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On écrit par sion les mots où cette finale est précédée de l ou de r: expulsion, aversion. Excepté assertion, désertion, insertion, portion.

Par ssion, les mots terminés par ESSION, MISSION,
CUSSION : procession, admission, discussion.
Par XION :

connexion, complexion, flexion, réflexion, fluxion.

Par tion, tous les autres mots : nation, potion. Excepté ascension, dimension, extension, pension, suspension,

appréhension, passion, suspicion. 232 MENT termine tous les substantifs formés d'un

verbe ; ainsi bâtiment, affranchissement, logement s'écri. vent par ment, à cause des verbes bátir, affranchir, loger.

Excepté calmant. 233 EUR termine tous les substantifs qui ont cette finale,

soit masculins, soit féminins : bonheur, fleur. Excepté

heure, beurre, demeure 234 Ire termine les verbes dont le participe présent est

en vant, ou en sant, prononcé zant : écrire (écrivant), lire (lisant); excepté servir.

ir termine les autres verbes, unir, partir. Excepté bruire, frire, maudire, rire. 235 OUR règne à la fin de tous les substantifs qui se

prononcent ainsi : une tour, un contour ; excepté bra

voure, bourre. 236 oir termine, 1° les verbes : devoir, concevoir ; ex

cepté boire, croire : 2° tous les substantifs masculins formés d'un participe présent par le changement de ant en oir : abreuvoir (abreuvant), rasoir (rasant).

OIRE est la finale des autres mots : ivoire, réfectoire, armoire, obligatoire. Excepté espoir, dortoir, soir et noir.

chatte, datte (fruit), latte, natte,

patte, il flatte, il gratte. régnent

être quitte, il quitte, il acquitte. dans

goutte (liquide, maladie).

butte, hutte, lutte. Le reste s'écrit par ate, ite, oute, ute : pirate, hypocrite, route, culbute. 238 s précède a, o, u: jalour, jour, juge. Excepté geai (oiseau), geóle.

G précèdo i, e: gibier, bougie, gerbe, gêner, forge ; excepté je, jeune, jeune, jeudi, jeu, jeter, majeur, majesté, et les dérivés.

ATTE

ITTE
OUTTE
UTTE

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239 Au lieu de n on emploie m devant b, p, m, tomber,

emporter, emmener. 240 Les verbes en quer conservent le qu dans toute la

conjugaison : fabriquer, nous fabriquons, fabriquanta fabriqué. Hors de la conjugaison, on change qu en c: fabrication, dislocation, suffocation, communicable, un fabricant, des emplois vucants, etc. Excepté attaquable,

croquant, immanquable, marquant, remarquable. 241

Les dérivés formés d'un primitif terminé par une consonne, comme don, amas, fer, regret, trot, etc., doublent ordinairement cette consonne : donner, amasser,

ferrer, regretter, trotter. 242 B, D, G, se doublent seulement dans abbaye, abbé,

rabbin, sabbat ;-addition, reddition ;-agglomérer, aggra

ver, suggérer, et les dérivés. 243 Les autres consonnes se doublent dans les mots qui commencement par

Ac: accourir. Excepté: acabit, académie, acaridtre.
Oc: occasion.
AF: affermir. Excepté : afin, Afrique.
EF: effort.
OF: offrir.
SUF: suffrage.
Al: allumer. Excepté alarme, aliéner, aligner, ali-

ment, alité, alerte, alène, alentours,

aliquote, alouette, alourdir. IL: illusion. Excepté ile. Col: collége. Excepté colère, colifichet, colombe,

colonel, colon, colonne, colorer. Com: commerce. Excepté comédie, comestible, comète,

comique. IM : immortel. Excepté image, imiter. AP: apporter. Excepté apaiser, apetisser, apercevoir,

apitoyer, aplanir, aplatir, aplomb,
apologie, apologue; apostrophe, apó-

tre, apre.
Oppo : opposition.
OPPR : oppression.
Sup: supplice. Excepté superbe, supérieur, supersti-

tion, suprême.
AR: arriver. Excepté araignée, aréte, arène, aride,

ariette.
COR: corriger. Excepté corail, coriace.

:

IR : irréfléchi. Excepté irascible, ironie.

At: attention. Excepté atelier, atroce, atome. 244 La consonne r se double aussi au futur et au condi

tionnel présent des verbes courir, mourir, pouvoir, envoyer, voir, quérir, et de leurs composée, je courrai, j'ac

courrai, nous mourrons, vous enverriez, etc. 245 Au lieu de doubler la consonne q, on la fait précé

der de c, ce qui a lieu dans acquit, acquitter, acquiescer,

acquérir. 246 On ne double pas la consonne,

1° Après un e muet : tener, rejeter, renouvela ;
2° Après une voyelle surmontée d'un accent : même,
gdter, építre;

3° Après un son nasal: enfanter, bonté ;
4° Entre deux sons semblables : malade, imitor, sonore;

5° Après un son exprimé par plusieurs voyelles, comme ai, ou, ui, etc, : plaire, voúte, tuile, excepté baisser, beurre, bourre, bourreau, bourrique, caisse, courroux, fourrer, goutte, houppe, houppelande, laisser, nourrir, souffler, souffrir, et les dérivés.

Emploi des Majuscules. 247 Il faut commencer par une majuscule ou grande lettre,

chaque phrase, chaque vers, tous les noms d'hommes, tels que Pierre, Antoine, Cicéron, Racine ; tous ceux de lieux, tels que l'Europe, la France, la Normandie, Paris, Lgon; tous ceux de peuples, tels que les Européens, les Français, les Bourguignons, les Parisiens ; tous ceux de sectes, tels que les Epicuriens, les Stoïciens, les Protestants ; tous ceux de rivières, de montagnes, de vents : la Seine, le Rhône, les Alpes, les Pyrénées ; enfin tous ceux de science, d'art, de métier, s'ils sont pris dans un sens individuel qui distingue la science, l'art, le métier, de toute autre science, de tout autre art, de tout autre métier : La Grammaire est une scienoe indispensable ; la Musique est un art charmant ; la Géométrie donne de la

rectitude à l'esprit. 248 Quelquefois on personnifie les êtres moraux, et alors

ils suivent la règle des noms d'homme. Envie, par exemple, prend une lettre majuscule dans ce vers de la Heariade :

Là gît la sombre Envie à l'œil timide et louche.

Le même mot s'écrit sans grande lettre dès qu'il cesse

d'être personnifié: l'envie s'attache aux grands talents. 249 Lorsque les noms de peuple et de secte n'embrassent

pas la totalité, la majuscule cesse d'avoir lieu ; un français, un anabaptiste, des anglais, etc.

DE L'EMPLOI DES SIGNES ORTHOGRAPHIQUES.

Des Accents.

250 Il y a trois accents : l'accent aigu ('), l'accent grave ('), et l'accent circonflexe (^).

L'accent aigu se met sur tous les é fermés qui terminent la syllabe : vérité, aménité. Ainsi rocher, nez s'écriront sans accent aigu, parce que ce n'est point l'é

fermé, mais les consonnes r, z qui terminent la syllabe. 252 L'accent grave s'emploie, 1° sur les é ouverts qui ter

minent la syllabe, ou qui précèdent la consonne finale s :

père, mère, discrète, abcès, excès, après. 253 Remarque. L'e est ouvert toutes les fois qu'il termine la

syllabe, et qu'il est suivi d'ane consonne et d'un e muet: je mène, il prospère. Sont exceptés les substantifs en ége, comme piége, manége, et les interrogations aimé-je ? puissé-je ? etc.,

où l'avant-dernier e est fermé. 254 2o Comme signe de distinction sur à et dès, préposi

tions, et , adverbes, pour qu'ils ne soient pas confondus avec a, verbe, des, article composé, la, article ou pronom, et ou, conjonction,

C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi.

L'homme, dès sa naissance, a le sentiment du plaisir et de la douleur.

la vertu finit, commence le vice.

3° Sur çà, deçà, en deçà, déjà, holà, voilà. 255 L'accent circonflexe s'emploie, 1° lorsqu'il y a allonge

ment de son et suppression de lettre, comme dans âge, építre, tête, qu'on écrivait autrefois aage, épistre, teste. C'est ce qui a lieu à l'égard de a long devant ch ou articulation **: láche, tácher, bátiment, måture ;-à l'égard de l'avant-dernier e des mots en éme : problême, extrême ; --à l'égard de l'i des verbes en attre et en oítre, dans tous les temps où cette voyelle est suivie d'un t: il pait, il parait, il accroîtra, etc. ;-de l'o qui précède les finales le, me, ne : póle, dóme, trốne ; des pronoms possessifs le nôtre, le vôtre ;--de la première et de la deuxième personne plurielle du passé défini: nous allámes, vous fites ; de la troisième personne singulière de l'imparfait du subjonctif : qu'il allát, qu'il fit; enfin à l'égard des adjectifs : múr, súr.

2° Comme signe de distinction sur , rendú, tủ, crú, participes des verbes devoir, redevoir, taire, croire, lorsque ces participes sont employés au masculin singulier.

De l'Apostrophe. 256 L'apostrophe (') marque la suppression d'une des

voyelles a, e, i. 257 A se supprime, dans la, devant une voyelle ou une ho

muette : L'ame, L'histoire, je l'estime (pour je la estime). 258 E se supprime, 1° dans je, me, te, se, de, que, ce, le,

ne, également devant une voyelle ou une h muette : j'aime, je m'égare, il t'estime, nous l'instruisons (pour nous le instruisons), etc.

2° Dans lorsque, puisque, quoique, seulement devant il, elle, on, an, une : lorsqu'il parle, puisqu'elle le veut, quoi

3° Dans entre et presque, seulement lorsqu'ils entrent dans la composition d'un autre mot : entr'acte, entr'aider, presqu'ile.

Dans quelque, seulement devant un, autre; quelqu'un, quelqu'autre.

gó Dans grand mère, grand'messe, grand'chambre, grand'salle, grand chère, grand chose, grand merci, grand'

peine, grand'peur. 259 I se supprime seulement dans la conjonction si devant

il, ils : s'il vient, s'ils disent.

qu'on dise.

• On entend par articulation t celle qui a lieu lorsque le t conserve le son qui lui est propre, comme dans natal, pâtir, bouton. Dans nation, patience, minutie, où le t se prononce comme 8s, l'articulation t n'existe pas.

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