Les moines d'Occident depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard, Volume 7

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Page 691 - A part quelques faits isolés, nous avons vainement cherché dans la Normandie les traces de cet antagonisme, qui, suivant des auteurs modernes, régnait entre les différentes classes de la société du moyen âge. Les rapports des seigneurs avec leurs hommes n'y sont point entachés de ce caractère de violence et d'arbitraire avec lequel on se plaît trop souvent à les décrire. De bonne heure, les paysans sont rendus à la liberté; dès le...
Page 691 - ... et quelques services personnels; mais le plus grand nombre est attaché à la jouissance de la terre. Dans tous les cas, les obligations, tant réelles que personnelles , sont nettement définies par les chartes et les coutumes. Le paysan les acquitte sans répugnance : il sait qu'elles sont le prix de la terre qui nourrit sa famille; il sait aussi qu'il peut compter sur l'aide et la protection de son seigneur. Sans doute son travail est dur, ses fatigues incessantes, sa nourriture grossière....
Page 215 - Juda, ayant ouï de sa propre bouche qu'il falloit rendre à Dieu ce qui est à Dieu , et à César ce qui est à César...
Page 691 - De bonne heure les paysans sont rendus à la liberté, dès le onzième siècle le servage a disparu de nos campagnes ; à partir de cette époque, il subsiste bien encore quelques redevances et quelques services personnels, mais le plus grand nombre est attaché à la jouissance de la terre. Dans tous les cas, les obligations tant réelles que personnelles sont nettement définies par les chartes et...
Page 284 - En attendant la réponse, il tint, à Westminster, avec la permission du roi et le concours des prélats et des barons, un concile national, le premier depuis la mort de Lanfranc. Les principaux barons y assistèrent, à la prière d'Anselme. On y déposa six abbés convaincus de simonie. On y rendit plusieurs décrets pour assurer le célibat du clergé et réprimer une foule de désordres. On y défendit de vendre les hommes comme des bêtes, ainsi qu'on avait osé le faire souvent en Angleterre...
Page 691 - En un mot, la féodalité du moyen âge (que nous distinguons bien de la féodalité des temps modernes) n'a point, au moins en Normandie , produit sur les paysans les effets désastreux qui lui sont imputés avec plus de passion que de justice. Nous avouons que de graves abus s'introduisirent; nous convenons aussi que nos campagnes furent, pendant des siècles, le théâtre de guerres dévastatrices. Mais rejettera-t-on uniquement sur la féodalité la responsabilité de ces malheurs...
Page 208 - Mais déjà il ne s'agit plus de lire ni de pleurer; il faut combattre, et on va voir comment ce vieillard larmoyant s'en acquitte. En vain avait-il essayé de reprendre ses chères études métaphysiques , et entrepris de défendre la réputation de Lanfranc et la sienne propre contre les imputations du sophiste Roscelin, qui prétendait les rendre tous deux comptables de ses propres erreurs sur la Trinité ' . L'orage qu'il avait trop bien prévu ne tarda pas à éclater.
Page 224 - Père, lui dit-il, je regrette d'être ce que je suis cl de n'être plus ce que j'ai été; je regrette d'être évêque, parce que mes péchés ne me laissent pas en remplir tous les devoirs... Je succombe à mon fardeau , car je manque de force, de science, d'habileté, de tout. Je voudrais fuir ce poids insupportable; la crainte de Dieu seule me retient... Nourrissez ma misère par l'aumône de vos prières. Je vous en conjure , si mon naufrage s'accomplit et si l'orage me force à me réfugier...
Page 202 - . On le porte ensuite dans une église voisine pour y faire les cérémonies accoutumées. Il protestait toujours que tout ce qu'ils faisaient était nul ». Sa douleur le rendait comme insensé. Ses pleurs, ses cris , ses hurlements même finirent par inquiéter les assistants. Pour le calmer ils lui jetèrent de l'eau bénite et lui en firent même boire 5.
Page 203 - ... et toute la noblesse, il se retourna vers eux et leur dit : « Savez-vous ce que vous voulez faire? Vous voulez atteler sous le même joug un taureau indompté et une pauvre vieille brebis. Et qu'en arrivera-t-il? Le taureau furieux traînera la brebis à travers les ronces et les brous.-aiiles, et la mettra en pièces sans qu'elle ait été utile à rien.

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