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jusqu'en 869. Il mourut en cette dernière année, sans laisser (Tenfans.

Charles-le-Chauve et Louis de Germanie, oncles du roi Lothaire, se partagèrent la Lorraine en 8705 Louis eut Cologne, Utrecht, Strasbourg , Bâle, Trêves, Metz, Aix-la-Chapelle, leur territoire , et ce qui est entre la rivière d'Ourt et la Meuse: Charles-le-Chauve eut tout le reste du royaume de Lorraine. Après la mort de Charlesle-Chauve, arrivée en 877, la Lorraine fut de nouveau partagée: Louis-le-Bègue demeura maître de ce qui avait appartenu à Charlesrle-Ghauve son père, et Louis-de-Germanie eut tout le reste de la Lorraine.

Louis-le-Bègue étant mort en 879, Louis-de-Germanie réunit toute la Lorraine sous sa domination. Charles-le-Gros lui succéda en 881, et jouit de toute la Lorraine jusqu'en 887, qu'il fut détrôné, et Arnoû fut reconnu roi de Lorraine en sa place. Il céda ce royaume à Zuindebolde son fils, qui le tint jusqu'à l'an 900.

Louis son frère lui succéda dans tout ce royaume et le gouverna jusqu'en 912. Charles de France, frère cadet de Lothaire roi de France , fut fait roi ou duc de Lorraine, par l'empereur Othon III en 977. C'est sur cela qu'est fondé l'usage de le nommer Charles Ier duc de Lorraine. On doute s'il fut duc ou roi de tout ce pays, ou seulement de la Basse-Lorraine. On peut voir au tome I de l'Histoire de Lorraine, la succession des rois et ducs de Lorraine, jusqu'à Gérard d'Alsace, qui fut nommé premier duc héréditaire de ce pays en 1048 par l'empereur Henri III.

J'entreprends dans cet ouvrage de donner la Notice de la Lorraine, non du royaume d'Austrasie, ni du royaume de Lorraine dans l'étendue qu'ils avaient autrefois sous les rois d'Austrasie, et sous les rois de Lorraine qui ont succédé à Lothaire, qui lui donna son nom vers l'an 858 \ mais de la Lorraine Mosellane, telle qu'elle a été possédée par le duc Léopold I" jusqu'en 1729 et par le duc François son fils, jusqu'en 1737 et par le roi de Pologne Stanislas , qui la possède aujourd'hui. De plus, j'entreprends de donner la Notice des duchés de Lorraine et de Bar; de l'archevêché de Trêves, des trois évêchés de Metz, Toul et Verdun y du duché de Luxembourg et des principautés, comtés et seigneuries qui se trouvent enfermés -dans cette étendue de pays.

Quoique la Lorraine ne comprenne ni le duché de Luxembourg , ni les terres de l'électorat de Trêves situés en-deçà du Rhin , nous ne laisserons pas d'en donner la Notice} mais, moins détaillée que de la Lorraine proprement dite, qui renferme les trois diocèse de Metz, Toul et Verdnn , l'archevêché de Trêves , les comtés de Blâmont, de Salm , de Vaudémont, de Chaumontais, de Remiremont, de Lunéville , de Castres, d'Apremont, de Sarbruche, de Chini, la principauté de Chimay, le Marquisat de Pont-à-Mousson. *.

Les pagus, ou pays, ou contrées de Port, de Saintois , de Soulosse , d'Ornois , de Barrois , de Bassigni, de Saulnois , de Blamontois , de Blois , Blesensis, de Void, de Charpenois , le Toulois, le Vermois, la Voivre. De ces pagus on a fait des contrées ou comtés.

Les territoires des grandes villes étaient souvent nommés civitas, de même "que les villes mêmes et les cités.

Ces pagi étaient sous-divisés en centaines et en vicairies. La centaine comprenait plusieurs villages gouvernés par un centenier qui avait sous lui des Vicaires nommés Viguiers en quelques provinces des Gaules. Ces officiers avaient leurs fonctions distinguées dans leurs districts, en guerre et en paix.

Je donne l'Histoire ancienne et moderne des principales villes de ce pays, et même celle des bourgs et des villages qui font quelque figure dans l'histoire ancienne ou moderne ; des abbayes, des prieurés, des chapitres et des principaux établissemens sacrés ou civils; des camps romains, des châteaux, des palais royaux des anciens rois d'Austrasie, des antiquités remarquables qni se voient en chaque lieu, et même des monumens modernes qui méritent quelque distinction; ce qui regarde les églises des lieux, leurs patrons, leurs revenus. On trouvera dans cet ouvrage une infinité de particularités et de circonstances historiques, qui n'ont pu trouver place dans l'Histoire générale du pays.

Je ne me suis pas engagé à parler de toutes les villes -, bourgs et villages qui se trouvent dans la Lorraine, le Barrois, les trois évéchés, le Luxembourg et l'archevêché de Trêves. Une telle entreprises est au-dessus de mes forces. Je me suis contenté de traiter les villes , bourgs et bourgades qui fournissent plus de matière par rapport à l'histoire du pays. Mais j'ai donné une liste détaillée de tous les lieux de ces provinces, et marqué de quel Diocèse et de quel baillage ils sont.

J'ai beaucoup profité pour le détail des lieux de la Lorraine et du Barrois, du travail du R. P. Benoît Picard, capucin, dans son Histoire de Toul, et dans son Pouillé du même diocèse. Je me suis servi de son Pouillé ecclésiastique et civil du diocèse de Toul, imprimé par ordre de M. de Çamilly, évéque de Toul, à Toul, en 1711,in-8° en 2 vol. et j'ai souvent copié ce qu'il dit des paroisses du diocèse, des patrons des églises, de leurs collateurs, des revenus et charges desdites églises , du partage des dîmes , etc., sans prétendre m'en rendre garant, ni les autoriser, bien informé que ce Pouillé n'a été ni approuvé ni autorisé, ni admis par la cour souveraine de Lorraine. J'en rapporte historiquement ce que j'y ai trouvé, n'ayant pas été à portée de faire mieux y ni de m'informer en particulier dans chaque paroisse, de ce qui les regarde , bien persuadé que ce que les curés pourraient m'en dire, ne serait pas plus certain que ce qu'en dit le R. P.1 Picard. Je suis très-disposé d'ailleurs à profiter des lumières et des avis , que des personnes plus éclairées voudront bien me donner sur tout cela.

J'en dis de même à proportion des Mémoires Alphabétique pour servir à l'histoire, au Pouillé et à la description générale du Barrois, imprimés à Bar-le-Duc , in-12, en i749 , dont M. de Maillet, conseiller à Bar, passe pour auteur. Je n'ai pas prétendu donner à ces ouvrages une autorité nouvelle en les citant; mais n'ayant rien de mieux, je les ai suivis et -cités en historien , qui ne prend point de parti.

J'ai fait copier le Pouillé de l'église de Metz, renouvelé en 1544, par Hugues Nicolas , Chanoine de Metz, et curé de Rosonville, Archiprètre de Gorze : mais il ne m'apprend que le nom des Eglises , des monastères et des patrons ou collateurs en général, sans entrer dans aucun détail de ce qui pourrait contenter la curiosité des lecteurs. M. de Lançon, conseiller à Metz, m'a fait la grâce de me communiquer un Pouilléqui est à son usage, et qui ne m'en apprend guère davantage.

L'auteur de la nouvelle édition de l'histoire de Verdun, imprimée à Paris, in-4°, en 1745 , cite assez souvent le Pouillé de Louis Mâchon, archidiacre de Toul; mais il n'a pas été imprimé et je ne l'ai point vu.

Le même auteur de la nouvelle Histoire de Verdun, donne à la fin de son histoire page CXVIII et suivantes, une espèce de Pouillé du Diocèse de Verdun, où il fait un dénombrement assez détaillé des Paroisses de chaque doyenné du même Diocèse.

Enfin on m'a communiqué un petit Pouillé imprimé à Verdun, in-18, en 1758, intitulé Codex ecctesiarum diœcesis Virdunensis vulgo, le Pouillé du Diocèse de Verdun. Mais il est extrêment abrégé, et ne contient que le nom de la paroisse, son patron , le collateur, et les noms des curés qui les ont gouvernées depuis environ l'an 1500, chose assez peu intéressante pour l'histoire et pour le public.

J'ai le Pouillé manuscrit du diocèse de Toul, copié par Matthieu et N. Despreys , notaires Apostoliques, et transcrit de nouveau par Silvestre, docteur en droit et notaire apostolique en 1644.

Pour l'archevêché de Trêves , je n'ai pu avoir que ce que M. de Honthem suffrageant de cet archevêché électoral, en a dit dans le tome III de son histoire de Trêves, imprimée, en trois vol. in-folio , à Ausbourg et à Virsbourg. Mais il se. contente d'y donner les noms des paroisses qui se trouvent dans chaque archidiaconé , sans entrer dans aucun détail ; encore déclare-t-il à la fin de cette liste, qu'il a tiré ce qu'il en dit des écrits tant publics que particuliers , dont il ne garantit pas la vérité et l'exactitude, et le tout étant dit sans préjudice des droits de l'église de Trêves.

Enfin , je me suis servi utilement des Mémoires sur la Lorraine et le Barrais, composés par M. Durival, aujourd'hui greffier en chef de la chancellerie de Lorraine, imprimés in-8° à Nancy au mois de mars 1742, et d'un autre ouvrage du même auteur, imprimé aussi à Nancy , in-8°, en 4749 , sous ce titre, Table alphabétique des villes, bourgs et villages de Lorraine et Barrois. En dernier lieu le même M. Durival a donné au public un volume in-4° imprimé en 4755 chez Henry Thomas, imprimeur à Nancy; c'est tout ce que nous avons de meilleur et de plus exact sur la Lorraine. Il y entre dans un très-grand détail des villes, bourgs et villages du pays , et de leur position et distance des principaux lieux , et des baillages du paye, et qui est d'une très-grande utilité pour tous ceux qui ont des affaires aux dits baillage et aux villes de la Lorraine.

Feu M. Bugnon , géographe de S. A. R. Léopold ïcr duc à't Lorraine , avait dressé avec un travail infini et une exactitude admirable, la liste alphabétique des villes , bourgades , villages hameaux et censés de toute la Lorraine et du Barrois, marquant jusqu'aux moulins, tuileries et hermitages , qui se trouvent dans chaque endroit. J'ai en main une copie exact de cet ouvrage. J'avais même marqué en marge en latin les lieux que j'avais rencontrés dans les titres originaux, et dans les anciens monumens du pays, dans le dessein de marquer les noms latins ancien de chaque lieu, avec le nom moderne qu'on A lui donne aujourd'hui. Mais la différence de ces noms anciens comparés aux nouveaux , s'est trouvée si grande , que je n'ai pas réussi comme je l'espérais, à joindre toujours le nom ancien au nouveau , et à illustrer comme j'avais souhaité l'ancienne géographie. Il y a une infinité de noms anciens de Villages etde bourgades tellement défigurés, qu'ils ne sont plus reconnaissables aujourd'hui: et pour les lieux qui ont oonservé leurs anciens noms, il est superflu de les remarquer.

Si l'on pouvait trouver un imprimeur qui voulut se charger de l'impression de la liste dressée par feu M. Bugnon, il rendrait certainement un grand service au public. M. Bugnon avait été sur les lieux, et avait tout examiné par lui-même. Mais il s'était borné à la Lorraine et au Barrois , et n'avait pas marqué ce qui était nuement à la France dans les trois évêchés, et beaucoup moins ce qui était du Luxembourg et de l'archevêché de Trêves, et il n'est pas aisé de suppléer à ce qui manque à son ouvrage; parce qu'on n'a aucun

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