Bossuet, historien du protestantisme: Étude sur l'Histoire des variations et sur la controverse entre les protestants et les catholiques au dix-septième siècle ...

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Hachette, 1892 - 602 pages
 

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Page 133 - Dieu qui a fait l'enchaînement de l'univers, et qui, tout-puissant par lui-même, a voulu, pour établir l'ordre , que les parties d'un si grand tout dépendissent les unes des autres ; ce même Dieu a voulu aussi que le cours des choses humaines eût sa suite et ses proportions : je veux dire que les hommes et les nations ont eu des qualités proportionnées à l'élévation à laquelle ils étaient destinés...
Page 133 - ... yeux, c'est-à-dire, de considérer les grands événements qui décident tout à coup de la fortune des Empires. Qui veut entendre à fond les choses humaines doit les reprendre de plus haut, et il lui faut observer les inclinations et les mœurs, ou, pour dire tout en un mot, le caractère, tant des peuples dominants en général, que des princes en particulier, et...
Page 132 - Que je méprise ces philosophes, qui, mesurant les conseils de Dieu à leurs pensées, ne le font auteur que d'un certain ordre général d'où le reste se développe comme il peut ! Comme s'il avait à notre manière des vues générales et confuses, et comme si la souveraine Intelligence pouvait ne pas comprendre dans ses desseins les choses particulières, qui seules subsistent véritablement.
Page 421 - I5I7, s'ils n'étaient connus de tout le monde. Mais qui ne sait la publication des indulgences de Léon X, et la jalousie des augustins contre les jacobins qu'on leur avait préférés en cette occasion? Qui ne sait que Luther, docteur augustin, choisi pour maintenir l'honneur de son ordre, attaqua premièrement les abus que plusieurs faisaient des indulgences, et l'excès qu'on en prêchait?
Page 300 - Point.] Si, parlant aujourd'hui de nos frères qui, à notre grande douleur, se sont séparés d'avec nous, j'appelle leur Église une Église de ténèbres, je les prie de ne croire pas que, pour condamner leur erreur, je m'aigrisse contre leurs personnes. Certes, je puis dire d'eux avec vérité ce que l'Apôtre disait...
Page 134 - Par là vous apprendrez ce qu'il est si nécessaire que vous sachiez ; qu'encore qu'à ne regarder que les rencontres particulières, la fortune semble seule décider de l'établissement et de la ruine des empires , à tout prendre il en arrive à peu près comme dans le jeu, où le plus habile l'emporte à la longue. En effet , dans ce jeu sanglant où les peuples ont disputé de l'empire et de la puissance ; qui a prévu de plus...
Page 305 - ... en particulier ceux de qui on peut bien espérer, et de leur procurer des instructions solides et de véritables éclaircissements; le reste doit être l'effet du temps et de la grâce de Dieu...
Page 221 - L'adieu des combattants fut mémorable : « Puisse-je te voir sur la roue ! » dit Carlostad à Luther : « Puisses-tu te rompre le cou avant que de sortir de la ville ! » L'entrée n'avait pas été moins agréable. Par les soins de Carlostad, Luther, entrant dans Orlemonde « fut reçu à grands coups de pierre et presque accablé de boue...
Page 302 - Le fond même du christianisme, et comme je l'ai déjà dit, le caractère du baptême vous y rappelait secrètement; aucun de vous n'a souffert de violence, ni dans sa personne, ni dans ses biens. Qu'on ne vous apporte point ces lettres trompeuses, que des étrangers travestis en pasteurs adressent sous le titre de Lettres pastorales aux Protestants de France qui sont tombés par la force des tourments.
Page 526 - Le peuple fait les souverains et donne la souveraineté : donc le peuple possède la souveraineté et la possède dans un degré plus éminent ; car celui qui communique doit posséder ce qu'il communique, d'une manière plus parfaite : et...

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