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Il plût au même Duc de joindre ces Sei

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gneuries & droits Domaniaux à ceux de la Baronie de Cons, & à ceux de la Grand-ville, & en ériger un Marquisat. Les Patentes en furent expédiées au mois de Février 1714. par lesquelles il fut permis à Mr. de Lamberti de créer un Prevôt, Procureur-Fiscal , un ou plusieurs Notaires, & d'autres Officiers nécessaires pour l'administration de laJustice. Permis en outre, audit Sr. de Lamberti d'acquérir d'autres Terres pour les joindre audit Marquisat, & qu'il ne seroit tenu à obtenir d'autre permission, sinon que toutes les Terres qu'il pourroit acquêter, d'en faire publier le Contrat d'acquisition , dans chacun des Bailliages d'où dépendront ces Terres acquêtées, à l'issuë des Audiances. De puis ce tems on lui céda encore le retrait de la Seigneurie de Frénois-la-Montagne, à charge de rembourser au sieur Prevôt de Ditrick , une somme de sept mille frans ; il acquêta encore en 1736. la part que Mr. Jean Antoine , Baron d'Elz, Seigneur d'Ottange, avoit dans la Seigneurie de Cheniere, par indivis avec Mr. de Lamberti, qui est

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de trente-huit mille livrcs. Au mois d'Avril suivant 1719. Mr. Nicolas-François , Marquis de Lamberti, & dudit Cons la Grand-ville, fournit son dénombrement à la Chambre des Comptes de Bars après avoir examiné tous les Titres , il fut blâmé , & ordonné que toutes les nominations des Cures ainsi cédées dans les Villages vendus, seroicnt dans la suite réservées au Duc Leopold. Mr. de Lamberti mourut en 174o. Le Château de la Grand-ville est situé presque au milieu d'un endroit élevé sur une p tite éminence, les murailles d'une hauteur extraordinaire, le haut en carreaux de pierres de taille, le Château est presque quarré; à l'extremité du côté de Lonwy, il y a deux Tours, une à chaque coin , aussi bâties en carreaux, d'ont l'une sert de logement au Chapelain, & l'autre de prison civile & criminelle. Au dedans du Château on voit une Arcade ou galerie voûtée proche la Chapelle castralle sil s'y trouve près de cent cinquante Armoiries audessus, toutes differentes l'une de l'autre; ce qui prouve que ce Château est très-ancien, & appartcnoit à degrands Seigneurs. A côté de cette Arcade est la Chapelle castralle, oùl'on dit une Messe tous les jours. Le Chapelain estnommé par le Seigneur, présenté au Suffragant de Tréves; le bénéfice de cette Chapelle peut valoir environ six cens livres, au cours de France, assignées sur plusieurs constitutions, données par Madame Marguerite de Custine , lorsqu'elle vivoit,

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CoRcIE Ux, Curticula, gros Bourg, dont la Paroisse a pour Patron la Sainte Vierge en son Assomption ; les Dames de Remiremont ont la collation de la Cure, qui est au concours dans les mois réservés au Pape. La grosse dime appartient pour la moitie au Chapitre de Remiremont, contre le Curé pour l'autre moitié, avec la totalité de la menuë dîme. Le Bouvrot du Curé consiste en deux ou trois fauchées de Prés, & sept jours de terre. Chaque Moulin du Ban de Corcieux , doit au Curé un pain le lendemain de Noël , le Marguillier lui doit vingt huit livres de beure , deux Chapons, deux pains blancs, deux pintes de vin; & le Curé est obligé de lui donner à dîner. Gerard mer, est Annêxe de Corcieux. Les Habitans de Gerard-mer doivent au Curé de Corcieux, quarante livres de beure, & douze fromages. J'ai fait ailleurs un Article de Gerard-mer. Gerbépolest aussi Annéxe de Corcieux, d'où dépendent environ quarante Censes ou Fermes, & huit ou dix Hameaux. La Houssiere & Martinpré, dépendent aussi de la Paroisse de Corcieux. Il y a une belle Maison Seigneuriale, appartenante à un Gentilhomme nommé Mr. , de Fléville. J'ai remarqué dans la Paroisse sur un des vitraux à droite, le Portrait de Mr. Laurent Pillard , ou Pilladins - Chanoine de saint Diey,

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CoRN Y , Corneium , Village du Diocèse de Metz, près la Moselle, sur le chemin du Pont-à-Mouslon à Metz , Office, Recette & Bailliage du Pont-à-Mousson, Cour Souveraine de Nancy, Jurisdiction du Juge-Garde des Seigneurs. La Paroisse a pour Patron, saint Martin, l'Abbesse de sainte Marie de Metz , nomme à la Cure, & perçoit toute la grosse dîme ; le Curé a la menuë & les Novales. Il y a dans Corny deux cens trente-sept ou deux cens trente-huit Habitans. On y voit une espéce de Château ou Maison forte, qui a assez d'apparence.Corny est voisin de Joüi-aux-Arches. En 1262. Henri Comte de Salm, & Henri Comte de Vaudémont, reconnoissent que Henri de Blamont, a donné à Thiebaut Comte de Bar , le Fief de Corny, celui de Joüi, tenu par Philippe de Ragecourt , & celui de Marly, tenu § Mathieu de la Chambre. En 1263.Thiebaut Comte de Bar, en reconnoislance de ce que Henri de Blamont lui a cédé les Fiefs de Corny, Joüi & Marly, promet donner à Henri de Salm,tout ce qu'ila en Fief de Ragecourt. En 1328. & 1334. Renaud de Ragecourt, reprend du Duc de Lorraine , la moitié en la Seigneurie de Corny. En 141 I. Jean de Ragecourt vendau Duc de Lorraine, deux parts en la moitié de Corny. En 1 533. Philippe de Ragecourt reprend du Duc de Lorraine, la moitié en la Seigneurie de Corny. En 1573. Nicolas de Ragecourt fait les mêmes reprises ; item en 1 614. Mr. Héré Directeur général des Bâtimens du Roi Stanislas, est actuellement Seigneur de Corny.

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pag. 377.

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vingt-quatre ou vingt-cinq Habitans. La Cure de Courcelles fut unie au Couvent de sainte Lucie, par le Pape Leon X. auparavant sainte Lucie étoit un Oratoire, ou une espéce de Prieuré, desservipar quatre Chapclains. De puis l'introduction des Minimes, ils sont chargés de la desserte de cet Oratoire, & les dîmes de la Cure de Courcelles-auxBois, sont partagés entre le Curé du lieu, les Bénédictins de § Mihiel, & les Chapellains des Chappelles de saint Eloy de saint Mihiel. Les Seigneurs deSampigni & de Kœurs, y ont la moyenne & basse Justice. C O U R L O U V E. CoUR Lo Uv E, lieufameux dans l'Histoire de Verdun ; c'étoit une Tour d'une grosseur , d'une hauteur & d'une force extraordinaire , qui fut bâtie dans l'endroit le plus élevé de laVille de Verdun,par RenaudComte dc Bar, vers l'an 1 129. Ursion élu Evêque de Verdun en cette même année , étant allé à la Cour de Lothaire II. pour obtenir la confirmation de son élection ; Renaud Comte de Bar, profita de son

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Il fit entrer dans la Ville , grand nombre Albericad de Maçons & d'autres Ouvriers, fit abbatre ann.1129.

tous les Arbres du Jardin de l'Evêché, & commença à bâtir cette Tour dont nous parlons ici. Elle étoit environnée de Bâtimens pour loger les Soldats qui l'a devoient défendre, & d'une muraille, qui en empêchoit les approches , on n'y pouvoit entrer que par une seule porte, élevée au-dessus du rès-de-chaussée, où l'on montoit par une échelle, elle étoit fermée d'une Porte de fer qui se fermoit d'elle-même en dedans. La Tour étant achevée, la Garnison commença à piller les Maisons des Chanoines & des Bourgeois qui ne voulurent pas leur accorder tout ce qu'ils demandoient. Le Comte de Bar forma même le dessein

Ibidemp,

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· de la Tour , & montra un linge blanc, qui

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quent.

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les ayant prevenu auparavant, ils attaquent la Garnison désarmée, & la forcent de se rendre Prisonnièrc à la discrétion de l'Evêque, quise vit par ce moyen Maître de la redoutable Tour. Le Comte de Bar en fut bientôt informé ; il rassembla promptement ses Troupes , & marcha contre laVille de Verdun. Mais l'Evêque ne jugea pas à propos de se commettre à un combat avec ses Troupes. Il se renferma dans la Ville; & le Comte cantonnasesTroupes dans trois Châteaux duvoisinage; il se posta à Ambly; Hugues son Fils, à Vatronville, & Hély son principal Capitaine , à Rosat, d'où ils commencèrent à faire des courses dans tout le pays Verdunois. L'Evêque Alberon attaqua d'abord Rosat, s'en rendit Maître , le brûla, prit les Soldats Prisonniers,& les fit conduire àVerdun dans la Tour de Courlouve, dont Hely avoit été le principal Auteur. Le Comte de Barrassembla sesTroupes & celles de ses Alliés, & marcha contre laVille de Verdun. Mais ils furent saisis d'uneterreur divine en approchant de la Ville, voyant, ou croyant voir une lumière extraordinaire sur la toiture de la Cathédrale, & déclarèrent au Comte, qu'ils ne vouloient pas combattre contre la Mere de Dieu, quiprotégeoit si visiblement cette Eglise. En même tems l'Evêque fit abbatre la Tour de Courlouve, qui étoit la première cause de la guerre. La chose fut exécutée avec une diligence & une ardeur extraordinaire , après uoi le Comte de Bar ne songea plus qu'à § la paix avec l'Evêque de Verdun. Elle se fit par la médiation d'Etienne de Bar, Evêque de Metz, Frére du Comte de Bar, qui renonça à ses prétentions sur la Seigneurie de la Villc & du Comté de Verdun, se contentant de la seule qualité de Voüé, ou de Défenseur.

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