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il les affranchit et exempta , eux et leurs successeurs , pendant vingt ans de toutes tailles, aides et subsides , qui pourraient être imposés sur des sujets du duché de Bar, en payant seulement chacun cinq sols de cens annuel pendant l'espace desdites vingt années. Les lettres d'exemption sont du 20 mai 1477.

AIRE rivière. — La rivière d'Aire, en latin Aria, prend sa source au village de

ciennement Albechauva; il en est fait mention dans le partage du royaume de Lothaire , fait en 870, entre les rois Louis et Charles le chauve.

ALBERSTROFF.—Alberstroff, bourg du Diocèse de Metz, à six lieues de Marsal, entre Dieuze et Sar-Albe, à deux lieues de la Sàre au couchant. Ce lieu a été autrefois plus considérable qu'il ne l'est aujourd'hui (1), car en 1391, Raoul de

Saint-Aubin , entre Ligny et Void, passe j Couci, Evêque de Metz , Ferri Evêque à Domremi-aux-Bois, Ernecourt, Tricon- de Strasbourg, et administrateur de l'éville, Dagonville, Pierre-Fitte, Lonchamp, | vêché de Bâle, et Charles II, duc de LorChaumont sur Aire , Courcellcs , traverse raine, se liguèrent contre Henri de Bople Clermontais , et tombe dans l'Aine au- part, chevalier , qu'ils accusaient d'avoir

dessous de Grand-Pré.

| fait et de faire de jour en jour plusieurs

AJONCOURT. — Ajoncourt, village excès dans le pays , pour à quoi obvier , à droite de la Seille, une lieue et demie et pour réprimer ces violences , ils s'obli— au-dessus de Nomeny, à trois de Château- gèrent de réunir leurs forces, et d'aller Salins , du diocèse de Metz. Ce lieu est du assiéger la forteresse d'Alberstroflf que ledit bailliage de Nomeny, et est le seul de ce, Henri de Boppart tient et garde de l'évé

bailliage , qui soit gouverné par la coutume de Lorraine.

Le duc Charles II de Lorraine (1), à la prière des habitans d'Ajoncourt et de noble demoiselle Catherine de Vaubécourt et de Jean d'Aunoy, écuyer, son fils , qui se disent seigneurs en partie dudit lieu d'Ajoncourt, accorde ses lettres , par lesquelles il les prend sous sa sauve-garde et protection , de même que ses autres sujets, à charge que chaque feu serait tenu de payer annuellement au cellerier d'Alliance , un resal d'avoine et une poule. Les lettres de sauve-garde sont du 15 mai 1411.

Le 19 février 1663, Christophe du Buchet seigneur d'Ajoncourt , rendit au duc Charles IV de Lorraine , ses foi et hommage pour la dite seigneurie.

ALBE (!'") rivière.— La rivière d'Albe, en latin Albe , Alba , ou Alve, prend sa source au village de Lhor , entre les bailliages de Dieuze et de Fénétrange : elle passe dans la chàtellenie d'Alberstrof, reçoit la Zelle à Eisch, et entre dans la Sare peu au-dessous de Saralbe. Le pays arrosé par cette rivière , se nommait an

ché de Metz; à l'effet de quoi, chacun dei allies s'engage de fournir cent lances de gens d'Armes , et quatre cents sergens avec l'artillerie et les munitions nécessaires, à condition qu'après la reddition de la dite forteresse , l'évêquc de Metz en aura les deux tiers, et le duc de Lorraine l'autre tiers , rachetables par l'évêque de Metz , lorsqu'il le jugera à propos, pour la somme de sept cents florins de bon et juste poids.

Quant à la garnison et aux chevaux qui se trouveront à Alberstroff, après la reddition de la place, tout cela se partagera de tiers en tiers , entre les évêques de Metz , de Strasbourg , et le duc de Lorraine / et s'il arrivait qu'on ne pût réduire ladite forteresse , les trois seigneurs ligués mettront des garnisons dans leurs plus prochaines forteresses aux environs, pour tenir ladite Alberstroff comme bloquée. Que si chacun desdits trois seigneurs ligués prenaient quelques autres forteresses sur ledit Henri de Boppart, elles seraient partagées entr'eux de tiers en tiers. Et si au contraire ledit Henri de Boppart prenait quelques places sur lesdiis seigneurs lignés, ils s.'emploieraient tous ensemble à forces communes pour les reconquérir.

(i) Archives deLorr. Lave. cott. Amance. J (i) Viguier , page 172.

On ignore quel fut le succès de celle guerre, ; mais il y a beaucoup d'apparence du'Alberstroff revint à l'évêquc de Metz qui la possède aujourd'hui; c'est une de ses çhateljenies ; pn y voil un château avec des fossés; le bourg a été fermé de murailles; ij en reste encore quelques tours et quelques pans de murailles avec les portes.

La cure de ce lieu était à la nomination de l'abbessp de Hcsse, ancienne abbaye possédée aujourd'hui par l'abbé et les religieux de Haute-Seille. L'évêque de Metz est seul cpllateur de la cure , qui est sous l'invocation c]e St, Adelphe, évêque de Meiz.

Il y a une chapelle dépendante d'AlberstrofF, à un quart de lieue, sous l'invocation de Sic. Anne, fondée par la famille dçs Brullands et des Torlolins; c'est un pèlerinage pour tout ce pays là. H y a deux gardes-chapelle , qui ont un enclos appartenant à la chapelle, qui est très. grand et très-beau.

Alberstroff, par corruption d'Albesdorff; car les noms de lieux terminés en troff, viennent du mot allemand dorjf, qui signifie village.

Albestroff est le chef-lieu d'une des ehàtellenies du temporel de l'évêché de Metz, et qui ressortissent au bailliage épiscopal de Vie. Les villages qui dépendent, de cette chàtellenie, sont : Alberstroff, bourg de soixante-dix feux; la Valrade , censé; Quitteville, moulin, la tuilerie; Givricourt, village de quarante feux, établi par le cardinal de Givry, évêque de Metz; Heylimer, village de soixante-dix. feux , dont dix sont de la chàtellenie d'Alberstroff; le surplus est Lorraine, suivant la convention faite entre les commissaires du duc de Lorraine et de l'évêque de Metz, en 1615. Hazembourg, Kiwiller., Rapclkinguo, village de. quarante feux, de la chàtellenie pour un huitième; le surplus est de la seigneurie de Hinguezangc; la Hampattc, hameau, avec une maison

franche; le val de Gueblange, composé des villages de Gueblange, de cinquante feux, Audcville, Steinbach , Schweix et Henriville.'

ALLAMONT. — Allamoot, village du diocèse de Verdun , office et comté d'Apremont, recette et bailliage d'Ëtain", cour souveraine de Lorraine. La paroisse à pour patron saint llilairc. MM. Les comtes d'Eltz-Gourcy et Churey, en sont seigneurs et nomment à la cure.

La maison d'Allamont, maison de nom et d'armes , établie d'ailleurs en Lorraine, où elle a possédé des emplois considérables, portait de gueule au croissant d'argent, au chef de même, chargé d'un Lambel d'Azur.

Allamont (1). Jean d'Allamont seigneur dudit lieu , Malandry, Quincy, etc., gouTerneur pour sa majesté catholique à Montmédy, rendit ses devoirs au duc de Lorraine, le 8 août 1609, pour le sixième et un huitième de sixième en toute juridiction dans la seigneurie d'Allamont, qn'il avait acquis de Louis, Jean et Catherine de Lopès-Gallo, enfant de défunt Jean Lopès-Gallo et de Diannc d'Apremont son épouse.

Le 2 mai 1625 , Antoine d'Allamont chanoine de l'église primaiiaie de Nancy, tant en son nom que comme procureur du précédent, et de Bernardin d'Allamont seigneur dudit lieu et de Doaipierre en Voivre, grand-prieur d'Ardennes et lieutenant de la compagnie des pays de Luxembourg, et de Théodore d'Allamont, seigneur'de Brandeville, capitaine d'une compagnie de hauts-Allemands pour le service de sa majesté catholique, ses frères, reprit du duc Charles IV et de la duchesse Nicole, la même terre d'Allamont-.

En 1663, Louis Bourgeois, seigneur de Villers et Brainville, possédait le quart de la seigneurie d'Allamont, contre le comte de Merodc pour les trois autres quarts, comme il parait par leur dénombrement donné le 12 mars de cette même année.

(i) Archives de Lorr., Layette, Anrcmoat.

ALTHEIM.—Nous connaissons deux villages d'AUheim, fort voisins l'un de l'autre, au diocèse de Metz, du patronage de l'abbé d'Hornbach (1). Ce, deux villages sont à quatre lieues des Deux-Ponts. Ils répondent au bailliage de Bitcbe; les seigneurs d'AUheim ont reconnu qu'ils relevaient de 1 'évêque de Meta, par lettres du lendemain de la St. Barthélémy, 1320, par lesquelles , Burkard, seigneur de Gerolsekh, prie Henri, évêque de Metz , de confirmer et agréer l'assignai de 500. mares, que Hugues son ûls a constitué au profit de sa femme , pour douaire sur les villes de Viiier, Alllieim, Orviller, etc. qne ledit Burkard déclare reprendre en fief dudit évêque.

Le village est situé à quatro lieues de Bitcbe, vue et demie de Deux-Ponts, une de la rivière de Blise (2). Le NeufAltheim ou Wintzrode est un hameau tont près d'AUheim.

En 1601 , il s'éleva entre le duc de Lorraine et Jean, comte palatin du Rhin, des contestations au sujet des limites du baillage de Deux-Ponts et des terres en dépendantes , de celles de l'abbaye d'Horubach et du comté de Bitcbe, qui ne furent terminées qu'en 1617, par une transaction comme s'ensuit: Que le village d'AUheim et tous les habitans, et le ban commun de Bettweiller, demeureront au duc de Lorraine en tous droits de souveraineté, de haute, moyenne et basse jus-; tice, à condition que le village de Bettweiller y enclos demeurera au comte Palatin en tous droits de régale, haute , moyenne et basse justice pour les maisons et adjacens, selon les anciens pourpris , appelles en allemand dorffader, qui seront aboi-nés dans l'état où ils sont; que les officiers dudit comte pourront arrêter et transporter les malfaiteurs pris audit village, sans en demander permission; que la création des maire et échevins d'Àltbekn appartiendra , comme d'ancienneté,

(i) Arrêt de réunion du n juillet 1680, a)"Atchivo»d*Lon:.Layc. Buelie, clonniiue.

à l'abbaye d'Horubach pour toutes les causes de justice foncière, sauf l'appellation pardevant les juges du comté de Bitcbe, etc. Ce traité fut passé à Deux-Ponts le premier février 1617. Encore aujourd'hui le village d'AUheim avec le hameau de Waldtzheim est mi^parti avec le duché de Deux-Ponts.

ALTROFF.—Altroff, village du diocèse de Metz, dans la Lorraine-Allemande, à une lieue d'Insming, paroisse de Leving, et sur un même ruisseau qui se jette dans la Zelle , baillago de Dieuze, cour souveraine de Lorraine.

Ce village est différent d'un autre Altroff, située sur une hauteur à droite de la roule de Thionville à Sarre-Louis. On nomme ce village AUroff-sur-le-Haut, pour le distinguer du précédent. Ce dernier village est du ressort de Thionville, parlement de Metz.

ALTZING. — Altzing ; on uoenaît trois village de ce nom. Le premier Altzing , est du baillage de Sarguemine, à deux lieues de cette ville, du diocèse de Metz, du comté de Forbach.

Le second Altzing ou Alzing, est un village situé à un quart de lieues de Bouzonville, et du baillage de ce lieu, diocèse de Metz.

Le troisième Altzing, est un village de France, sur une hauteur à droite de la petite rivière d'Alzeitte. Il y a en ce lieu six roueries qui dépendent de la seigneurie de Rodemack et mairie d'Esperange, et huit autres de la province de Luxembourg. La maison curiale et l'église sont aHssi sur ce dernier territoire; à six lieues de Thionville, dix de Metz, trois de Rodemack, et une de Luxembourg, de la juridiction de Thionville diocèse de Metz.

ALZEY ou Lezby, ou Altzbye. — Ce nom vient apparemment de l'allemand Altzey* le vieil Etang. Lezey ou Alzey, comme il se nommait anciennement, dépendait autrefois de l'abbaye de Remiremont (1), qui l'échangea contre d'autres

(i)Hist. dé Lorraine, tsm. I. page 345, preuves 934 ou 345.

terres avec les religieux de Salivai, qui en sont aujourd'hui propriétaires. Ce village est situé à l'orient de Moyenvic et de Marsal, et a été cédé à la France pour la route de Metz en Alsace.

On lit dans l'archive de Remiremont, que sous l'empereur Othon I, et Giselle, abbesse de Remiremont, vers l'an 954, l'Abbesse, du consentement des dames de son chapitre, ordonna que la moitié des revenus de cette seigneurie serait employée à faire mémoire des habitans d'Azey, qui avaient été mis à mort par des étrangers , (à ce qu'on croît par des Hongrois ou des Vandales.) L'acte en fut passé à Remiremont , le 2 des calendes de juillet, sous l'empereur Othon I, sous Thierry, auteur de ce monastère. (Ce Thierry ne peut être Thierry I, évêque de Metz, qui ne commença qu'en 964 ou 965.) Il est dit que ce Thierry évêque, est auteur du monastère de Remiremont. Ce monastère est exempt de la juridiction de Pévêque de Toul, et l'évêque de Toul d'alors ne se nommait pas Thierry; mais il y avait quelquefois des évêqucs dans les grands monastères d'hommes. Remiremont, était un monastère double pour des religieux et religieuses. Il est donc assez croyable que ce Thierry avait ïe caractère épiscopal, et qu'il gouvernait la communauté d'hommes qui etoit à Remiremont. Il est à remarquer que dans les souscriptions de cette pièce , il n'est fait mention d'aucun religieux de cette abbaye, sinon de ce Thierry évêque auteur, ou peut;être recteur du monastère.

Voici la pièce originale telle qu'on la lit dans les monumens de Remiremont.

Memoria miserfcordtœ post occisos homines de potestate quœ dicitur Lietzus (1), servitium integrum revertiprœcepimus ad medietatem ex omni potestate de sortibus indominicatis (2), ut omni tempore vitœ

(iJ'lVersPan 934.

(?) Ex cartulario Ecclesiae Romaricensi. Histoire de Lorraine , preuves tome page 345.

nostrœ, nostrarumque successionum Jirmumac stabile permane at, absque illius reprehensione vel contradictione, constipulatione subnixd, actum publiée ad sancti Romarici montem Kalend. Julii, régnante Othone Imperatore, S. Deoderici episcopi (Sic) Autore Monasterii. S. Gerardi comitis, S. Gissœ Abbatissœ, quœ hanc notitiam causa pietatis anatorit prœcepit, cœteris Dominabus assentientibus. S. Rerthe Segreste , (Secrette ou Sacristine.)

•S. Hildegardis, S. Majorum Almarici, Cerberti, Raderici, Martini, Guntheri, Rohardi , Lietardi, S. Scabinorum, Gantfridi, Evrardi, Gereini, Gislulfi, Stephani, Siebarti, Giraldi.

Et alibi: Ego Gisla abatissa, do dimidiamfortemVolfoldo in potestate Hainonis curtis, ad servitium reddendum quant habeat omni tempore. S. Imberti Advocati. Signum Ailberti Cancellarii. Signum Scabinorum, Eudo, Hermiramnus, Hildricus, Amandus, Rerthenus, Murinus, Ainerus, modo est releoata projustitia. Et plus bas; Theodericus causa misericordiœ dédit Sancto Petro Hildeburgin, ad censum sohendum singulis annis.

Alzez Ou Lezey ; ce lieu n'est connu que sous ce dernier nom. Il est à une lieu au midi de Marsal et de Moyenvic, et deux de Vie. Ce village était autrefois lorrain, et de la prévoté d'Einville-au-Jard. Il a été cédé à la France par le duc Charles IV, en 1661, avec d'autres lieux, pour former la route française de Metz à Strasbourg; et depuis ce temps il est du baillage de Sar-Louis , parlement de Metz.

La dime et la collation de la cure appartiennent à l'abbaye de Salivai. Les seigneurs haut-justiciers sont la même abbaye pour deux tiers, M. de Drouart de Vie, pour l'autre tiers, qui est en même temps seigneur voué pour le tout.

A quelque distance de ce village et au levant, on voit une élévation de terre, qui couvre un puits d'eau salée. La tradition porte qu'il y avait anciennement en ce lieu une saline. Il n'en est cependant parlé dans aucun des mouumens et actes qui parlent des salines. Ce qui pourrait autoriser cette tradition, c'est que dans le terrain appelé Salées-Eaux, outre le puits qui est revêtu en bois jusqu'au fond, on aperçoit les vestiges d'une enceinte, qui a pu renfermer les salines, et des restes de fondation de murs, formant des espaces carrés-longs, tels que sont les bàtimens où l'on place les poêles à sel.

L'abbaye de Salivai jouit du terrain des Salées-eaux, avec haute—justice. à l'exception du puits, que le roi fit garder par un détachement de la garnison de Marsal, lorsqu'il y fut en 1751, pour faire des épreuves sur les eaux.

Il y a sur la paroisse de Lezey, un autre ban séparé avec deux fermes, la haute et la basse Recour, et le moulin de Recour, qui composent une haute-justice particulière, appartenant à l'abbaye de Salirai.

AMANCE. — Amance, en latin Amantium-Castrum, ou Asmentia, ou Ementia, Âmantia ou Esmentia, est une ancienne ville située sur une montagne à deux bonnes lieues au nord méridional de Nancy, entre les rivières de Meurthe au midi, et de Seille au nord. Au pied de la montagne ouest situé Amance, coule un ruisseau nommé Asmantiola, vulgairement nommé la Mesule , qui va tomber dans la Meurthe , au-dessous du village de Lay. On dit vulgairement dans le pays, qu'Amance est la plus ancienne ville de Lorraine. George Mercator dans sa géographie, l'appelle Scrinium olim et antiqua Lotharingie Cancellaria. Le R. P. Donnât dit de même , que la riche et belle chancellerie de Lorraine , qui était à Amance, fut consumée par les flammes.

Je ne sais sur quel fondement on avance tout cela. Il est certain qu'Amance est ancienne , et que son château était autrefois fort considérable ; mais il n'a été du domaine des ducs de Lorraine, que depuis le treizième siècle. Le château dont on ne voit plus que les ruines, était pentagone , ayant de grosses et fortes tours à ses cinq

angles. Sa situation sur une montagne le rendait une place de réputation. Le bourg ou la ville d'Amance ne parait pas avoir jamais été d'une grande étendue. La croupe de la montagne sur laquelle elle est bâtie est assez resserrée.

Vers l'an 1202, dans le traité de paix qui intervint entre le duc Ferri H, et Thiébaut I, comte de Bar, son beau-père, il fut stipulé qu'Agnès fille du comte Tbiébaut et épouse de Ferri, renoncerait à la succession qui lui pourrait arriver aux villes d'Amance , Longwi et Stenay; et dans un autre traité de l'an 1207, il est énoncé que la duchesse Agnès, après la mort du comte de Bar Thiébaut son père, jouirait des châteaux de Longwi, de Stenay et d'Amance.

Dès l'an 1228 (1), Thiébaut I" du nom, duc de Lorraine, s'étant imprudemment brouillé avec l'empereur Frédéric II, et ay?nt fait de grands dégâts en Alsace, l'empereur vint en diligence en Lorraine, et obligea le duc Thiébaut à se renfermer dans le château d'Amance. L'empereur l'assiéga aussitôt, et manda au comte de Bar, et à Blanche , comtesse de Champagne , de le venir joindre avec leurs troupes. Ils y vinrent sans délibérer, étant bien aises de trouver cette occassion d'humilier Thiébaut. En passant par Nancy, ils y mirent le feu. Arrivés devant Amance, ils grossirent considérablement l'armée de l'empereur.

Thiébaut comprit alors la grandeur du danger auquel il s'était inconsidérément" livré. Il eut recours à ses alliés, et à ses amis, qui ne jugèrent pas à propos de se commettre dans cette querelle. Il y en eut même qui firent le dégât dans la Lorraine, comme dans un pays abandonné et sans défenses. Enfin, Thiébaut fut conseillé de recourir à la clémence de l'empereur. Il se rendit dans son camp sans armes, et se jeta à ses pieds; l'empereur lui promit le pardon, mais, ajouta-t-il, il vous en coûtera quelque chose.

(i) Richer chronic. i, 3, cap a3.

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