Oeuvres, Volume 4

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Louis Hauman et C°, 1834
 

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Page 118 - ... cet être de raison qu'on a appelé liberté, on eût évité les folies et les crimes qui ont souillé et retardé la marche des améliorations politiques. La définition habituelle qu'on donne de la liberté, qu'elle est le droit de faire tout ce qui n'est pas défendu par les lois, montre avec quelle négligence les mots s'emploient dans le discours et la composition ordinaires. Car, si les lois sont mauvaises, que devient la liberté ? Et si elles sont bonnes...
Page 9 - ... bonheur partout où respire un être capable de le goûter; et l'action d'une âme bienveillante n'est pas limitée à la race humaine ; car si les animaux que nous appelons inférieurs n'ont aucun titre à notre sympathie , sur quoi s'appuieraient donc les titres de notre propre espèce ? La chaîne de la vertu enserre la création sensible tout entière. Le bien-être que nous pouvons départir aux animaux, est intimement lié à celui de la race humaine , et celui de la race humaine est inséparable...
Page 10 - ... premier objet de sa sollicitude. Son intérêt doit, à ses yeux, passer avant tout autre; et , en y regardant de près , il n'ya , dans cet état de choses, rien qui fasse obstacle à la vertu et au bonheur : car comment obtiendra-t-on le bonheur de tous dans la plus grande proportion possible, si ce n'est à la condition que chacun en obtiendra pour lui-même la plus grande quantité possible ? De quoi se composera la somme du bonheur total, si ce n'est des unités individuelles? Ce que demandent...
Page 21 - ... preuve de sa bonté. Tout acte qui procure du plaisir est bon , toutes conséquences à part. Tout acte qui procure du plaisir sans aucun résultat pénible est un bénéfice net pour le bonheur; tout acte dont les résultats de peine sont moindres que ses résultats de plaisir, est bon jusqu'à concurrence de l'excédant en faveur du bonheur. Chacun est non-seulement le meilleur, mais encore le seul juge compétent de ce qui lui est peine ou plaisir.
Page 21 - Tout plaisir est, prima facie, un bien, et doit être recherché ; de même toute peine est un mal . et doit être évitée. Quand , après avoir goûté un plaisir , on le recherche , cela seul est une preuve de sa bonté. Tout acte qui procure du plaisir est bon , toutes conséquences à part. Tout acte qui procure du plaisir sans aucun résultat pénible est un bénéfice net pour le bonheur; tout acte dont les résultats de peine sont moindres que ses résultats de plaisir, est bon jusqu'à concurrence...
Page 26 - IL est désirable , nécessaire même , de trouver un mot qui représente la balance des plaisirs et des peines , en tant que réparties sur une partie considérable de l'existence de l'homme. Le mot bien-être désignera la balance en faveur des plaisirs ; Mal-être , la balance en faveur des peines. Le mot bonheur n'est pas toujours le mot propre : il représente le plaisir à un degré trop élevé ; il paraît se confondre avec l'idée de la jouissance au plus haut degré.
Page 86 - C'est dans cet ouvrage qu'il désigna en italique , « le plus grand bonheur du plus grand nombre, » comme le seul but juste et raisonnable d'un bon gouvernement. C'était un grand pas en avant du mot utilité. Le but principal, l'ingrédient caractéristique , se trouvait ainsi désigné. Dans une seule phrase se trouvait compris tout ce qui avait été fait jusque-là. Cette formule laissait bien loin derrière elle tout ce qui l'avait précédée. Ce n'est pas'seuleinent le bonheur qu'elle proclamait,...
Page 169 - ... de haine et de mépris ; et , en agissant ainsi , il croit donner aux autres une preuve irrécusable de son horreur pour le vice et de son amour pour la vertu ; tandis que véritablement il ne fait que satisfaire ses affections dissociales , son antipathie et son orgueil. Le bonheur du pire de tous les hommes fait tout aussi bien partie intégrante de la masse totale de la félicité humaine, que celui du meilleur des hommes. Toutes les fois que le mal fait à un délinquant n'offre pas la probabilité...
Page 23 - Et effectivement, en examinant la chose, on trouvera que, depuis l'origine du munde, les hommes ont souvent, d'une manière imperceptible, et en dépit d'eux-mêmes , appliqué ce critérium utilitaire à leurs actions, au moment même où ils le décriaient avec le plus d'acharnement. En effet, des hommes se sont rencontrés qui se sont imaginé qu'en s'infligeant à eux-mêmes des souffrances, ils faisaient une action sage et vertueuse.
Page 48 - ... de faire un mauvais marché. Elle n'a rien à objecter aux plaisirs qui ne sont point associés à une portion de peine plus qu'équivalente. En un mot , elle régularise l'égoïsme...

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