Lettres de la Reverend Mere Marie Angelique Arnauld: abbesse et reformatrice de Port-Royal

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Aux dépens de la Compagnie, 1742
 

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Fréquemment cités

Page 7 - J'ai reçu la lettre de M. de SaintCyran avec une satisfaction qui ne se peut dire. Je vous remercie de tout mon cœur de m'avoir procuré le bonheur d'une si sainte amitié.
Page 396 - C'est une chose horrible que ce pauvre pays ; tout y est pillé ; les gens de guerre, se mettent dans les fermes, font battre le blé et n'en veulent pas donner un grain aux pauvres maîtres qui leur en demandent par aumône pour mettre au moulin. On ne laboure plus ; il n'ya plus de chevaux et tout est volé...
Page 28 - Jésus-Christ y ajoute cette circonstance importante, de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a...
Page 396 - Imaginez-vous, écrit-elle à l'une des religieuses de son ordre, qu'on trouva avant-hier une pauvre femme veuve qui a un enfant de cinq mois qu'elle voulait tuer par faiblesse d'esprit, et parce qu'elle mourait de faim, afin d'aller quérir un nourrisson qui la fit vivre... C'est une chose horrible que ce pauvre pays ; \. Delamare, Traité de la Police, III, 544.— Ordon.
Page 1 - Ma chère Mère, tout en vous écrivant, je viens de me mettre en colère et de parler avec bien du mépris de quelqu'un, et j'ai dit quelque chose afin qu'on fit ma volonté.
Page 6 - ... devant que je fusse entièrement résolue d'en être. Que Dieu me fasse cette grâce , et déjà je m'en réjouis bien fort , m'étant avis que je dois avoir bien cher de mener une vie inconnue et abjecte au monde. Encore ce sont des religieux et des personnes d'Église qui me parlent comme je viens de dire.
Page 418 - Nous fûmes surprises ici quarante filles... Nous avons toujours été environnées des plus cruelles troupes du monde qui ont ravagé tout notre pays avec toutes sortes de cruautés, sacrilèges... Ces messieurs de Port-Royal avaient tous repris leurs épées pour nous garder, et ont fait de bonnes barricades. Sans les bois, on eût encore plus souffert, les gens de guerre n'osant y entrer...
Page 396 - Dites-lui que j'ai trouvé une meilleure invention que lui pour le potage des pauvres. « Je prends, au lieu du boisseau qui vaut cinquante sols, un petit mouton ou des fressures et des triboulets qui ne coûtent pas tant. Je fais cuire la viande, puis on la retire, on la hache par petits morceaux, et on coupe aussi le pain fort menu. On fait encore bouillir tout cela un bouillon après que les choux, que l'on a mis lorsqu'on a tiré la viande et rempli d'eau la chaudière, sont cuits. Les fêtes...

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