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LYON.
CHEZ AIMÉ VINGTRINIER, IMPRIMEUR-ÉDITEUR,

QUAL SAINT-ANTOINE, 36.

PARIS.
CIIEZ J.-B. DUMOULIN, LIBRAIRE,
QUAL DES AUGI'STINS, 13.

1859.

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II. HYPOTHÈSE.

Rapide elle fuit, l'aile infatigable.
Et dire pourtant que pour nous broyer
Sous le même choc, bête et cavalier,
Il ne faudrait rien, rien qu'un grain de sable !

Pour toi quel bonheur, åme impérissable !
Au fond de la mort, luinineux foyer,
Tu verrais soudain lon rêve palpable
Éclore d'un jet, et se déployer!

Prise dans l'anneau qui conduit la chaine
De l'heure écoulée à l'heure prochaine,
Ces deux bouts du temps que l'intini joint ,

Tu verrais comment, sous l'ail qui les sonde,
L'éternité tient dans une seconde,
Et l'immensité dans un petit point.

III. LA RENCONTRE.

Pareil à l'éclair qui croise un éclair,
Le train lancé frôle un train sur la voie ;
Ne dirait-on pas deux oiseaux de proie
En sens opposé se disputant l'air?

N'est-ce pas Wilhem emportant Lénore?
Si prompt qu'ait filé l'ardent météorc,
En croupe après lui mon cæur s'est lancé.

Ah ! c'est qu'au passage une lèvre fraiche
M'a sournoiscment décoché la flèche
D'un sourire aigu dont je suis blessé !

Folle vision ! cruelle est ma joie,
Car, dans ce sourire entré sous ma chair,
Ce n'est pas l'espoir, ò fantôme cher,
C'est l'adieu fatal que ta bouche envoie !

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