Maine de Biran, sa vie et ses pensées

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Joel Cherbulliez, libraire, 1857 - 421 pages
 

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Page 209 - L'homme n'est qu'un roseau le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser. Une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt; et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.
Page 240 - Ils ont un instinct secret qui les porte à chercher le divertissement et l'occupation au dehors...
Page 210 - Ceux qui écrivent contre la gloire veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit; et ceux qui le lisent veulent avoir la gloire de l'avoir lu; et moi qui écris ceci, j'ai peut-être cette envie ; et peut-être que ceux qui le liront l'auront aussi.
Page 25 - Ceux qui définissent l'homme une masse organisée et sensible qui reçoit l'esprit de tout ce qui l'environne et de ses besoins...
Page 97 - L'habitude de s'occuper spécialement de ce qui se passe en soi-même, en mal comme en bien, serait-elle donc immorale? Je le crains d'après mon expérience. Il faut se donner un but, un point d'appui hors de soi et plus haut que soi, pour pouvoir réagir avec succès sur ses propres modifications, tout en les observant et s'en rendant compte.
Page 209 - Nous ne nous contentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être : nous voulons vivre dans l'idée des autres d'une vie imaginaire, et nous nous efforçons pour cela de paraître.
Page 118 - Ainsi cette malheureuse existence n'est qu'une suite de moments hétérogènes qui n'ont aucune stabilité. Ils vont flottant, fuyant rapidement, sans qu'il soit jamais en notre pouvoir de les fixer. Tout influe sur nous, et nous changeons sans cesse avec ce qui nous environne. Je m'amuse souvent à voir couler les diverses situations de mon âme ; elles vont comme les flots d'une rivière, tantôt calmes, tantôt agitées, mais toujours se succédant sans aucune permanence.
Page 335 - Cette tristesse ne proviendrait pour eux que 1 Ce travail, demeuré inédit du vivant de l'auteur, a été publié dans l'édition de M. Cousin, sous le titre de Nouvelles considérations sur les rapports du physique et du moral de l'homme. 2 Cet écrit, dont il ne paraît pas rester de trace dans les papiers de l'auteur, n'a pas été publié.
Page 33 - II doit bien être question de ma santé; il ne doit être question entre nous que de ce qui est éternel. Lorsque M. de Biran entreprit la rédaction du livre dans lequel devaient se coordonner tous ses écrits antérieurs, Ampère, tenu au courant de ses travaux, lui adressa des observations, discuta les principaux points de sa théorie, lui conseilla des lectures à faire, mit, en un mot, à sa disposition tous les secours que peut offrir le plus utile des collaborateurs : un critique ami.
Page 138 - ... c'est celui qui, sans cesse occupé de l'analyse de ses affections, n'a presque pas un sentiment, pas une pensée dont il ne se rende compte à lui-même, attentif à proscrire tout ce qui pourrait contrarier le modèle de perfection qu'il s'est fait.

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