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On peut voir ce que nous disons sur Sa pes étrangères , étant prêles à en venir aux

foniéres , dans son article.

GERMAIN (lk Château SAïKT-), près la ville de Metz. — Saint-Germain, est un château situé sur une montagne , au nord de la ville de Metz. Jean d'Apremont évêque de Metz, étant entré en guerre avec les Messins; ceux-ci obligèrent l'évêque et le paraige de Porte-Seille, qui avait pris son parti, de sortir de la ville, sans en rien emporter , ayant seulement leurs bâtons à leurs mains, et de se retirer au château Saint-Germain , où ils furent incontinent assiégés ; mais l'évêque Jean d'Apremont ayant rassemblé ses sujets et vassaux, demanda aux seigneurs ses parens et ses amis, un prompt secours, par le moyen duquel il fît lever le siège (1). Cette guerre dura trois ou quatre ans, et causa de grands désordres dans le pays (2).

L'histoire de Jean d'Apremont porte que ce prélat avait fortifié le château de SaintGermain (5), qu'il fut obligé avec les siens et ceux qui lui étaient attachés, de sortir de la ville et de se retirer dans cette forteresse; que les citoyens de Metz, démolirent les maisons de ceux qui l'avaient suivis , et confisquèrent tous leurs biens. L'évêque voyant que les armes spirituelles, l'interdit M l'excommunication ne les toucheraient point, appela à son secours le duc de Lorraine et le comte de Bar; mais ces princes ayant reçu de l'argent des Messins, se joignirent à eux pour assiéger le château de Saint-Germain. Jean d'Apremont fut donc obligé de recourir à des seigneurs d'Allemagne , au comte de Dasbourg et à celui d'Eurestein , et à d'autres seigneurs <"ii lui amenèrent un grand secours de bonnes troupes. Etant arrivés au bord de faMoselle, qui était alors assez enflée, l'évê<pie les engagea à passer la rivière et à s'avancer vers le château. Ceux qui y étaient assiégés , en sortirent, et les deux armées des assiégés et des assiégeans avec les trou_

(nEif t23i. Chroniq. mss. vers. p. cxxv. (?) Chronique de S. Thiébaul. Hist. de Lorr. *■ >i », p. clxix. v^) Hijt. de Lorr., t. i, p. 69.

mains, Roger évêque de Toul, les mit d'accord en 1234. Les chroniques du temps , parlent au long de celte guerre et des personnages divers , que le duc de Lorraine et le comte de Bar firent dans tout ce temps.

Il y avait aussi autrefois sur celte montagne , un prieuré dédié à St.-Germain et dépendant de l'abbaye de St. Vincent de Metz. Le pape Alexandre III, en 1177, permit à l'abbé de saint Vincent, d'y envoyer des religieux pour le desservir, à cause du grand nombre de miracles qui s'y faisaient.

GERMINI, annexe de Crépey. Voyez CREPEY.

GEROLSEK.— Gérolsek est un château situé en Alsace, sur une montagne au-dessus de la ville de Saverne, et de l'abbaye de Moyenmoutier. Ce château a donné son nom à une maison autrefois puissante en Alsace, et qui n'a rapport à notre histoire , que parce que ces seigneurs étaient feudatàires des ducs de Lorraine , comme il paraît par plusieurs pièces conservées aux Archives de Lorraine.

On voit encore dans des monùmens du seizième siècle, es annnées 1570, 1571 , 1580, 1581 et 1583, etc., que les seigneurs du château de Gérolsek , étaient regardés comme feudatàires du duc de Lorraine.

GIBAUMEY. — Gibaumey, Gibaumeix ou Gibaumés, Gibbomanus , village du diocèse de Toul, annexe d'Uruflè; bailliage de Commercy, à quatre lieues de cette ville, une de Vaucouleurs, cour souveraine de Nancy. Il y a dans ce lieu une église sous l'invocation de saint JeanBaptiste.

GIBRIEN(saint), voyezESSEY-ENVOIVRE.

GIRAUVILLIERS, — Girauvilliers,

Gerardi-villare, village du diocèse de

Toul, à deux lieues de Gondrecourt et

«e Vaucouleurs , Barrois mouvant, bail

I de la Marche , présidial de Chàlons, parlement de Paris. M. de Circourt en est seigneur haut, moyen et bas justicier, la paroisse a pour patron S. Martin.

Badonvillers , Bodonis-villare , est an jnexe de Girauvilliers. Ce village s.i.tué sur une hauteur , est en partie Champagne et en partie Barrois, à une lieue et donne de Gondrecourt. L'église a pour patron saint Martin.

GIRAUVOISINpu GIRARDVOISIN —Girauvoisiu , ou plus communément Gérardvoisin, Çrerardi-Vicinium, pillage du diocèse de Toul, à deux lieues et demie de S. Mihiel, une et demie de Commmercy. La paroisse a pour patron S. André et S. Christophe.

GIRCOURTV DOMPAIRE. — Nous connaissons deux villages du nom de Gircourf,l'unprèsdeMirecourtquinefaitqu'une communauté avec Viéyille : l'autre a deux lièvres de Bruyères , sur l'Urbion , et sur le chemin de Rcmbcrvillcr à Remiremont. C'est de ce dernier Gircourt que nous voulons parler ici, où il y a un château environné de fossés pleins d'eau , appartenant à M> Humbert de Gircourt.

Le patron de l'église paroissiale, est saint Barthelemi. Gircourt est près du village de Dompaire; l'abbaye de Senones avait autrefois des biens considérables dans l'un et dans l'autre de cçs lieux. Elle possédait Dompaire dès avant l'an 1111, elle y avait foire et marché en 1103; et l'empereur, Henri V en 1105, confirma la donation qu'en avait faite à ce monastère, une puissante dame nommée Cunegonde. L'évêque (le Metz Etienne de Bar, en 1124 confirme-le droit de foire et marché dans le même lieu de Dompaire.

GIREFONTAINE. — Girefontaine, village enclavé dans la Comté, à huit lieues de la Marche, une et demie au nord de Çonstans-en-Bassigny. Il est de la paroisse de Jasney, village comtois; bailliage de la Marche, présidial de Langres, parlement de Paris.

GIRQNCOURT. — Gironcourt, village du diocèse de Toul. Il est situé sur la yrajpe, (deux lieues et demie au cou

chant deMireconrt; bailliage de cette ville, cour souveraine de Nancy. Il en est parlé dans la confirmation de la fondation do prieuré de Deuijly , en 104.4 sous le pom de Girandi-cfirtis, L'église a pour patron saint-Brjce. $)n peut voir le pouillé de Toul, parle R. P. Benoû Picart. BajJliage de D.erney ; cour souverain^ ,de Lorraine.

Le ban de Gironcourt comprend Atjdoncourt, Dommartin,-aux--liQis,, Âug*" mont, Thiebouzet, Mabomenj], Neympps, la Rue, Usmin, le Void de Girancoujl, Barbon-fin, et les Grangeg.de Renc-pnes et d'Alsimont, avec un moulin, sur 1? finage.

GIRONVILLE. — Gironville, village do diocèse de Toul, répondant à Bouconville, à nne lieue de Commercy, qu'il a au couchant. Dans le titre de confirmation de l'abbaye de BQUxières-aux.-Pames, de l'an 942 Û est dit que Gironville est sur la Meuse, dans le comté de Beien, dont Je chef-lien est Void (1). Il en est encore parlé dans nn titre de l'abbaye de St. Mihiel, de l'an 1106 sous le nom de Gyronis-Killa.

L'église a pour patron, saint Léger. Il y a environ soixante habitans dans ce lieu. Il est de la baronnie de la Marche, office de Bouconville, recette et bailliage de Commercy, cour souveraine de Nancy.

GI ROUEZ, (le ruisseau de')— Le ruisseau de G'rouez prend sa source au village de Coasances-aux-Bois, bailliage de Bar, passe à celui de Grimaucourt, ensuite au couvent des augustins de Girouez, et entre dans une petite rivière qui se jette dans la Meuse au-dessous de Yadonvijle, entre Commercy et Sampigny. Ce ruisseau est bordé de frênes, de tilleuls et de peupliers.

GIVRICOURT. — Givricqurt, petit village de la chàteîlenie d'Albeslroff, établi par le cardinal de Givry évêque de Metz, mort en 1612 et dont il porte le nom.

Ce village est annexe de Munster-Lor

(i) Histoire de Lorraine, t. i, p. 55o. Prciiv.

raine, dont il est sépare par un ruisseau, qui vient de Torcheville , et va se jeter dans la Sarre à Sarralbje. La plus grande récolte de ce lieu se fait en pommes de terre. Givricourt est du diocèse de Metz , bailliage de Vie, parlement de Metz; à dix lieqes de cette dernière yille, sept de Sarrebourg et de Vie.

GLONVILLE, Flin, Fatimênil et le prieuré de Mervaville. — Glonville , nommé en latin Tillonisvilla, ou Dilonisvilla, dans le litre de l'abbaye de Moyenmoutier, village du diocèse de Toul, situé assez près de la Meurthe, un peu au-dessus deDeneuvre et de Baccarat (1). L'église paroissiale est dédiée sous l'invocation de saint Maurice et de saint George. Seigneurs, le roi et M. d'Anglure, de Magm'ère. Bailliage de Lunéville, cour souveraine de Nancy.

Annexe, Flin ou Flun , ci-devant chef d'un doyenné qui est aujourd'hui transféré à Deneuvre. ' Patron , saint Martin.

L'ermitage de la Magdeleine, ou l'hô

Le prieuré reconnaît pour sa première fondatrice et bienfaitrice, Cunegonde daine de Viviers, qui a fait de fort grands biens à l'abbaye de Senones } elle vivait du temps d'Etienne de Bar, évoque de Metz, et d'Antoine abbé de Senones; c'est-à-dire , dans l'intervalle qui s'écoula depuis l'an }110 qui est la première année d'Etienne de Bar, jusqu'en 1156 qui est la dernière de l'abbé Antoine.

Le dernier prieur régulier de Mervaville, fut dom Claude Jaquinot, qui l'a possédé en règle jusqu'à sa mort, arrivée à Nancy en 1755. On a obtenu de son consentement en cour de Rome, en 1731 la suppression du titre de prieuré de Mervaville, et son union au prieuré de Breuil, proche Commercy.

On croit que le nom de Mervaville., vient de Mirabilium-villa, à cause des (féquens miracles que Dieu y opérait par l'intercession de la sainte Vierge, à laquelle le prieuré est dédié : l'église en était fort belle et bien voûtée; mais la

pilai avait autrefois deux cents francs de, nef tomba de pure caducité, le 26 janvier rente. 1758, il ne reste que le choeur et la croisée

qui sont d'un fort bon goût.

Il y avait autrefois un village autour du prieuré; mais il n'en reste aujourd'hui que. les ruines > ct les maisons des fermiers du prieuré.

Le duc Thiébaut II dans son testament de l'an 1512 donne au prieuré de Notre-Dame de Meryaville, dix sols de petits tournois.

Le village de Mervaville subsistait encore en 1614 et 1615 comme il parait par les enquêtes et procédures faites en ces années par les députés du duc Henri II et du seigneur évêque de Metz. Ce village fut ruiné apparemment pendant les deux sièges du château de Moyen qui en est proche , en 1654 et 1659.

GODONCOURT. — Voyez Montu

REUX.

GOIN-SUR-SEILLE ou EN SA^JLNOIS. — Goin-sur-Seille, village à quatre lieues de Pont-à-Mousson et à trois lieues de Metz, à six lieues d'Amance,

Fatimênil, autre annexe de Glonville , en latin Valteri manila. Patron saint JeanBaptiste , seigneur l'évêque de Metz. Parlement de Metz.

Dans la banlieue de Glonville, se voit le prieuré de Mervaville, dépendant de l'abbaye de Senones, fondé vers l'an 1224, puisqu'en cette année, Eudes de Sorcy evèque de Toul, témoigne que ce prieuré avait été commencé du temps de ses prédécesseurs, et n'était pas encore achevé (2). H exhorte les fidèles à le mettre en sa perfection, et veut que l'abbaye de Senones , sur le fond de laquelle il est construit , en jouisse avec les mêmes franchises dont elle jouit dans les autres prieurés situés dans le diocèse de Toul.

La duchesse douairière de Lorraine, Catherine de Limbourg , en 1242 y mit la dernière main.

(>) Hist. médiani monast. , pag. 2^3, 286 et 3o6. .') Hist. de Lorraine, t. 2, p. ajo.

répondant au bailliage de Pont-à-Mousson, diocèse de Metz, souveraineté de Lorraine, enclavé dans le pays messin. Ne serait-ce pas Goddinga-villa, palais royal dénommé dans un titre de Charlemagne, de Tan xi et v de son règne. TKoyez diplomatique, I. U, p. 285. Gain est accompagné d'un fief nommé la Horgne; l'église de Goin est du patronage de l'abbaye Sainl-Martin devant Metz ; cette abbaye ne subsiste plus; les biens en ont été donnés à la primatiale de Nancy,

La maison de Goin portait d'azur â Ta croit d'argent, cantonnée de quatre fleurs de lys d'or.

GONDRECOUKT- LE - CHATEAU. Prieuré au même lieu, et prieuré de sainte Salaberge. — Gondrecourt est une petite ville de Lorraine, ayant titre de doyenné ecclésiastique, du diocèse de Toul. Ce doyenné a dans son étendue vingt-cinq cures, dix annexes, une abbaye, deux prieurés, une maison religieuse, sept chapelles , deux hôpitaux ou léproseries et cinq hcrmitages.

Pour le civil, Gondrecourt a titre de prévôté sous le bailliage de la Marche ; et cette prévôté comprend environ 32 villages ou hameaux. On lui donne le nom de Gondrecourt-le-Chdteau, pour le distinguer des forges de Gondrecourt et de Gondrecourt en Voivre.

Gondrecourt est situé sur la rivière d'Ornain aux confins de la Champagne, à cinq lieues de Ligni, de Neuf-Château et de Joinville, trois de Vaucouleurs , à huit lieues de St.—Mihiel au midi et à sept de Bar-le-Duc au levant d'hiver. Elle a été autrefois possédée par des seigneurs particuliers.

Champagne donne en accroissement de fief au comte de Bar , la seigneurie de Gon— drecourt, tenue auparavant par Jean de Gondrecourt".

En 1238 (1), le comte de Vaudémont promet dé mettre hors de ses mains Gondrecourt , sans le consentement du comte de Bar.

Cette ville fut cédée avec toutes ses dépendances , à Edouard Pr du nom t comte de Bar, par le roiPhilip pe-hr-Bel, au mois d'avril 1507, et cela à la recommandation d'Edouard, roid'Angleterre(2) D'autres disent que Gondrecourt fut réuni au domaine de Champagne au temps dn mariage de Jeanne avec Philfppe-Ie-Bel, lequel donna l'an 1504, pour récompense à Thiébaut de Bar, évêque de Liège , la terre de Gondrecourt, qui devait passer après la mort de ce prélat, aux comtes de Bar; il la lui donna sous l'obligation d'en faire hommage au roi de France , à cause de son comté de Champagne (3).

Le comte de Bar jouissait de Gondrecourt aussi bien que de la Mothe, lorsqu'il l'engagea en 1504, à Ferrî IV duc de Lorraine avec la Mothe.

Gondrecourt-le-Chàteau aTait reçu des ducs de Bar, enlr'autres privilèges, celui de recevoir de ces ducs la justice sur les lieux. Il y a eu un bailliage sédentaire, jusqu'en 1711 , et avant le changement de 1731, il y avait encore une prétôte' royale , dont l'étendue était considérable; sa dépendance est à présent au bailliage de la Marche qui en est très-éloigné.

On distingue Gondrecourt en ville haute et en ville basse. Dans la première sont les ruines du château et de la chapelle cas

Quelques-nns croyent que Gondrecourt j traie de S. Biaise ; l'auditoire et les prisons a pris son nom de Gojidoïn, père de Bodpn sont auprès de là. Au dehors de la ville il Leudin évêque de Toul et de Ste. Salaber- j y a une chapelle de malades, ou une léproge; Gondoïn était, dit-on , seignenr de série. Je trouve au 27 février 1511, une

confirmation des privilèges des habitans de Melz s'étant jetés dans le Barrois , y brûlé- j quel ]e r0; entre aulres prétentions, souterent Gondrecourt et plusieurs autres bourgs I nait que la ,erre et cnâteHenie de Gondreet villages. René II, duc de Lorraine et de; coim reieTait de sa COuronne, et que le dire -r, s'en plaignit vivement, et demanda à de Lorra;ne ju; en devait faire hommage;

Meuse et de Gondrecourt.

En 1219 (1), Gondrecourt était à une dame de Rinel, et en 1272 , le comte de

(i) Histoire de Lorraine, tome i , p. 1109.

Note».

(1) Peut-être en 1388. (3) Benoit histoire de Toul, p. 87. (3) Longucrue, description de la France 1. r, . i83.

Gondrecourt, mais aucune spécification de ces privilèges.

En 1307, lé roi Pbilippe-Ie-Bel, à la prière d'Edouard roi d'Angleterre, donne à Edouard comte de Bar, neveu dudit roi d'Angleterre, le château de Gondrecourt avec toutes ses dépendances , pour le tenir par ledit comte de Bar et ses successeurs en hommage-lige.

En 1368 (1) , la chronique de Metz dit que Gondrecourt fut pris par les Messins. Colart Desarmoises y commandait avec ses gentilshommes. Colart Desarmoises eut la tête tranchée à Metz et treize gentilshommes furent pendus.

En 1436 (2), pendant la détention du duc René I entre les mains du duc Philippe de Bourgogne, on mit en dépôt entre les mains de Philippe, Gondrecourt et quelques autres terres, pour obtenir un répit en faveur de Bené.

Le 10 septembre 1467 (3), ceux de

et hommages de la duchesse de Lorraine pour la même seigneurie.

Ensuite Saladin d'Anglure se pourvut au parlement et obtint en 1491 , un arrêt pour être remis en possession des terres et seigneuries de Gondrecourt et de Lifou-leGrand(i). Le duc Bené II y forma opposition , Saladin consentit dé faire examiner l'affaire par des commissaires, qui firent un accommodement > au moyen duquel René fut maintenu,dans la jouissance de Gondrecourt; René ratifia cet accord en 1497, et l'année suivante il reprit cette terre -du roi Louis XII (2).

En 1574, le duc Antoine assigna pour douaire à la princesse René de Bourbon son épouse, 7,000 livres tournois de rente, et pour assurance lui donna les châteaux d'Einville-au-Jar et de Gondrecourt avec tous leurs meubles.

En 1539 , au mois d'avril, fut passe le fameux traité de Rumilli, entre le roi François Ier et Antoine duc de Lorraine, par le

ceux de Metz, cent mille écus de dédommagement. On tint une assemblée à Anci sur Moselle pour terminer ces différens; mais on n'y conclut rien, sinon qu'on se pourvoirait devant le roi de France, son parlement et les évoques de Metz, de Toul et de Verdun, etc.

Le roi Louis XII en 1475 (4), ayant donné à magnifique et noble seigneur Saladin d'Anglure, seigneur d'Estoges, la seigneurie de Gondrecourt, pour sa vie seulement, avec la terre de Lifou-lc Grand ; le duc René II, à qui Gondrecourt appartenait, comme comte de Vaudémont, n'ayant pas admis cette donation , Saladin y renonça volontairement; après quoi le roi Louis XII adressa en 1482 , une commission au bailli de Vitri, pour recevoir les foi

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se plaignant par la bouche de son procureur général, que ledit duc faisait relever par-devant ses juges des grands jours de St.-Mihiel, les appels des jugemens rendus à Gondrecourt, au préjudice du ressort de Chauraont.

Le bon duc Antoine étant venu trouver le roi François I" à.Rumilli, reconnut qu'il était son homme-lige pour les terres du duché de Bar, qui sont situées au couchant de la Meuse vers le royaume de France, et que si ses officiers avaient fait quelque entreprise au préjudice des droits du roi, il les désavouait. Mais à l'égard de la ville de Gondrecourt, il ne reconnut point qu'elle fut dans le royaume, ni assise dans le ressort de Chaumont, ni qu'elle eut jamais subi sa juridiction. 11 est même

(i) Seguier, v. 8i, p. 3g. (i) Titr. de Lorr. à h Ste. chapelle de Pavis, x, Goudreeourt.

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