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manche après la saint Etienne, lorsque'jours de garde à Briey. Ces lettres sont de l'homme a payé les cens et rentes qu'il l'an 1352.

doit, il peut aller où bon lui semble, excepté les posterions du bien de saint Etienne. Si l'évêque impose une taille en ladite cour, il en a les deux tiers et le voué l'autre. Toutes amendes sont pour les deux tiers à l'évêque , et l'autre tiers au voué, et si l'évêque les remet avant d'être prononcées, le voué n'y a rien. Il y a quatre forestiers pour la foret de Varnest, qui ont un fief de l'évêque, pour la garde dudit bois et faire les reprises. Si aucun des pourvus des fiefs meurt sans hoirs, l'évêque a droit d'y pourvoir.

Ademar de Monteil, évêque de Metz, accorda aux bourgeois de Saint-Avold , pour leur donner moyen d'entretenir les murailles de leur ville, certains deniers foctroi; savoir, de prendre deux pots ar muid de vin , une augevine par aune le drap, deux deniers par fournée de pain,une obole par quarte de blé , deux deniers par bœuf ou vache , un denier par porc, une obole par veau , mouton , brebis, bottée de sel, sur chaque mercier dressant boutique aux jours de foires, une obole et autant sur les péletiers pour chaque peau.

AVRIL. — Avril, Ajtrile, village à une demi-lieue de Briey du côté de SaintPierremont du diocèse de Metz , bailliage de Briey, cour souveraine de Lorraine. La paroisse a pour patron la SainteVierge. L'abbé de Saint — Pierremout nomme à la cure, et est seul décimateur. le roi est seul seigneur. Ce lieu contient environ quatre-vingts habitans.

Il y avait autrefois une maison noble du nom d'Avril ou Avrey (1), aujourd'hui éteinte. On trouve des lettres de François d'Avril écuyer, fils de M. André chevalier, par lesquelles il reconnaît tenir du comte de Bar, quatre-vingt jours de terrres arables , douze fauchées de prés, et les manoirs de la cour d'Avrey dont il est homme-lige dndit comte et en doit quinze

(>} Archives de Lorraine, Layette, Briey.

En 1420 , le cardinal de Bar donna à Jean de Molaines écuyer et prévôt de Briey, les maisons de feu Jean le Chicart, et les érigea en fief noble, pour les tenir, lui et ses hoirs , au duc de Bar, en titre de fief, de même que les autres gentilshommes tiennent leurs fiefs, et ce en considération de ses services.

Edouard comte de Bar, déclare en 1550 (1) , que comme le comte Henri son père eut donné en fief et hommage à Thiebaut Foural chevalier, citoyen de Metz, certaines terres sur les villes d'Avrey la grande et la petite , rachetables pour une certaine somme, il lui donne aussi pour les bons services qu'il a rendus à la comtesse sa mère et à lui, tout ce qu'il peut avoir esdites villes.

AZERAILLES ou EZRAILLES. —

Azerailles , en latin , Acervalia, ou Acarvalla , annexe de Gelacourt, diocèse de TouJ , village situé sur la Meurthe et sur le chemin de Ravon et de Baccarat à Lunéville, à quatre lieues de cette dernière ville; on assure qu'Azerailles fut donné à l'abbaye de Moyenmoutier (2) , par un nommé Humbeft, fils de Trutpert. Il en est parlé dans la bulle d'Innocent II, de l'an 1140, confirmative des biens de l'abbaye de Moyenmoutier.

Ezrailles est une prévôté royale ,• collateur de la paroisse de Gelacourt et d'Ezrailles son annexe , l'abbé de Moyenmoutier; patron, saint Laurent. La seigneurie d'Ezrailles appartenait autrefois anx seigneurs de Blâmont résidans au château de Deneuvre. Olry de Blâmont évêque de Toul, dernier de la maison de Blâmont, par son testament, céda au duc René II, sesgterres et seigneuries de Deneuvre et Blâmont et lieux en dépendans , pour en jouir après sa mort en toute propriété , et ledit duc René II, lui céda par acte passé

(i) Ibidem.

(a) Hist. Mediani, Monast. pag. 149, i»5 et a»5.

àLunéville le 15 èctobre 1499, les tilles, villages et Prévalez cTEzrailles, ûilla— court, Fiin, Diilonvilte, (aujourd'hui Glonville ) et Bandemenil, le tout pour la vie durante dudit seigneur évêque, en considération de ce que le même Olry de Blâmont avait été obligé de se départir de la moitié des fruits de son évêché de Toul, afin de demeurer paisible audit évêché , apparemment à cause de Jean de Marade qui lui en contestait la possession; et en récompense , ledit évoque reconnut ledit duc héritier de toutes ses terres et seigneuries ; en conséquence les officiers du duc René II, prirent possesion solemnelle du château et de la ville de Dencuvre, le 23 mars 1503 ou 1504 avant Pâques, puisque cette année était la première du pontificat du pape Jules II, qui ne fut élu pape qu'au mois de novembre 1503. Le mardi 26 du même mois de mars 1504 , les prévôts et officiers d'Ezerailles se transportèrent au château de Deneuvre et y prêtèrent serment de fidélité audit duc René, représenté par Evrard d'Haraucourt, chevalier, bailli de Nancy , et Hugues Deshazard , docteur en droit et prévôt de saint George de Nancy, qui succéda Immédiatement à Olry de Blâmont dans l'évêché de Toul. Les mêmes officiers prirent possession de la ville de Blâmont, le 7 mars 1504.

L'évêque Olry de Blâmont ne mourut que le 3 mai 1506, et fut enterré dans l'église collégiale de Deneuvre qu'il avait augmentée et enrichie. L'on y voit son tombeau , et on y montre quelques ornemens qu'il y a laissés. Sa statue est remarquable par sa grosseur et l'épaisseur de sa .taille. Il avait été élu évêque de Verdun et de Metz, avant que de l'être de Toul; mais les élections de sa personne pwir Metz et Verdun furent contestées et n'eurent point d'exécution.

En 1315 {1) , Ferri duc de Lorraine et Henri sire de Blâmont firent entre eux un accord , par lequel le duc déclare qu'étant

(i) Arcliiv. de Lorr. Layette , Lunéville.

obligé d'assigner au sire de Blâmont quinze livres de terres à Toùlois , en héritages , il consent que ledit de Blâmont l'accompagne en la moitié de la terre d'Azerailles , Guillaucourt, Florins , Dilonville et ban de Mesnil, sauf quelques réserves. On ajoute qu'au cas que l'un d'eux bâtit une maison forte en Un desdits lieux , le sire de Blâmont en tiendrait la moitié en fief et hommage du duc de Lorraine.

On trouve dans les archives de Lorraine, Layette , cottée Lunéoilte (1), des lettres de Kalus de Lunéville écUyer, fils de feu monseigneur Arnoult chevalier, de 1315, par lesquelles il déclare que comme Bertrand de Deneuvre écuyer, fils de feu monseigneur Ârnonlt Huard chevalier, lui soit redevable d'une somme de soixante-trois livres tournois, pour laquelle ledit Bertrand lui avait engagé tout ce qu'il ai ait au ban d'Azerailles et qui lui était échu du côté de son oncle, feu le seigneur Jacques de Dorcy chevalier, excepté ce qu'il avait au moulin d'Azerailles , la garde des maisons de religion; à s'avoir, Mazerulles, Olexieres, et Lannexis , mouvant du duc de Lorraine: ledit Kalus de Lunéville, consent que Bertrand puisse le racheter, lui ou ses hoirs, en payant la même somme. Ces lettres sont de la veille de la pentecôle, au mois de juin , et scellées du sceau du duc Ferri.

En 1573, une nommée Lucie Chavault, veuve de Claude Petilpain , demeurant à Bayon, Vendit à Claude Maillard du même lieu , le huitième qu'elle avait au moulin et battant d'Azerailles, partageable pour lé resté avec le duc dé Lorraine , le sieur de Fouxelles et autres, pour la somme de onze cents francs , monnaie dé Lorraine.

Eu 1577, Claude Viriot de Bouzey écuyer, et Lucie Chavault ou Chayvault sa femme, résidans à Bayon, vendirent au duc Charles III, le huitième au même moulin d'Azerailles , pour la somme de

(i) Ibidem.

1500 francs de Lorraine. La même année 1577, le 20 janvier, André de Toillr sieur audit lieu en partie, conseiller, maître d'hôtel du prince Philippe de Lorraine, comme tuteur des enfans de Tuilly éeuyer, vivant gouverneur des salines de Dieuze , et de Barbe Bertrand sa veuve, et Didier Bertrand gouverneur desdites salines , ■ comme procureur de ladite Barbe Bertrand sa sœur, vendirent au duc Charles III, tous les droits, part et portion que ledit sieur de Tuilly avait en la vouerie , terres et seigneuries d'Azerailles , pour le prix de six mille francs , monnaie de Lorraine.

il.

Baccarat. Voyez Denecvre.
BADEMÉNIL-AUX-BOIS. — Bade-

ménil - aux - Bois, Balderici - Mansile ,
village du diocèse de Toul, bailliage de
Chàté j à une lieue et demie de cette ville.
L'église a pour patron saint Denis. Déci-
mateurs , le curé de Domèvre-sur-Urbion

certain cens. Henri ordonne que Je fonds en demeurera à cet abbé; mais aussi qu'il donnera tous les ans au curé du lieu , trois deniers toulois de cens. ■

Bademénil, petit village dépendant de la paroisse de Deneuvre, situé à gauche de la Meurthe (1) , à une demi lieue audessus de Baccarat, dans un vallon près de deux étangs dépendans de l'abbaye de Senones. Ce village ou hameau est mipartie Lorraine et évêché de Metz j diocèse de Toul, bailliage de Vici

BADONVILLER ET PIERRE PERCEE, Ou Langstein*'—Badonviller j petite Ville située entre la Meurthe et la Vé^zouze, sur la petite rivière de Blerte, qui se jette dans la Vezouze à une lieue et demie au dessous de Blàmont. Badonviller est à sept lieues de Luneville, deux et demie de Ravon-l'Etape et de Blàmont , et à cinq dé Senones. C'était ci-devant le chef-lieu du Comté de Salm; , elle a deux faubourgs , le Tiaut est celui d'Allemagne, où i 1 y a un couvent d'Anpour moitié, le-chapitre de Saint-Diez et nonciadés; la paroisse dédiée à Saint le curé de Moyemont pour l'autre moitié '. Martin , est du Diocèse de Toul, l'Abbé dans un canton, appelée le Champ saint de Dommèvre, comme Abbé de Bon

Pierre. Le même chapitre et le même curé prennent encore la dime dans un autre canton , dit les Grandes-Voies, et

sur le penchant de X-Auney. Le curé de Phaltz-veiller. Je ne sais d'où lui vient

Cercœur et le titulaire de la chapelle de Saint-Jean-Baptiste de Bademénil prennent l'autre moitié. Seigneur, le roi. La chapelle de Saint-Jean-Baptiste est unie, diton, à la cure de Cercœur;

Bademénil est annexe de Moyemont. L'église de ce lieu fut dédiée en 1136, par Henri de Lorraine évêque de Toul, ainsi qu'il le témoigne lui-même dans une lettre en faveur dé l'église de Saint-Diez, °ù il dit que les habitans de Bademénil, dont il venait de dédier l'église, appartenante au chapitre de Saint-Diez , s'étaient bâti une espèce de fort dans le cimetière , autour de l'église, pour se mettre à couvert des incendies et des pillages des ennemis. Ces édifices étaient bâtis sur le fonds de l'abbé de Chaumouzcy , qui en tirait

moutier, et les comtes et princes de Salm,
prétendent à la nomination de la Cure.
Le nom allemand dé Badonviller est

cette dénomination , qui n'a nulle analogie avec celles de Badonviller qu'on lui donne depuis si long temps, mais je conjecture avec assez de vraisemblance que Badonviller tire son nom de Bodon-Lendin Evêque de Toul, frère de Ste Salaberge , et qui a siégé depuis 665 jusque vers l'an 675. Il est constant que Bodon avait de grands biens aux environs de Badonviller , puisqu'il fonda dans son propre fond , l'Abbaye d'Etival, qui n'est qU'à trois lieues de Badonviller', et celle de Bonmoutier , en latin , Bodonis—Mo-^ nasterium , pour des religieuses , à deux lieues de Badonviller , où l'on croit^qu'it établit pour première Abbesse, sa fille

(t) Archives de Saint-Diei.

Tietberge; ce dernier monastère fat transféré dans la suite plus loin , et prit le nom de Saint Sauveur, enfin fut en 1609 transporté à Domèvre.

Bodon fonda encore le monastère A'Of. fonviller, à demi lieue de Badonviller. Il ne subsiste plus aujourd'hui. Nous avons fait des articles séparés de ces trois Abbayes, qui sont toutes fort voisines de Badonviller , et fournissent une preuve bien certaine des grands biens que Bodon possédait en ces quartiers-là , de son insigne piété et de sa grande libéralité.

La première fois que je trouve expressément le nom de Badonviller , est sous Bertolde Evêque de Toul, qui a gouverné cette église depuis 995 jusque vers 1020.

(1) Adeptus est allodium Badonvillare dictum. Et dans l'ouvrage intitulé , Cedulas singulorum Episcop. Tullens; il est dit, que Bertholde acquit le fief de Badonviller et l'Eglise, (et Ecclesiam), la dîme et le patronage.

En 1114 on connait un Seigneur nomRoland de Badonviller, frère d'un autre Seigneur nommé Othon , que l'on croit avoir commencé le château de Beauregard , au-dessus de Ravon -l'Etape; ce Renaud de Badonviller vendit à l'Abbé de Moyenmoutier , la partie du fief qui lui appartenoit; en même temps Bertrice, Abbé de Moyenmoutier , porta ses plaintes àl'Empereur , de l'entreprise d'Othon ,

(2) qui vouloit bâtir un château sur les terres de son Abbaye.

Badonviller est situé dans un endroit assez peu avantageux, dans une espèce de gorge où l'on voit un Etang et beaucoup d'eau.

Dans les commencemens , Badonviller était • fort peu de chose , il n'est devenu considérable que depuis le XVI siècle, que les comtes de Salm , et François de Lorraine Comte de Vaudémont, et fils du Duc Charles III. y firent leur demeure. Le Prince François n'y a résidé que depuis

(i) Hist. de Lorr. t. i, p. 164, pr. çt Hist,

Kpisc. Tulleus. in Berthold.
(3) Hist. Med. Monast. p. 380.

son mariage avec Christine de Salin , célébré en 1397. Ce Prince et le Comte de Salm y exercèrent les droits de Souveraineté , et y firent frapper des Monnayes , dont nous avons encore quelques pièces.

Les comtes de Salm ayant embrassé le luthéranisme, introduisirent cette hérésie dans la partie de Badonviller qui leur appartenait , et y construisirent un Prêche, pour ceux de leur communion. C'est aujourd'hui la chapelle de saint Michel, consacrée en 1625 par l'évêque de Tripoli, suffragant de Strasbourg, et qui sert à présent à la congrégation des hommes.

Les Comtes de Salm introduisirent l'hérésie dans les villages de leurs dépendances, et même dans le Val de Scnor.es. Le Prince François de Lorraine ayant trouvé les choses eu cet état, fit tous ses offerts pour maintenir la Religion Catholique dans sa portion de Badonviller et dans les autres lieux de sa dépendance , et en bannit l'hérésie. Le Comte Philippe de Salm étant à Rome en 1591 avec le Cardinal de Lorraine, abjura le Luthéranisme dont il faisait profession , et étant de retour en Lorraine, chassa autant qu'il lui fut possible, les Hérétiques qui se trouvèrent dans ses terres. Mais il ne pût entièrement déraciner cette mauvaise semence.

Il y avait encore grand nombre d'Hérétiques en 1625 , Car le B. Pierre Fourrier, Curé de Mataincourt, y étant venu en cette année , y trouva les Ecclésiastiques Catholiques , et les Pasteurs chassés ou pervertis , la maison Curiale renversée , et les principaux bourgeois obstinés dans leurs erreurs. Ce sage et zélé Missionaire y gagna beaucoup d'âmes à Dieu , en les tirant de leurs égaremens , et confondant les Ministres Prétendus-Réformés, qui voulurent entrer en dispute avec lui.

Le Prince François de Lorraine ayant trouvé lors de son mariage avec Christine de Salm, en 1597 les choses en cet état, résolut d'y faire établir par l'Autorité au Saint Siège, un Vicaire Apostolique,

(3) Vie du B. Pierre Fourrier, 0. ix.

pour veiller à la conservation de la Religion Catholique, arracher les restes de l'hérésie, cl en empêcher les progrès; il aurait pu s'addresser au Seigneur Evêque de Toul, comme Diocésain. Mais comme une grande partie des terres qui obéissent aux Comtes de Salai, sont dans . la dépendance de l'Abbaye de Senones , qui est soumise immédiatement au St. Siège , et jouit des droits quasi épiscopaux dans son district, le Prince demanda et obtint du Pape Grégoire XV un Vicaire Apostolique en 1618.

Le premier qui fut établi en cette qua— lilé, fut un Abbé de Haute-Seille, qui en Ht les fonctions , et fit la visite dans plusieurs paroisses. On connaît encore pour Vicaire Apostolique M. Perpignan Doyen de St. Gengoût de la ville de Toul, mort en 1672. En 1634 Bernard Abbé de Haute Seille fit la visite des Paroisses de son Vicariat Apostolique , avec Dom Hipojyte Bobant, Prieur de Senones; on a les actes de cette visite. Le Dernier qui a porté le titre de Vicaire Apostolique, est M. l'Abbé deMathuet, Grand-Prevôt de Saint Diez, mort le 11. Décembre 1740 mais je ne crois bas qu'il en fait aucun exercice public.

Aujourd'hui l'Hérésie est heureusement bannie de toutes les terres du Comté et de la principauté de Salin; on appelle Terres du Comté , celles qui sont de la Souveraineté de la maison de Lorraine ; et Terre» de principauté , celles qui dépendent dclUesseigneurs les Princes de Salm. La plupart des lieux de ces deux Souverainetés, sont à présent sous la juridiction de M. l'Evêque de Toul, qui en a formé un Doyenné , dont le chef-lien est Badonviller; et pour l'agrandir , on a démembré quelques villages qui étaient ci-devant du district de l'Abbaye de Senones , ponr les joindre aux autres qui sont du Diocèse de Toul. Ces villages sont, Celles , Lonvign)', Alarmont, et Basincourt. Pour les autres villages qui sont au midi des montagnes , ils sont demeurés sous la juridiction spirituelle de l'abbaye de Senones.

Il y a à Badonviller des officiers de la part de la principauté de Salm, et d'au

tres de la part du comté, ou du duc de Lorraine, qui y excercent la justice au nom des deux souverains; on peut appeler de leurs sentences à deux juges supérieurs en commun , résidans à Nancy , qui jugent souverainement des affaires de commune juridiction , tant au nom du duc de Lorraine, qu'en celui de M. le prince de Salm.

Enfin le 21. Décembre 1751 intervint un nouveau partage de la terre de Salm entre le roi très-chrétien , et Stanislas roi de Pologne, duc de' Lorraine et de Bar d'une part, et Son Altesse Sérénisme monseigneur le prince de Salm-Salm, d'autre part, par laquelle il est dit, que le dit seigneur prince de Salm cède à leurs majestés très-chrétienne et polonaise, tout ce qui lui appartenait à la droite de la rivière, de Plaine , ou au nord de cette rivière ; et ce qui est à la gauche ou au midi de ladite rivière, est cédé à la maison de Salm ; le milieu de ladite rivière étant la séparation de la principauté de Salm , d'avec la Lorraine et le comté de Salm.

Au moyen de ladite cession, les Limites de la principauté de Salm, au-delà et à la gauche de ladite rivière de Plaine , demeurent telles qu'elles étaient d'ancienneté; pour les terres qui composaient la partie de la principauté et du comté de Salm, au delà et à la gauche de ladite rivière de Plaine, avant le même partage.

Et dans les endroits où la principauté de Salm n'était pas séparée par des rivières ou ruisseaux des terres de France , ou de Lorraine, on a mis des bornes et des limites armoriées, qui établissent la ligne de séparation de la principauté, d'avec lesdites terres. De sorte qu'aujourd'hui la justice s'exerce nuement et souverainement par les officiers de son Altesse sérénissime, monseigneur le prince de Salm, sur toutes les terres auparavant divisées ou possédées par indivis par leurs majestés très-chrétienne et polonaise , et ledit sérénissime prince de Salm dans les limites ici spécifiées.

Il y a à Badonviller un couvent d'Annonciades de la vertueuse Jeanne de

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