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rachat d'unie somme de 15 0 franc». En conséquencede cette cession, Jean Dieu-Amy, en fitsesfoiel hommage au même duc, déclarant que si le duc venait à s'accorder avec les susdits frères de Gueminié , il consent de rendre ledit engagement, en lui remboursant la même somme.

Aviller et Haucourtsont aujourd'hui dû bailliage d'Elain, cour souveraine de ?iancy.

AVILLER. — Aviller, village du diocèse de Verdun , office , prévôté et marquisat d'Halton-Chàtel, dont Aviller n'est distant que d'une petite lieue, recette et bailliage de Saint-Mihiel, cour souveraine de Nancy. Le roi en est seul seigneur. Il y a sur le ban un moulin qu'on appelle Burcy, qui est au roi. Les habitans d'Aviller pouvaient aller moudre leurs grains ailleurs qu'à ce moulin, mais depuis quelques années , ils y sont bannaux. Il y a à Aviller une petite église sous l'invocation de la sainte—Croix en son exaltation, où le curé de Saint-Maurice—les-Côtes va djre la messe fêtes et dimanches. Il peut y avoir .environ trente-cinq à quarante habitans en ce lieu.

C'est apparemment du premier Aviller, que tirait son nom la maison de ce nom , ancienne chevalerie, maison de nom et d'armes , dans le bailliage de Saint-Mihiel, à présent éteinte. Elle portait de sable â la croix d'or au premier canton , chargée d'une fleur-de-lys d'or. Elle subsistait encore sous le duc Antoine dans la guerre d'Alsace , en 1325 , contre les luthériens.

On trouve qu'en 1560, Jacques de Lnz seigneur de Neuville en Verdunois, et Michelle du Fay sa femme , engagèrent à Honoré Ferry de Jaulny, seigneur dudit lieu et de Boncourt sur Meuse , et à dame Marguerite de Rivière sa femme , la terre et seigneurie d'Aviller en Voivre sous Hatton-Chàtel, chargée de fief envers le duc de Lorraine, pour quatre mille francs Barrois; et en 1570 , les mêmes Jacques deLuz et Michelle du Fay sa femme vendirent pour toujours, à Antoinette de Dainville daine de Fresnel et Lévigney, veuve

d'Honoré Laurent de FranchièreS, dit Fresnel, sieur de Boulancey, capitaine de Bar, la seigneurie d'Aviller et le droit de ladite, qu'ils s'étaient réservé dans l'engagement précédent, moyennant la somme de cinq mille sept cents florins , monnaie du Barrois. Ladite vente faite sous le scel du tabcllionage de Saint-Mihiel, le 6 octobre 1470 , par-devant Philippe Platel et Didier Vallon notaires.

En 1576 (1), le grand-duc Charles vendit à M.'Claude de Beaiiveaù seigneur de Mânonville, et gouverneur de son fils le marquis du Pont, capitaine de HattonChâtel , la terre et seigneurie d'Aviller , avec la haute , moyenne et basse justice , ainsi que le dnc l'avait acquise de dame Antoinette de Dàinville veuve de Laurent de Franchières , pour une somme de 570 francs.

Il parait qu'Aviller était anciennement une dépendance de Doncoùrt-aux-Templiers (2). Nous trouvons l'acte d'affranchissement d'Aviller, fait en 1512, par frère Médard Denisot commandeur de Marbotte , seigneur de Doncourt- auxTempliers, portant qu'il affranchit et exempte les hommes et femmes d'Avillerj, sujets de sa maison de Doncourt, des conditions de main-morte et fort-mariage ,' et il leur permet de se marier à Doncourt et aux pays des duchés de Lorraine et de Bar, évêché de Verdun'et terre de Gorze, en franc lieu, et non autrement. En considération de cet affranchissement chaque habitant d'Aviller devait payer annuellement audit commandeur, trois francharts de blé et trois crctles d'avoine mesure de Verdun , et trois gros bàrtrois pour leurs fours qu'ils peuvent faire en leurs maisons. Ceux qui n'étaient pOrnt laboureurs, devaient payer trois gros pour leur franchise et trois gros pour leurs fours. Cet acte fut ratifié au chapitre provincial du prieur de Champagne, de

(i) Archives deLorr. Layette, cbtt. fie& en diverses nreVôte's, (a) Ibidem. Layette, Hatlon-Chatel.

l'ordre Malthe ou de Rhodes, le juin 1312.

Outre les deux villages du nom d'Avil— 1er, dont nous venons de parler, nous connaissons encore en Lorraine ; Aviller, village à une lieue de Mirecourt, du bailliage de Darney; Aviller, censé, d'Attignéville, bailliage de et Affilier, autre censé, d'Auzainvillèr, du même

communauté Neufcâteau , commueauté bailliage.

AVIOTS Et BARBONVILLE.— La chapelle des Aviots fut premièrement donnée â l'abbaye de Béchamps par Pierre évêque de Toul. Matthieu son successeur confirma cette donation en 1203.

En 1288 , l'abbé de Béchamps , pour mettre fin aux difficultés qu'il avait tous les jours avec celui de Moyenmoutier, pour cause de ladite chapelle et de la seigneurie de Barbonville , dont elle dépendait pour la plupart de ses terres , la céda à l'abbé de Moyenmoutier, à charge que lui et ses successeurs paieraient aux abbés de Béchamps un cens annuel de 65 sols toulois , faisant en monnaie de Lorraine six francs dix huit deniers, et au curé de Damelevière une charretée de foin, à charger à volonté. Depuis cet accord, le cens en argent s'est toujours pris , et a été payé sur la taille de Barbonville, et la charretée de foin sur un pré de ladite seigneurie.

En 1368, la terre et seigneurie de Barbonville avec toutes les appartenances, fut laissée au prince Nicolas de Lorraine comte de Vaudémont, par contrat d'engagement; et madame Catherine de Lorraine son épouse en jouit, après le décès dudit prince , jusqu'en 1388 , que le duc Erric la racheta de ladite princesse sa mère. En 1393, Jacques Gravier fut pourvu de la chapelle des Aviots par le duc Erric, qui en était collateur par droit de rachat.

En 1599 , le duc Erric donna pour la fondation du noviciat des Jésuites de Nancy, la terre et seigneurie de Barbonville; et le pape Clément VIII, à la prière àe Charles III duc de Lorraine, en fit ex

14 pédier la même année les bulles qu'il confirma par d'autres l'an 1604.

En 1609, tous les titres de Barbonville et ceux de la chapelle des Aviots furent mis entre les mains des Jésuites sous pension annuelle de cent francs. Depuis ce tempslà jusqu'en l'an 1654, que le sieur Gravier mourut, ils y firent des réfections , et payèrent la redevance due à l'abbé de Béchamps, se regardant non seulement comme collaleurs, mais encore comme propriétaires de cette chapelle. Ils en alléguaient ces raisons : que le P. Gueret,

dans un état qu'il avait fait en 1611 , de tous les droits et charges du noviciat, avait laissé par écrit, et signé de sa main , que la collation de la chapelle qui était autrefois à l'abbé de Béchamps , et puis à l'abbé de Moyenmoutier, lui était dévolue avec la terre de Barbonville , et qu'il était aussi tenu d'en acquitter les charges des 65 sols Toulois et de la charretée de foin.

Qu'en 1615, monseigneur de Maillane évêque de Toul, commis par les bulles du pape Clément VIII, pour reconnaître cette donation faite aux Jésuites par le duc Erric , et les en faire jouir dans toute son étendue, persuadé que le droit de la chapelle y était compris, leur en avait donné des lettres d'union; qu'après la mort du seigneur Gravier le prince François de Lorraine , comme abbé « de Moyenmoutier , en avait été pourvu, mais qu'ayant depuis été informé du droit des Jésuites, il s'en était déporté par acte du 18 juillet 1657, et par une lettre du 4 juin dé la même année au sieur Lefêvre son avocat au parlement de Metz, lui ordonnant d'abandonner l'appel qu'il en avait interjeté comme d'abus, et de cesser toutes poursuites.

En 1663, le sieur Médard qui avait été pourvu de la chapelle des Aviots par le prince François abbé de Moyenmoutier, et y avait été maintenu contre l'opposition faite à sa prise de possession par le recteur du noviciat de Nancy, s'en démit entre les mains du révérend père D.Philibert Galavaux abbé et des religieux de Moyenmoutier, lesquels par acte du 14 août de la même année consentirent que la chapelle fut «nie au prieuré de Rosières, autant de lemps qu'il serait à la congrégation , qu'autrement elle retournerait sous la juridiction de l'abbé et des religieux de Mojenmoutier.

Les Jésuites s'y opposèrent, et prétendirent être collateurs de la chapelle , ou tien ils demandèrent d'être indemnisés des réfections qu'ils avaient faites et des redevances qu'ils avaient toujours payées à l'abbaye de Béchamps; sur quoi il y eut «n gros procès au bailliage et à la cour souveraine de Nancy. Pour le terminer , le R.P. dom Philibert Galavaux abbé de Movenmoutier, comparaissant par le «•P. dom Hyacinthe Alliot prieur de Sainte-Croix de Nancy, par acte passé à Nancy, le 19 août 1673, se déporta du droit de patronage et de présentation à la chapelle, des Aviots, située au ban de i igneullcs-les-Rosières, et renonça à tous te droits qu'il y pouvait avoir au profit du père recteur du noviciat de Nancy, en qualité de seigneur de Barbonville, et cela en conséquence d'une option à lui référée par un arrêt du 17 janvier 1668 , de la cour souveraine , qui le condamnait à restituer au recteur tout ce qu'il vérifierait avoir payé; d'ailleurs les revenus de la chapelle depuis l'an 1599 jusqu'au mois de juillet 1662 , tant pour la redevance annuelle, que pour les réparations de la chapelle, s'il n'aimait mieux se déporter du droit de patronage ou de présentation » la chapelle. Le père Guilleminot accepta le dépôt, et renonça à toutes les prétentions qu'il avait, tant pour le R. P. abbé de Movenmoutier, que contre le sieur Médard et les héritiers du feu Jacques «ravier vivant, chapelain de ladite chapelle , et les religieux bénédictins de Rosières , tant pour le cens en argent et le foin, et pour méliorations et frais de procès, s'obligèrent de payer à l'avenir, a la décharge du sieur abbé de Moyénmoutier, à l'abbé de Béchamps, le cens M argent, et au curé de Damelevière, le

foin, et de faire le service accoutumé. Cette chapelle est aujourd'hui desservie par les religieux de Rosières.

AVOLD (saint-) Et HOMBOURG, vulgairement dit Homboukg - I/evbque , pour le distinguer du grand HoMtontc, à deux lieues de Deux-Ponts.

Saint-Avold, est une ville considéra- ■ ble de la Lorraine-Allemande , située sur la grande route de Francfort en-France, et sur la petite rivière de Rosselle, et non sur la Moselle, comme quelques-uns l'ont écrit. Ville autrefois fermée de murailles, située à l'orient de la ville de Metz, dont elle est éloignée de huit lieues, à cinq lieues de Sarlouis , vers le midi.

Elle tire son nom de saint Nabor, martyr , nommé par corruption , saint Avold en français, et Santderver en allemand , dont le corps fut déposé dans l'abbaye de ce nom, vers l'an 730, par Crodegand évêque de Metz, qui en est considéré comme fondateur, car le monastère subsistait assez long-temps auparavant.

. Saint Fridolin, Hibernois de naissance, étant passé en France sur la fin du règne de Clovis, au commencement du VI siècle, et s'étant arrêté à Poitiers , fut chargé du gouvernement du monastère de saint Hilaire-, célèbre évêque de cette viile. Rempli de l'esprit de Dieu, il voyagea en plusieurs endroits et réforma divers monastères. Etant arrivé au lieu ou est aujourd'hui Saint-Avold , il engagea Sibe— baud évêque de Metz, vers l'an 740 , à y bâtir un monastère qu'il nomma Hilariacuin (1), en l'honneur de saint Hilaire, pour qui il avait une dévotion singulière, et sous le nom duquel il consacra tous les monastères qu'il fonda , ou qu'il réforma. Ou croit que l'abbaye de Saint-Avold fut d'abord dédiée sous l'invocation de saint Paul»

Ce ne fut que sous l'évêque Crodegang, vers l'an 765 , qu'il prit le nom de SaintAvold, à cause des reliques de saint Nabor,

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que ce prélat y déposa. L'évoque Angelràme mort en 817 ou 818, augmenta considérablement ce monastère , dont, il est considéré comme un des plus insignes bienfaiteurs.

L'abbé de Saint-A vol d tenait autrefois le premier rang parmi les autres abbés , aux assises générales de l'évêché de Metz; il prenait aussi le titre de premier baron de l'évêcbé (i) , et ce titre lui est donné dans plusieurs traités passés avec les comtes de Nassau Sarrebruck; les comtes de Sarrebruck, vassaux de l'église de Metz , furent avoués héréditaires de Horabourg et de la ville et abbaye de Saint» Avold.(2). Lesevêques de Metz établirent à Hombourg-l'Evêque, et à Saint-Avold , une cour composée de vingt-quajre personnes , qui avaient le nom d'échevins, et qui étaient tirés de toutes les. villes de la la chatcllenie. On appelait ce tribunal, la grande-cour et la vouçrie, dont était chef

première est située à deux lieues de la ville de Deux-Ponts , vers le nord; la seconde à une lieue et demie de Saint-Avold, vers l'orient.

Le grand Hombourg subsistait avant l'onzième et douzième siècle , et avait titre de Comté. (1) Le comte Volmar ou Folrnar était avoué de l'abbaye de Saint-Avold en 787 (2); ces sortes de voués abusaient tellement de leur pouvoir, que par leurs vexations et leurs pilleries, le monastère était réduit à ne pouvoir nourrir le nombre de religieux nécessaires, pour y faire l'office. Angelrame , évêque de Metz, obligea Volmar à les réprimer, et on lui assigna certaines terres situées en Alsace, afin qu'à l'avenir il laissât les religieux jouir paisiblement de leurs autres biens.

Il y a beaucoup d'apparence que ce comte Volmar ou Folmar, était aïeul ou bisaïeul d'un autre Folmar, comté de Hombourg , qui laissa son comté de Hombourg,

le comte de Sarbruck , voué héréditaire; à son fils nommé Hugues, lequel étant dé

le comte de Créhange en était arrière-voué. ! cédé sans enfans, les seigneurs des envi

L'abbaye de St.-Avold est aujourd'hui j rons, et en particulier Mathieu Ier du nom,

en règle, et possédée par le révérend père] duc de Lorraine, s'emparèrent du comté

dom. Joseph Baudinot, depuis l'an 1744; elle reçut la réforme de Saint-Vanne en 1607. Elle a été exposée comme tous les anciens établissemens, sur-tont ceux qui se trouvent situés sur les frontières de la France et de l'Allemagne, à une infinité de révolutions fâcheuses; ce qui fait que l'on connaît assez peu son histoire; nous parlerons de ces révolutions, dans la suite, dans l'histoire de la ville de Saint-Avold, et dans celle des deux Hombourg, que je ne dois pas séparer, de Saint-Avold.

Nous connaissons deux villes d'Hombourg (5), l'une plus ancienne nommée] Etienne appuyé de l'autorité et des forces le Grand—Hombofig, ou Hombourg-lc-1 de l'empereur Frideric Barbe-Housse , Château; l'autre plus, moderne, nommée ' réunit Hombourg à son domaine , et en communément Hombourg-l'Evêque, La j investit d'aulres seigneurs; car en 1195,

| Maihilde, comtesse de Hombourg, fonda

(i) Longueur, état de France,, Partie a. ! l'abbaye de Salivai. (4) Etienne de Bar paç. iSg,

de Hombourg et des terres des environs , qui étaient fiefs de 1 eveché de Metz.

En 1127 et 1135, il y avait un Godefroy qui prenoitle titre de comte de Castre, et de Hombourg, et en 1157, Indiction 14, on remarque Hugues, comte de Dasbourg, et Volmar, comte de Hombourg.

Etienne de Bar, évêque de Metz, mort en 1165 (5), entreprit de retirer le comté de Hombourg, des mains de ceux qui s'en étaient emparé , leur fit la guerre, et en particulier à Mathieu Ier, duc de Lorraine, qui régna depuis l'an 1159jusqu'en 1176.

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donna l'avoeatie de Hombourg, aux comtes de Sarbruck ses vassaux.

Jacques de Lorraine qui succéda en 1258, à Jean d'Apremont,, évêque de Metz, fonda Hombourg-l'Evéque, et y bâtit un château au sommet de la ville (1), dont les ruines subsistent encore; ce château était magnifique pour ce temps-là; il y fonda déplus en 1224 ,,une.collégiale; sous l'invocation de saint Etienne, patron de la cathédrale de Metz.

Hombourg- l'Evéque est situé sur une; montagne isolée de toutes parts; la chronique" de Metz, l'appelle spéculum mundi (2), la Guérite du Monde, parcequ'il domine sur les environs. Jacques de Loeraine (5) y bâtit un palais pour lui, et des appartenons séparés pour les gens de guerre de la garnison; des demeures pour les bourgeois qui forment le bourg de Hombourg, et une église proche le château , pour treize chanoines qu'il y fonda; Hombourg-l'Evêque subsiste eucore ; mais fort déchu de son ancienne splendeur, le chapitre est réduit à quatre chanoines; le château abandonné et tout découvert, conserve encore quelques vestiges de son ancienne magnificence; on y voit les vestiges des salles, des écuries, voûtes de caves, et un puit très-profond, taillé dans le roc, et large de quinze à seize pieds de diamètre; ensortecjue depuis assez long-temps, Hombourg-l'Evêque ne fait plus aucune figure dans l'histoire.

Après la mort de l'évêque Jacques de Lorraine (4) , Philippe de Floranges son proche parent, lui succéda dans l'évêché de Metz; mais son élection fut traversée , et il fut obligé de se transporter à Rome, pour la faire confirmer: Pendant son absence, le duc de Lorraine, et d'autres seigneurs, qui avaient des prétentions contre lui, se saisirent chacun de son côté, de certaines forteresses dépendantes de

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l'évêché, comme de Hombourg, de Turc-* kestein , etc.

Philippe à son retour de Rome trouva son diocèse dans le trouble; les seigneurs du voisinage y ayant commis, une infinité de désordres, il fut obligé de les réprimée par la force, et de retirer comme il put, ce qu'ils avaient usurpé des terres de son évêché.

Le jeudi d'après la saint Luc de l'an 1227 (1), Frideric, comte de Linanges , fit hommage à Laurent, évêque de Metz, pour le quart de Molesberg, avec ses dépendances , rendable à l'évêque de IJetz. Dans cet acte il est dit, que le comte de Linanges et ses successeurs , sont obligés de faire garde au château de Hombourg, appartenant à l'évêque de Metz , deux mois par chacun an, ou en personne, an par un soldat, qui prêtera serment à l'évêque.

Rurchard d'Avênes, étant mot- i sur le trône épiscopal de Metz (2) , entreprit de retirer des mains du duc Ferri >■«! r le comté de Castre, suivant les termes de l'engagement qui avait été fait au duc Ferri j ce prince qui s'attendait à en demeurer propriétaire, résolut de faire la guerre à l'évêque, et engagea dans sa querelle, le comte de Rar; Rurchard d'Avênes voyant cet orage se former contre lui, se retira à Hombourg-l'Evêque, d'où il envoya demander du secours à ses parens, à ses amis , à ses alliés, et à ses vassaux. Cependant le duc de Lorraine fit le dégât sur les terres de l'évêque, et vint ravager St.-Avo!d, ville dépendante de l'évêché de Metz, y fît beaucoup de prisonniers ,• et emmena beaucoup de bétail.

Rurchard avec ses troupes se tint en embuscade au bois de Varrent, et lui livra la balaille à Reningen sous Helring; les troupes de Ferri furent battues, plusieurs Lorrains y périrent, et le comte de Linanges y fut fait prisonnier, et acheta chèrement sa liberté.

Renaud de Rar, frère de Henri DT,

(i) Menrisse, p. 477

(a) Hist. de Lorr., tom. a, p. 3g6.

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