Histoire de la poésie provençale: cours fait à la faculté des lettres de Paris, Volume 1

Couverture
J. Labitte, 1846 - 518 pages
0 Avis
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 428 - Vigeois trouvait si incomplets, comparativement à l'histoire de Turpin , cependant assez courte , ne pouvaient être que des chants du genre de ceux dont j'ai parlé, c'est-à-dire plus courts encore et plus sommaires que la fameuse histoire , probablement aussi faux , mais parfois du moins plus poétiques.
Page vi - Le gouvernement, en 1851, ayant créé une chaire de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Paris, M.
Page 508 - ... de Roland, et charmée de cette défaite des Musulmans, insulte gaiement à leur lâcheté. Ici c'est le romancier qui va parler : « Et quand Matran eut entendu Oriunde, il lui » répondit : que bien mal avait-elle parlé, et que » tout ce qu'elle avait dit, c'était pour l'amour de » Roland , dont elle serait quelque jour justement » punie. Et la reine comprit que Matran ne parlait » ainsi que par jalousie , et lui dit : « Seigneur, » mêlez-vous de votre guerre et laissez-moi faire...
Page 499 - Bien loin de là, ce fut en contraste avec ces relations, et comme pour en être la compensation, que se développa l'amour chevaleresque; et si quelque chose peut aider à concevoir les prétentions exagérées, les raffinements, les subtilités de cet amour, ce sont les motifs intéressés et précaires du mariage féodal. Ce que les femmes étaient exposées à souffrir comme épouses, explique jusqu'à un certain point le culte qu'elles exigeaient et obtenaient comme dames des chevaliers.
Page 224 - Pour l'amour de Dieu , pour le peuple chrétien » et pour notre salut commun, de ce jour en avant, » et autant que Dieu me donnera pouvoir et savoir, » je défendrai le mien frère, et lui serai en aide en » toutes choses, ainsi qu'on doit défendre son frère, » pourvu qu'il agisse de même à mon égard, et je ne » prendrai jamais, avec Lothaire, d'engagement » qui, à mon escient, soit dommageable à ce mien
Page 189 - ... que le latin ait été jamais la langue unique de l'Italie elle-même. Pour ce qui est de la Gaule, le latin n'y fut certainement jamais la langue de tout le monde. Il ya une multitude de faits pour établir que, dans diverses parties du pays, l'usage des anciens idiomes nationaux, et même du grec, se maintint jusqu'aux derniers temps de la domination romaine, et lui survécut.
Page 283 - Chacun de ces ouvrages n'est, en un mot, que la réunion, la fusion en un seul tout régulier et complet, de chants populaires ou nationaux plus anciens, composés isolément , en divers temps et par divers auteurs.
Page 191 - Clermont, sur les bords de l'Allier, se trouvait un collège de druides , qui devint le monastère de Cournon. « Pour apprendre le latin , les Gaulois devaient oublier leurs anciennes langues, et un oubli de ce genre, même avec la ferme volonté d'y réussir, est toujours pour la masse d'un peuple la chose du monde la plus lente et la plus difficile. Les termes , les idiomes nationaux devaient à chaque instant percer dans le latin d'un Celte, d'un Gaulois, d'un Aquitain, qui ne l'avaient point...
Page vii - ... la maturité , et d'un degré de maturité à un autre. Mais cette tendance générale se croise ou se combine toujours avec des tendances particulières ou secondaires qui la favorisent ou la contrarient. Le climat, le sol, l'état social, la croyance religieuse, les relations de commerce, les résultats des guerres et des conquêtes...
Page ix - L'ancienne littérature provençale n'est pas seulement « la première en date des littératures de l'Europe moderne, • c'est celle qui a agi le plus tôt et le plus longtemps sur • la plupart des autres, qui leur a donné le plus de son • esprit et de ses formes, et dont l'histoire tient le plus à la • leur. » M. Fauriel constate que les premiers poètes Allemands, Italiens, Espagnols lui ont fait de larges emprunts. EXTRAIT DU CHAPITRE I. L'origine et les premiers essais de cette littérature...

Informations bibliographiques