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son dénombrement donnés au roi Philippele-Bel, nomme les châtellenies de de LaMarche , de Chàtillon et de Conflans-enBassigni j qu'il lui cède en propriété et à ses successeurs; mais peu après, le roi les donna en 1304, à Thiébaut de Barévêque de Liège, et par là elles revinrent aux comtes de Bar qui les ont toujours possésédées depuis, jusqu'à la jonction du duché de Bar à celui de Lorraine , par le mariage de René d'Anjou Ier avec Isabelle de Lorraine , fille du duc Charles II en 1420.

BASSOMPIERRE. — Bassompierre, village de Lorraine ou du Barrois non mouvant, frontière du pays de Luxembourg ; chef-lieu de la baronnie et prévôté du même nom. Depuis un certain temps les seigneurs de ce lieu portent le titre de marquis j George Africain de Bassompierre , marquis de Remonville , seigneur du Châtelet, Baudricourt, etc., grandécuyer de Lorraine, mort en 1632, ayant épousé en 1610 , Henriette de Tornielle , fille de Charles-Emmanuel de Tornielle, grand'maître et chef des finances de Lorraine, dont il eut Anne - François de Bassompierre, celui-ci et ses successeurs ont hérité et pris le titre de marquis de Bassompierre et de Remonville.

M. le marquis de Bassompierre est seul seigneur de ce village qui en lui—même est peu considérable , n'ayant que onze ou ou douze habitans , il est à une demilieue de Sancy et sous la juridiction du prévôt, recette et bailliage de Briey, cour souveraine de Nancy.

Depuis long - temps les seigneurs de Bassompierre ont fait figure en Lorraine; dès l'an 1387, Simon, seigneur de Bassompierre est nommé de la part du duc de Bar avec quelques autres seigneurs, pour juger les difFérens qui pourront survenir entre les sujets du Barrois et ceux du Luxembourg.

En 1490, la ville de Metz était en guerre avec Hanus AranU et Arnoud Arantz son frère, et avec Arnoud de Fé— nétrange. En même temps, George de

Bassompierre et Perrin de Landre, demandèrent à la cité de Metz plusiettrs hommes et femmes qu'ils prétendaient être de condition servile et leur appartenir, que ceux de Metz refusaient de leur livrer.

Sur la fin de septembre de cette année, le seigneur de Bassompierre envoya défier ou déclarer la guerre à la ville de Metz, et peu de jours après un nommé Jean de Saint-Mihiel, à la tête de vingt-six soldats qui étaient du parti du même seigneur de Bassompierre , envoyèrent aussi défier la ville de Metz. Le dernier d'octobre, ceux de Metz marchèrent contre la forteresse de Bassompierre, mais ils revinrent dès le lendemain.

Le quatrième jour de novembre, trenicsept nouveaux ennemis soutenus par le seigneur de Bassompierre, vinrent encore défier la ville de Metz. On commença bientôt les hostilités , et les gens de Bassompierre enlevèrent les chevaux et autres bétail de quelques villages. On les poursuivit jusque près de Bassompierre, mais on ne put les atteindre. Le château de Bassompierre est à présent en mauvais état ou même en ruine.

On peut voir la généalogie de la maison de Bassompierre, dans ,1e P. Anselme et dans Moréri.

Cette maison a fondé les Minimes de Nancy en 1592 , et on voit dans l'église de ces religieux, les mausolées de Christophe de Bassompierre, grand'maître d'hôtel et des finances de la Lorraine; et de Louise de Rendeval sa femme, fondateur et fondatrice de cette maison. Ces mausolées sont en marbre et d'un travail ^xquis. Les deux personnages sont en bronze , le reste du mausolée en marbre noir. On y voit aussi le mausolée de François de Bassompierre, qui est simple ment en pierre.

La maison de Bassompierre est originaire d'Allemagne et établie en lorraine au XIVe Siècle. Elle porte d'argent au chevron de Gueules de trois pièces. W maison de Bassompierre dans les oommencemens, s'attacha aux ducs de Bourgogae, mais Charles-le-Hardi dernier duc de Bourgogne , ayant manqué de parole à Simon de Bassompierre, ce seigneur passa au service du duc René II.

BASTOGNE. — Bastogne, nommée en latin Bastonia-Villa, n'est point connu dans la haute antiquité , et l'on n'y remarque aucun vestige qui fasse voir qu'elle ait été connue et habitée par les Romains. Les hahitans du pays ne laissent pas de lui donner le nom de Paris des Ardennes, ou capitale des Ardennes ; elle est située dans une plaine à dix à douze lieues de Luxembourg, vers l'occcident d'Eté. Elle était autrefois florissante par son commerce et par les bonnes murailles dont elle était défendue, elle a un assez grand territoire et à voir l'état où elle se trouve aujourd'hui, on croirait que le titre de Paris des Ardennes ne lui a été donné que par raillerie. Les Français l'ont possédée depuis 1681, jusqu'à la paix de llisvtik, qu'ils la rendirent aux Espagnols.

Voici que je trouve dans l'histoire de Luxembourg sur les antiquités de Bastogne (1). On dit que Charles Martel au VIIIe siècle, avait livré aux environs de cette ville , une bataille au comte du pays qui s'était révolté contre lui. On dit aussi que Sigefroi, premier comte de Luxembourg , ayant hérité cette terre de Ricuin comte d'Ardenne, y avait fait construire «ne forteresse, et qu'en 1286, elle fut brûlée avec Durbuy et quelques autres places , par les gens de l'évcque de Liège.

La ville de Bastogne a eu des seigneurs particuliers, qui portaient pour armes d'or, à six bandes de sable. Aujourd'hui cette ville porte dans ses armes la SainteVierge tenant le petit Jésus dans ses bras. Dès l'an 1267, Henri Mayeur de Bastogne se rendit caution pour Jacques d'Estalle , par acte du lundi avant la fête de sainte Lucie. Ses enfans contractèrent de belles alliances et prirent tantôt la qualité de prévôts d'Ardenne ou de chevaliers, et

(i) Bcrtholet, hist. du Luxcmb. 1. 4, p. 444*

tantôt celle d'écuyers et de majeurs héréditaires de la ville et franchise de Bastogne. On croit que cette maison fut éteinte dans la personne de Henri de Bastogne, sieur de Vogelsang , qui avait épousé Isabelle de Frankenbourg, et dont il eut deux filles Bonne et Isabelle; Bonne mariée à Go— bert d'Autel, auquel elle porta en 1436, la mairie de Bastogne et la terre de Vogelsang; on ne sait pas quel fut le sort d'Isabelle.

Gérard d'Houfalize ayant fondé un hôpital dans Bastogne, en donna l'administration aux religieux trinitaires, et y érigea une chapelle avec la permission de l'ordinaire en 1237. Robert évêque de Liège en 1242 , confirma cette fondation , et Ermensinde comtesse de Luxembourg, l'appuya'de toute son autorité (1). Vers le même temps , Jean, roi de Bohème et comte de Luxembourg, acheta la terre de Bastogne et sa dépendance, des doyens et chanoines de l'église d'Aix-la-Chapelle, qui en étaient depuis long-temps possesseurs , pour la somme de mille six cents florins d'or, monnaie de Florence.

Les états du duché de Luxembourg en 1663, ayant refusé d'admettre dans une de leur assemblée, Guillaume d'Orto, dépnté de la ville de Bastogne, les bourgeois en portèrent leurs plaintes au roi, qui possédait alors le Luxembourg ; et sa majesté par ses lettres du 13 février 1665, les maintint dans leur ancienne possession , et défendit qu'on les y troublât dorénavant.

BATLÉMONT.—Ballémont Bartholomœimons, est annexe de Bozemont; patron, saint Jean-Baptiste; décimateur, l'abbé de Senones pour la moitié et l'abbé de Domèvre pour l'autre moitié. Partie France et partie Lorraine. Seigneur, l'abbé de Domèvre et M. de Juvrecourt. L'abbé de Senones a cédé ce qu'il possédait à Batlémont à la maison de son ordre , située au Ménil proche Lunéville.

BATLÉMONT. — Batlémont, maison

(i) Idem. tord, vj, pag. 98.

fief sur la montagne au couchant de Nancy, sur le chemin de Nancy à Toul, appartenant ci-devant à feu M. Colin, beaupère de M. de Virai procureur-général à la cour.

Batlémomt est dans une très-belle situation; les bàtimens sont très-bien entretenus. Il y a bergerie et autres commodités, et une chapelle domestique. Le vrai nom de Batlémont est Buthegnêmont. Jean Monzin , célèbre médecin du dernier siècle, y fit bâtir un petit château qui fut érigé en fief, en faveur de M. Viray, qui le possède aujourd'hui.

BAUDRICOURT. — Baudricourt ou Baudrecourt, Baldrici-Curia, village du doyenné de la rivière de Bloise. L'église a pour patron saint Bénigne et saint Laurent. Collateur , l'archidiacre de Rinel, ou l'abbé de Jovilliers. Décimateur, le curé pour la moitié de la Dime. Le village de Baudrecourt est partagé par le Blisseron. La partie où est l'église s'appelle Baudrécourt-la~Grande, qui appartient à l'abbaye de Montier-en-Derf; l'autre partie est à M. le prince de Joinville. Présidial de Cliaumont.

Robert de Baudricourt était gouverneur de Vaucouleurs, lorsque la pucelle Jeanne d'Arc se présenta à lui pour aller combattre les Anglais et rétablir le roi Charles VII sur le trône.

Baudricourt présenta d'abord la pucelle à Charles II duc de Lorraine (1).

Robert de Baudricourt est encore connu dans notre histoire par quelques entreprises , comme par la surprise que Robert damoiseau de Commercy, et Robert avec quelques autres seigneurs , voulurent faire contrelavilledeTonlen 1432(2). Le même Robert de Baudricourt fournit trois cents soldats au duc René I", contre Antoine comte de Vaudémont son compétiteur, dans la succession au duché de Lorraine.

Baudricourt était ci-devant nommé Saint - Mange. La Maison de Saint

(i) Hist. de Lorr., tom. a, p. 697.
(a) 745 et 769.

Mange porte d'azur à l'écu d'or mis en cœur.

Celle de Baudricourt à préscut éteinte, était maison de nom et d'armes, et portait d'or au lion de sable armé, lampassé et couronné d'or.

BAULNY Et BALEIGOURT. — Baulny, village du diocèse de Verdun, nommé dans les titres de l'église de Verdun, Balneium. Ce lieu était situé sur la rivière d'Aisne au-dessus de Varenne, à l'extrémité du diocèse de Reims.

On lit dans l'histoire de Verdun, écrite par Laurent de Liège (2), sous Segard abbé de Saint-Vanne, qui est mort en 1142 (3), qu'un nommé Régnire de Baulny bâtit le château du même lien, en apparence pour la défense de 1 evêque de Verdun, dont il semblait soutenir les intérêts; mais en effet, il agissait arec Henri de Grand-Prey dont il était vassal, pour piller les terres de l'évêque de Verdun et pour en molester les ecclésiastiques. L'évêque de Verdun (Alberon de Chili) et Renaud comte de Bar, citèrent Henri de Grand-Prey et Régnier de Baulny, pour comparaître devant eux et rendre compte de leur conduite; mais au lieu d'obéir, ils continuèrent leurs pilleries et leurs ravages dans les terres de l'évêché , ce qui obligea l'évêque à fortifier Baleicourt, et à faire le siège de Baulny, que Henri de Grand-Prey fut obligé de rendre , l'évêque le démolit et défendit que dans la suite on ne le rebâtit.

Balnieum a été mal à propos nomme Baleicourt, par le P. dom Luc d'Acheri dans son Spialége, que nous avons imprudemment suivi dans notre premier tome de l'histoire de Lorraine, page 258, des preuves.

Il y avait aussi à Baleicourt proche la ville de Verdun , une forteresse qui servait de retraite à une troupe de Bandits

(1) Laurent Liégeois, histoire de Verdun,

page 417. ^.j

(3) Histoire de Lorraine, tome i> n>

a38. Preuves. '. t

qui ravageaient les terres des environs (1). Cette forteresse était occupée par Henri de la Tour, qui fnt obligé par les bourgeois de Verdun de la rendre et de consentir à sa démolition en 1420, moyennant une rente de cent francs par an, qu'on lui devait payer et à sa femme Jeanne de Lenoncourt, dame de Saucy.

L'église de Baleicourt dépendait de la paroisse de saint Amand , autrefois fort étendue avant qu'on eut bâti la citadelle de Verdun, au haut de la montagne de Saint-Vanne.

En 1S51, Louis de Lorraine évêque de Verdun , unit le tiers des dîmes de Baleicourt à la chapelle de saint Martin, érigée dans la cathédrale.

La maison de Baleicourt très-illustre et très-ancienne , maison de nom et d'armes, portait burelé d'argent et de gueule, au franc quartier d'azur, la croix coupée d'or,

BAUSSANT (saint-).— Saint-Baussant m Beaussant, anciennement SaintBaussonne, en latin Sanctus Basalmus on Bausanus, village sur le ru de Maid, à quatre lieues de Saînt-Mihiel, de Pontà-Mousson et de Commercy; érigé en «nbarcmniele 9 octobre 1723. La paroisse a pour patron saint Bausans martyr. Décimateurs, l'abbé de Saint-Mihiel pour le tiers dans les grosses et menues dîmes , le enré pour l'autre tiers. Il y a dans l'église la chapelle de saint Nicolas. Diocèse de Toul, bailliage de Pont-à-Mousson, cour souveraine de Nancy.

En 1289 (2) , Thiebaut comte de Bar etGeofroi sire d'Apremont, affranchirent les habitans de Saint-Baussant et les soumirent à la loi de Beaumont, s'y réservant les fours et les moulins bannaux , les eaux et chevauchées : ils se réservent aussi la seigneurie et la justice des fours et moulins, et le terrage de douze gerbes l'une. Ceux des habitans qui sortiront du lieu, pour

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ront vendre leurs héritages dans l'année; s'ils ne le font, tout demeurera aux seigneurs , etc. »

La terre de Saint-Baussanl était un fief des ducs de Bar, et mouvant de la châtellenie de Bouconville (1). On en trouve diverses reprises faites en différens temps: comme de Pérignon d'Assey, seigneur de Saint-Baussant, du 25 janvier 1455 , scellées dn sceau de Nicolas de Brixey abbé de Saint-Mihiel; celles de Jean de Lunéville, dit Massemalancé, écuyer voué dé Liverdun, de l'an 1488; d'Esselin écuyer, seigneur en partie de SaintBaussant , scellées du sceau de Didier de Malaviller son gendre, prévôt de Bouconville, du 1" janvier 1491; celles de Varin de Saint-Baussant r de 1309. Dans une procuration de Hesse de Linange, sire d'Apremont, du mois de juin 1506, il est fait mention de Guillaume Strousse , seigneur de Saint-Baussant en partie, à cause de Marie sa femme, fdle de Thomas d'Apremont. Autres reprises de la même seigneurie de Claude de Saint-Baussant, du 8 octobre 1551 , de Jean Claude de Saint Baussant, du mois de janvier 1576 , une autre de l'an 1620.

BAUZEMONT ou BAZEMONT — Bauzemont, village situé a deux lieues de Lunénille sur le Sanon, au-dessus d'Einville-au-Jar. Bauzemont fut donné à l'abbaye de Senones , par Etienne de Bar évêque de Metz en 1130.

Ce prélat dit que la terre de Bauzemont avait d'abord été' donnée à la cathédrale de Metz (2), par une dame nommée Leu— carde, laquelle épousa Albert de Deneuvre, qu'ils possédèrent «nsemble paisiblement ce fief qui relevait de saint Etienne de Metz, sous la reconnaissance d'un certain cens annuel. Qu'après la mort de Leucarde , Gérard, seigneur de Parroye, s'empara par violence du fief de Bauzemont; Etienne après l'avoir averti charitablement , fut obligé de le traiter en ex

(i) Ibidem, Layette Bouconville.

(a) Hist. de Lorr., tom. 2, p. cclxxxix.

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communié. Gérard touché de repentir, \ rendit le fief à l'évêque de Metz , arec la restitution de ce qu'il en avait injustement tiré , et le prélat fit présent de la même terre à Antoine abbé de Senones , en considération de la sainteté de cet abbé, et de l'exacte régularité qui s'observait dans son monastère, le tout du consentement de Gérard de Parroye et de sa femme.

Aujourd'hui Bauzemont est cure régulière desservie par un chanoine régulier de Domèvre. Décimateurs, le curé pour moite , et l'abbé de Senones pour l'autre, ou plutôt les bénédictins de Lunévillc, à qui il a cédé sa portion aux dîmes. La paroisse est dédiée à saint Martin. Collatecr, l'abbé de Domèvre. Cour souveraine de Lorraine.

Il y a dans l'église la chapelle de NotreDame de pitié , fondée par messire Jean de Lignéville , à laquelle est unie la chapelle castralc de saint François. Collateur, le seigneur du lieu chargé d'une messe tous les mercredi avec la passion.

La maison de Bazemont est ancienne , puisque dès l'an 1150 , Gérard de Bazemont souscrivit à la donation faite de ce fief à l'abbaye de Senones. Cette maison est éteinte depuis long-temps. Elle portait d'azur à la clef périe en pal d'argent.

Godefroi de Bazemont qui épousa Béatrix de Germini en 1490, fut le dernier de cette famille, la seigneurie passa ensuite à la maison de Torneille.

Lé roi Louis XV, par le traité de 1718, céda au duc Léopold le droit de souveraineté qu'il avait sur l'emplacement du château de Bauzemont, situé dans le village du même nom.

BAUZEY ou BOZEY, diocèse de yerdun. — Bozei, ou Beauzé, ou Beauzey, en latin de Bello Situ , à cause dit on, de sa belle et agréable situation ,' entre Clermont et Saint-Mihiel; du diocèse de Verdun , sur la rivière d'Aire, qui prend sa source près Saint-Aubin, et se jette dans la rivière d'Aine, à une lieue audessous de Grand-Prey. Ce lieu a beaucoup souffert dans les guerres de Lorraine , sur

tout en 1654, qu'il fut brûlé et pillé en grande partie par les Suédois. £ y avait autrefois à Bauzey un château considérable , et trois maisons-fiefs bâties en pavillons avec des tours et cnibellisserncns, qui marquaient les richesses et la puissance de ceux qui les avaient bâties et qui les possédaient. Ces beaux édifices ont été ou détruits ou dégradés depuis , par madame la comtesse d'Elain , veuve de M. François comte d'Elain , lieuteneut général des armées du roi , pour y loger ses fermiers , ou pour rétablir son moulin.

Le chapitre de Verdun y avait aussi une maison forte en 1451 (1), et celte maison fut attaquée par les gens de Louis d'Haraucourt évèque de Verdun , qui résidait alors à Hatton-Chàtel ; mais la garnison repoussa jusqu'à deux fois les assiégeons ('1. Sous l'évêque de Verdun Nicolas Psaume, le prévôt de Clermont fit aussi des entreprises contre Bauzey, au préjudice de l'évêque de Verdun (5). En 1448 et 1449 l'évêque de Verdun Guillaume Fillatre (4), avait des prétentions lur la terre de Bauzey; il transigea avec le chapitre et lui engagea ses prétentions pour la somme de cinq cents florins d'or, et promit de ne lui plus faire la guerre. Le duc de Guise reprit en 1543 , le château de Beauzey, dont les Huguenots s'étaient emparés. Il parait par l'histoire de Verdun , que ce château appartenait au chapitre de la cathédrale de Verdun. Il fut ruiné apparemment pendant les guerres de Lorraine, et on en a découvert les fondemess en 1715, lorsqu'on a élargi le canal du second pont.

Le bourg de Bouzey ou Bauzey, na rien conservé de ses anciennes beautés, que l'église paroissiale , dont la tour en forme de dôme, est soutenue sur quatre piliers surmontée d'une galerie de pierres tout autour ; c'est un des plus beaux et des plus hardis clochers de la province.

On lient par tradition qu'il y avait un

(i) Hist. de Verdun, pag. 379.
(a) Page 436.

(3) Page 447.

(4) Page 448.

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