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'auprès -de l'év-èque <Ie Strasbourg, '"qui prit sa défense, et y engagea l'archevêque de Trêves. Ferri les attaqua, les dissipa, et contraignit Licbtenberg à recourir à sa clémence.

■Ferri lui accorda la paix, à condition qu'il se reconnaîtrait vassal lige de l'évêque de Metz-, qu'il réparerait Neuvillcr., et démolirait son Château d'Harnstein.

LIEVRE, Val, Prieuré. — Le Val de Lièvre tire son nom de la petite rivière Lebrcha, .qui a sa source dans les Montagnes de Vôge., au couchant et au-dessus de la petite ville-de Sainte-Marie,

■Le prieuré de Lièvre prend aussi son nom de ladite rivière, sur laquelle il est situé, à l'extrémité orientale du même Val. Il fut fondé par Fulrade .abbé de saint Dents en France, fort considéré de l'empereur Chariemagne, qui confirma celte fondation en 804. Nous croyons que Fulrade était natif de S. Hippolite, et qu'il donna ses biens patrimoniaux au prieuré, de Lièvre; et il parait par un titre de l'an 866, que le Val de Lièvre s'appelait en ce temps là , Vallis Fuira— dis. ,

LIFFOU-LE-GRAND Et LIFFOULE-PETIT, nommé aujourd'hui MORVILL1ER.— Liffoa ou Liffol le grand, bourg à deux lieues au nord de Bourmont, pas loin de JNcuf-Chàteau , érigé en comté par le duc François III, en faveur de M. Labbé, qui en est seigneur haut , moyen et bas, sous le nom de Morvillier Ce lieu est du diocèse de Toul, avec titre. de comté et de prévôté, sous la juridiction du prévôt ; recette de Bourmont , offire et bailliage de la Marche,' présidiiil de Châlons-sur-Marne, parlement de Paris.

La paroisse a pour patron saint Vincent.

Je ne doute point que ce bourg ne soit celui qui est nommé dans le continuateur de Fredegaire, Loco/us, ou Lu/us , ou Lucofao. Le P. Mabillon a conjecturé que c'était Loixi, dans le diocèse de Langres; mais Hericus dans l'histoire des évéques

) d'Auxerre., veut-que ce soit Lifaux,-qne le P. D. Thierri Ruinart croit être Lucofao , dont nous parlons ici. Ce fut en cet endroit que se donna une sanglante bataille en 596 , entre Martin et Pépin , contre le roi Théodoric dont l'armée était commandée par Ebroin. Celui-ci remporta le victoire et poursuivit Martin qui se sauva à Laon.

Ce fut au même lieu, que l'an S86 (1), le roi Clotaire H, remporta une grande victoire sur Théodebert roi d'Austrasie, et Thierri roi de Bourgogne.

Ije duc Charles IV, en 1642, ayant appris que Duballier était en marche pour attaquer la Mothe, le prévint et le battit à Lifou-le-Grand. Charles conduisait alors un grand convoi pour ravitailler la Mothe. 11 passa la Meuse-sur le pont de Basoile, et ordonna à une partie de ses troupes de tourner vers Lifou, quand ils auraient aussi passé la rivière; et pendant qu'il attaquait d'un côté Duballier, de le prendre en flanc, et de le mettre ainsi entre deux feux. Duballier y perdit quinze cents hommes: on lui prit mille prisonniers, et on enleva son bagage, qui était à Lifou, et tout l'argent qui était destiné à payer ses troupes.

Lifou—le-Pelil a conservé son nom .$ il est situé près Lifou—le-Grand. L'église paroissiale est dédiée à S. Rémi. Le seigneur de Lifou est le même que celui de la Fauche. Bailliage de Cbaumont.

Le prieuré de Remonvaux de l'ordre du Val des Ecoliers , a été fondé sous Je litre de S. George, dans les bois et sur le ban de la paroisse de Lifou, parles seigneurs delà Fauche.

LIGNIV1LLE ou LIGNÉVILLE. — Ligniville ou Ligncville, village aux sources de la Verre, situé entre la Marche et Miiecourl, à quatre lieues de ce dernier; diocèse de Toul, bailliage dudit lieu, cour souveraine de Lorraine. Seigneur , M. de Lénoncourt comte de Chalan.

(i) Frcdegar, ebroaic.c. 16. Loco noniinalo.

L'église est dédiée sous le nom de saint Pierre-aux-!iens.

La maison de Ligniville est une branche de la très-ancienne et très-illustre maison de Nancy, de Lenoncour et de Rosières. Le duc Ferri III ayant échangé Rosières et les Salines qui appartenaient à la maisou de Lénoncourt-Rosières, contre les villages de Vitcl , Domjulirn et Giroville , les seigneurs qui portaient auparavant le nom de Rosières , prirent celui de Ligniville , terre qui leur appartenait déjà.

Geoffroi de Rosières troisième du nom , fils de Lielard de Rosières , épousa en 1337 , Marguerite de Hans , qui lui apporta les seigneuries de Tantonville et de Lignéville. Depuis ce temps , la terre de Ligniville est demeurée dans cette maison.

La maison de Ligniville porte losange d'or et sable.

LIGNI ou LINI EN BARROIS. — La ville de Ligni en Barrois , chef-lieu d'un comté considérable, est située sur la rivière d'Orney, ayant Bar-lc-Duc à l'orient et Commercy au couchant de ces deux villes. Elle est nommée dans les anciens raonumens et titres du pays , Liniacum , Li— neium ou Lincium , en français Linei ou Lini, ou Ligni,

Il y avait autrefois des seigneurs particuliers de Ligni, qui portaient d'azur au chevron d'or. Dès l'an 952 et 9'62 , nous trouvons Liniacum (1) dans le dénombrement des terres appartenant à l'abbaye de S. Vanne de Verdun.

Dès le commencement du dixième siècle , l'église paroissiale de Ligni appartenait à un archidiacre de l'église de Toul, el dans le treizième siècle, un autre archidiacre eu fit cession à l'église collégiale de Ligni.

Sous l'évêque saint Gauzelin qui est mort en 962 , il arriva un miracle peu de temps avant sa mort, à Ligni sur Orney, in villa quœ dicitur Lincium super fluviwn

(i) Hist. dcLorr., t. r, p. 361 et 3;o. Dans quelques Msi. on lit Limitai m au lieu de Liiua

Orncum (1). Héribert et Etienne , comtes de Vitri, se mirent en possession de Ligni sous le pontificat du même évêque Gauzelin, auquel ils enlevèrent encore l'abbaye de Monlier-en-Derf.

La seigneurie de Ligni dépendait du comte de Champagne (2), et il en jouit jusqu'à ce que Thiébaut-le-Grand, comte de Champagne, de Blois, de Chartrc, de Brie, et Mahaut de Carinlhie marièrent Agnès , leur fille ainée , à Renaut II du nom, comte de Bar, et donnèrent à leur fille pour douaire , la ville et châtellenic de Ligni, qui par ce moyen fut unie au Barrois.

La comtesse Agnès dont on vient de parler , fonda en 1194 (3) , une collégiale au milieu de son château de Ligni, oùelle a subsisté jusqu'en 1746. Cette fondation fut confirmée par Eudes de Vaudémont, évêque de Toul, en 1197, et ensuite par le pape Innocent III. L'église est sous l'invocation de la Sainte-Vierge en son Assomption. Avant la fondation de ce chapitre , il y avait au même endroit une petite chapelle sous l'invocation de S. Evre.

On compte huit chapelles fondées dans cetteéglisc. 1° deS.Michel. 2"DeS. Pierre le Vieil. 5° De Ste. Madeleine. 4" De Ste. Catherine. 5° De saint Jacques. 6° De Notre-Dame des Vertus, unie au chapitre. 7° De saint Pierre de Luxembourg. 8* De saint Didier.

L" cure de Ligni fut cédée à la collégiale du même lieu par les chanoine* de Toul en 1216, sous la redevance de dix livres de cens annuel.

Il y a douze chanoines et treize prébendes , dont le doyen en prend deux. Cette église conserve l'image de Notre-Dame des Vertus , qui est un présent du pape Urbain IV, fait à Charles d'Anjou , roi de Naples, frère de saint Louis. Jeanne, pre-; mière du nom , reine de Naples , donna cette image aux chartreux de Crépi, dans le royaume de Sicile; et ces religieux en

(i) Benoit, hi»t. de Toul, p. Sg ',.

(-j) Hist. de Lorr. t." 2, p. 4&. , • •

(3) Benoît pouillé de Toul.

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les, gentilhomme provençal, et ambassadeur de René d'Anjttu, duc de Bar et de Lorraine, an rdyâutne de Naples. Ce seigneur étant gouverneur desenfahs de Louis dé Luxembourg, comté de saint Fol et de Lighi, la donna à la collégiale dont nous ph lions.

Celle image qu'on dit avoir ."té peinte par saint Luc , et qui passe pour miraculeuse , foi enchâssée en l'un des autels de la collégiale en 1439, où elle demeura jusqu'en i 544, que l'empereur Charles V ayant déclare la guerre au roi François I, assiégea Ligni -, la prit d'assaut et l'abandonna au pillage. L'image dont nous parlons , ayant été enlevée, tomba entre les mains d'un particulier de Bouchon,village du comté cl de la prévoté de Ligni, nommé le....

Cet homme étant devenu extraordinairem'ent riche en peu dé temps, attribuait sa bonne fortune à la dévotion qu'il avait à relie image, qui avait été oubliée et laissée théz lui au chevet d'un lit 6ù avait couché un mestre de camp , qui avait logé avec ses gens après le pillage de Ligni. Marguerite (i e Savoie épouse d'Anloiuc de Luxembourg comte de Ligni , qui avait été fait prisonnier âpres là jprise dé là ville, ayant été informée que l'image miraculeuse était entre lès mains dé ce paysan, l'envoya reconnaître par gens qui l'avaient vue plusieurs ibis;

et l'aVàut répétée, elle lui fut rendue et

rétablie dans Ta chapelle , où elle était auparavant , et où elle est conservée encore aujoud'hui avec grande vénération. On la porte sAlëmh'ëllement éh procession par la Villte, chaque année, le cinquième dimanche après PàquëS, jour auquel on célèbre la fête de la Vierge, sous le nom de Notre-Dame des Vertus.

La paroisse de Ligni a pour patron ne la Stfe.-Vlerge en sa Nativité ; le chapitre en ett turé primitif,, et est pris du corps dès chanoines, et présente à l'évèquè , qui lui donne ses institutions. Les dîmes se partagent entre le chapitre dé Ligni et le prieur de Dame-Marie:

dé eu 1485, des biens de l'ancien hôpital, et par la libéràlili?deM«rguerile de Savoie, veuve d'Antoine de Luxembourg, comte dé Ligni.

-Cet ancien hôpital, qui a donné naissahee au collège des étudians de Ligni, était originairement nommé saint Jean de Froitite-Entt-étj et situé sur le chemin de. Ligni à Vclainé. Celle chapelle de S. Jean et l'hôpital joignant , avaient été donnés au chapitre de Ligni en 1419 , par Jean duc de Bourgogne., comme ayant la gardenoble de Philippe «mate de Ligni, fih de Valeran de Luxembourg et de Bonne de Bar.

Le collège est gouverné par uta principal , qui est Vu* des chanoines , à la nomination du roi, qui nomme aussi quatre régents et huit boursiers , qni y sont fondés.

Les P. cûrdclîfcrs de Ligni <krif «A leur établissement à Louis de Bourbon , comte de Rouci, qui les fonda eh 1447. Geotges de la Trenioille les avait originairement bâtis hors des murs.

Les annonciades de"Sté. Jeanne dé France, furent établies deux ans après eu 1449, dans un vallon désert, à un quart de lient de la ville.

Le couvent des capucins est le premier de la province de Lorraine. Il fut commencé en 1481, par Marguerite de Savoie, com'tessse de Ligni.

Les religieuses de la congrégation a« XVII* sièeléw

Renault II «comte de Bar, jouît de la seigneurie de Ligni jusqu'à sa mort arrivée en 1170, et après lui Henri t son fils et «on sirceesseur nic+t en 1191, et Thiébaut frère de Henri, aussi comte de Bar, décédé en 1214.

Mafe Henri II comte dé Bar, fils et successeur de ïhïèbàrit I", étant sur son départ pour là terre 'Sainte, maria sa fille Marguerite de Bar avec Henri, fils aîné du comte de Limbourg, et lui donna «i dot la châtellenie de Ligni. Le contrat de chef de sa femme Ermauson dp Luxera-' bourg , fille unique et héritière de Henri dit l'Aveugle, comte de Luxembourg.) Thiébaut, dis—je, confirme et agrée l'as* signation que Renaldus Miles de Lineis , et ses frères, ont faite sur leurs dîmes d'Augécourt, qui sont de leur IJef , pour trojs muids de grains, que leurs père et mère ont donné en aumône à l'église de Ruth (apparemment Rup ou Nonains) . le 6 des calendes de novembre 1208.

mariage est du mois de juin 1251 (1). seigneurie d'aucun autre que d'elle, ou Bu mariage de Henri et de Marguerite , la remettre en d'autres mains que dans les sortirent deux fils , savoir : l3 Henri qui siennes.

fait la tige des comtes de Luxembourg, En 1242(1) ou 1245 avant pàques le. et 2° Valeratt qui fut seigneur de Ligni, jour de l'octave de la Chandeleur, Thiébaut et d'où sont sortis les seigneurs et com- | H comte de Bar , successeur de Henri II tes de Ligni, qui se sont succédés de ' étant en différend lui et ses frères d'uno mâles en mâle», jusqu'au temps dit roi part, et Henri de Luxembourg son frère Louis XIII. I (ou plutôt son beau-frère, époux de Mar

En 1208 (2) , Thiébaut comte de Bar guérite de Bar) au sujet de la succession et de Luxembourg: (il était comte de Bar de son père et de sa mère,, 8*j»ccpr4èr>nJ

de son chef et comte de Luxembourg . du ' en

Il y a beaucoup d'apparence que Reuaut de Ligni, Emie et ses frères, et les seigneurs de Ligni dpp( pn a parjé ci-r devant, tenaient Ligni «n fief de* comtes de Champagne.

Le com(e de Bar en mariant sa fille Marguerite avec Henri de Limbourg, s'était réservé la seigneurie directe de Ligni; ce qui excita dans la suite de grandes difficultés, et même des guerres sérieuses entre la maison de Bar et celle de Champagne, les uns et les autres prétendant que les seigneurs de Ligni étaient leurs vassaux.

Dès l'an 1240 (3) Philippe de Toci, com, tesse de Bar, veuve de Henri H comte de Bar décédé, l'année précédente , donna à Henri de Luxembourg sou gendre, en considération de son mariage avec Mar-r guérite de Bar sa fille , Ligni et ses dépendances; à condition que Henri de '•uxembourg ne pourrait reprendre celle

(i) Histoire de Lorraine, tome ? , an n3i. Preuve».

(») Etienne Pérard, preuves P9BF J'hist, de Bourgogne, p. 3o8.

(3) Hist. de Locr

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cette mapi^re: que, si la chatellenie de Ligni était en sursis, et n'était pas remplie au jour qw'slle fty cédée à Henri» ils lui ci» font çessipp, et lui Henri Jeur abandonne toutes sçt| prétentions sur la . succession paterneUe. ef ina}efnejle, \\ semble dpnc qu'Qp révoquait en dputg la cession faite de Ligni à Henri de I uxembourg lors de son mariage , et encore celle qui en avait été faite en 1240 par Philippe, cpm'esse de Bar, Kqfez çi-deyont. Du moins on doutait de la validité 4e cette cession , et que les comtes de Bar fussent en droit d'en disposer,

Ep effet au mois de Septembre ^2^2 Henri de Luxembourg et Marguerite de Bar, sa femme, fpnf Jeny reprise pour Ligni et ses dépendances du roi de Navarre et comte dç Champagne, en. Jwm-r mage-lige, jurable et rcndable, à condition qu'après leur décès, Jeur héritier qui fera comte de Luxembourg, reprendra. Ligni et ses dépendances cru même comte de Champagne et roi de Navarre, pu de ses hoirs. Ils doutaient donc >,e J* vsHî}fté (Je, la première cession à. lui faite par Je comje et la comtesse de Bar; mais en même temps le comte de Bar ayaft invesj} de la seigneurie de t>g*>i m nppmé Alex.an,^W> qui ep 1259 se qualifie homm.e-ljge d$ Thiébaut comte de Bar. La chose était donc contestée entre Je? comtes de Bar pt de Champagne, et jj parais par h suite, que Je? seigneurs ds tigni reprenaient des uns Gt de? autres,

Car en 1262 les mêmes Henri comte de Luxembourg, et Marguerite de Bar sa

j(i)H^t, deLorr., t. isoui r«nii43 Qu 13p. Preuve».

femme, donnèrent en héritage Ligni et sa cbatcllenie à Yaleran leur fils , l'éinancipafll à cet effet, car il n'avait alors que dix ans, s'en réservant l'usufruit pour toute leur vie (i). En conséquence Valeran reprit Ligni de Thiébaul comte de Bar, à condition que s'il mourait sans enfans, Ligni retournerait au comte de Bar , de qui ce fief relevait.

L'année suivante Henri de Luxembourg, et Marguerite de Bar son épouse, reçurent du comte de Champagne en fief jurable et rendable, Ligni et sa chalelleuie , en payant comptant audit comte de Champagne mille livres, et promenant cent livres de rente sur la même seigneurie. Henri et Marguerite rendirent leur hommage en 1265. L'année suivante le comte de Bar pour s'en venger, mit une armée sur pied, prit Ligni le S juillet 1266 et y mit le feu.

Le comte de Luxembourg s'avança avec ses troupes jusqu'à Preni sur la Moselle , entre Metz et le Ponl-à-Mousson; mais il fut battu et fait prisonnier avec quantité de noblesse, par le comte de Bar le 17, septembre 1266.!

Le roi saint Louis voulant mettre fin à, ces guerres, porta les deux comtes de Champagne et de Bar à s'en rapporter à son arbitrage (2). Il décida en 1268 qxe l'inféodation que le comte et la comtesse de Luxembourg avaient faite au comte de Champagne, était nulle, de même que tout ce qui s'en était suivi. Qu'il en était de même de l'hommage fait au cunile de Bar, par le comte Valeran , s'il voulait renoncer au fief de Ligni.

Mais il ne jugea pas à propos d'accepter cette dernière condition .11 rendit hommagelige au coyote de Bar au mois de juillet 1271 et encore en 1274; et déclara que s'il mourait sans hoirs, et que la seigneurie de Ligni vint en la main du comte de Luxembourg, ce comte choisirait un gentilhomme pour entrer en l'hommage du

(t) Hist. de Lorraine, t. a. Preuves sous l'an 2 6a. (a) Hisl. de Lorr., t. a. An ia68. Preuves.

comte de Bar pour la seigneurie de Ligni.

Je lis dans un arrêt du parlement de Paris du 21 juillet 1503, que la fidélité ou l'hommage de Ligni fut vendue en 1274 à un comte de Bar, pour la somme de quatre mille francs. Ce fut apparemment le comte de Champagne, qui pour terminer toutes difficultés, vendit au comte de Bar ses prétentions à l'hommage de Ligni, car les seigneurs de Ligni ont toujours depuis relevé des comtes de Bar.

En 1362 Venccslas, duc de Silésie et seigneur de Ligni, promet à l'empereur Charles IV de ne jamais vendre ou aliéner rien de ce qui appartenait au château ou à la ville de Ligni, qui appartenait audit empereur, comme seigneur héréditaire dudit Ligni (1).

Le roi Charles V en 1367 érigea la vil'e et chatellenie de Ligni en comté, en faveur de Gui de Luxembourg, comte de St. Pol, qui fut tué en 1371 à la bataille de Banville contre le comte de Juliers.

Toutes les chroniques du pays parlent d'un combat qui se donna à Ligni le 4 d'avril 1368 dont voici l'occasion (1). Un gentilhomme du barrois nommé Jean de May, ayant pris querelle avec ceux de Metz , leur déclara la guerre, de concert, à ce qu'on croj-ait, avec Robert duc de Bar ; ceux de Metz prirent à leur service un seigneur nommé Robert d'Hervilliers , qui fit le dégât sur les terres du Barrois. Après diverses hostilités, les deux chefs se défièrent à un combat singulier, dont le jour fut fixé au 4 d'avril, et le lieu fut désigné' dans la cour du comte de Ligni. Jean de May ne se trouva pas au rendez-vous ; mais Robert de Bar parut près de Ligni, avec ses gens armés.

Robert d'Hervilliers jugea qu'il y aurait combat, et donna ordre à ceux qui l'accompagnaient, de se mettre en embuscade derrière un ruisseau , et de donner leurs chevaux aux pages , auxquels il commanda de se sauver. Les Barrisiens s'imaginant que c'était Robert d'Hervilliers et ses gens

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