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que ledit Coirenot a remis entre les mains du sieur Jean Vincent, trésorier général des finances du dit seigneur duc. Ladite vente est du 10 décembre 1588.

Il y a au même lieu un fief appartenant aux héritiers de M. de Circourt de Girauvillers.

Entre le village d'Abainville et la ville de Gondrecourt, il y a une forge avec un hameau du même nom d'Abainville, située sur l'Ornain. Cette forge appartient aux héritiers de M. le comte Dessalles.

ABAUCOURT. — Abaucourt ou Aboeourt-sur-SoUle, village du diocèse de Metz, del'archiprêtré de Nomeny, dont la cure est de la collation du chapitre de Fé— nétrange, situé à gauche de la Seille, trois quarts de lieue au-dessus de Nomeny. On Je distingue en grand ban , qui est du marquisat de Nomeny, et ban de Chatemagne, qui dépendait autrefois d'Amance. II y avait dans cette dernière partie, une seigneurie appelée f^intremont, dont il est parlé dans un titre de l'abbaye de Ncu viller en Alsace, de l'an 1224.

ABONCOURT.—Aboncourt, village à trois lieues de Yézelize, répondant à Darney. La paroisse à pour patron Saint Pierre. Collateur , M. de Malvoisin. Décimateur, le curé pour un tiers dans les grosses et menues dîmes. Le chapitre de Porsas pour les deux autres tiers. Le curé à droit de prendre deux paires sur la dime du chef-haut, et le sixième dans les grosses et menues dîmes de Répec. Il y a encore d'autres détails sur la Dime, que l'on peut voir dans le Pouillé de Toul.

Le curé à une rétribution particulière pour les messes qu'il doit dire à Répec.

La chapelle de Notre-Dame de Pitié fut fondée par Chrétien Bauzerau et Agnès sa femme, et érigée en bénéfice le 28 août 1536. Patron, la famille des Gadaux.

La maison d'Aboncourt porte d'or à

trois tours d'azur, massonnées de sable, au

, canton de gueule et d'argent de huit pièces.

D y a encore plusieurs autres villages du nom d'Aboncourt: comme Aboncourt de la prévôté d'Amance , Aboncourt de la

prévôté de Dieppe de Verdun, Aboncourt de la prévôté de Nomeny, Aboncourt de la prévôté de Sierques , etc.

Achehic ou Eeheric, prieuré près de Sainte-Marie-aux-Mines; voyez SaihteMarie-aux-mises.

ACHEN.— Achen , village , mairie sur l'Eiguel, situé dans le comté de Bitche, à cinq lieues de Bitche, trois de Sarguemines, de Saralbe et de Bouquenum , diocèse de Metz, bailliage de Sarguemine , parlement de Nancy. Ce lieu est régi par la coutume générale de Lorraine.

En 1246^1), Mathieu duc de Lorraine, échangea avec Hugues , comte de Ribaupierre, la ville de Guersling avec ses dépendances , de même que les possédait Simon , comte de Sarrebruck , contre la ville d'Achen , la forêt et ses dépendances, à condition qu'il lui en ferait hommagelige , après les évêques de Metz et de Strasbourg, reconnaissant ledit duc , que ni lui ni ses hoirs ne doivent retenir aucuns sujets de Guersling, en aucun lieu de ses terres; et que si cette ville revient au duc ou à ses successeurs, il rendrait audit Huart celle d'Achen. L'acte est passé après la fête de l'Invention de St.-Etienne.

En 1621 (2) , le 28 décembre , Jacques Conrad , abbé de Suzelbronne , du consentement de ses religieux , céda à Henri duc de Lorraine les dîmes du village d'Achen , et en récompense le duc Henri leur assigna six muids de sel, à prendre sur les salines de Dieuze annuellement, et à condition de célébrer à perpétuité un anniversaire de trois messes précédées de vigiles, le 26 mars de chaque année , et d'en donner leurs lettres reversales et obligatoires.

ACRAIN. — Acraigne ou Acrain, Acrania, village sur la Moselle, ayant titre de comté, à trois lieues de Nancy, entre le Màdon et la Moselle, a été érige en comté , et a pris le nom de Guise, en

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faveur du prince Joseph de Lorraine, comte d'Harcottrt, par patentes du 19 janvier 1718, données par le duc Léopold I.

H est parié d'Acrain sous le nom &Agrea, dans un titre de confirmation des biens du prieuré de Flavigni, en 1213. Dederunt quoque Navem et Piscatorem in agréa plenariè

M. le prince de Guise a fait réparer le château d'Acraigne, et y a fait des embellissemens.

M. le comte de Ludre tient actuellement cette terre.

La paroisse de ce lieu à pour patron St. Martin. Le chapitre de là primatiale, cidevant celui de St. George de Nancy, apparemment à cause du prieuré de Saint Thiébaut, qui est uni à ce chapitre , nomme à la cure , et est décimateur pour un tiers dans les grosses et menues dîmes , chargé de la pension du curé; un autre tiers de la dîme appartient au titulaire de la haute chapelle de Puligni, et l'autre tiers se partage entre le seigneur du lieu, et les dames précheresses de Nancy. La seigneurie a été possédée long-temps par la maison d'Haraucourt. Elle la possédait encore en 1625. Elle passa ensuite dans celle de Bissy.

Dans la paroisse , se voit la chapelle de l'Annonciation, fondée par Claudin , notaire , et Marguerite sa femme. Patrons , les descendans desdits fondateurs.

Acraigne est communément nommé dans les anciens titres Acregnes (1). Vichard d'Acregnes , écuyer, et Jeanne sa femme, déclarent avoir engagé à noble seigneur Henri comte de Vaudémont, et à Isabelle sa femme , la quatrième partie du pontenage du pont Saint Vincent, sauf le droit qui peut échoir de la dame Béatrix, mère dudit Vichard, après son décès, pour une somme de trente livres de bons toulois. Ledit Vichard s'engage en outre, de desservir le fief et hommage de ladite engagère

(■) Archives de Lorr., Lay;, cott. Chaligny.

envers ledit comte, de même que s'il tenait ledit héritage. L'acte est du mercredi après les octaves de la Trinité 1314.

Perrin de Haraucourt, seigneur de Chambly, Magnières, Bayon , Gremilly et Létricourt en partie, baillif de HattonChatel,fit ses reprises en 1568, de ce qui lui appartenait à cause de sa femme Eve de Lucy, au village d'Acregnes, à elle échu par le trépas de Vary de Lucy , sieur de Dombasle. Ces lettres sont scellées du sceau de Louis de Lucy.

En 1573, le 7 septembre, Jean de Beaufort, seigneur de Puligny et Çeintrey, et en partie d'Acraigne , grand veneur de Lorraine et Barrois, reconnaît ten^r du duc de Lorraine une partie de la seigneurie d'Acraigne (1). Le 15 décembre même année, Henri de Joinville , écuyer, donne son dénombrement pour 1* pordon du fief qu'il possède audit Acraigne, en 1572. Jean Berman , demeurant à Saint Nicolas-de-Port, reprend la moitié de la seigneurie appelée Boulac, au lieu d'Acraignes , partageant avec Jean de Beaufort, à lui échue par la mort de Jacques du Bourg son beau-pèré, et par donation à lui faite , par dame Béatrix du Bourg sa femme.

Nicolas de Neuflotte, fait ses reprises le 25 octobre 1576, de la portion de seigneurie qu'il tient à Acraigne , dite la seigneurie de Bassompierre, partageable avec les seigneurs de Bassompierre et de Haraucourt, laquelle portion il avait acquise de Valentin de Lundre, seigneur de Morthon.

En 1612, Alexandre d'Aurillot, écuyer, rend ses foi et hommage au nom de Claude Berman sa femme, pour la part qu'il dent en la seigneurie d'Acraigne,

La même année, le 18 mai, Philippe Otho , comte sauvage du Rhin et de Salm, baron de Fénétrange , donne son dénombrement au nom et comme administrateur de l'hoirie et succession universelle de Frédéric aussi comte sauvage du Rhin et de

(i) Ibidem. Layette, Fong, etc.

Salm , de tout ee qu'il a au bai» et Image d'A craigne , tant de la seigneurie dite ancienne , que d'une autre dite de Boulac et de Passagard, nueinent à lui appartenantes , qui sont les deux sixièmes en la totalité des seigneuries dudit Acrafgne, et d'une autre appelée Passagard, encore à lui appartenante , pour les trois quarts indivis} avec l'autre quart appartenant à M. le marquis dVAvrey, qui fait aussi le sixième en la totalité desdites seigneuries mouvantes en fief des château et chatellenie de Foug.

En 1625 , le 3 juillet, autre dénombrement donné par Elisée de Haraucourt, baron de Faulquemont, seigneur d'Acraigne , etc., à Charles et Nicole, duc et duchesse de Lorraine .• pour la seigneurie d'Acraigne. Autre , de Charles de Haraucourt marquis de Faulquemont, baron de Lorquin , donné en 1661 , de la même seigneurie.

Afrique voyez Lcdre.

AFFLÉVILLE. — Affléville, village du diocèse de Verdun, annexe de la paroisse d'Aix ou Aiscbes , dont l'église a pour patron Saint Bartheléini , situé entre l'Ottain et Norroy-le-Sec , à deux lieues et demie d'Etain et de Briey. Collateurs , les dames bénédictines de l'abbaye de St. Maur de Verdun. Déciinaleurs , les mêmes avec le curé. Seigneurs, madame la marquise de Gournay, M. de Nevron et ies héritiers de M. du Moulin , connu sous le nom d'AFflé ville , bailliage d'Etain , cour souveraine de Lorraine et Barrois. On compte en ce lieu environ soixante - dix habitans.

Il est fait mention d'Affléville (1) , dans un titre de l'an 1245, par lequel Jean de Briey, chevalier, déclare tenir en fief et hommage de Gobert sire d'Apremont ce qu'il a à Affléville, qu'il tient du seigneur de Nonsart, et en devoir deux mois de garde à Apremont. En 1377, Gobert seigneur d'Apremont t céda à Robert duc de Bar le fief des villes d'Affléville , Aix et Gondrecourt, mouvant de la seigneurie

(i) Archives de Lorr.,LnyeUe, Apremont, %.

d'Apremont , et transporte audit duc les foi et hommage qui lui étaient dus pour ce fief.

En 1463 (1) , Guillaume de Lioncourt, écuyer, à cause d'Alix Desarmoise sa femme, avoue tenir en fief et hommagelige , de René, roi de Sicile , la forteresse, terre et ville d'Affléville. En 1497, Philippe Desarmoise , écuyer , seigneur de Guixainville ou Gussainville , donne son dénombrement au duc de Bar de ce qu'il a à Affléville et Aix devant Gondrecourt, qu'il tient de lui en fief, à cause de sa seigneurie et prévôté de Briey. L'acte est scellé du sceau de Vary de Laval, abbé de Saint Mihiel. Guillaume de Croix seigneur de Boncourt en partie, reprend du même prince, le 9 mai 1500 , ce qu'il lient en fief à Affléville , Sorbey, et Villers-devanlOrval. En 1509, François de Custinc, seigneur de Domey, à cause de Y de Desarmoise son épouse, reprend ce qu'il possède en fief audit lieu.

On trouve encore les reprises de Christophe Desarmoise (1), seigneur d'Hannoncel, au nom de dame Y de Desarmoise sa belle-mère, de ce qu'elle tient en la seigneurie d'Affléville, du 24 novembre 1536 , d'Enguerrand ou Achaîse Desarmoise , écuyer , sieur de Possesse , d'Affléville , d'Aix et de Gussainville en partie, des deux tiers en la place et maison seigneuriale d'Affléville, partageant a\ ec les héritiers de Pierron Desarmoise, les sieurs d'Autrey , de Chatel — Brehain et autres seigneurs d'Affléville , en 1536, de Didettc Denis et veuve de François de Custine, dame en partie d'Affléville, de l'an 1551 , d'Enguerrand Desarmoise, seigneur d'Affléville en partie , de ce qu'il possède audit lieu, à Sainte-Marie-aux-Chênes et Moyeuvre, partageant avec les sieurs d'Autrey et dame Claude Desarmoise ses comparsonniers , du dernier septembre 1551 , de Christophe de Failly, éeuyer, sieur d'Affléville en partif)

(i) Layette, cott. Briey. Ibidem. \i) Ibidem.

capitaine prévôt, gruyer et receveur de Saucy, «le ce qu'il tient au lieu d'Affléviiïe, du 4 juillet 1556 , d'Apolline de Hubii dame d'Affléviiïe, Sainte-Marieanx-Chênes et Moyeuvre en partie. Ce dénombrement , qui est du 7 novembre 1573, est scellé du sceau de Thiéri ou Thiedric Desarmoise , de Marguerite Boudet (en 1383) , veuve de Humbert de Moirey sieur de Custines , comme tuirice de Humbert, Jean , Louise et Marguerite ses enfans, chacun pour un quatrième ?-et de Chri tophe de Custine fils aine, et d'elle émancipée et usant de ses droits, pour un autre quatrième en ladite seigneurie d'Affléviiïe.

Autre dénombrement fourni en 1573 (1), par Humbert de Moirey, pays de Hochefort aux Ardennes, seigneur de Gusline, du ban de Mézé sur Meuse , et d'Affléviiïe en partie au duc Charles III, de tous les droits, rentes et revenus qu'il tient de lui en fief au lieu d'Affléviiïe, par lui acquis deJacques de Condé sieur de Clevant. de Thiéri de Noire-Fontaine, écuyer, sieur du Buisson , et, de Jeanne de Condé sa femme, de George de Tournebul, écuyer, sieur de Lumicr , et Claude de' Riaucourt sa femme. Les lettres d'acquêt sont du 16 juillet 1571. La même année , le 10 avril, le même Humbert de Custine et Marguerite Boudet son épouse, avaient acquis de Louis Desarmoise sieur d'Autrey, etc., et d'Anne de Bardet sa femme, un huitième et un quart en un autre huitième en la haute justice , et autres parts qu'ils avaient c" la seigneurie d'Affléviiïe, pour la somme de quatre mille sept cents francs de principal. Item. Le 26 juin suivant, Jacques de Condé seigneur de Clevant, Xivry en partie , et Claudine de Paradis sa femme, vendirent au même Humbert de Custine la moitié en un huitième, et un trente-deuxième en la totalité de la seigneurie d'Affléviiïe , moitié partageable à ''encontre de Thiéri de Noire-Fontaine sieur Dufouisson, à cause de Jeanne de

b)IUdem. :

Condé sa femme, George de Tournebul, écuyer, sieur de Lumier, à cause de dame Claude de Riaucourt son épouse, de Fleuri de Condé, fils, mineur de feu Louis de Condé, pour l'autre moitié: encore le cinquième sur le quart dudit Fleuri de Condé , qui lui était échu par le décès de dame Claude Desarmoise sa grand-mère. Item. La moitié d'un vieux château sis audit Affléville, pour la somme de trois mille cent nonante-deux francs et demi.

Lettres de reprises faites au duc Robert de Bar, le 24 mai 1386 (1), par Jean de Buxières, écuyer et baillif de Nancy, de la tour de Gondrecourt en Voivre, des villes , terres et dépendances, et de tout ce qu'il tient et peut échoir de Jeanne Desarmoise sa mère, fille de feu Jean Desarmoise, ès-villes d'Aix , d'Affléviiïe et autres, pour lesquelles il est devenu homme-lige dudit Robert, après le duc de Lorraine, déclarant ledit duc de Bar, que si aucun voulait débattre ledit fief, il promet le soutenir jusqu'à droit.

En 1616 , le 2 avril, Jean Thierî licencié en droit, avocat en la cour souveraine de Saint Mihiel , reprit de Henri duc de Lorraine , ce qu'il tenait en la seigneurie d'Affléviiïe et Domery, acquis de demoiselle Antoinette de la Cour, veuve du sieur Hercules de la Forêt, demeurant à Bessing, le 22 décembre lfil5.

AGINCOURT.-Agincomt, Angeriaca tailla, près les villages de Lay et d'Eulmont, sur le ruisseau de Mesxûe,Amantiola. Cette terre dépendait de la seigneurie de Lay-Saint-Christophe.

La comtesse Eve, veuve de Hugues , eomte du Chanmontais, et fondatrice du prieuré de Lay (1) , vendit la terre d'Agîacourt à St. Gauzelin , évêque de Toùl, fondateur de l'abbaye de Bouxières-auxDames, où la comtesse Eve choisit sa sépulture.

La cure d'Agincourt à pour patron la

(i) Ibidem. Layette Fiefe mélanges..

(i) "Kist. de Lorrainr, page i3a , preuves.

Sainte-Vierge en son assompiion. La com tesse Eve Tendit à saint Gauzelin Angeriaca yilla cum Capella; cependant la cure est à la collation de l'abbesse de SteGlossinde de Metz, qui perçoit les deux tiers des dîmes, et le curé l'autre tiers. Seigneur , M. le président de Malvoisin , cour souveraine de Lorraine.

AIGREMONT. — Aigremont, château autrefois célèbre (1). En 1434, René I, Duc de Lorroine et de Bar, fit ung grand Mandement de Gens d'Armes et de Gens de Pies, et les emmoinait devant ung chastel appelle Agremont; le print, et abbatit tout jûs , dont se fust grand joye, car tous Pillars et et Rabours y estient soustenus.

L'année suivante, Guillequin d'Aigremont prit le château de la Mothe. Il faut qu'Aigremont ait été rétabli, puisqu'en 1650, le maréchal de la Ferté prit le même château d'Aigremont.

La maison d'Aigremont, ancienne chevalerie portait de gueule à un lion d'argent, lampassé et couronné d'or.

Le baron d'Aigremont était chambellan du duc Charles III.'

Aigremont est situé en Champagne, chef-lieu d'une baronie, environ à six lieues au couchant de Darney, et à deux au sud-ouest de la Marche.

Alain voyez Colombey.

Albe voyez Sar-albe.

AINE (1') rivière.—La rivière d'AiNE ou Aisne, en latin Axona et Auxuenna , prend sa source dans la Champagne, sur les frontières du Barrois : elle sort de deux sources; l'une à Beau lieu en Argonne, au-dessus de la ville de Sainte-Menehoud, où elle passe; l'autre au-dessus de Clermont. Ces deux sources se joignent à Mouzon. L'Aine passe ensuite à Rethel, Château-Porcien, et Soissons, qu'elle divise en deux parties inégales. Elle se joint ensuite à la rivière d'Oyse, un peu au delà de la ville de Compiegne. Elle ne devient navigable qu'au Pont-à-Vesle. Elle reçoit encore d'autres petites rivières. On a parlé depuis long-temps de la joindre avec la

Meuse par la petite rivière de Bar , qui est entre deux; mais les guerres qui sont survenues depuis ce projet formé par M. de Louvois, en ont relardé l'exécution. Voyez le Diction, géog. de la Martiniere.

AINGERAY Et MOLZEY. — Aingeray ou Aingerez, Angeliacus, village sur la Moselle, deux lieues au-dessous de Toul, à trois de Nancy. Ce lieu est encore de la paroisse de Sexey-aux-Bois. L'église est sous l'invocation de saint Médard. Décimateurs , l'abbaye de Bouxières-auxDames pour les deux tiers, le curé de Sexey pour l'autre tiers. Un ancien poulie de Toul de 1387, donne le dixième des grosses dîmes au chapitre de Liverdun, sur le tiers du curé, à qui il donne toute la menue dîme, en vin, en foin, etc., sauf les fours qu'il donne à l'abbaye de Bouxières.

Aingeray est du diocèse de Toul, bailliage de Nancy, cour souveraine de Lorraine.

Dépend Molzey, ou il y a une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste. Pépin donna ce village à Borno, évêque de Toul, mort en 794. Ce lieu fut dans la suite engagé aux comtes de Chaumentais, et fut retiré par l'évêque saint Gérard, qui le céda aux religieux de saint Mansuiles-Toul. P. Benoît capucin, Ilist. de Toul, p. 280.

AINVELLE.—AmvELLE, village du diocèse de Besançon, à deux lieues de la Marche, une de Châlillon-sur-Saône. La paroisse a pour patron saint Pierre èsliens; le prieur de Fouchécourt est collateur de la cure, et seul décimateur: Seigneur , M. le baron de Saraucourt; bailliage de la Marche , présidial de Langres , parlement de Paris. Le lieu est du Barrois mouvant. On y compte environ quatre-vingts habitans.

Le duc René , pour témoigner aux habitans d'Ainvelle sa reconnaissance de leur attachement à sa personne , et pour les dédommager des pertes qu'ils avaient souffertes pendant la guerre qu'il eut à soutenir contre Charles duc de Bourgogne,

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