La logique: ou, L'art de penser, contenant, outre les regles communes, plusieurs observations nouvelles, propres à former le jugement

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Chez la Vefve de Paul Marret, 1718 - 473 pages

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Page 5 - Cette fausseté d'esprit n'est pas seulement cause des erreurs que l'on mêle dans les sciences, mais aussi de la plupart des fautes que l'on commet dans la vie civile , des querelles injustes, des procès mal fondés, des avis téméraires, des entreprises mal concertées. Il y en a peu qui n'aient leur source dans quelque erreur et dans quelque faute de jugement; de sorte qu'il n'ya point de défaut dont on ait plus d'intérêt de se corriger...
Page 401 - Ce n'est pas que cette règle doive aller jusqu'au scrupule, car il ya des rencontres où ce serait se gêner inutilement que de vouloir éviter ces mots; mais il est toujours bon de l'avoir en vue, pour s'éloigner de la méchante coutume de quelques personnes, qui ne parlent que d'eux-mêmes et qui se citent partout, lorsqu'il n'est point question de leur sentiment.
Page 516 - ... portés à le croire. Cela étant fait, si toutes ces circonstances sont telles qu'il n'arrive jamais, ou fort rarement, que de pareilles circonstances soient accompagnées de fausseté, notre esprit se porte naturellement à croire que cela est vrai...
Page 168 - Ce jugement s'appelle aussi proposition, et il est aisé de voir qu'elle doit avoir deux termes : l'un de qui l'on affirme ou de qui l'on nie, lequel on appelle sujet ; et l'autre que l'on affirme ou que l'on nie, lequel s'appelle attribut ou prœdicatum. Et il ne suffit pas de concevoir ces deux termes ; mais il faut que l'esprit les lie ou les sépare...
Page 411 - Montaigne de cette mauvaise conséquence : son dessein n'était pas de parler raisonnablement, mais de faire un amas confus de tout ce qu'on peut dire contre les hommes ; ce qui est néanmoins un vice très-contraire à la justesse de l'esprit et à la sincérité d'un homme de bien.
Page 47 - ... les conventions dont parle ce philosophe , ne peuvent avoir été que l'accord que les hommes ont fait de prendre de certains sons pour être signes des idées que nous avons dans l'esprit. De sorte que si, outre les noms, nous n'avions en nous-mêmes les idées des choses, cette convention aurait été impossible...
Page 440 - ... également obscures et incertaines. Mais la vérité est que toutes ces opinions, qui ont fait tant de bruit dans le monde, n'ont jamais subsisté que dans des discours, des disputes, ou des écrits, et que personne n'en a jamais été sérieusement persuadé.
Page 443 - ... figuré les corps et toutes les mesures des corps, que selon la grandeur dans laquelle ils nous auraient été représentés par ces lunettes : or, nos yeux mêmes sont des lunettes, et nous ne savons...
Page 131 - La raison de cette observation est que les hommes, ayant une fois attaché une idée à un mot, ne s'en défont pas facilement ; et ainsi leur ancienne idée, revenant toujours, leur fait aisément oublier la nouvelle que vous voulez leur donner en définissant ce mot...
Page 443 - Non eftjndicittm veritatis infenjîbus ; & même que cette certitude que l'on peut tirer des fens, ne s'étend pas bien loin , & qu'il ya plufieurs chofes que l'on croit favoir par les fens , & dont on ne peut pas dire que l'on ait une afïurance entière.

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