Oeuvres choises de Desportes, Bertaut

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Jean Baptiste Pellissier
F. Didot, 1823 - 319 pages

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Page 402 - L'aigle d'une maison n'est qu'un sot dans une autre. Je dis ici qu'Éraste est un mauvais plaisant ; Eh bien , on dit ailleurs qu'Éraste est amusant. Si vous parlez des faits et des tracasseries , Je n'y vois dans le fond que des plaisanteries ; Et si vous attachez du crime à tout cela , Beaucoup d'honnêtes gens sont de ces fripons-là.
Page xxx - D'être au collège un bel esprit mondain, Et dans le monde un homme de collège ; Gresset dévot ; longtemps petit badin, Sanctifié par ses palinodies, II prétendait avec componction Qu'il avait fait jadis des comédies, Dont à la Vierge il demandait pardon. — Gresset se trompe, il n'est pas si coupable : Un vers heureux et d'un tour agréable Ne suffit pas ; il faut une action, De l'intérêt, du comique, une fable, Des mœurs du temps un portrait véritable, Pour consommer cette œuvre du...
Page 391 - L'homme éclairé suspend l'éloge et la censure ; II sait que sur les arts , les esprits , et les goûts , Le jugement d'un seul n'est point la loi de tous , Qu'attendre est pour juger la règle la meilleure , Et que l'arrêt public est le seul qui demeure.
Page 341 - Soyez de votre siècle, ainsi que Cidalise : Ayez-la, c'est d'abord ce que vous lui devez > Et vous l'estimerez après si vous pouvez : Au reste affichez tout.
Page 415 - Autant qu'il faut de soins , d'égards , et de prudence Pour ne point accuser l'honneur et l'innocence, Autant il faut d'ardeur, d'inflexibilité Pour déférer un traître à la société; Et l'intérêt commun veut qu'on se réunisse Pour flétrir un méchant, pour en faire justice. J'instruirai l'univers de sa mauvaise foi , Sans me cacher; je veux qu'il sache que c'est moi : Un rapport clandestin n'est pas d'un honnête homme; Quand j'accuse quelqu'un , je le dois, et me nomme.
Page 391 - Mais à l'esprit méchant je ne vois point de gloire : Si vous saviez combien cet esprit est aisé , Combien il en faut peu , comme il est méprisé ! Le plus stupide obtient la même réussite : Eh ! pourquoi tant de gens ont-ils ce plat mérite:' Stérilité de l'âme , et de ce naturel Agréable, amusant, sans bassesse et sans fiel.
Page 304 - D'ailleurs, il est toujours de même avis que moi; Preuve que nos esprits étoieut faits l'un pour l'autre, Et qu'une sympathie, un goût comme le nôtre, Sont pour durer toujours ; et puis , j'aime ma sœur, Et quiconque lui plaît, convient à mon humeur : Elle n'amène ici que bonne compagnie ; Et, grâce à ses amis , jamais je ne m'ennuie. Quoi ! si Cléon étoit un homme décrié , L'aurois-je ici reçu? l'auroit-elle prié?
Page 188 - Je dois tous mes regrets aux sages que je quitte. J'en perds avec douleur l'entretien vertueux ; Et si dans leurs foyers désormais je n'habite, Mon cœur me survit auprès d'eux. Car ne les crois pas tels que la main de l'envie Les peint à des yeux prévenus ; Si tu ne les connais que sur ce qu'en publie La ténébreuse calomnie , IIs te sont encore inconnus. Lis, et vois de leurs mœurs des traits plus ingénus.
Page 354 - Pour t'avoir résisté Sur celui qui tantôt s'est ici présenté... Pour n'avoir pas voulu dire ce que j'ignore... LISETTE. Vous le savez très bien , je le répète encore : Vous aimez les secrets : moi, chacun a son goût, Je ne veux point d'amant qui ne me dise tout.
Page 401 - Vous verrez simplement que c'est quelque nuage ; Cela finit toujours par s'aimer davantage. Géronte a sur le cœur nos persécutions Sur un parti qu'en vain vous et moi conseillons. Moi, j'aime fort Valère, et je vois avec peine Qu'il se soit annoncé par donner une scène; Mais, soit dit entre nous, peut-on compter sur lui ? A bien examiner ce qu'il fait aujourd'hui, On imaginerait qu'il détruit notre ouvrage, Qu'il agit sourdement contre son mariage; II veut, il ne veut plus : sait-il ce qu'il...

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