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Dame, ni de celle qui subsistait avant la cession de la cure à l'abbaye de St.-Mihiel. On conjecture par l'architecture qu'elle a pu être bâtie sous le règne du duc Robert, dont on voyait les armoiries T il y a quelques années, au haut de l'ancien portail sur le petit cimetière. Dierrière cette église, an peu à côté , il y a une chapelle assez spacieuse, érigée en 1649 , nommée avec raison la chapelle des morts, parce que

ter cette opinion et renfermer l'ancienne ville de Bar dans le vieux bourg, et dire que Barri-pailla en était une dépendance comme son nom le- signifie. On peut ajouter qn'il n'est guère croyable que le château qui le domine aurait été bâti sur la croupe de la montagne où il est, si la ville avait été bâtie de l'autre côté de la rivière ; ce qui serait encore moins probable , si le duc Frédéric I" n'en eût été

les murs en sont faits de têtes et d'ossemens que le restaurateur, et que cette forteresse de morts, rangés avec symétrie, et joints eut déjà subsisté au temps du passage de à chaux et à sable. Le prieuré de Notre- ' Childéric.

Dame est à côté de la paroisse dont le; Quant à la forêt de saint Etienne , qui jardin est arrosé par le ruisseau de Nave- avoisinait, dit-on , le château de Bar, il est ton, qui y prend sa source de là va faire assez croyable qu'on donna ce nom à cette moudre le moulin de CouchoU Le prieuré forêt, après que l'église castrale fut bâtie est habité par trois religieux bénédictins et consacrée particulièrement sous l'invoqui y sont envoyés par le prieur de l'ab- cation de ce saint martyr. Il peut se faire baye de Saint - Mihiel, dont l'un a le aussi que l'espace de terrain qui était titre de prieur, et jouit au nom de celui de entre cette forêt et les fortifications extéSaint-Mihiel qu'il représente , des droits rieures du château , s'appelait Mont-Mé

honoriilques attachés à la qualité de curé primitif.

C'est là tout ce que nous avion» à dire sur le faubourg de Bar-la-Ville, qui vraisemblablement ne fut jamais l'ancienne ville de Bar, par où passa Childéric à son retour^ Ajoutons que c'est encore une erreur de croire qu'il y ait jamais eu un château bâti ou commencé sur la montagne de sainte Catherine, au pied de laquelle était dit-on, situé l'ancien Bar, qui s'étendait sur la droite de ce faubourg, en remontant du côté de celui de Marbot. Ce prétendu château est un être imaginaire , dont il ne reste aucun vestige mais seulement d'un hermitago dédié à cette sainte , dont On remarque le terrain qu'il occupait.On trouve un vieux registre de plus de 500 ans, qui marque qu'un hermite de ce lieu fut condamné pour vol à être pendu.

A l'égard de l'étendue que l'on donne à l'ancien Bar—le-Duc dans celte position, depuis la montagne sainte Catherine jusqu'à la rivière, tirant vers la vallée de Nayves y eompris l'espace sur lequel est

lian : mais on ne trouve rien de positif sur cela.

Le faubourg de Marbot est une espèce de hameau éloigné d'un quart de lieue du Pout-neuf, sur la route de Bar à SaintMihiel. Popé ou. Popey, est une censé ancienne très-considérable, située à droite de l'Ornain, entre Marbot et Silmont. Cette censé , qui servait autrefois de léproserie ou maladrerie, fut donnée au chapitre de saint Maxe en 1434, par le roi René. Il y a une chapelle ou petite église trèsancienne , dont il ne reste plus que le. sanctuaire. Cette léproserie est très-ancienne : il en est fait mention dans un litre de Thiebaut II comle de Bar, de l'an 1235, qui parle des maîtres et frères de la maison des malades de Popey. On trouve près de cette maison , en allant à Silmont, des traces d'une chaussée Romaino.

A une lieue et demie de Bar, un peu plus loin que le village de Ressons, on trouve un hermitage bâti au milieu des bois, dédié à sainte Geneviève. C'était autrefois un château appartenaut aux comtes de Bar. Ce château subsistait ensous le nom de Chastel-sainte-Geneviève Il n'en restait qlns que les ruines en 1415, lorsque le duc Edouard le donna à son procureur-général Renaud de la Loye. Ce château était accompagné d'une chapelle castrale, que le même prince conféra le même jour 28 juin 14.15, à Gérard fils du même Renaud de la Loye. Le roi René conféra la même chapelle en 1454 , à Jean Bouclier chanoine de Saint-Maxe. Encore eu 1454, cette chapelle fut donnée à un nommé Anselme de Robert-Espagne: Cumfacultate petendi eleemosynas, ubi, quomodà et quando eidem fuerit opportunwn. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un hermitage, dans lequel résident deux gardes-chapelle. On ne voit plus aucun vestige de l'ancien château.

Bar- la -Ville, il faut ce me semble , reje- ! core au commencement du XIVe siècle ,

BARBAS ou BARBAY. —Barbas est h un quart de lieu de Blâmont. La maison de Barbas porte de gueule à trois jemelles d'argent, Vécu bordé de même.

Bertholde évêque de Tonl, qui a siégé depuis l'an 995 jusqu'en l'an 1020 (1),ayant rétabli l'abbaye de Sain t Sauveur en Vosges, donna à l'abbé de ce monastère , autorité sur les villages de Domévre , Barbay , Barbesieux, Harboué, Cirey et Blémery. En 1245, l'officier de M. l'évêqne de Toul reconnut que l'abbé de Domévre avait juridiction quasi épiscopale sur les villages de Barbay, Harboué, etc.

BARBÉ (sainte-). — Sainte-Barbe, village au pays messin , distant d'environ deux lieues à l'orient méridional de la ville de Metz. Ce village n'est pas considérable en lui-même, mais il est célèbre par le pèlerinage de Sainte-Barbe, patrone du pays Messin, et par la belle église de cette sainte martyre, commencée par Claude Baudoche, puissant seigneur d'nne des premières maisons de la cité de Metz, qui destinait ce lieu pour la retraite de ses filles, qui voulaient se consacrer à Dieu. Mais étant mort avant que l'église fut achevée, elle est demeurée imparfaite; elle est aujourd'hui desservie par uuc petite

(i) Hist. de Lorr. t. a, pag. xix.

communauté H» bénédictins, qnr y furent établis par André Valladier, abbé de SaintArnoud.

Claude de Lorraine, frère du duc Antoine, fit son pèlerinage à Sainte-Btube, en action de grâces de sa délivrance dti péril qu'il avait courn à la bataille de Marignan. Nicolas de Lorraine fit le même pèlerinage par dévotion en 1472. Le bon duc Antoine et la duchesse René de Bourbon son épouse, y vinrent dans le même esprit en 1523.

Nous avons raconté assez au long dans vie d'André Valladier abbé de Saint-Arnoud de Metz, dans la Bibliohèque Lorraine, les circonstances de l'introduction des Bénédictins réformés au prieuré de SainteBarbe.

En 1532 (1 ), l'égh'sède Sainte Barbe était déjà bien avancée, et peut-être en l'état où nous la voyons aujourd'hui. Le principal fond de ce monastère de Sainte-Barbe, est le prieuré de Xures, qui lui fut donné en 1682, par le R. P. D. Joachin Vivin, abbé de Scnones, par le démembrement qn'il en fit de sa mense abbatiale.

Sous l'épiscopat de Jean cardinal de Lorraine, évêque de Metz, un seigneur de cette ville, nommé Claude Baudoche, entreprit de bâtir tout à neuf l'église de SainteBarbe , patrone du pays Messin, et depuis long-temps fréquentée par de nombreuses troupes de pèlerins. L'ancienne église, qui étoit fort petite, fut renversée en 1516, et on jeta la même année les fondemens de la nouvelle, qui serait, si elle était achevée, une des plus belles de la pTovince. Baudoche , qui avait de très—grands biens, avait dessein d'y fonder un monastère , et d'y nommer sa fille pour première abbesse. Il mourut avant que l'église fut achevée. Sa fille ne lui survécut pas longtemps. Ses héritiers vendirent et l'église et le village de Sainte-Barbe. Les huguenots se présentèrent pour l'acheter. Les, chanoines de de la cathédrale, craignant qu'ils ne con

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redissent la nouvelle église en une prêche de leur secte, les prévinrent et l'achetèrent.

Mais comme ils n'étaient pas en état de la desservir par eux-mêmes, ils l'offrirent aux pères Cordeliers, qui les remercièrent, craignant de se charger de l'entretien de ce Taste vaisseau d'église. Les pères de l'ordre de Cileaux en firent de même. Enfin André Valladier abbé régulier de Saint-Arnoudde Metz se présenta en 1635 , et se chargea d'y entretenir une communauté de dix religieux , et de leur fournir les fonds saffisans.

A ces conditions, le chapitre de Metz céda à cet abbé le 22 avril 1654, toutes ses prétentions sur l'église et le village de Sainle-Barbe, et y ajouta quelques-uns de ses fonds. Valladier démembra aussi quelques biens de sa mense abbatiale , promettant de suppléer au surplus. Il obligea les religieux de Sainte-Barbe à célébrer annuellement quelques messes pour le repos de son àme après sa mort, et à reconnaître l'abbaye de Saint-Arnoud comme leur mère, assistant à la messe et aux vêpres le jour de Saint-A.noud.

Comme les biens cédés par la cathédrale et par l'abbé Valladier ne suffisaient pas qui font desservir la cure.

pour l'entretien d'une communauté et de l'église, qui est très-vaste, et d'un grand entretien, à cause de sa situation à l'endroit le plus élevé du pays Messin, les bénédictins l'offrirent aux religieux du tiers-ordre de Saint-François de Nancy , qui l'acceptèrent volontiers. Le traité en fut passé avec eux le 22 décembre 1663, et ratifié par- le chapitre général des bénédictins de la congrégation de saint Vanne, de l'an -1664. Les Tiercelins entrèrent mènje en possession de sainte Barbe ; mais n ayant pu obtenir des lettres patentes du roi, les bénédictins furent obligés d'y rentrer, et ils y sont encore aujourd'hui au nombre de quatre ou cinq.

BARBONVILLE.— Barbonville , Barbonis-filla, village • à une lieue de Rosières-aux-Salines, est un ancien fond donné à l'abbaye de Moycnmoutier , à la fin du VIIIe siècle ou au commencement

du IXe (1). Il en est parlé dan» le dénombrement des biens de ce monastère, dans un diplôme de l'empereur Henri IV en 1124(2), et dans une bulle du pape Innocent II, de l'an 1140 (3). L'abbaye de Moyenmoutier en jouit paisiblement jusqu'en 1S99 , que le prince Erric de Lorraine, évéque de Verdun et abbé commendataire, de Moyenmoutier, obtint en cour de Rome sur l'exposé qu'il jugea à propos de faire , et malgré la répugnance et l'opposition des religieux de sa communauté, l'union dudit Barbonville, au noviciat des pères Jésuites qu'il voulait établir à Saint-Nicolas, mais qui fut uni à la maison du noviciat des Jésuites de Nancy, qui le possèdent encore aujourd'hui.

Le R. P. Benoit Picart, dans le pouillc du diocèse de Toul , dit que Barbonville était un prieuré dépendant de l'abbaye de Moyenmoutier. Mais il n'était pas bien informé , on ne voit pas par l'histoire qne Barbonville ait eu le titre de prieuré.

L'église de ce lieu est dédiée sous l'invocation de saint Rémi; collateurs , seigneurs , curés primitifs et décimateurs, les pères Jésuites du noviciat de Nancy,

L'annexe de Barbonville, est Sainte Marie ou Notre-Dame. Patron de l'église , Notre-Dame , dans son assomption ou dans sa nativité. Mêmes décimateurs. Nous en avons parlé assez au long dans l'article de Saffais , que l'on peut consulter.

Il est parlé dans les titres de l'abbaye de SainKEvre, de Balboni villa, ou Balbani villa, en 856 , etc., mais c'est Bainville et non Barbonville.

LES BAROCHES. — Les Baroches, Parochiœ, village à gauche de de la Meuse, à trois quarts de lieu de Saint-Mihiel, diocèse de Verdun, baillage de Bar, cour souveraine de Nancy. La paroisse a pour patrone la Sainte Viergeen son assomption.

(i)Hist. Mediani Monasl. p. i54 et p. i65, in iiotis ex Bayonnc, c. 11, p. y.\'.\.

Si) Ibidem , p. a6a et p. 28S.
3) Ibidem, p. 3g8, 399.

La cnrc est à la nomination de TabEé de Saint-Mihiel. Le roi en est seul seigneur haut et moyen justicier; la justice foncière est à l'abbé de Saint-Mihiel. II y a en ce lieu environ trente habitans.

Refroicourt ancien village , aujourd'hui ruiné, était autrefois la mère-église des Baroches. Cette église ne subsiste plus; il n'en reste qu'un pan de muraille, et la figure en pierre delà Sainte Vierge, placée sur un piéd'estal, que les villageois d'alentour révèrent encore sous le nom de Notre-Dame de Refroicourt.

Quelques-uns prétendent que le village des Baroches se nommait autrefois Gnè— ville et Hametel; qu'il n'a eu permission d'avoir une église, que depuis que M. Nicolas Pseaume, évêque de Verdun lui en accorda la permission. On ajoute que Richard de Vassebonrg auteur de l'histoire des antiquités de la Gaule Belgique, était curé des Baroches en 1320 ou 1521, ce qui ne peut être, s'il est vrai que le village n'ait eu une église que depuis l'épiscopat de M. Pseaume, qui n'a été nommé évêque de Verdun qu'en 1548.

Nous apprenons par les dénombremcns donnés par Jean Mussey écuyer, avocat en la cour souveraine des grands jours de Saint-Mihiel, en 1612 et 1625(1), quels sont les décimatcurs de Refroicourt et des Baroches. Jean de Mussey déclare tenir en foi et hommage du duc de Lorraine le douzième et le vingt-septième par indivis de la totalité des grosses et menues dîmes des Paroisses ou Baroches et du ban de Notre-Dame de Refroicourt-le»-SaintMihiel. La totalité est partageable avec ses comparsonniers; savoir , un tiers au curé des Baroches et de Refroicourt, au sieur abbé de Saint-Mihiel un tiers, et l'autre tiers, dit vulgairement moraine, divisible entre ledit abbé encore pour un dix-huitième audit tiers; à la chapelle de Saint-Nicolas, érigée en l'église parois

(ij Archives de Lorr. Layette Longuyon el Saint-Mihiel.

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siale de Saint-Mihiel, un douzième imt chapelains de la chapelle de Saint-Éloi, aussi érigée en la même église , deux tiers en un neuvième audit tiers moraine, et à lui un quart, qui fait le vingt—septième en ladite totalité ; lesdites choses obvenues audit Jean de Mnssey par succession de défunte demoiselle Philippe Varin son ayeule paternelle. On dit que Nicolas Varin , ancien principal du collège de la Marche à Paris ,. fonda en 1362, deux bourses en ce cellége pour ses parens , et à leur défaut, pour les sujets natifs delà paroisse de Refroicourt, aujourd'hui les Baroches. Voyez l'article Refroicourt.

BARONCOURT. — Baroncourt, Baronis-Curtis, est un petit village ou hameau , sur la rivière d'Ottain, à deux lieues au nord d'Etain , diocèse de Verdun , de la paroisse de Buzy, bailliage d'Etain, cour souveraine de Lorraine. Les seigneurs sont le roi et les bénédictins de saint Vanne de Verdun. Ce lieu esl composé de douze habitans.

Les terres de Baroncourt et de D'ommarie furent données à l'église de saint Vanne par Richard évêque de .Verdun (1), mort en 1046, qui étaient de son patrimoine, en reconnaissance de l'éducation qu'il avait reçue dans ce mpnastère (2). II y a eu anciennement une église à Baroncourt, qui fut dédiée en 1122, par Henri de Blois évêque de Verdun, sous le titre de Saint-Sauveur.

Baroncourt a eu autrefois des seigneurs du nom de Baroncourt (5). Je trouve qu'en 1376 , Jeanne veuve de Renaud de Baroncourt, Auchères de Baroncourt et Idette sa femme, vendent à Jenin de Martin et à Idette de Chauffourt sa femme la tour de Baroncourt, moyennant deux cents petits florins. L'acte est du 26 janvier et confirmé par les lettres-patentes de

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VekeT et d'Arkes , comme sire souverain, duquel ladite tour meut, en date du deux septembre de la même année.

Renaud de Gournay chevalier, seigneur de Genicourt, Marcheville, etc., donna son dénombrement au duc Henri de ce qu'il possédait à Dommarie et Baroncourt, mouvant en fief du duc de Lorraine a cause de sa prévôté d'Elain. Alixette de Remial dame de Secourt, veuve dudit Renaud de Gournay, donna de même son dénombrement pour Baroncourt, le 1 octobre 1534. Nicolas de Gournay, seigneur de Villers-Laquennexy et de Secourt, reprit en 1573, le fief de Baroncourt du duc de Lorraine.

BARRIZEY. — Barrizey village, bail lage de Briey, Diocèse de Metz.

Item , Barrisey-au-Plaine, diocèse de Toul, érigé en cure, le "2 avril 1701. Patrone la nativité de Notre-Dame ; collateur, le chapitre de la cathédrale de Toul, décimât eu r, le chapitre de Briey pour trois huitièmes de la grosse et menue dime avec une portion des rapports des autres bans voisins. Le cnré pour deux huitièmes dans les rapports, M. l'abbé de Bravilliers pour le reste. Seigneur, M. l'évéque de

Metz.

La chapelle de Notre-Dame fondée par Etienne Hordal, doyen de l'église de Toul. Revenu , dix-huit paires et une maison. Elle est presbytérale, et demande résidence pour enseigner le latin aux enfans qui voudront apprendre les principes de la langue latine.

La maison de Barrizey, porte de gueule au chef d'argent, chargé de deux têtes de Maurins.

BASLEMONT (saint-). — Saint-Baslemont, Sancti Basoli mons, village à une lieue et demie au nord de Darney. On comprend'dans la même communauté les Granges de Saint-Baslemont, bailliage de Darney, diocèse de Toul. L'église est dédiée à saint Basle , S. Basolus, solitaire au territoire de Reims. Patron, l'abbé de Bonfray, cure régulière de l'or

dre de prémontré. La dime se partage en douze portions, le seigneur du lieu en prend deux, l'abbaye de Bonfay six, en donnant la pension au curé, le prieur de Relange deux , et le prieur de Bonncval une. La douzième est destinée pour une fondation faite à l'abbaye de Bonfay, par le seigneur de Saint-Baslemont. Seigneur, M. Desarmoises. Il est parlé de SaintBalmont sous le nom de Sanclus Bahamxu , dans une bulle du pape Pascal II, pour l'abbaye de Saint-Mihiel en 1106.

Dépend le prieuré de Notre-Dame de Bonncval, ordre de saint Augustin, qui est membre du prieuré d'Hérival près Remiremont. Patron, le prieur du lieu.

BASSAUCOURT. — Bassaucourt, petit village ou hameau du diocèse de Verdun, dépendant de la paroisse de saint Maurice-sous-les-Côtes , situé entre Aviller et Saint-Maurice, à une lieue de Hatton-Châtel, bailliage de Saint-Mihiel , cour souveraine de Nancy, ci-devant recette, prévôté et marquisat de HattonChàtel. Le roi en est seul seigneur.

Ce village fut affranchi, et soumis à la loi de Beaumont, sous Louis de Lor

Toul. Bailliage de Toul, parlement de raine évêque de Verdun, qui fut élevé

sur ce siégé en 1528 et qui le quitta en 1532.

BASSIGNI, — Bassigni, Bassiniacum, est dénommé dans le partage des princes fait en 870, entre les rois Charles et Louis ; il est situé entre la Marne, la Meuse, l'Ornay et la Sault, faisant partie du Barrois et de la Lorraine, du diocèse de Toul de celui de Langres, entre le Soulossois à l'orient, le Blaisois au couchant et l'Ornois au nord. Il est de la domination respective de la France , ou de la Champagne et de la Lorraine.

Les principales villes du Bassigni sont: Vaucouleurs, Germont en Bassigni, Montigni-le-Roi, Anglot, Gran , Saml-Thié

baut, Muràult, Saint-Blin , La-Mothc ,
Bourmont, Gondrecourt, La - Marche,
Chàtillon , Conflans-en-Bassigni, etc.
Henri comte de Bar, dans ses lettres et

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