Satires et œuvres, de M. Boileau Despréaux

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J. Nourse, 1776 - 384 pages
 

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Page 32 - Je pense qu'avec eux tout l'enfer est chez moi : L'un miaule en grondant comme un tigre en furie; L'autre roule sa voix comme un enfant qui crie. Ce n'est pas tout encor : les souris et les rats Semblent, pour m'éveiller, s'entendre avec les chats, Plus importuns pour moi, durant la nuit obscure, Que jamais, en plein jour, ne fut l'abbé de Pure.
Page 161 - Un style trop égal et toujours uniforme En vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme. On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer, Qui toujours sur un ton semblent psalmodier.
Page 49 - Et ne savez-vous pas que, sur ce mont sacré, Qui ne vole au sommet tombe au plus bas degré, Et qu'à moins d'être au rang d'Horace ou de Voiture On rampe dans la fange avec l'abbé de Pure?
Page 135 - Qu'en plus d'un lieu le sens n'y gêne la mesure, Et qu'un mot quelquefois n'y brave la césure : Mais c'est qu'en eux le vrai , du mensonge vainqueur, Partout se montre aux yeux, et va saisir le cœur; Que le bien et le mal y sont prisés au juste; Que jamais un faquin n'y...
Page 13 - Si je veux d'un galant * dépeindre la figure, Ma plume pour rimer trouve l'abbé de Pure \ Si je pense exprimer un auteur sans défaut, La raison dit Virgile, et la rime Quinault ". Enfin, quoi que je fasse, ou que je veuille faire.
Page 124 - Qu'heureux est le mortel qui, du monde ignoré, Vit content de soi-même en un coin retiré ! Que l'amour de ce rien qu'on nomme renommée N'a jamais enivré d'une vaine fumée ; Qui de sa liberté forme tout son plaisir, Et ne rend qu'à lui seul compte de son loisir ! Il n'a point à souffrir d'affronts ni d'injustices, Et du peuple inconstant il brave les caprices.
Page 43 - Jamais la biche en rut n'a, pour fait d'impuissance, Traîné du fond des bois un cerf à l'audience ; Et jamais juge, entre eux ordonnant le congrès, De ce burlesque mot n'a sali ses arrêts 3. On ne connaît chez eux ni placets ni requêtes, Ni haut ni bas conseil, ni chambre des enquêtes.
Page 152 - Oui, dites-vous. Allez, vous l'aimez, croyez-moi. Qui fait exactement ce que ma loi commande , A pour moi , dit ce Dieu , l'amour que je demande. Faites-le donc ; et , sûr qu'il nous veut sauver tous , Ne vous alarmez point pour quelques vains dégoûts...
Page 173 - Voulez-vous sur la scène étaler des ouvrages Où tout Paris en foule apporte ses suffrages, Et qui, toujours plus beaux plus ils sont regardés, Soient au bout de vingt ans encor redemandés ? Que dans tous vos discours la passion émue Aille chercher le cœur, l'échauffe et le remue.
Page 174 - Defpréaux , qui dit : Qu'en un lieu, qu'en un jour, un feul fait accompli, Tienne jufqu'à la fin le théatre rempli.

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