son fils Philippe , qui vivait en 1197 et encore en 1235. Il avait épousé Agnès de Salin, fille unique et héritière de Mathilde de Hombourg, fondatrice de l'abbaye de Salirai. Il est dénommé avec sa femme Agnès , et sa fille Jeannette ou Joatte, dans des titres de Saint-Diey et de Beaupré. Il eut apparemment un fils de son nom, dénommé en un titre de l'an 1282.

Avant- Philippe de Gerbéviller, nous

(i) Hisloirc de Lorr., tome i, preuYgs, p cccUxxiii.

connaissons Vautier , prince de la maison de Lorraine, qui ayant épousé Agnes d'Haraucourt, à cause de sa beauté extraof dinaire , fut pourvu de la seigneurie de Gerbéviller; et on trouve son nom en cette qualité , dans des lettres des années 1155, 1142 , 1154, où l'on parle de sa femme, de ses fils.et de ses filles. Le nom de sa femme est Agnès , ses frères sont Raimbaud , Thierri et Guillaume , qui se fit chevalier du temple. Son fils est Frideric de GerbéW viller, dénommé dans un titre de Fan 1135 , et sa fille nommée Ioatte. Vautier de Gerbéviller était fils du duc Simon I'r, il mourut apparemment avant l'an 1179', et fut enterré à Beaupré avec la comtesse son épouse.

L'ancienne maison de Gerbéviller (1), aujourd'hui éteinte, portait de gueules à deux barres , adossés d'argent, semés de croix pommetées , au pied fiché d'argent ;> la terre fut érigée en marquisat par le duc Henri IL

La maison de Tornielle, porte de gueules à l'écusson d'or, chargé d'un aigle impérial, à deux têtes de sable ; ledit écusson entouré de deux courges ou de deux massues d'or.

Le terre de Gerbéviller a aujourd'hui titre de marquisat (2) ; mais anciennement elle était une simple baronnie. Si l'on s'en rapporte à l'épilaphe du prince Vautier de Lorraine dont on vient de parler , il fendra dire que cette terre est venue à la maison de Lorraine, par le mariage du doc Simon I" avec Adeline , fille de Gérard comte de Kerford, seigneur et baron de Gerbéviller, qui trépassa Van 4149 , fo< douze de Mars. Voyez V histoire de Lorraine , t. II, prélimin. p. xxxiu^seeonde édition.

La seigneurie de Gerbéviller passa de la maison de Philippe* de Lorraine, seigneur de Gerbéviller, dans celle de Wisse, qui la posséda pendant long-temps. Ensuite

(i) Benoit, pouillé de Tout, t, 3,suppl. page 364.

(i) HUt. de Lorr., t. a, seconde édit., r>xxxiii. Prélimin.

elle passa dans la maison de Deuillj et du Chatelct, par le mariage de Hue du Chatelet, avec Madeleine Wisse de Gerbéviller, dont il eut Pierre du Chatelet, qui épousa Bonne de Bandoche , qui fut mère d'Olry du Chatelet, qui épousa Jeanne Scépaud , qui fut mère de Claude du Cha

Saint Sévère de Trêves et saint Germain d'Auxerre , passèrent donc au village de Travia, aujourd'hui nommé SaintGermain sur Meuse , qui était situé sur le grand chemin de Nais à Toul ; on y bâtit une abbaye royale, qui fut ruinée on ne sait précisément en quelle année. J'ai

telet, mort en 1589 : ses sœurs, Claude , parlé plus au long de cette ancienne route,

Christine et Anne du Chatelet, héritèrent de ses grands bien» et fondèrent les carmes de Gerbéviller.

Anne du Chatelet (i~) , épousa le comte de Tornielle, et par ce mariage, la terre de Gerbéviller est entrée dans la maison de Tornielle , qui l'a possédée jusqu'aujourd'hui , qu'elle est entrée dans la maison de Lambertie.

L'église paroissiale de Gerbéviller a pour patron St. Pierre et St. Urbain. Collateur, le chapitre de St. George, à

dans la dissertation sur les grands chemins de Lorraine , suivant les mémoires qui m'ont été fournis par M. de Harasse , curé dudit St.-Germain.

L'empereur Louis-le-Bégue, confirme à Arnalde évêque de Toul (1), les abbayes de saint Evre, de saint Germain et de saint Martin , qui avaient été autrefois données ou confirmées audit Arnalde , par l'empereur Lothaire , et son fils du même nom, et par l'empereur Cbarles-le-Chauve, père du roi Louis-le-Bègue; mais qui lui cause du prieuré de St., Urbain , dépen— avaient été ôtées par le roi Lothaire, et dant originairement de l'abbaye de saint ensuite restituées. L'acte est de l'an 878; je Urbain en Champagne , diocèse de Châ- ne trouve plus rien touchant l'abbaye de Ions ; uni aujourd'hui au chapitre de St. Saint-Germain, depuis ce temps-là. Elle George de Nancy , et à présent à la pri- n'est point rappelée dans la bulle du pape maliale (2). j Léon IX, de l'an 1031, qui fait le dé

II y a à Gerbéviller un couvent de car- nombrement des autres abbayes qui apmes déchaux , fondés par Christine du j partenaient alors à l'église de Toul ; ce qui Chatelet, le 19 février 1628 , et une mai- ' peut faire conjecturer que dès lors elle ne son de religieuses de la congrégation , éta- ■ subsistait plus, et que les revenus en étaient blie en 1672. f unis à l'abbaye de S. Evre et le titre abba

GERMAINSUR MEUSE (saint) Et ] liai supprimé (2;. SAVONIERES.— Saint - Germain sur- Savonières , lieu autrefois célèbre, et

où il'y avait un palais-royal, et où l'on a tenu quelques conciles , l'un en 856 et

Meuse, village à une lieue de Foug, miparti pour la souveraineté, entre la Champagne et la Lorraine. Diocèse de Toul. I l'autre en 862. Savonières est aujourd'hui Patron de l'église, saint Germain d'Au-j entièrement abandonné, et on n'y voit xerré. On croit avec raison que ce lieu a ' plus aucun vestige de ville ni de village, pris le nom de Saint-Germain , à cause du II y restait encore une église il y a 50 ans passage de ce saint évêque , lorsqu'il alla

en Angleterre , avec saint Sévère archevêque de Trêves en 447, pour combattre les Pélagiens. II faut bien distinguer ce second voyage du premier, que saint Germain fit en Angleterre avec saint Loup , en 429.

(i) Hist. générale de la maison du Chatelet t. 3, p. 4.

(2) Benoit, pouillé de Toul, t. I, p. 3J7.

mais à présent elle est démolie comme tout le reste. Savonières était autrefois la mère église de S. Germain, et S. Michel en était patron ; à présent la paroisse est transférée à St.-Germain.

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