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â Jeanne de Lénoncourt dame de Saulcy sa femme , une rente annuelle de eent fr. pendant leur vie.

La forteresse de Baleicourt n'est aujourd'hui qu'une censé réunie au domaine de de la ville de Verdun par droit de conquête, lorsque ses habitans faisaient la guerre à leur évéque. Louis de Lorraine évêque de Verdun, réunit en 1531, le tiers des dîmes de Baleicourt à la chapelle de saint Martin, érigée dans l'église cathédrale. Baleicourt est de la paroisse de saint Amand de Verdun. Ce lieu est devenu célèbre par son nom, que l'auteur du Traité historique et critique de la maison de Lorraine, imprimé à Nancy en 1711, a emprunté et qui fut condamné l'année suivante par arrêt du parlement.

BALMONT (saint-), Et Le Prieuré De Boxsetal. — Saint - Balmont, Sancli BasoliMons , village du diocèse de Toul, une lieue et demie au nord de Darney. L'église a pour patron saint Basle. La cure est régulière à la collation de l'abbé de Bonfay, ordre de Prémontré. La dîme se partage en douze portions; le seigneur du lieu en prend deux, l'abbaye de Bonfay six, en donnant la pension au curé ; le prieur de Ralanges deux et les deux autres sont destinées pour une fondation à Bon%, par les seigneurs de Saint-Balmont. Seigneur, la maison de Desarmoises. Bailnage de Darney, Cour souveraine de lorraine. Il y a dans la même communauté 'es granges de Saint-Balmont.

La terre de Saint-Balmont appartenait à me maison noble du même nom (1). Nous connaissons Gui et Jean de Saint-Balmont qm confirmèrent en 1268, au meis de mars les donations faites par leurs ancêtres a Eabbaye de Bonfay (2). Ferri de Monteuil chevalier, seigneur de Saint-Balffiont, fit ses reprises de celte seigneurie au due de Lorraine en 1471 et 1477.

Dans le siècle dernier, madame Albert

(') Annal. Prœmons. tom. I. p. p. 38.î. (») Archive» de Lorr. Layette, Darney.

d Ernécourt, plus connue sous le nom de madame de Sainl-Balmont, épouse de Jean-Jacques de Haraucourt seigneur de Saint-Balmont, se rendit fameuse par son courage et ses exploits militaires contre les partis Espagnols ou Allemands, qui couraient la province de Lorraine. On peut voir l'histoire de cette héroïne dans la bibliothèque Lorraine, page 347, à l'article Ernécourt. Elle eut de son mariage Barbe de Haraucourt, mariée à Louis Desarmoises , seigneur de Saulny, de Commercy, à qui elle apporta pour sa dot la terre de St. Balmont, qui est restée dans la maison des Desarmoises.

BAN-LE-DDC. — Ban-le-Duc^st le nom d'un ban et doyenné, situé sur la Meurthe , paroisse de Cleuvecy, du district spirituel et du bailliage de Saint-Diez. Le ban est composé de le Chêne chef-lieu, Boslimprey, les Grimels, le grand Valtrin , Hervafaing, Sachemonten partie, le Vie en partie. Doyenné dans les Vosges , est le nom qu'on donne au district d'une mairie du domaine du roi, dont le chef se nomme Doyen; titre qui équivaut à celui de maire.

BAN DE SAP (le), Ou LAITRE.Le Ban de Sap, en latin ad Septem abietes, aux-sept-Sapins, village dépendant de l'abbaye de Moyenmoutier, situé à une lieue de cette abbaye vers l'orient, et à pareille distance de celle deSenones, vers le midi. La paroisse du Ban de Sap est dédiée au pape saint Grégoire-le-Grand. Collateur, l'abbé de Moyenmoutier et décimateurj ce lieu dépend du district spirituel de Moyenmoutier.

Richer, historien de Senones, dit que saint Gondebert, fondateur de l'abbaye de Senones (1), ayant cédé à saint Hydulphe, fondateur de celle de Moyenmoutier, un terrain considérable, saint Hydnlphe voyant le nombre de ses disciples s'accroître tous les jours, en envoya une colonie aux Sept-Sapins, une autre à

(i) Hist. de Lorr. t. s, page viii.

saint Jean d'Ormont, une troisième à Hurbache, d'autres à Saint-Preys, d'autres à Veisvalle près llaron , d'autres à la Haute-Piere, (c'étaient comme autant de prieurés dépendans du chef-lieu.)

La paroisse du Ban de Sap comprend les villages ou hameaux de Laitre, de la Fontenelle, de Rouaux , de Némont, de Frêtu, du Bourg, de Gemainfin , et une partie de Chatay. Pour le temporel, ces villages sont à M. Benaud , seignenr de Teintrup.

BANONCOUBT.— Banoncourt, Bannonis curtis (1), village du diocèse de Verdun, est un ancien fond de l'abbaye de Saint-Mihiel, rappelé dans la bulle du pape Pascal II, de l'an 1106, et dans l'ancienne description du comté de Verdan , sous le nom de Jf^anuani curtem, situé plus bas que Saint-Mihiel, vers le nord.

Banoncourt est officeet recette de SaintMihiel , juridiction des prévôtés de SaintMihiel et de Hatton-Châtel, et des juges des seigneurs de ces lieux; bailliage de SaintMihiel , cour souveraine de Naney. La paroisse à pour patron saint Martin. Mr. l'évêque de Verdun et M. l'abbé de SaintMihiel nomment alternativemant à la cure. Ce dernier y est Haut-justicier avec les religieux de l'Abbaye. Le roi a des sujets

de retenue, juridiciables à St.-Mihiel et à: somme de temps immémorial. Hatton-Chatel. Il y a 39 ou 60 habilans i Banoncourt était ci-devant du bailliag* dans le lieu. I de St.-Mihiel ; mais depuis 1751 il est du

Ee 1234 , Henri comte de Bar, donna à ' ressort et du bailliage de Bar,

les moulins de Gouromer, les grosses et menues dîmes de Bicht. Ils abandonnent en outre au comte, l'usuaire de Reneivalel l'eau bannale au-dessous du moulin dePichonoal, à la réserve de la pêche qu'en pourrait faire un homme assis sur le pont joignant le moulin; à condition aussi que ledit comte ne pourra détourner le cours de l'eau , en sorte que le moulin ne puisse moudre, ni établir d'autre moulin sur la dite rivière , et que les hommes de Bouconville pourront entrer en religion, sans y donner ou aumôner leurs héritages.

En 1306 (2), Oulry de Banoncourt chevalier , et Béatrlx sa femme, vendirent à Pierre II abbé de Saint-Mihiel, tout ce qu'ils avaient à Banoncourt, pour une somme de 150 livres de forts, monnaie coursable en Champagne. Le 39 octobre 1400 (3), les habitans de Banoncourt assemblés en communauté, reconnaisent librement et sans aucune contrainte, qu'ils sont hommes-liges de l'abbé de Saint-Mihiel , à qui ils donnent le titre de Monseigneur , et aux religieux celui de FrèresSeigneurs - Moines. Us déclarent qu'ils sont tenus de payer auxdits abbés et religieux chaque année, trente livres de petits tournois , la moitié à l'abbé, l'autre moitié aux religieux. Ils ajoutent que leurs prédécesseurs avaient toujours payé cette

l'église de Saint-Mihiel, toute la grosse et menue dime qu'il possédait à Banoncourt,, et ce pour la pitance des moines qui y font l'office. En 1279 (ij, Thiebaut comte de Bar , échangea avec Pierre I" abbé et le monastère de Saint-Mihiel, tout ce qu'il possédait à Banoncourt, et l'eau qu'il avait entre Saint-Mihiel et l'île, contre ce que les religieux de Saint-Mihiel avaient à Bouconville, excepté les dîmes de Flirey,

{i) Hist. de Lorr. t. i, pag. 5aî,et Hist. de Verdun, preuv. yiag. 11. ( i) Archives de Lorr. Layelt» Bouconville.

BAB-LE-DUC—La ville deBar-leDuc, ainsi nommée pour la distinguer de Bar -sur- Aube , et de Bar-sur-Seine, villes de Champagne, qui n'en sont pas fort éloignées; est capitale du duché de Bar , qui s'étend au-deçà et au-delà de la Meuse , jusque vers le duché de Luxembourg. La partie qui est au couchant de la Meuse, est connue sous le nom de Barrois-mouvant, et la partie qui est a l'orient du même fleuve, se nomme Borrois-non—mouvant.

(a) Hist. de St.-Mihiel, p. i5g.
(3) Ibidem, p. i66\

Cette ville est située partie sur une montagne et partie dans la plaine, environnée de coteaux chargés de vignes , qui produisent des vins fort estimés dans le pays, et même parmi les étrangers. Elle est à quatorze lieues de Nancy, cinq de Commercy, trois de Ligny et de Saint-Dizier, et six de Saint-Mihiel. La ville basse est arrosée de la petite rivière d'Orney, qui donne de fort bonnes truites. Bar'avec ses faubourgs est peuplé d'environ deux mille feux et quatre mille habitans , parmi lesquels il y a bon nombre de noblesse. Bar est du diocèse de Toul, office, recette , prévôté et bailliage de Bar', présidial de Chàlons-sur-Marne, parlement de Paris. L'officialité de M. l'évêque de Toul fut établie à Bar, par arrêt des Grands-Jours de Troyes , de l'an 1335, elle a son tribunal dans la maison de l'oflicial.

Dans le château de Bar, sont le 'palais et la chambre du conseil et des comptes du duché; au milieu de la ville haute, est l'auditoire commun au bailliage, à la prévôté qui a la police et la maîtrise.

Le bailliage de Bar renferme environ cent quatre-vingt, soit villes , bourgs , villages ou hameaux. Il est entièrement sous le ressort du parlement de Paris , les appels de ce présidial se portent à Châlons en Champagne. Le diocèse de Toul y est le plus étendu; mais il y a aussi bon nombre de villages qui sont du diocèse de Verdun , et d'autres qui sont du diocèse de Châlons en Champagne. Tout ce qui compose l'ancien bailliage de Bar, est sous la coutume de Bar-le-Duc.

Les anciennes coutumes de Bar avaient été rédigées dès l'an 1506, par ordon nance des trois états; le duc Charles III, les fit revoir et réformer en 1579, dans une assemblée des mêmes états. Le procureur-général du parlement de Paris ayant appelé de cette rédaction, la cour ordonna par arrêt du 4 décembre 1587, que les coutumes du bailliage de Bar seraient reçues et mises en son greffe, ainsi que les coutumes qui sont arrêtées par Ordonnance, et sous l'autorité du Roi. Ces

coutumes ont été commentées par Jean le Paige , maître des comptes du Barrois, qui fit imprimer son ouvrage, d'abord à Paris en 1698 et depuis avec des- augmen-* tations , à Bar même en 1711.

La coutume de Bassigni est suivie à Mauvage et à Naive en Blois; celle de» Saint-Mihiel, dans les villages de Banon— court, Chauvoncourt et Menonville, Courouve , Courcelle-aux-Bois, Domsevrin et Chantraine, Fresne-au-Mont et Louvant, les deux Keurs, les Baroches, Longchamp, Mesnil-aux-Bois, Bambercourt-aux-Pots, Sampigni et Vadonville.

Quant à Saint-Aubin-aux-Auges, il est gouverné par la coutume de Vitri-Ie— Français.

Les deux villes de Bar sont fermées de murailles; la ville-basse ne fut fermée qu'en 1367, les murailles devaient être bâties de pierres de taille, hautes de vingt pieds hors de terre , et larges de quatre pieds, jusqu'aux entablemens. On commanda pour cet ouvrage non seulement ceux de la ville, mais aussi les habitans des villages voisins; mais l'exécution en fut différée jusqu'en 1372. La ville—haute était fortifiée long-temps auparavant.

Bar a donné son nom au Barrois, et il faut que cette ville soit très-ancienne, puisqu'on n'en connaît point l'origine; mais on sait que Childéric , fils de Mérouée roi de France (1) , ayant été obligé en 467, par la révolte de ses sujets , de se retirer en Thuringe, fut rappelé quelque temps après , par Véomade son confident, qui lui envoya une pièce d'or que ce prince lui avait laissée à son départ, afin qu'il la lui renvoyât lorsque la révolte serait appaisée. Véomade vint donc recevoir Childéric à Bar.

C'est ce que raconte Frédegaire (2), abréviateur et continuateur de saint Grégoire de Tours; celui - ci qui raconte l'histoire de Childéric ne dit rien de la

(i) Gregorius Thuronensus Historia Franco" ruin I. 2, c. 13.

(2) Fredcgat. Epitora. Hist. Franc, c. xi. ixii. p. 553.

ville de Bar. Frédegaire vivait au septième 1 siècle. Quelques uns ont dit que le roi! Clovis revenant de Tolbiac, et allant se faire sacrer à Ilheins , passa par Bar-leDuc , et il y fut très-bien reçu, ce qui est assez croyable, mais on n'en a aucune preuve certaine.

Airaoin qui vivait en 980 (1) , dit que les Barrisiens firent une si honorable réception à Childeric , que pour leur en témoigner sa reconnaissance, il leur accorda l'exemption des impôts, et leur permit d'avoir entr'eux une bourse commune, c'est-à-dire, de former une espèce de république ou de communauté; il n'en dit pas davantage , et il écrivait long-temps après Chidéric.

Il est fait mention du Barrois, dans deux titres de la fondation de l'abbaye de Saint-Mihiel, l'un de 674 et l'autre de 709, et dans un autre de l'an 828, en faveur de l'abbaye de Montierender. Dans les partages des provinces de l'empire français, entre Charles-lc-Chauve et Louis-le-Germanique en 870, et encore entre le même Charles—le-Chauve et le roi Clotaire en 842, il est expressément parlé du Barrois.

On ne doit donc pas fixer la date de la ville de Bar, à la fondation du château de Bar, qui n'a été faite qu'en 964. La ville subsistait long-temps auparavant, et était chef-lieu d'un pays célèbre, mais il est assez croyable que la ville- haute ne subsistait pas avant ce château. La ville-basse , au moins ce qui était aux environs de la paroisse Notre - Dame, était subsistant depuis long-temps, et c'est ce lieu qui donna le nom au Barrois. Il n'y a point de ville sans paroisse, et il n'y en eut jamais dans la ville-haute de Bar. Nous savons en quel temps les deux églises collégiales de la ville-haute furent établies; mais on ne connaît point le temps de la fondation de la paroisse Notre-Dame , ce qui .forme un grand préjugé pour son antiquité.

L'ancien chemin romain passait près de

(i)Aimoin de gestis Frane. 1. c. a.

cette paroisse , comme nous le dirons ciaprès. Bemarquez que dès l'an 930 , Frédéric ayant été nommé duc de Lorraine par Brunon archevêque de Cologne son neveu , prit en même temps le titre de duc de Bar, avant que le château de ce lieu fut bâti. Bar était donc dès lors un lieu célèbre, et capitale d'un duché. Je remarque aussi qu'en 1088, Pibon évêqne de Toul, confirmant la donation faite par la princesse Sophie de l'église de Bar , à l'abbaye de Saint-Mihiel, nomme toujours Bar, Barri-Villa; l'évêque Ricuin la nomme de même. En 1232 , Henry II, comte de Bar, nomme aussi le prieuré de Notre-Dame, Barri-Villa

Les premiers seigneurs du Barrois ne portèrent que le titre de Comtes. Ce fut Frédéric I" du nom , qui le premier prit le nom de Duc en 939 et le transmit à ses successeurs, qui reprirent ensuite le nom de Comtes en 1052 , et enfin furent de nouveau décoré du titre de Ducs vers l'an 1354.

Frédéric Ier fit bâtir le château de Bar en 964(1), mais comme les. terres des environs , et peut-être même la place sur laquelle ce château fut construit, appartenaient à divers seigneurs particuliers, comme à saint Gérard évêque de Toul, à l'abbé de Saint - Denis en France, et à l'abbé de Saint-Mihiel en Lorraine; le comte Frédéric fut obligé d'indemniser ces seigneurs et de leur donner d'autres terres pour avoir de quoi former la seigneurie de Bar. Cela s'appelait Casare, et les terres qui composaient le fief ou la seigneurie, se nommaient Casamentum. Aussi dans la vie de saint Gérard évêque de Toul (2) , mort en 994, il est marqué

(i) Lb château de Bar fut bâti en 96^.1' était flanqué de quatre grosses tours, dont trois furent démolies avec les boulevards de « ville , par ordre de la France en 1671 , après la sortie du duc Charles IV. On ne conserva que la tour de l'horloge; le château fut consume par les flammes en grande partie, le M "•" vrier i649

(2) Vide Histoire de Lorraine, toB>e »• page 149.

expressément, que ce saint évêque acquit ', notices de l'empire Romain , ni dans les

de la duchesse Béatrix, épouse du duc Frédérie, pour la Montagne de Bar, sur laquelle ce duc avait bâti son' château, qu'il en acquit les villages de Monplont, Brillon , Longeville, Besson , Tonnoi , Nant et le Moulin, Courcelles, Bassineourt et Malberc; et que saint Gérard laissa à la duchesse en précaire et seulement pour sa vie, les abbayes de SaintDiez et Moycnmoulicr, avec quelques familles de serfs. Remarquez qu'il n'est fait mention que de la montagne et non de la ville de Bar. Saint Gérard avait du bien dans la montagne et aux environs , et la duchesse lui donne ces villages en indemnité de ce qui avait été cédé au duc Ferri I", pour former sa seigneurie autour du château de Bar.

Ce prince ayant reçu en 9S0 , de Brunon archevêque de Cologne , le gouvernement de la Haute - Lorraine , ou de la Lorraine Mosollane , prit le titre de Duc de Bar et de Lorraine Mosellane, tandis que Brunon se réserva le titre de Duc de la basse -Lorraine. Frédéric, dont nous venons de parler, épousa Béatrix sœur du roi Hugues Capet, et nièce de l'empereur OlhonI". B en eut Thierry I" du nom, duc de Bar, qui lui succéda, et mourut en 1024.

A Thierry succéda Frédéric II, qui mourut vers l'an 1032 et ne laissa que deux filles, savoir : Béatrice, qui épousa Boniface marquis de Toscane , et Sophie qui fut mariée à Louis de Monlbéliard comte de Monçon , qui porta aussi le nom de comte de Bar, et le transmit à ses successeurs.

On peut voir dans l'histoire de Lorraine , de quelle manière le duché de Bar est entré dans la maison de Lorraine , par le mariage de Bené d'Anjou Ier du nom, neveu du cardinal Louis de Bar, avec Isabelle de Lorraine, fille héritière du duc Charles IL

La ville de Bar ne se trouve ni dans les anciens géographes, ni dans les anciennes

itinéraires. On croit que le nom de Bar lui est venu de ce qu'elle est comme barrière entre la Champagne et le Lotheregne, ou le pays qui prit depuis le nom de Lorraine; car ce dernier nom n'est pas aussi ancien que celui de Bar; et l'auteur de la • chronique de Saint — Mihiel, dit que Bar fut bâti pour arrêter les courses des Champenois.

Nithard , petit-fils de Charlemagne (1"), dit que les deux Barrois tombèrent dans le partage de Charles-le-Chauve; apparemment le Barrois dont nous parlons ici, est celui de Bar-sur-Aube.

Le Barrois dont Bar-le-Duc est la capitale, était compris dans le pays des Lcuquois, puisqu'il est renfermé dans les limites du diocèse de Tout, qui comprenait les peuples Leuquois.

La route de Reims à Toul et à Metz , passait dit-on , à Bar-le-Duc. On montre encore derrière le prieuré et la paroisse de Notre-Dame , des vestiges de l'ancien chemin des Romains. Il venait de ]Nas ou Nais (Nasium), à Ligny, de Ligny à Bar vers Behone. L'ancienne ville de Bar s'étendait, dit-on , depuis le faubourg de Marbot à l'orient, le long d'un ruisseau jusqu'à l'église de Notre-Dame, avec la forêt de saint Etienne qui était voisine.

La ville de Bar ayant été ruinée par Eudes, comte de Champagne, environ l'an 1050, les habitans se retirèrent audelà de la rivière d'Orney, et s'établirent dans ce qu'on appelle aujourd'hui le faubourg d'entre deux Ponts. L'ancien chemin qui passait derrière le prieuré et là paroisse , côtoyait les vignes tirant vers le village et le château de Fains. De là il allait à Leimont (Latus-Mons), en Pertois, de là à Chàlons et à Reims. Ce chemin était pavé et n'avait pas plus de douze ou quatorze pieds de large. Les fossés qui étaient aux deux côtés du chemin , sont encore fort sensibles autour de

(i) Nithard, Hisl. 1. i, p. 36a. Ulrosque Barrenseo psgos.

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