Glossaire abrégé du patois de la Meuse, notamment de celui des Vouthons

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L'auteur, 1887 - 560 pages
 

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Page 321 - qui crée les mots les soutient aussi plutôt dans un état » que dans un autre. Les gens du peuple dont la vie est toute » différente de celle des gens du monde, expriment les affections » qui leur sont propres par des termes aussi inconnus à ceux-ci » que la cause qui les a fait naître. Tel est en Picardie le mot » hodé , nécessaire au paysan qui fait ses voyages à pied et abso» lument inutile au bourgeois qui ne voyage qu'à cheval ou dans
Page 532 - ... à pointiller dessus comme font une infinité de gens ; mais il faut se laisser emporter au torrent et parler comme les autres, sans daigner écouter ces éplucheurs de phrases.
Page 313 - C'est, dit-il, bien chien chanté. Vertus Dieu ! que ne chantez-vous : Adieu paniers, vendanges sont faites ?... Je me donne au diable s'ils ne sont en notre clos, et tant bien coupent et ceps et raisins qu'il n'y aura, par le corps Dieu ! de quatre années que halleboter 8 dedans.
Page 473 - Pour les bleceures que j'oie le jour de quaresme prenant, me prist la maladie de l'ost, de la bouche et des jambes , et une double tierceinne , et une reume si grant en la teste que la reume me filoit de la teste parmi les nariles; et pour lesdites maladies acouchai...
Page 116 - ... le monde volez, Et d'un sifflant murmure L'ombrageuse verdure Doulcement esbranlez, J'offre ces violettes, Ces lis et ces fleurettes, Et ces roses icy, Ces vermeillettes roses, Tout freschement écloses, Et ces œilletz aussi.
Page 316 - Ce sont là jeux de prince. Mais on le laissait dire : et les chiens et les gens Firent plus de dégât en une heure de temps Que n'en auraient fait en cent ans Tous les lièvres de la province.
Page 151 - Item, j'ay sceu en ce voyaige Que mes troys povres orphelins Sont creuz et deviennent en aage Et n'ont pas testes de belins, Et qu'enffans d'icy a Salins N'a mieulx saichant leur tour d'escolle.
Page 236 - Il met près de son joug le travail oublié, Et dort sans aucun soin jusqu'à tant que l'Aurore Le réveille au matin pour travailler encore. Mais nous, pauvres chétif s, soit de jour, soit de nuit.
Page 447 - Pourquoi larron me faiz nommer? Pour ce qu'on me voit escumer En une petiote fuste ? Se comme toy me peusse armer, Comme toy empereur je feusse.
Page 4 - J'éprouve un véritable plaisir quand un vieux mot, que je n'ai jamais connu que mort et immobile dans des textes poudreux, vient, prononcé par un paysan ou inscrit dans un glossaire patois, frapper mon oreille ou mes yeux ; c'est une sorte de résurrection du passé dans ce qu'il a de plus fugitif, les sons et la prononciation. M. le comte...

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