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monastère de religieuses au-dessus de la papeterie à l'extrémité de la garenne. Cet endroit s'appelle aujourd'hui Appetoncourt. Peut-être ont elles été enveloppées dans la disgrâce des bénédictins de saint George, dans l'île de Nubécourt, à une demi-lieue au-dessous de Bauzé. Ces religieuses ont été dispersées en divers monastères et les abbés de saint Vanne et de Beaulieu se sont approprié leurs biens. L'emplacement du monastère de ces religieuses a servi à placer le château de MM. du Ilauloy de Nubécourt.

L'abbaye de l'île en BarroiS possédait autrefois quelques biens à Bouzey. Guillaume d'Apremont en 1197, donna à cette abbaye soixante seliers de blé, mesure1 de condé , à prendre sur la dîme de Bauzey. M. de Geofroy d'Apremont en 1257, céda aux religieux de l'île, sa part du terrage audit lieu , pour la fondation de deux messes basses par semaine à perpétuité. Ils jouissent encore du tiers de la dime de Bauzey et de la totalité dans le moulin dudit lieu.

Dans la chapelle de sainte Barbe , qui est celle des seigneurs de Bauzey, qui se voit dans réglise paroissiale (1), on remarque une tombe sans inscription avec l'effigie d'une femme et les armes de Desarmoises , et une autre de Nicolas de Rarecourt , décédé en 1546; l'église de ce lieu était dit-on autrefois dédiée sous le nom de saint Marnez martyr*, mais le 7 octobre 1515, elle fut consacrée sous le nom de saint Martin , par Nicolas Goberti évêque de Paneade , suffragant de Verdun; ses armes sont à la clef de la voûte au-dessus du grand autel. Celles du duc de Lorraine sont- au frontispice du portail, en grand des deux côtés. En 1523 , Colin de Moncel, seigneur de Bauzey, fit bâtir ou au moins restaurer , la chapelle des seigneurs dont on a parlé. On y voit deux tombes de Marbre, l'une pour Nicolas de Monccl et Jeanne de Cardon sa femme , l'autre pour Nicolas deMoncel mort en 1624.

(i) Mémoires fournis par M. Claude Nasse curé de Bauety, le 18 août 1747.

En 1529 et 1539, le duc Antoine et Jean cardinal de Lorraine, évêque de Verdun, permirent de bâtir une halle à Bauzey, pour y tenir le marché chaque mercredi et deux foires franches , l'une à la saint Mathias et l'autre à la saint Jean décolassé ou à la décolation de saint Jean.

En 1629, il n'y avait point de bannalité à Bauzey, ni pour les pressoirs, ni pour les moulins. Les anciens fours ont été ruinés et abandonnés par la rareté des bois.

Il y avait autrefois à Bauzey trois familles principales , qui occupaient les trois grandes maisons du lieu ; savoir Maucoust qui tenait la maison du grand jardin; celle de Mo'ncel qui demeurait en la grande rue; et h famille de Rarécourt, qui habitait la maison de la tour. Toute la seigneurie se trouve aujourd'hui réduite à l'évêché de Verdun , et au comte de Vaubecourt ; les mêmes seigneurs ont chacun un sixième dans la grosse et menue dime , un tiers au curé et l'autre à l'abbaye de l'île. La nomination à la cure appartenait autrefois à l'alternative , à l'évoque de Verdun et au pape. Aujourd'hui elle appartient à l'archidiacre d'Argonne.

Sur la fin du XV* siècle et au commencement du XIV, les Nettancourt, les Sampigny et les Duhautoy de Recicourt, avaient quelque portion dans la seigneurie de Bauzey. Mémoires fournis par M. le curé de Bauzey.

Bayer de Boppaht. Voyez Boppart.

BAYON. — Bayon est un gros bourg, ou une petite ville située sur une émînence qui domine sur la prairie , dans laquelle coule la Moselle. Ricberius (1), auteur de la chronique de l'abbaye de Senones , dit que cette abbaye donna à la maison de Salm , Baïum, pour droit d'avocatie. Pars quidem dicto advocato terra et hominum quœ adhuc ambaiam vulgà appellatur, pro Advocatione, collatafuit quod adhuc tempore nostro hœredes de salmis possident. Cet abandonneraient a du

(1) Richer. 1. 3,cap. 5, p.x. Histor. Lotliar. 1. édit.

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être fait assez long-temps avant Richerius, qui vivait au XIIIe siècle.

Depuis cette session de Baron au comte de Salm, nous savons que Henri de Lor» raine, fils du duc Ferri de Bitche, mort en 1207, eut pour appanage la terre de Bayon et en bâtit le château. Ce Henri est surnommé le Lombard, et est connu par le testament d'Aguès, duchesse de Lorraine -sa mère, en 1226, et par une bulle d'In nocèrit IV, de l'an 1250. Ce Henri le Lombard est enterré en l'abbaye de Senonés avec Agnes son épouse , qui était apparemment de la maison de Riste , alors très-distinguée en Lorraine. Les armes de Henri gravées sur sa tombe , sont les trois Alérions, et celles d'Agnès sa femme, sont deux cygnes nais^ans , qui sont les armes de la maison de Riste.

Ils eurent de leur mariage , 1° Philippe de Bayon , 2° Jacques ou Jacob, 5° une fille nommée Isabeau : dans les titres de Senones des années 1249 et 1269, on peut voir la généalogie de la maison de Bayon , tome 2, de l'histoire de Lorraine , page xxxvij et xxxviij préliminaires , deuxième édition. Cette maison portait d'argent à la bande de gueule chargée de trois alérions d'argent. Elle a subsisté jusque vers l'an 1476 , et fut fondue dans la maison d'Amance , qui ne paraît avoir subsisté guère plus long-temps.

En 1477 (1), Bayon était fortifié , puisqu'en cette année , Perrin d'Haraucourt, seigneur de Chamblay et Evrard d'Haraucourt son frère , ayant pris le parti <hi duc de Bourgogne , Charles—le—Hardi, contre le duc René II, s'étaient enfermés dans Bayon, et la ville ayant él« pris-' d'assaut, le duc René les mit en prison , dont il les fit sortir quelques temps après et leur donna main-levée de leurs biens confisqués, sous promesse de lui demeurer à l'avenir fidèles et obéissans sujets.

La terqe de Bayon est actuellement possédée par la maison de Ludres , et a été achetée par madame de Ludres. Le înar

(') '74:

quis de Ludres y possède en six portions, cinq. Bayon a été érigé en marquisat le 7 octobre 1720. La sixième portion est au prince de Salm , comme seigneur de Neuvillers.

Le château de Bayon est situé d'une d'une manière avantageuse sur la hauteur qui domine sur la prairie , il est presque tout ruiné. Du temps de Richer du XIII' siècle, Rayon appartenait encore aux comtes de Salm , au moins en partie, et nous avons vu que Henri prince de Lorraine , fils de Ferri de Bitche , avait eu pour appanage la terre de Bayon , et en avait fait bâtir le château.

Les pères Tiercelins possèdent un couvent de leur ordre près la ville de Bayon, fondé en 1629 , sur le revenu de l'ancienne chapelle des seigneurs de Bayon, quiaéléunieàleur couvent le 10 juin 1654; ils possèdent de plus quatre autreschapelles d'un revenu assez considérable. Ces religieux furent d'abord établis par les princes Charles et Alexandre de Croy, seigneurs en partie de Bayon , dans un vieux corps de logis du château de la maison d'Haraucourt , situé près la paroisse de ce bourg; mais comme ils étaient extrêmement resserrés dans cet endroit et qu'ils n'y avaient nuls jardinaux , ils obtinrent en 1680 permission de se transporter hors du bourg et d'y acquêler des terres labourables , où ils ont bâti leur couvent, et s'y sont fait des commodités nécessaires pour l'entretien d'une communauté assez nombreuse.

Il va à Bayon un hôpital d'un très-petit revenu; la chapelle de cet hôpital avec ses revenus, est unie au couvent des PPtiercelins de Bayon. La paroisse a pour patrons saint Martin et saint Jean-Baptiste, et les dames de Remiremont en sont collatrices.

Le bourg ou la ville de Bayon répondent pour le temporel à la communauté et office de Rosières. Il y a environ cinq cens habitans.

Pendant la guerre du duc de Bourgo

e, Charles-le-Hardi, contre la Lorraine (1) , la Tille el le château de Bayon furent pris par les Bourguignons, qui s'y maintinrent pendant quelque temps; mais les garnisons de Lorraine des villes voisines , pour se venger d'une course que les Bourguignons avaient faite contre une troupe d'aventuriers sortis de Vaudé— mont , qu'ils avaient forcés dans la tour de l'abbaye de Béchamps, et les avaient emmenés prisonniers à Châtel-surMoselle. Ces garnisons Lorraines ayant à leur fête Colignon de Ville , le capitaine nommé Fortune, qui commandait cinquante Gassecons aventuriers, le bâtard de Vaudémont, l'écuyer Gérard, Gralieu de Guerre , Pierre Duféï et Vautrin son frère, Petit-Jean de Vaudémont, Ferri de Tantonville et Henri son frère , se rassemblèrent le 12 août 1476 et s'avancèrent avec 2050 hommes contre Bayon, ils escaladèrent la place ; le capitaine Fortunî entra des premiers avec ses gens, les autres le suivirent de près r on trouva dans la place de grandes richesses et beaucoup de provisions de bouche; on y fit un butin de la valeur de plus de cent mille florins, quatre mille reseaux de blé prisonniers , quantité de bestiaux. Les officiers qui commandaient dans Bayon, furent menés prisonniers à Vaudémont.

La terre et seigneurie de Bayon avait été donnée comme on l'a dit ci-devant, par l'abbaye de Senones à la maison de Salm, pour son droit de prestation et sauve-garde sur ladite abbaye. Cette terre était venue en 1570 par contrat de mariage, à Charles-Philippe de Croy, et Diane de Dommartin son épouse, à charge de payer à Claude RhingralT, fille de ladite Dommartin et de Philippe comte sauvage du Rhin et de Salm (2) , son mari en premières noces, la somme de cent mille francs aussitôt qu'elle serait mariée

(i) Chronique de Lorr. t. i, p. to36, première édition. Voyez aussi la chroniq, de Lorr. parmi les preuves.

h) 1604. Le sieur d'Haraucourt, grand bailly de Lorraine, sieur de Bayon en 1606.

, plusieurs meubles et de

ou majeure, et ce pour tout droit successif que ladite Claude pourrait espérer de ladite de Dommartin sa mère.

La terre de Bayon et dépendances fut adjugée par décret du 28 janvier 1669 à François de Rennel conseiller d'état, pour la somme de neuf cent mille francs Barrais.

Le 26 avril 1686, ladite terre et seigneurie de Bayon fut vendue pour la somme de trente-huit mille cinq cent septante une livre sept sols cinq deniers , au nom de Marie-Louise d'Âpremont, duchesse de Lorraine, épouse non commune en biens de messire Henri comte de Mansfeld son mari, au sieur Armet Rivet bourgeois de Paris. Dans le contrat de vente sont exprimés les droits, terres, prés , maisons, bois, etc., dépendans de ladite terre, comme aussi ce qui en dépend à Borville et Neuviller, etc.

Depuis cet achat, la terre et seigneurie de Bayon est passée dans la maison de Ludres qui la possède aujourd'hui. Elle avait été donnée en partie à Louise d'Apremont épouse du duc Charles IV, par son testament du 14 septembre 1668 , avec cent mille francs qui furent employés à acheter le surplus de la terre de Bayon.

Jean de Bayon, religieux dominicain , historien de l'abbaye de Moyenmoutier, était probablement né à Bayon , et en l'an 1326, étant exilé de son ordre, quoi qu'innocent comme Joseph , Johannes de Bayon, Ordinis Prœdicatorum cum Joseph in exilium relegatus, fut reçu dans l'abbaye de Moyenmoutier par l'abbé Bencelin , de qui il était connu, et qui l'exhorta à écrire une chronique depuis le commencement du monde jusqu'à son temps, ce qu'il exécuta.

Pour l'histoire ancienne depuis lecommencement du monde jusqu'au XV* siècle, où il vivait, il ne dit rien de fort intéressant ni qu'on ne trouve mieux dans d'autres historiens; mais pour l'histoire de Lorraine, des comtes de Vaudémont et de l'abbaye de Moyenmoutier , il est très-précieux, il nous apprend quantité de faits et de particularités importantes. On le trouve im

primé par extrait dans l'histoire de Moyen- Rupt-aox-Nonains , du consentement de moutier, depuis la page 230 , 251 et sui- Hugues abbé de saint Benigme de Dijon , vantes, et dans notre histoire de Lorraine, dont ce prieuré dépendait, échangea avec Entre Bayon et VrécOurt, qui n'est Husson de Bazaincourt écuyer, les bois qu'à un quart de lieue de Bayon, on et les terres appartenant audit prieuré an voyait autrefois un fort, ou un camp foiage de Bulcomont et quelques autres Romain , sur une éminence <}ui domine biens , contre le quart que possédait sur la prairie, snr la Moselle et sur la Husson de Bazaincourt au finage de Rapt, grande route qui va dans les montagnes appelé le grand quartier vers Huillemont de Vôge. On trouve souvent dans les ruines et le terrage avec trois muids dé blé de de ce fort ou de ce camp , des médailles rente, à prendre sur la grange de Bazainromaines du haut-empire. Les fondemens wourt, et au cas que ledit de Bazaincourt en élaient d'une épaisseur extraordinaire. l obtiendrait du comte de Bar, que certains On y a remarqué des toiles plattes antiques, hommes de corps fussent dorénavant dudit beaucoup plus grandes et plus épaisses que prieuré , il lui serait diminué un tnuid de nos tuiles d'aujourd'hui; l'espace qu'il, blé sur les trois qu'il cédait. On ajoute occupait et qui était d'environ de douze que si le roi de France , le comte de Bar jours de terre, est aujoud'hui labouré , et ou leurs officiers venaient à troubler ledit l'on en a arraché jusqu'aux fondemens, ' prieuré en la possession dudit échange, il dont les pierres ont été employées ,'partie serait déclaré nul.

à construire la maison des Tiercelins de Je trouve encore en 1309, Marguerite Bayon, et partie à faire une vanne qui de Bazaincourt femme de Gui sire de est au-dessous de ce château , pour enipê— Clémont, mentionnée dans un dénommer que la Moselle n'approchât du château brement qu'ils donnent l'un et l'autre à > Bayon. Le lieu où était cet ancien Edouard comte de Bar, de leur maison de 'teau que nous croyons avoir été un ■ l'IIé-en-Rigaut et d'autres terres.

p Romain, s'appelle la Côte le Bel. I BAZOILLES-SUR-MEUSE. — Bâ/UZENCOURT oc BAZAINCOURT.- Jzoilles, Bazoliœ ou Bosolium, village

du diocèse de Toul, à gauche de la Meuse, à l'endroit où elle entre sous terre, une lieu au-dessus de Neufchâteau , bailliage

iazaincourt ou Bazincourt, Basini-Curtis, village du Barrois, diocèse de Toul, a droite de la Saulx, deux lieues au midi

de Bar. Ce lieu était anciennement annexe ! de la Marche, parlement de Paris , prési Je Monplone; mais il a été depuis érigé dial de Châlons, Barrois mouvant. Le en cure; bailliage de Bar, présidial de j chapitre de Ligny nomme à la cure et est Châlons, parlement de Paris. La paroisse j décimateur pour la plus grande partie. Il a pour patron saint Pierre-èi-liecs. Le j y a environ dent habitans. cbapilre de Ligny nomme à la cure. Les La seigneurie de BazùilleS-s'ur-Meuse a décimateurs sont le prieur de Rupt , le été long-temps possédée par là maison du chapitre de Ligny et les religieux de Trois j Fay (1). On trouve plusieurs reprises faites Fontaines. M. le duc de Choiseul-Stain- par ces seigneurs. Hehri du Fay déclare

ville y jouit des droits domainiaux, utiles et honorifiques. Ce village contient environ soixante-cinq habitans. M. Longcaux y possède un fief, dit fief de la cour et maison forte de Bazincourt.

Bazincourt a été autrefois possédé par des seigneurs du même nom. Je trouve en 1293 (1), que F. Jacques prieur de

(i) Archiv. de Lorr. Layette, Bar, Nicey.

dès l'an 1392 , qu'il tient en fief et hommage-lige du duc de Bar, âpres le roi de Fiance, le comte de Savoie et M. de Beaujeu, sa forteresse et ville de BazoflleS. Le même Henri du Fay et Julienne de Poitiers sa femme , engagèrent en 1400 à Henri Thîerrion, receveur—général du duc

(i) Archives de Lorraine, Layette, la Moule cl Bourmont.

'le Bar, leur terre de Bazoilles pour une somme de 200 francs d'or, du coin du roi de France,;

Durant la guerre que se firent Edouard duc de Bar et Charles II duc de Lorraine, la forteresse de Bazoilles fut démolie , le village pillé et brûlé. Julienne de Poiters, veuve de Henri du Fay, au nom de ses fils Jeaq, Bernard et Louis, et d'Isabelle sa fille, en porta ses plaintes an duc Charles II, lequel, en qualité de tuteur du duc de Bar son fils , lui fit délivrer 2500 francs d'indemnité. L'acte est du 12 juillet 1425.

Nous trouvons encore les reprises de la terre de Bazoilles, d'Aymé du Fay, de 1507 et 1517, d'Antoine du Fay, de 1537 e( 1545 (1), René de Saint-Remi, baron de Choulette en fit l'acquisition, et sa veuve dame Jacquette de Bevault, au nom de ses çnfans, René-Henri, Remi-Charles, François—Pierre et Pierre-Jean de Saint-Remi, en fit ses reprises le 15 octo-' bre!663. .

BAZOILLES-LES-MIRECOtRT. — Outre Bazoilles-sur-Meuse, il y a encore Bazoilles à une lieue au sud-ouest de Mirecourt, diocèse de Toul. L'église a pour patron saint Rémi. La collation de la cure appartient à madame la Secrette de Remiremont. Décimateurs, le curé pour un tiers de la grosse et menue dime, hors (laps les ensenges , où le curé n'a rien; H deux autres tiers sont à l'hôpital de Remirejnont. Le curé a le quart dans les basses amendes : il est chef de justice, et a séance et voix aux plaids-annaux de Bazoilles : il a droit de foire garder ses bestiaux sans salaire. Ce lien est du bailliage de Mirecoui't, cour souveraine de Nancy.

Dépend Roserotte , petit village où il y a une chapelle. On y dit la messe fëles et dimanches. La Secrette de Remiremont perçoit les dçux tiers de la dîroc, et le curé a un resal de blé sur une maison. Dépend aussi le Mcnil - les - Bazoilles , village à deux lieues au s»d-auest de Mirecoart. Ily a une chapelle a la nomination"

des familles des Grillet et des Mougenot, chargée d une messe par semaine. Dépend encore la censé de Bouzeval.

BEAUFREMONT. — Beaufremont, nommé ordinairement dans les anciens Bêfroimont, village chef-lieu de la baronnie et prévôté de ce nom , dont les seigneurs sont à présent messieurs d'Alençon et de Morvilliers.

En 121Q , nous trouvons dans un titre de Renaud évèque de Toul, pour l'abbaye de Saint-Evre (1), Milo miles, écuyer ou gentilhomme de Beffroimont et Liébaut seigneur de ISeflroimont son frère; la maison de Beaufremont est ancienne et illustre dans ce pays.

L,e village de Beaufremont est du diocèse de Toul, office de Foug, cour souveraine de Nancy; la paroisse a pour patron saint Pierre et saint Paul. L'abbé de Chaumousey nomme à la cure; décimateurs, le curé pour le sixième dans les grosses dîmes, et un tiers dans les menues, il a encore quelques parts aux dîmes de Malaincourt ; le seigneur du lieu pour les deux tiers des grosses et menues dîmes.

Il y a un château dont la chapelle castralcs est dédiée sous le nom de saint Jean et de saint Nicolas. Patrons , les seigneurs du lieu ; revenu , soixante écus , les deux chapelains sont tenus de dire chacun une messe par semaine. Le revenu était autrefois considérable, puisqu'il y avait quatre prêtres institués pour la desserte de cette chapelle.

Roncourt est l'église succursale de Beaufremont. M. de Cournay, évèque de Sithie suffragant de Toul, permit en 1628, d'y faire les fonctions pastorales. Mêmes décimateurs qu'à Beaufremont. M. l'abbé président (Je la chambre des comptes de Lorraine, était ci-devant seigneur de ce lieu , qui a porté le nom de Morvilliers depuis l'érection de Lifoù en comté , et son changement de nom en Morvilliers. Il y a aussi un hermilage sommé saint Au

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