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qui se retiraient, commencèrent à les poursuivre en désordre , et tombèrent dans l'embuscade , on: il'y eut uir sanglant' conrbjr. Le comte de Salin y Ait tué tout des premiers. Jean de May, auteur de la querelle , y fut aussi mis à mort. On arrêta prisonniers Robert duc de Bar, et un très-grand nombre de gentilshommes, dont on peut voir les noms dans l'histoire de Lorraine.

Le duc de Bar et les autres prisonniers furent conduits à Metz, où ils demeurèrent long-temps, et cette affaire eut de grandes suites, par les petites guerres qu'elle occasionna dans le pays

En 1301 lorsque le roi Philippc-Ie-Bel reçut l'hommage de Henri comte de Bar, ensuite du traite de Bruges, le fief, la ville et le comté de Ligni y furent compris. En 1420 Jean de Luxembourg refusant de faire ses reprises pour le comté de Ligni, Louis, cardinal duc de Bar, assiégea cette ville, et la prit (1).

En 1430 la demoiselle de Luxembourg (sans doute Jeanne de Luxembourg, fille de Valeran III) s'empara d^s comtés de Ligni et de St. Fol: mais la même année les trois frères , Pierre, Jean et Louis , fils de Jean de Luxembourg, comte de Ligni, firent leurs partages, et le comté de Ligni, échut à Jean.

En 1431 Robert de Sarbruchc, damoiseau de Commercy, prit par escalade la ville et le château de Ligni, les pilla et y mit le feu. Il semble que ce fut du consentement, et peut-être par les ordres du duc René, puisque nous lisons dansun auteur du temps, qu'en 1432 la paixfut faite entre le duc René et le comte de St. Pol(l).

En 1432 Jean, seigneur d'Haussonville, sénéchal de Lorraine, Ferri de Parroye, bailli de Nancy, Charles d'IIaraucourt au nom du duo de Bar, et Jean, seigneur de Créqui, Jacques, seigneur de Crévecœur, Philippe, seigneur de Tarnaut, etc. au nom de Jean de Luxembourg, comte de

(i) Monslrelet.

(9) Benoit, Histoire de Toul, p. 90.

Ligni, font abstinence de guerre, et terminent leurs différends.

La bourgeoisie de Ligni tenait alors le parti du duc de Bourgogne contre la maison d'Orléans. Charles II duc de Lorraine, qui était du parti des premier.s, mit garnison dans la ville de Ligni, qui se défendit contre les Barrisiens.

Le damoiseau de Commercy escalada de

nouveau la ville de Ligni en 1433 , au mois de septembre, et après l'avoir pillée, y mit le fou; mais le château se défendit si vigoureusement, que le damoiseau fut obligé d'en lever le siège, et de se retirer avec les cinq cents hommes qui composaient sa petite armée.

Je n'entre point ici dans le détail de la généalogie des comtes de Ligny , nous l'avons donnée dans l'histoire de Lorraine, et on la peut voir aussi dans l'édition de Moreri de Basle en 1732.

Le roi Louis XI s'élant emparé du Bar" rois en 1475 (1) obligea les habitans du Barrois, à relever leurs appels au parlement de Paris. Mais ce même prince ayant rendu le Barrois au duc René II en 1476 les habitans du Barrois continnèrent à porter comme auparavant leurs appellations aux grands jours de St. Mihiel, ou à la . chambre impériale, qui avant la transaction de Nuremberg de l'an 1S42 prenait connaissance des causes du Barrois par appel, comme de celles du duché de Lorraine; ce qui se prouve par les matricules de l'Empire, et notamment par celles que l'empereur Frideric III fit réformer et dresser en 1471.

Le même roi Louis XI ayant fait exécuter à mort en 1481 Louis de Luxembourg son beau-frère , qu'on accusait de fomenter la guerre, confisqua sur lui le comté de Ligni, et le donna au seigneur de la Trémouille, qui en jouit quelque temps: après quoi il passa à Louis d'Orléans duc de Long uevillc, ce qui occasionna de grands procès par l'opposition formée par René duc de Bar, et Marie de Luxembourg épouse de François de Bourbon, comte de

(1) M. Dordelu ins. sm Lignî.

Vendôme. Ces contestations furent terrai- | livres.

Mais le duc Charles IV refusa abnées par la restitution que le roi fit dujsolument son consentement à cette rente, core rendu les foi et hommage pour Ligni; Ferlé, reprirent aisément la ville de Ligni, et le duc de Luxembourg fait «es excuses et assiégèrent le château qui ne tint pas au même duc Henri pour la même chose, j

comté de Ligni à Antoine de Luxembourg devenu l'aîné de sa maison.

Le roi François premier regarda Ligni comme dépendant et faisant partie du duché de Bar, qu'il prétendait lui appartenir. Il y eut sur cela des explications entre ce Prince et le bon duc Antoine, qu'os peut -voir dans l'histoire.

Le roi Charles IX, ou plutôt ses officiers, ayant compris le comté de Ligni dans les impositions qu'ils firent sur le duché de Bar, le duc de Lorraine lui fit ses remontrances, et Sa Majesté par Sentence du 19 Décembre 1569 , déclara le Comté de Ligni exempt de ces impositions.

Il y eut pareilles entreprises sur le Barrots en 1572, et intervint pareille déclaration de la part du roi, par sentence du 20 novembre même année.

François de Montmorenci, qui avait épousé Madclainc de Clermont, senle héritière de la maison de Luxembourg, prétendant jouir de la donation qui lui avait été faite du comté de Ligni, par contrat de mariage du 2 mars 1661 , mit tout en œuvre pour obtenir du duc Charles IV, comme duc de Bar, duquel Ligni relevait, la permission de vendre cette terre; mais il ne put rien obtenir qu'une surséance de quatre mois pour sa prestation de l'hommage. Il ne laissa pas de prendre la qualité de comte de Ligni. Mais le duc Charles IV , le fit assigner à la requête du procureur général de Bar le 27 octobre 1661 , pour se voir condamner à s'abstenir de la qualité de comte de Ligni, parce qu'elle était contre la nature du fief, qui devait être réuni à la couronne du duché de Bar, les hoirs successivement de Henri et de Marguerite, premiers possesseurs du comté de Ligni venant à manquer,

M. de Luxembourg touché de cette procédure, résolut de vendre le comté de Ligni à M. le prince de Condé : le contrat en fut passé pour deux millions de

disant que le comté de Ligni faisait partie de son duché de Bar, qui était inaliénable, ainsi le contrat de vente fut inutile, •t comme non avenu.

Le mécontentement que M. de Luxembourg en ressentit, le porta à £»ire le procès, tant aux officiers, qui avaient eu, le gouvernement et l'administration des; affaires du comté de Ligni pendant la guerre, qu'au procureur fiscal dudit comté. Les uns et les autres furent mis en prison: mais on se pourvut au conseil du roi , qui ordonna que la connaissance de leurs affaires serait renvoyée pardevant les officiers de la justice de Bar^le-Duc. De sorte que M. Luxembourg lui-même fatigue de ces procédures, présenta an duc Charles IV, sa requêta sur laquelle S. A. lui fit main-levée de sa commue du comté de Ligni,

L'empereur Charles V en 1544, continent la guerre contre Je roi François premier, envoya dom Fernand de Gonzague, vice-roi de Sicile, pour assiéger Ligni en Barrois , où le comte de Brionnc qui en était seigneur , s'était enfermé avec le comte de Rouci son frère, qninie cents hommes de pied, et cinq cents chevaux. La ville était peu fortifiée, mais on comptait que le château tiendrait quelque temps. L'artillerie la battit fortement, et y fit une brèche considérable. Le comte de Brionne craignant d'être forcé, prit le parti de capituler: mais pendant qu'on parlementait, les Impériaux entrèrent dans le Château par derrière, et la garnison mil les armes bas. On leur accorda la vie, mais ils demeurèrent prisonniers de guerre, et furent envoyés à l'empereur qui était alors à Metz. Les officiers furent menés en Flandre , où ils demeurèrent jusqu'à la fin de la guerre $ la ville de Ligni fut pillée et saccagée.

L'année suivante 1545, le roi Henri II, ordonna à Dorval, gouverneur de Ligni, de faire un fort à Pileviteus, lien situé au-dessus du château dudit lieu, sur le chemin de Ligni à Toul; ou disait que c'était pour arrêter les courses des Impériaux dans le Barrois; mais c'était plutôt pour faciliter le dessein que Sa Majesté avait formé de s'emparer des trois évéchës. Le fort était situé sur la hauteur, et sur le grand chemin qui descend à Ligni. Il n'a pas subsisté long-temps; depuis plusieurs années on n'en voyait plus que quelques ruines; et comme la descente de ce côté là était fort rapide, on a depuis quelques années formé une nouvelle chaussée en pente douce et égale, qui aboutit à un pont construit à neuf sur l'Orney , et à la nouvelle porte qui commence la rue royale. Cette rue a été formée des débris du château de Ligni qui était en cet endroit, et dont la démolition a été ordonnée par arrêt du conseil des finances du Roi de Pologne du 25 juin 1746. On n'en a conservé que le parc, qui sert à la promenade des bourgeois , suivant l'arrêt du conseil des finances du cinq janvier 1748. La collégiale est auprès de la porte sur la chaussée roj'ale.

Le duc Charles III, en 1379, ayant donné ses ordres pour procéder à la rédaction de la coutume du bailliage de Bar, les trois états furent assemblés: et Marguerite de Savoye , douairière de Ligni, et Guillemette de la Marck , épouse de Jean de Luxembourg, au nom, et comme ayant la garde-noble de Charles leur fils, premier vassal du duché de Bar, comparurent par procureurs, qui déclarèrent qu'ils ne trouvaient rien dans lesdites coutumes qui ne fut raisonnable , signalement pour la nature des fiefs, l'ancienne forme et nature d iceux, et trouvaient bon que le comte de Ligni et ses sujets, fussent régis suivant la coutume du bailliage de Bar, dont ils avaient eu communication.

Le 58 de juillet le roi Louis XIII, prie le bon duc Henri de Lorraine d'excuser le dnc de Luxembourg, s'il ne lui a pas en—

à Ligni des troupes en garnison de la part du duc Henri.

Le duc Charles IV, s'étaut déclara pour le parti des princes du sang, en 1650 (1), envoya en Lorraine le Comte de Ligniville, qui fit le siège de Châtel-sur»Moselle, et l'emporta sur Vely qui y commandait pour la France, après quatre jours de siège. 11 attaqua ensuite les villes d Epinal, de Mirecourt, de Neuf-château., de Commerci, de Ligni, de flar-le-Duc, et les Châteaux de Void, d'Haroué, de Tonnoy et de Savigni qui ne firent que peu de résistance.

Le Marquis de la Ferlé bientôt après vint assiéger le Château de Ligni, dans, la vue de séparer par la prise de cette forteresse , la ville de Bar des autres conquêtes que le comte de Ligniville avait faites en Lorraine. Mais la Ferté poussant avec trop de vivacité le siège de ce château , s'exr posa si fort, qu'il reçut une dangereuse blessure au travers de l'épaule, qui l'obligea après la réduction de Ligni, de se transporter à Nancy pour s'y faire traiter,

Les années suivantes la guerre continua, et le prince de Condé étant entré en Lorraine , menaçait Toul et le Pont-à-Mousson , pendant que le chevalier de Guise , et le général Fauque assiégeaient Bar-leduc. Ils prirent la ville: mais Fauque y perdit la vie. Le chevalier de Guise qui commandait les troupes du duo Charles IV, se présenta devant Ligni, qui se rendit sans beaucoup de résistance. Delà il vint se loger à S. Aubin , et le prince de Condé à Chonville, dans le dessein d'assiéger le lendemain le château de Voidr On s'étonne aujourd'hui que des lieux si peu considérables aient souffert des sièges: mais alors les armées n'étaient pas si nombreuses, et les lieux dont nous parions étaient en état de se défendre. Le vicomte de Turenne qui suivait en queue l'armée du prince de Condé, et le maréchal de la long-temps. Delà ils s'avancèrent, el campèrent dans la prairie entre Commercy et Vignot; mais ils passèrent leur temps sans rien faire.

En 1620 , le sire de Couvonges envoya (i) Mémoire de Bomvau, p. 197.

Il y avait aulrefois à Ligni une poudrerie célèbre : ia poudre en était en réputa

Ligni, supprima par édit du 2 février 1721 , les officiers des prévôtés, gruerie,. hôtel-de-ville, domaine des villes et villages et prévoies de Ligni et de Saulx, ensemble les procureurs , notaires, huissiers et sergents, etc. et y établit une prévôté,

tion en Lorraine et en France. Il y en avait dont toutes les appellations devaient être aussi à Nancy et à Bar. Le pays abondant f portées au bailliage de Bar. De plus il y

en salpêtre, donnait lieu à' cette fabrique des poudres. A présent, et depuis la cession de la Lorraine faite en 1755, et la prise de possession par le roi Stanislas, ces poudreries ont été négligées, et enfin entièrement abandonnées.

Voilà à peu près ce que l'on sait de la ville de Ligni. Le duc Léopold premier acbeta ia ville, château, chatellenie, la prévôté de Ligni et de Saulx en Barrois, le 6 novembre 1719, auprès de ChailesFrançois-Frédéric de Montmorency, pour la somme de deux millions six cent mille livres au cours de France, et réunit ce

établit une gruerie et un hôtel-de-ville, avec les officiers de ces établissements.

LINANGE. — Linange. Quoique le comté et les comtes de Linange payent pas un rapport direct à la Lorraine, dont j'écris ici la notice; cependant les comtes et les seigneurs de ce nom, sont si souvent dénommés dans notre histoire , ils ont en tant de liaison avec la maison de Lorraine, et tant d'affaires avec les villes et seigneurs de ce pays, que j'ai cru devoir en dire un mot en cet endroit.

Linange est un petit pays d'Allemagne, avec titre de comté. Les Allemands disent

comté a son duché de Bar. Il en fit pren- et écrivent Leninguen; il est enclavé- dans dre possession les 17 et 18 du même mois le bas Palatinat. Ce comté est un ancien

de novembre,

Le 9 décembre suivant, Paul-Sigisniond de Montmorency Luxembourg, duc de Chatillon, frère de M. le duc de Luxembourg , vendeur du comté de Ligni, prélendit retirer le comté de Ligni en vertu du retrait lignager , ayant obtenu un arrêt du parlement de Paris, portant permission d'assigner le duc de Lorraine pardevant ledit parlement: son altesse royale se pourvut au conseil du Roi, et obtint arrêt le 7 mai 1720, qui le déchargeait de celle assignation , et renvoyait les parties au bailliage de Bar, pour y procéder en première instance, sauf l'appel audit parlement: mais la procédure ne fut pas suivie, et moyennant certaines sommes qui furent délivrées, son altesse royale est demeurée en paisible possession du comté de Ligni, jusqu'à la cession de ia Lorraine et du barrois au roi en 1736. (1)

Le duc Léopold ayant fait comme nous l'avons vu, l'acquisition de la Terre de

(i) ii li t« et ordonu. de Lorr. t. 2. p. 447

fief de l'évêque de Metz, et on trourequeFques reprises de ce comté faites par le» comtes de Linange, auprès de l'évêque de Metz (1). Meurisse en cite une en particulier , de Jean comte de Linange, de l'an 1416 j par cette raison , ce comté avait été réuni à la France, par les arrêts de réunion de 1680 el 1681 ; mais le traité de Risvik a rétabli ces comtes dans leur ancien état, par l'article ïr du traité; de Risvik , qui est général, et par le xvi, ou sont expressément nommés les comtes de Linange.

En 1681, le comte de Linange rendit hommage au roi Louis XIV, pour la terre et seigneurie de Sladek ou de Landebourg, faisant partie du comté de Valdeuz , relevant de l'église de Verdun.

Ce petit pays est près de Frankendal, et les lieux principaux, sont : Neuol, ningen, Turkeim, Granlade el Lamsheim. Il y a trois ou quatre branches des comles de Linange.

(i) Hist. de MeU page 563.

On ' peut voir dans le second tome de ; la saline de Lindre, pour mille florins sur l'histoire de Lorraine , ancienne édition , Guemunde.

plusieurs particularités concernant cette | En 1493, le 26 septembre, René II fait maison, leurs guerres, leurs alliances, leurs échange avec Simon Vecker , comte des grands emplois, les terres qu'ils ont pos- Deux-Ponts, sieur de Bitche, par lequel Re-se'dées. ] né emporte pour lui et ses successeurs ducs,

■ La maison de Linange portait d'azur à la moitié du puits salé et de la saline de trois aigles éployées d'argent, deux et un Lindres ; et cette saline est très-différente membres et ébéqués d'or. i des salines de Dieuzc, dont il est parlé dans

LIS DUE, village et étang.— Lindre ; ' le même titre. il y a deux villages du nom de Lindre; En 1541, le duc Charles III avance que Lindre la haute, village à un quart de . Guemunde a été autrefois le siège des ducs, lieue de l'Etang de Lindre, à une demi- j et par conséquent qu'elle n'a jamais apparlieue de Dieuze; du diocèse de Metz , ré- tenu aux comtes des Deux-Ponts. Et dans pondant à Dieuze. Lindre la basse , village ' une consultation faite à Ingolstat, sur le à un quart de lieue de la haute Lindre , à sujet de Bitche, les docteurs décident que l'endroit où la rivière de Seitle sort de l'é- Bitche est un fief lige (1), ne reconnaissant tang de Lindre. i point d'autres souverains que le duc de Lor

Ces deux villages n'ont rien qui les dis- raine. On appelle fief-lige: ut f^assalis tingue ; mais l'Etang de Lindre est célèbre juret fidelitatem domino, contra omnes dans la Lorraine, comme étant le plus beau nullius alteriusfidelilate resercata , et il et le plus grand du pays. C'est une espèce de faut que dans l'investiture on déclare que lac, ayant la plus grande partie de ses sour- le fief est lige , et que le vassal soumet ses ces dans son propre fond, qui sont augmen-, biens, même ceux qui ne sont pas fiefs à te'es par quelques ruisseaux qui y viennent ■ SOn seigneur, d'ailleurs. En 1641 , les Français sous le com

Sa forme est fort irrégulière; il peut mandement du comte de Grancey, assiéavoir deux lieues de Lorraine de longueur; géant Dieuze, le gouverneur de ladite ville on se peut fixer son diamètre , ayant plu-[ envoya ordre au commandant- de la tour

sieurs sinuosités et étant beaucoup plus long que large. On assure qu'il faut six heures pour en faire le tour.

On en fait la pèche tous les deux ou trois ans, et on en tire de très-beaux poissons , dont le produit monte aux environs de soixante ou quatre-vingt mille livres par pèche.

J'ai parlé dece lac plus au long, sous l'article de Tarquinpole.

En 1311, Jean Comte de Salra , veut que le traité d'échange fait-entre Ferri duc de Lorraine, et Evrard, seigneur des Deux-Pont» , au sujet de Guemunde, Lindres et Morsperg qui est changé contre Bitche , cédé audit Evrard , tiendra. L'échange ci-dessus fut fait en 1302. Et en 1448, Frideric comté des Deux-Ponts, fait ses reprises du duc de Lorraine, pour la moitié de Lembourg, pour la moitié, de

de Lindre , de lâcher les écluses. Ces eaux se répandirent dans les fossés et la campagne de Dieuze , de telle sorte, que les Français furent obligés d'abandonner le siège. Et en 1663 , le roi Louis XIV ayant promis de faire évacuer la tour de Lindre , le duc Charles IV envoya à Paris , le six octobre de la même année, M. de Beauvillier, pour demander entr'autres choses, ladite évacuation ; mais cela ne fut pas exécuté. Celte tour de Lindre est une tour carrée bien solide , qui se voit à l'endroit du déchargeoir de l'étang, qui a quatre portes, ou ouvertures pour donner cours à l'eau, lorsqu'on ouvre l'é

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