Œuvres philosophiques de Antoine Arnauld

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A. Delahays, 1843 - 563 pages
 

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Page x - Mais qu'est-ce donc que je suis? Une chose qui pense. Qu'estce qu'une chose qui pense? C'est une chose qui doute, qui entend, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui sent.
Page 7 - ... j'ai une claire et distincte idée de moi-même en tant que je suis seulement une chose qui pense et non étendue, et que d'un autre j'ai une idée distincte du corps en tant qu'il est seulement une chose étendue et qui ne pense point, il est certain que moi, c'est-à-dire mon âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement et véritablement distincte de mon corps, et qu'elle peut être ou exister sans lui.
Page 72 - Elle ne les voit donc point par eux-mêmes, et l'objet immédiat de notre esprit, lorsqu'il voit le soleil par exemple, n'est pas le soleil, mais quelque chose qui est intimement uni à notre âme, et c'est ce que j'appelle idée.
Page 500 - C'est par la foi que les anciens/>ère.y ont reçu de Dieu un témoignage si avantageux. 3. C'est par la foi que nous savons que le monde a été fait par la parole de Dieu, et que tout ce qui est visible a été formé, n'y ayant rien auparavant que d'invisible.
Page vii - Dieu ait en lui-même les idées de tous les êtres qu'il a créés, puisque autrement il n'aurait pas pu les produire, et qu'ainsi il voit tous ces êtres en considérant les perfections qu'il renferme auxquelles ils ont rapport.
Page 519 - Nous voyons le soleil , les étoiles et une infinité d'objets hors de nous, et il n'est pas vraisemblable que l'âme sorte du corps et qu'elle aille pour ainsi dire se promener dans les cieux pour y contempler tous ces objets. Elle ne les voit donc point par eux-mêmes , et l'objet immédiat de notre esprit lorsqu'il voit le soleil , par exemple , n'est pas le soleil , mais quelque chose qui est intimement uni à notre âme, et c'est ce que j'appelle idée.
Page 22 - Premièrement, je crains que quelques-uns ne s'offensent de cette libre façon de philosopher par laquelle toutes choses sont révoquées en doute. Et de vrai, notre auteur même confesse , dans sa Méthode, que cette voie est dangereuse pour les faibles esprits ; j!avoue néanmoins qu'il tempère un peu .le sujet de cette crainte dans l'abrégé de sa première Méditation. Toutefois, je ne sais s'il ne serait point à propos de la munir de quelque préface, dans laquelle le lecteur fût averti...
Page 108 - Ils voient de la matière divisible, figurée, etc. Et en Dieu il n'ya rien qui soit divisible ou figuré : car Dieu est tout être, parce qu'il est infini et qu'il comprend tout ; mais il n'est aucun être en particulier. Cependant ce que nous voyons n'est qu'un ou plusieurs êtres en particulier ; et nous ne comprenons point cette simplicité parfaite de Dieu qui renferme tous les êtres.
Page 21 - Car nous ne pouvons être assurés que Dieu est, sinon parce que nous concevons cela très clairement et très distinctement ; donc, auparavant que d'être assurés de l'existence de Dieu, nous devons être assurés que toutes les choses que nous concevons clairement et distinctement sont toutes vraies.
Page 149 - Puis donc que Dieu peut faire voir aux esprits toutes choses en voulant simplement qu'ils voient ce qui est au milieu d'eux-mêmes, c'est-à-dire ce qu'il ya dans lui-même qui a rapport à ces choses et qui les représente, il n'ya pas d'apparence qu'il le fasse autrement, et qu'il produise pour cela autant d'infinités de nombres infinis d'idées qu'il ya d'esprits créés.

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