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du seizième siècle, par le Sr. Etienne Hordal, doyen de l'église de Toul, et fat consacrée par M. de Buvet , Suffragant. Elle est presbytérale et chargée de trois messes par semaine.

LUDRE ET AFRIQUE. — Ludre, on Ludes , (1) village on bourg à deux lieues de Nancy, tirant vers la Moselle; qui donne son nom, on le reçoit d'une maison célèbre en Lorraine, venue de Bourgogne an ce pays, vers Tan 1559 ; elle subsistait

dès l'an 1200. Le château de Ludre a subsisté pendant que presque tous les autres de la province ont été démolis par ordre de la France, en 1633 et 1670.

Le patron de Ludre, est saint Evre; bailliage et cour souveraine de Lorraine.

En 1380, Charles II, fait Jean de Ludre, sénéchal de Lorraine , et lui assigne pour gage cent livres de forts. Et en

En 1552 , M. de Château-Roux , bourgeois de Troyes-en-Champagne , allant de Toul à saint Nicolas , passa la Moselle en quatre ou cinq endroits, et étant vis-à-vis Afrique , remarqua un grand pan de muraille , qui fermait autrefois la cité d'Afrique.

J'ai appris d'un homme très-bien instruit ,. que certaines personnes se présent tèrent au seigneur de Ludre, demandant permission de creuser dans le château

en Bourgogne sous le nom de Frolois, d'Afrique $ promettant même de l'argent

pour en avoir la permission: L'ayant obtenue, ils creusèrent et rencontrèrent un souterrain qui les conduisit à quel que distance: mais 'désespérant d'y trouver quelque chose, ils se retirèrent, ayant seulement senti, disaient-ils, une forte odeur de cuir.

Les seigneurs de Ludre prennent dans leurs titres, la qualité de comtes d'Afrl1581 Jean de Ludre chevalier, et Colignon ! que , et cette montagne leur appartient eu de Ludre écuyer, son frère, font un partie. Je n'en trouve rien dans les anciens traité de paix, avec Geoffroi de Nancy',! monuments de ce pays, chevalier. ] Les armes de la maison de Ludre,

En 1467 , le six mars , Didier de Lu- ' maison de nom et d'armes de l'ancienne dre, ost fait conseiller du duc Jean. j chevalerie, sont bandés d'or et d'azur, de En 1483, le dix octobre, Ferri de six pièces à la bordure, engrelée de Ladre, fils de Jean de Ludre, chevalier , gueules.

fait un traité de paix avec la ville de Le duc Léopold I, a érigé en marMetz : ils se rendent respectivement leurs quisat en faveur de la maison de Ludre, prisonniers , leurs biens et leurs titres. !la terre et seigneurie de Bayou , qui Assez près de Ludre, et sur la montagne appartient à cette maison, par patentes du au midi, qui domine sur la Moselle, on sept octobre 1720.

voit des ruines d'un ancien camp romain, I Richard-Ménil, petit village sur une qui était placé en cet endroit, pour garder ■ éminence , entre Ludre et la Moselle. L'éle Moselle et le chemin qui était sur ce ' glise a pour patron saint George. Cette fleuve où l'on passait anciennement pour j terre appartient à la maison de Ludre, venir de Toul à saint Nicolas ; avant que ! qui a son château à une lieue de là, vers le

le grand chemin par le bois de Hayes fut fréquenté, comme il l'est aujourd'hui, et que la ville de Nancy fut devenue capitale du Barrois. Ce qui me confirme dans la persuasiou où je suis, qu'Afrique était un camp romain, c'est qu'encore aujourd'hui, il y a entre cette montagne et le village de Ludre, des champs qu'on nommé au view-marché.

(i) Hist. de Lorr. t. i pag. 433. an Ioji.

nord; les seigneurs de cette maison font ordinairement leur demeure dans une grande et belle maison, ayant forme de château, située sur la Moselle, au-dessous Richard-Ménil.

La maison de Richard-Ménil portait de sable au lion d'or, armé, lampassé et couronné de gueules.

LUNEVILLE. — Lunéville tire son nom de Diane, on de la.lune qu'on y adorait autrefois. Tout ce que nous avons de Mortagne , de la Vezouze, du Sanort. dit du bois de Futaie de Léomont, ! Elle a été possédée au moins depuis le de sa fontaine sacrée, du culte qu'on y l dixième siècle, par des seigneurs qui rendait à Diane, confirme cette opinion, I portaient le titre de comte. ISous avons aussi bien que le nom de Lunevilla, ville i donné la généalogie de ces comtes, à la de la lune , ou Lunaris-villa, qui signifie, suite des comtes de Metz, dont ceux de la même chose. On raconte que quand on j Lunéville descendaient. Voyez le premier fit fortifier Lunéville, apparemment en j tome de l'histoire de Lorraine. Un de 1587, lors de l'approche de l'armée des ces comtes nommé Folmar, fonda vers Spissemberg , contre ce que Huy, ou Hu- [Nancy ne leur pouvait envoyer du secours; amenés à Nancy, d'où ils sortirent de la sont les écuries. Boffrand en a donné les manière que chacun sait. , desseins , et les a fait graver dans son ar

prolestans d'Allemagne, monsieur le baron d'Haussonville, (1) colonel de l'infanterie Lorraine, transféra l'abbaye de saint Rémi dans la ville, de même que la commanderie de saint George , qui était voisine et hors de la ville. On raconte , dis-je , que dans les terres qu'on transféra decettecommanderie pour former les fortifications de Lunéville, on trouva une figure de pierre, qui représentait un homme armé, portant une espèce d'enseigne chargée d'une lune; et à quelque dislance de cette comraanderie , la figure d'une femme, qui avait sur la tête un grand croissant renversé, qui lui couvrait la tête, et dont les deux cornes ou extrémités, venaient tomber sur les épaules.

Les anciens payens (2) adoraient la lune sous les deux sexes , et avaient le Dieu Lunus, et la Déesse Luna. Philcechorus affirmât lunœ sacrificium facere: oiros cum veste muliebri, mulieres cum virili, quodeademmasestimatur etfemina. Spartien dans la vie de Bassiens ou de Caracalla, dit, que les orientaux tiennent, que ceux qui adoraient la lune sous le nom de femme, sont toute leur vie assujétis au pouvoir des femmes, et au contraire, ceux qui l'adoraient sous le nom d'homme, sont toujours les mailres de leurs femmes. Qui lunam fœmineo nomine et sexu putaverit nuncupandam, is addietus mutieribus semper inseroiet: at verô, qui marem Deum esse crediderit, is dominabitur uxori.

La ville de Lunéville est du diocèse de Toul, arrosée des rivières de Meurthe,

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Tan 1030, l'abbaye de St. Rémi de Lunéville , pour des religieux bénédictins , qui ayant déplu à leurs fondateurs, y mirent en leur place, vers l'an 1034, d'autres bénédictins qui n'y subsistèrent point non plus; on leur substitua vers l'an 1140, des chanoines réguliers de saint Augustin , qui y sont encore aujourd'hui.

Théodoric duc de Bar, qui commença à régner en 984, et mourut en 1028, avait épouse Richilde , ou Sunechilde , que nous croyons avoir été fille du comte Folmar, puisqu'il est dit dans un titre de l'an 1287, que Thierri possédait Amance, jure hœreditario, venant de Folmar (1).

Ce Folmar, beau-père du Duc Thierri, pourrait bien être le même que le fondateur de Beaupré.

Le dernier des comtes de Lunéville nommé Folmar, comme la plupart de ses prédécesseurs, donna sa fille Clémence en mariage , à Folmar comte de Castres, ou de Bliscastel, qui eut du chef de sa femme, la seigneurie de Lunéville, ce qui se prouve par une charlre du monastère de Beaupré, de l'an 1173, donnée par le comte Hugues, fils de Folmar; et le même Hugues comte de Lunéville , par un autre chartre de l'an 1189, n.° 8, 9, reconnaît qu'il était fils du comte de Castres. Il parait par quelque monument du douzième siècle, que les seigneurs de Riste avaient part à la seigneurie de Lunéville. En 1225, le seigneur de Riste était seigneur de Lunéville. Titre à Flavigni. f^oyez la généalogie de la maison de Riste, sous les années 1229, 1508, 1315, 1317, 1338, 1344.

(5) Hiit. de Lorraine, pag. 4j9- preuves»

En 1224, Hue seigneur de Lunéville, et C-onrade son frère, sur les différons qui étaient entr'eux au sujet de leur partage, pour les terminer; Huë donne à son frère le château de Pierrepont , avec toutes ses appartenances; il lui cède encore hors des murs de Lunéville , tout ce qui est depuis le fossé derrière la maison des chevaliers d'Atteinville, et quantité d'autres choses, par les quelles il parait que ces deux frères possédaient Lunéville et les villages qui en dépendent, les bois , la pêche le four bannal, etc; et moyennant cette cession, Conrade renonce à tout ce qu'il peut prétendre à la succession paternelle.

En 1243 , le duc Mathieu fît un échange du château de Spissemberg, et de ce qu'il avait à saint Diey, à Moyenmoutier, à Etival, et généralement de ce qui était à lui entre Raon, la Bourgonze, Bruyères et

tion de ses promesses , Thiebaut , roi de Navarre et comte de Champagne.

Sous le duc René II, en 1476, plusieurs seigneurs Lorrains, accompagnés de quelques troupes qu'ils avaient amassées, allèrent assiéger Lunéville, qui était occupé par quatre cents hommes du duc de Bourgogne (1). Ces seigneurs n'avaient point d'artillerie; ils donnèrent l'assaut, et attaquèrent la ville par escalade; l'assaut dura toute la nuit. Ils se rendirent maîtres de, la première porte de Chanteheù , mais ils ne purent s'y maintenir. Ils envoyèrent demander des hommes et de l'artillerie au duc René II, qui était alors à Strasbourg: il leur envoya six cent hommes d'armes , deux gros canons et dix serpentines, qui arrivèrent dans trois jours devant la place. Les assiégés offrirent de se rendre la vie et bagues sauves, si le gouverneur de

gués, comte de Lunéville, avait au château de Lunéville, à Gerbéviller et à Valfroicourt; et cela du consentement de ses fils Huillon, Philippein et Ferri, par traité passé le dimanche devant la division des apôtres, qui est le quinze juillet 1243

Trois ans après, le duc Mathieu racheta les mêmes terres qu'il avait cédées à Hugues comte de Lunéville, avec la voùerie de l'église de saint Diey (2). Il les racheta de Huë comte de la petite Pierre , moyennant la somme de trois mille trois cents livres de Messins, payables en différons termes. Fait le lendemain de l'invention saint Etienne , 1246. Depuis ce temps , le comté de Lunéville est demeuré uni au duché de Lorraine ; et en 1263 , le due Ferri III, affranchit la ville de Lunéville , et lui donna les franchises de Beaumont-en-Argonne, de même qu'à Nancy, à Port ou saint Nicolas, et à Gerbéviller. On peut voir dans l'histoire de Lorraine (3), ce que c'était que ces lois de Beauinont. Le duc Ferri donna pour cau

!i) Rujt Ant'qnitcs de Yo»p«. 2)Hisi. de Lorr. t. i. p. 238. (ï) Hist, de Lorr. t. a. p. 314.

ils députèrent à Nancy à M. de Dieuze, qui leur fit dire qu'ils n'avaient point de secours à espérer; ainsi ils se rendirent et se retirèrent où ils purent.

L'armée des protestants d'Allemagne qui allait au secours des Huguenots de France , passant à Lunéville au mois de septembre 1587, le baron d'Haussonville, colonel de l'infanterie Lorraine, sous le duc Charles III, qui avait fait quelques fortifications à la bâte à Lunéville, fit si bonne contenance, que cette armée n'osa l'attaquer.

Après la retraite du duc Charles IV, et sa sortie de Lorraine, son frère le duc Nicolas-François, cardinal et évêqne de Toul, se retira à Lunéville , où il épousa la princesse Claude, sa cousine germaine en 1634 (2).

Le maréchal de la Force, en étant informé, obligea le dnc Nicolas-François et la princesse son épouse, de retourner à Nancy, dans l'espérance d'empêcher la consommation du mariage, mais il était trop tard; le prince et la princesse furent

*

(1) Ibid. t. i. p. io36.

(?) Hi.st. de Lorr. t. 3. pag. «57. ?58. -j5y.

En 1658 , le duc Charles IV , ordonna chilecture, à ses gens d'assiéger Lunéville, leur der-1 Le duc fit aussi bâtir Ja grande ails qui mandant seulement qu'ils pussent conscr- est à gauche en entrant dans les jardins , ver cette place, jusqu'au temps où la saison où il se logea , et où loge actuellement le ne permit plus aux ennemis de tenir la roi de Pologne.

campagne ; qu'après cela il la mettrait en! Ce dernier prince a fait plusieurs embelélal de soutenir un siège royal. I lissemens an château et aux jardin . de Lu

Dès que les troupes Lorraines parurent ' néville; comme le kiosque , la chinoise : et devant la ville, les ennemis l'abandonné- ; depuis le dessèchement d'un marais joirent et les Lorrains commencèrent aussi- ! guant la rivière , il a fait de fort beaux jartôt à la fortifier. Le roi Gt assiéger celte dins, qui ont chacun un pavillon dans une place sur la fin de la même année par le , île formée par la Vczouze, et son canal.

duc de Lopgueville, qui l'emporta après quinze jours de siège , et les officiers et soldats, furent faits prisonniers de guerre. Le roi Louis XIV, en fit raser le château en 1678.

On voit dans ce même jardin , quantité de figures en pierres fort bien faites. On y voit une chose singulière, qui est un amas de grand nombre de rochers assemblés avec art, et accompagnés d'une multitude A la paix de Risvick, conclue en 1697, de figures très bien imitées, qui sont mises la Lorraine ayant été rendue au duc Léo- en mouvement pas des eaux qui coulent pold, ce prince fit sa demeure la plus ordi- par derrière ces rochers, distribuées dans paire à Lunéville, et en rétablit le château des canaux de plomb. dans un état beaucoup plus grand et plus Le couvent des sueurs grises était autremagnifique qu'il n'avait jamais été. Le roi fois à l'endroit où l'on voit aujourd'hui Stanislas de Pologne y a ajouté beaucoup un grand jet d'eau, entre la grande aile d'embellissemens, ety fait aussi sa demeure en entrant, et le rocher dont on vient de

ordinaire

L'ancien château de Lunéville était fort petit en comparaison de celui d'aujourd'hui;

parler.

La paroisse de Lunéville est dédiée sous l'invocation de saint Jacques apôtre;

il ne comprenait que les deux petites ailes I les religieux de l'abbaye de saint Rémi, de

qui sont d'un côté entre la chapelle et le grand bâtiment qui donne entrée, et qui a vue sur les bosquets , et de l'autre côté, l'ancien château n'avait que la même étendue.

La chapelle do château de Lunéville fut fondée par le duc Raoul en 1543, en l'honneur de la sainte Vierge et de saint Antoi-r ne, dans laquelle on doit chanter chaque semaine trois messes , savoir: le dimanche Je mercredi et le samedi ; et le chapelain doit aller aux jours de fêtes à Einville. Le duc lui achète une maison, loi donne des revenus pour sa subsistance, et vent qu'il vienne manger à son hôtel, dans les jours qu'il dit la messe.

Le duc Léopold I, fit bâtir les deux grands corps de logis au-dessous desquels

la même ville, en sont collateurs. Ce fut Pierre de Brixei, évêquo de Toul, mort en 1192, qui donna cette église à l'abbaye de saint Rémi. Clément VII, confirma cette union. Après la bulle de séparation de mense, faite en 1627 , le cinq du pontificat du pape Urbain VIII., Charles de Lorraine, abbé commendataire de l'abbaye de saint Rémi, laissa le patronage aux religieux , qui y nomment un de leur communauté pour la desservir. Décimateur , l'abbé pour les grosses et menues dîmes de Lunéville, Huviller, Moncel, Viller, Mehon et autres lieux qui en dépendent j excepté Froidefonlaine et Champé, où il ne prend que le tiers; l'abbé de Beaupré a les deux autres tiers. L'abbé de Lunéville a encore la totalité de la dinie

du ban de Lunéville et de

<le vîn

ailler. |

Les bénédictins s'établirent d'abord j à Léomond en 1735, ensuite ayant! acheté de M. le prince de Craon , la mai-: son et le jardin de Mesnil, ils s'y sont établis depuis l'an 1757 , avec l'agrément; du roi de Pologne , du vingt-six août de | la même année.

Il y a de plus à Lunéville nn couvent de capucins établis en 1653. Les carmes s'y établirent en 1707.

Les annexes de la paroisse de Lunéville, sont:

1." Huviller ; patron l'Assomption de la Vierge. Seigneur, le sieur de Gombervaux.

2. Chanteheux, église succursale; patron saint Bartbelémi. Le roi Stanislas y a fait bâtir une très-belle maison.

3. Le Ménil où sont établis les bénédictins , où il y a une chapelle.

4. Mehon avec sa chapelle.

5. Moncel avec sa chapelle.

6. L'ermitage de saint Léopold.

7. FUter, où il y a une chapelle fondée le quatre octobre 1650, par Etienne Gremel. Les minimes de Lunévillle y disaient autrefois la messe les fêtes et dimanches.

La ville commença la maison de charité en 1724. Le duc François III, l'autorisa par lettres du vingt-trois mars 1756. Le roi de Pologne y fonda deux sœurs de saint Lazare, par contrat du onze juillet 1746, augmentées d'une troisième en la même année. Il a confirmé de nouveau ces fondations de la charité, par lettres du premier février 1752.

Le même prince établit, en arrivant à Lunéville, une académie de quarante-huit cadets gentilshommes, dont vingt-quatre polonais et vingt-quatre lorrains. Leur hôtel est vis-à-vis celui des pages dans l'Ile, entre Lunéville et le faubourg des Carmes.

H fonda encore les écoles chrétiennes à Lunéville, par contrat du treize mars 1730. Gcs écoles sont tenues par trois frères , pour l'instruction des pauvres enfants de la ville et des faubourgs.

Jlu-1 II y a au faubourg de Viller proche Lunéville, une belle faïencerie dans laquelle on emploie beaucoup d'ouvriers. On y travaille aussi en terre de pipe à fumer, avec beaucoup de succès.

Le nombre des ouvriers , l'étendue des bâtiments, et la qualité des ouvrages sont remarquables. Jacques Clianbutte la commença sur la fin du règne du duc Léopold, et le quatorze juin 1731 , on lui accorda des franchises et privilèges. En 1748, on y fit les premières expériences de la terre de pipe; celle terre soutint les premières et les plus fortes épreuves du feu, en présence du roi de- Pologne , de M. de Voltaire et de madame la marquise du Chatelet. Le roi lui accorda le privilège par arrêt: ces lettres patentes sont des treize et vingtneuf décembre 1739. La réputation de cette manufacture sesoutient, et s'augmente de jour en jour.

Le bailliage de Lunéville comprenait environ cent villages ou hameaux.

Chanteheu, château près le village de même nom , bâti par le roi Stanislas, visà-vis la façade de celui de Lunéville , du côté des bosquets. Il y a de l'un à l'autre une belle avenue d'une demi lieue de long. De la terrasse du donjon, la vue se porte du côté de la Vôge et de la Suisse, à une dislance prodigieuse. Louis XV convalescent au retour de Metz , y fit 1© deux octobre 1744 , la revue de sa gendarmerie , et partit de là pour le siège de Pribourg.

Julivet, autre maison royale à l'extrémité du village de rliiviller, au sommet du coteau qui termine la vue du château de Lunéville, à droite de la Vezouze. Le roi de Pologne a fait embellir cette maison.

Ce même prince a fait démolir depuis quelques années l'église paroissiale de St. Jacques, et en a transféré l'office dans l'église abbatiale de S. Rémi, qu'il a fait bâtir en partie, et y a fait grand nombre d'embellissemens et de présens.

Dans les églises paroissiales et abbatiales de Lunéville , il n'y a aucune chapelle, mais de simples oratoires, que Louis

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