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-payenne du temps dés romains. Le château qui est ancien n'a rien de fort remarquable, sa principale force consiste dans sa situation sur une hauteur qui domine sur toute la plaine. Le château de Bar est encore assez logeable , mais beaucoup moins magnifique qu'il n'étoit. lorsque les ducs de Bar y tenaient leur cour, et avant qu'un incendie arrivée le 14 février 1649, le réduisît en l'état où nous le voyons aujourd'hui , à l'exception des tours que le roi fit démolir en 1670, avec celles qui tenoient aux murs 4e la ville, au nombre de dix-sept, et des murailles du château.

Autrefois on voyait dans la paroisse de Notre-Dame des pièces de sculpture remarquables , de la main de Léger Richier, un des plus habiles sculpteurs de l'Europe , en son temps. C'est le même dont nous avons parlé sous l'article de Saint-Mihiel, mais comme ces ouvrages de la paroisse n'étaient qu'en bois, le temps qni dévore toutes choses, les a détruits , ensorte qu'on ne les y connaît plus , du moins ils sont déplacés et mis en différens endroils.

On assure que quelques rois de la première race, comme Charibert et Childebert II (1), ont fait frapper des monnaies à Bar le-Duc, et qu'on en conserve quelquesunes dans le cabinet du roi, mais nous n'en avons point vu. Pour les monnaies des comtes et ducs deBar, elles ne sont pas fort rares; les premières que j'aie vues, sont d'Edouard I, qui gouverna depuis 1302, jusqu'en 1337, ou d'Edouard H, qui régna depuis 1344 jusqu'en 1552. Je laisse la chose indécise, pareeque les monnaies portent simplement d'un «oté , EDVARDVS COMES, et de. l'autre, MONETA BARRI, sans aucune marque qui les puisse faire remarquer.

On en voit du duc Robert depuis l'an 1354, où l'on lit d'un côté, ROBERTVS DVX BARRI, et sur le revers, ces mots: DEI GRATIA MARCHIO PONTI.

On cite certaines lettres des comtes de

(i) Duchêne, préface sur la Généalogie de la maison de Bar, p. ,\.

Bar, qui prouvent qu'ils frappaient monnaie avant l'an 1301. Il est certain que dès l'an 1342. Henri comte de Bar, père d'Edouard II, fit un traité avec Jean roi de Bohême et comte de Luxembourg , par lequel ces deux princes s'obligent de faire ensemble et à frais communs, une monnaie d'un poid, d'un aloi et d'un prix égal, en leurs noms, et avec l'empreinte de leurs armes, pour avoir cours dans les comtés de Bar et de Luxembourg; elles devaient être frappées en quatre endroits différens; savoir , de la part du roi de Bohême en sa ville de Luxembourg et à Damviller; et deia part du comte de Bar, en celles de Saint-Mihiel, et d'Ëtain , ou ailleurs, où mieux leur plairait.

En 1344, Geoffroy de Gondrecourt était maître de la monnaie d'Edouard II, comte de Bar j €n 1554 , Robert comte ds Bar, laisse la ferme de ses monnaies à Humhlot de Gondrecourt, avec pouvoir de faire à Saint-Mihiel ou ailleurs, une monnaie blanche , nommée (piauquel), qui sera à trois Deniers daloy, et en général de faire à toutes manières de Monno/es blanches et noires, de tel poid et alloy, comme sont les Monnoyes du Roi de France, et seront au Nom dudit Comte.

En général on voit par les anciens titres, que les anciens comtes et ducs de Bar frappaient monnaies à Bar-Ie-Duc , à SaintMihiel , à Clermonl en Argonne, et peutêtre à Etain.

Depuis la cession du Barrois au duc René d'Anjou I, du nom , on ne trouve plus qu'on ait frappé de la monnaie en aucune ville du Barois; mais on la frappait à Nancy aux armes des ducs de Lorraine et de Bar, ce qui n'empêcha pas que dans la commission générale que le même René d'Anjou donna le premier juillet 1445 , à Jean d'Anjou son fils , il ne lui accorda le pouvoir de faire forger et battre monnaies aux armes de René, et en ses duchés , et en chacun d'iceux comme il Ie jugerait à propos. On peut voir la dissertation que j'ai composée sur les monnaies de Lorraine, Barois , et des trois évêchés; Mett, Toul et Verdun.

La partie de Bar—Ie-Duc, que l'on nomme la ville-basse, comprend : 1° le bourg et la neuve ville qui faisaient anciennement deux villes séparées ; 2° le faubourg de Bar-la-ville, en latin, Barri-Villa; 5' celui de Rue de Véel ou Vaux-deCombles; 4° ceux d'Entre -deux-Ponts , des minimes et des capucins; auxquels il faut ajouter celui de Marbot, éloigné de la ville de quelques cents pas, situé sur la route de Bar à Saint-Mihiel, et la censé de Popey, qui appartient au chapitra de saint Max.

La ville-basse de Bar est bâtie dans une vallée assez étroite, mais très-agréable par l'aspect dee coteaux chargés de vignes. Cette vallée est arrosée par la petite rivière d'Ornain , recommandable par la bonté de 8on poisson. On a bâti sur cette rivière trois ponts de pierres , composés de plusieurs arcades, et plusieurs autres plus petits, d'une seule arcade, au nombre de dix, pour la commodité de ses habitans

Le bourg nommé anciennement le vieux bourg de Bar, est situé au pied de la montagne, au sommet de laquelle est le château bâti par le duc Frédéric I". Car il ne faut pas croire que ce prince en ait été seulement le restaurateur, comme l'ont avancé quelques auteurs j ce qui supposerait la destruction d'un château bâti précédemment à la même place. Il parait au contraire par les restes d'édifices érigés en premier lieu sur cette montagne, qu'ils étaient du même temps et du même contexte, et qu'il n'y en avait jamais eu d'autres avant cette forteresse. Ceux qui prétendent qu'il subsistait déjà au cinquième siècle, un château avant celui dont nous parlons , ne se fondent que sur ces conséquences tirées du témoignage des écrivains, qui parlant du rappel du roi Cliildéric dans ses états par son favori Guinemaude ou Véomade , vers l'an 450, disent: Que ce favori allant au-devant de Childéric, fut jusqu'au château de Bar : Apud castrum «il nomen Barrum est; in Barrensi

ustello. D'où ces écrivains concluent qu'il y avait déjà en ce temps-là un château ou forteresse sur la croupe de la montagne de Bar. Mais il est bon d'observer que le moine Âimoin , qui écrivait au X* siècle, peu de temps après la construction du château de Bar, par le duc Frédéric I", lequel était déjà fameux et pouvait passer pour une forteresse de conséquence; a cru, selon toute apparence, qu'il lui suffisait de désigner la ville dans laquelle le roi Childéric fut reçu avec honneur, par le château qui dès le temps même d'Aimoin rendait cette ville célèbre. Peut-être aussi cet écrivain a-t-il voulu parler d'un autre château , déjà existant au pied de la montagne où est située l'ancienne ville de Bar, nommée aujourd'hui le bourg, et autrefois le vieux bourg de Bar, où se rendit Véomade, pour y recevoir Childéric. Ce château était le même où se réfugia vers l'an 638 , au rapport de Vassebourg, une comtesse d'Ardenne avec ses enfans , et où elle resta pendant quatre ou cinq ans, pour se soustraire à la persécution du roi Dagobert, qui avait fait tuer son mari.

On convient qu'il ne reste plus de vestiges de cette première antiquité de la ville de Bar, non plus que dans le faubourg de Bar-la-Ville, qui en était une dépendance en ces temps-là; mais il n'en est pas moins vrai que long-temps avant le duc Frédéric I", il y avait au centre du vieux bourg un édifice considérable , qui servait de demeure d'abord aux gouverneurs du pays ensuite aux comtes de Bar, successeurs Frédéric, qui continuèrent à y faire leur séjour, jusqu'à ce que Je château bâti sur îontagne , qui ne fut d'abord qu'une forteresse sans logement commode, fut mis en état d'être habité commodément.

Près de cet ancien édifice était un autre bâtiment, que l'on conjecture avoir tenu comme lieu de citadelle au premier, lequel s'appelait Miroitait ou Mirouault. Il en est fait mention dans un titre de la chambre des comptes de Bar, du 14 mars 1435, dans lequel le roi René I" donne à très-fonds à son conseiller-secrétaire Henriet de Bauzcis, une place-masure, soûlait être jadis partie du vieux château , dit Miroualt, séant au bourg de Bar, près le cours d'eau du moulin, à charge eTy faire bâtir maison; et dans le testament d'un nommé Demengin Iloussct, bourgeois de Bar, du 29 juillet 1564, par lequel il fonde la chapelle de l'Annonciation -dans l'église de Notre - Dame; pour laquelle fondation il assigne sa maison sise au bourg de Bar, en leu qu'on dit le chdteî -de Miroualt. D'où il s'ensuit que si cet ancien édifice et la demeure des comtes de Bar existaient déjà dès le Y" siècle, Il n'est pas surprenant que les écrivains dont on a parlé, aient employé les termes de ■castrum ou caslellum, en, parlant du retour de Childéric et de sa réception au château de Bar,

. On trouve dans des titres anciens, que ces anciens édifices, ou la place qu'ils occupaient , appartenaient à un seigneur , nommé Jacques de Bar chevalier, châtelain de Mousson, et que les matériaux qni restaient de leurs ruines , furent employés

les écuries dépendantes du château. Ces édifices furent consumés par le feu en 1652.

Tout 'le terrein qu'occupent l'hôtelDieu , la maison et l'église des Antonisles , les maisons contigues et la ruelle qui les sépare de l'ancien château des comtes de Bar, en était probablement autrefois une dépendance, notamment le terrein sur lequel était bâti l'ancien four.bannal du vieux bourg, qui était un ancien fief, mouvant du château de Bar. Quant à l'hôlel-Dieu , qui comprend la maison de saint Antoine, depuis que ces religieux furent appelés par le duc Robert pour en avoir la direction , il parait certain qu'il a fait partie de l'ancien domaine des comtes de Bar, qui ont toujours possédé la propriété de ce lieu, comme fondateurs au moins de la partie qui est restée audit hôtel-Dieu par la transaction de 1579.

Le plus ancien monument qui reste dans ce quartier du bourg , est l'église de saint Antoine, du moins le portail et la nef. Elle subsistait déjà en 700 , sous le

■à bâtir les maisons que Ton voit à présent j nom de chapelle Notre-Dame, près de sur ce terrein. On voit encore aujourd'hui ' trois siècles avant la construction du châsur le frontispice de la plus considérable ! tcau par le comte Frédéric 1er, ce qui fait

de ces maisons , d'anciennes armoiries de Bar, d'Angleterre, de Coucy et de Guines, qui vraisemblablement furent antrefois placées sur la porte du château des comtes de Bar. Le même Jacques de Bar accorda en 1544, à l'hôtel-Dieu de Bar , le droit de tirer un filet d'eau pour l'usage dudit hôtel-Dieu.

A peu de distance de cette ancienne maison, au—dessous et de l'autre côte de la rue , était une autre maison, nommée aujourd'hui la maison de la grande cour, que l'on tient par tradition avoir servi d'offices et de cuisines à la première. Il n'y a pas long-temps que l'on voyait encore sur la porte d'entrée de celle maison de semblables armoiries. Dans une autre rue, appelée la rue des écuries, derrière la même maison , il y avait encore dans le siècle dernier de grands bâlimcns , qui étaient les greniers à sel et à grains, avec

voir , pour le dire en passant, que la religion chrétienne était dès lors établie dans la ville de Bar.

De tout ce qui vient d'être dit, il parait certain que cette partie de Bar, qui contenait les anciens édifices, était la vraie ville de Bar, dont parlent Grégoire de Tours , Aimoin et les auteurs qui les ont suivis , en rapportant la réception que les habitans firent au roi Childéric à son passage. Il suit aussi que l'ancienne ville de Bar n'était point le quartier nommé Bar-la-Ville, Barri-Villa , mais celui que l'on appelle aujourd'hui le bourg, et autrefois le vieux bourg; et que ce ne fut pas Frédéric Ier qui lui donna ce nom , dont il semble inutile de rechercher l'élymologie, comme aussi de réfuter ceux qui l'appellent Fa— /lis, Farus, Basilica ou Bannis, qui n'ont aucun rapport avec le vrai nom de la ville de Bar, qui n'a jamais été autre que celni qu'elle porte encore ; ou Bair, comme on lit dans des titres du XI* et XII' siècles, en latin Barrum ou Barrum-Ducis; Bar-le-Duc; nom que cette ville portait déjà dès le temps de Frédéric Ier, comme il parait par le traité de 1252, fait entre Henri comte Luxembourg etThiebaut comte de Bar, trisaïeul du duc Robert, qui commence ainsi : Je, Henri de Lucembourch et de la Roche, Jais cognissant à tous que comme discors fut entre mai et ma suer Katherine duchesse de Lorreigne et marchise , et Ferri son fils, mon neveu, et Thiebaut cpmte de Bar-le-Duc; ce qui insinue que l'addition faite au nom de Bar -vient de ce- que Frédéric Ier, qui en fut le premier seigneur, était en même temps duc de la Lorraine Mosellane.

Ce prince , outre le château , fit environner de murs et de fortifications la ville de Bar. On entrait dans cette enceinte par trois principales portes, sans compter celle par où on descendait du château. Celte dernière porte était attachée au château du côté haut de la côte, dite à présent des jésuites, anciennement la rue de VEcole, au bas de laquelle, à main gauche en descendant, est la porte Notre-Dame, autrement Te'tefendue , à l'opposite de laquelle, au bout de la rue des Juifs, était autrefois la porte Houdry, qui communiquait au Prcy - deDieu, sur lequel est bâti une partie de ra ville-neuve. Cette porte fut démolie au XIVe siècle. La troisième porte, qui était la plus considérable, est celle que l'on nomme la porte du Bourg, par où l'on va aux faubourgs d'Entre - deux - Ponts et de Bar-la-Ville.

Ces trois portes étaient bâties en forme de tours quarrées, avec leurs guichets et ponts-levis sur les fossés de la ville. Elles , étaient défendues chacune par une porte élevée de l'autre côté du fossé. Ces portes ne subsistent plus , non plus qu'une partie des anciens murs de la ville et des fossés qui sont comblés et occupés par des maisons qu'on y a bâties , qui régnent depuis la porte du bourg jusqu'à celles de la neuve

ville et de Notre-Dame, et qui masquent les murs delà ville qui restent de l'enceinte particulière du bourg, et les ruines d'une ancienne tour ronde, appelée la tour Bouchart, autrement de l'écrevisse: Le bourg est composé des rues suivantes; la Grande-Rue du bourg, à présent la rue saint Antoine, la rue du Moulin ou la petite rue du bourg et la rue des écuries, anciennement du béguinage ou petit couvent.

L'ancien château des comtes de Bar et celui de Mirouault, occupaient l'emplacement de la rue saint Antoine, depuis le pont Vion, aujourd'hui le pont Croquart, jusqu'à la rueile du four. Vers le milieu de cette rue est la maison des sœurs de la charité, fondée par madame de Serinchamp , dame de Renesson et Fremont, ea 16Ô3.

Au-dessous, du même côté, sont l'hôtel-Dieu ou l'hôpital saint Denis et la maison des Antonistes. L'hôtel-Dieu a été rebâti tout à neuf aux frais de M. d'Alençon, président de la chambre des comptes de Bar. Le soin de cet hôpital est confié aux sœurs de saint Charles de Nancy, au nombre de quatre, qui y furent introduites en 1716.

La maison des Antonistes qui faisait autrefois partie de l'hôtel-Dieu, fut rebâtie au commencement de ce siècle, dans l'état de splendeur où elle est aujourd'hui. Leur église est encore l'ancienne, excepté les deux chapelles collatérales de saint Anne et de saint Nicolas. Le portail de celte église qui était anciennement celle de l'hôtel-Dieu , et dédiée à la Sainte-Vierge et à saint Denis, est très-ancien , et semble être antérieur au château. Elle existait dès le VII" siècle.

L'ancienne maison du béguinage était dans la rue du petit couvent, autrefois des vieilles béguines , ou des écuries. On recevait dans celte maison un certain nombre de femmes veuves ou de filles âgées, qui devaient visiter et soulager les pauvres malades. Ces femmes se nommaient béguines. Dans le.seizième siècle, ces béguines s'étant relâchées de leur institut et s'étant laissées engager dans les erreurs de Calvin, le grand duc Charles donna leur maison aux bourgeois de Bar, pour y mettre les pauvres malades, qui étaient soulagés des revenus attachés à cette maison, et des aumônes que l'on y faisait ; ce qui a duré jusqu'à ce que cette maison fut achetée par Nicolas-François prince de Lorraine, abbé commandataire de l'Ile en Barrois , qui la donna aux religieux de cette abbaye pour servir d'hospice, et où il résidait un religieux sous le titre de proviseur, qui était chargé d'acquitter les messes d'ancienne fondation. Cette maison qui est accompagnée d'une petite chapelle, a été rebâtie depuis peu.

La maison et le collège des pères jésuites sont situés presque au bas de la côte, par eu l'on monte du bourg au château et à la ville haute: cette rue se nomme la rue de l'ancienne école, dont on voit encore la maison au-dessous de celle du collège, enfermée dans le presbytère qui appartient à la ville , et où loge le curé de Bar. Le collège fut' fondé par Gilles de Trêves doyen du chapitre de saint Max, sur l'emplacement d'une maison , qui était un fief relevant du château de Bar et se nommait lejiefde Fains, que le fondateur du collège avait acquise de René de Florainville baillif de Bar , et qu'il avait fait rebâtir en forme de collège.. Il donna pour cette fondation, qui est du 17 avril 1598, une rente de 2,500 francs , à prendre sur les salines de Dieuze, de Château-Salins et de Salone , pour l'entretien de quatre régens et quatre boursiers.

Les pères jésuites furent introduits dans le collège de Bar en 1617, par le duc Henri, à la sollicitation des magistrats et des bourgeois, pour y instruire la jeunesse en la place des quatres régens dont on n'avait pas lieu d'être satisfait. Le fondateur réserva par son testament la direction de ce collège aux doyens de saint Max et de saint Pierre, au président de la chambre des comptes et au plus proche parent mâle dudit fondateur.

La neuve ville a beaucoup plus d'étendue que le bourg. Elle est composée de sept rues, savoir: la grande rue sur les anciens fossés du bourg, la rue sainte Claire, dite autrefois Thiebaut-Chanterel, la rue du four , dite anciennement la rue Emmy, la rue des tanneurs , nommé autrefois Colet-Hous , la rue des Savonnières, la Côte de l'horloge ou des Serruriers, appelée autrefois la rue Brice-Brichet , par laquelle on monte à la ville haute; et la rue saint Jean, par où on monte à la même ville, du chemin de Savonnières et du petitpont.

les deux villes - basses de Bar-le-Duc , c'est-à-dire ,' le bourg et la neuve ville, n'en font plus qu'une à présent depuis la démolition du mur qui les séparait. Elle est composée de cinq faubourgs, savoir: 1° celui d'Entre-deux-Ponts, situé entre le pont Notre-Dame et le pont qui était autrefois bâti sur le fossé de la porte du Bourg; 2° le faubourg des Minimes, à l'extrémité duquel, en tournant à gauche, est le grand pont-neuf bâti en 1603; 3" le faubpurg des Capucins ; 4° le faubourg de la rue de Véel ou du-Val-de-Combles, comme il se nommait autrefois, parce qu'il est placé sur le chemin qui conduit à ce village; 5° le faubourg de- Bar-laVille, en latin Barri - Villa, situé de l'autre côté de l'Ornain , à la rive droite, presqne au pied de la montagne sainte Catherine, opposée à celle du château et de la ville-haute. On trouve à la sortie de ce faubourg tirant vers la montagne, quelques maisons de vignerons, qui restent d'un plus grand nombre qui y demeuraient autrefois. Ce quartier est nommé la petite Egypte, du nom de certains coureurs , diseurs de bonne aventure, que l'on appelait Egyptiens ou Bohémiens, qui se retiraient en cet endroit.

La paroisse Notre-Dame a de tout temps été la seule église paroissiale des ville et faubourgs de Bar. Elle est bâtie dans le faubourg de Bar-la-Ville. On ne peut fixer au juste l'époque de la construction de cette église moderne de Notre

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