Images de page
PDF
[ocr errors][ocr errors][merged small][ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors][ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

DURBUY, en latin Durbutum , tire son étimologie, selon quelques Auteurs, du tribut qu'on y exigeoit des Marchands qui passoient par là, pour trafiquer de la Belgique en Allemagne. Durbuy est une petite Ville des Pays-bas, dans le Duche de Luxembourg, située sur la riviere d'Ourthe, elle n'est point connue dans l'antiquité. Elle est le chef-licu d'un Comté, qui avcc celui de la Roche en Ardenne, appartenoit avant l'an 1ooo. à la Maison de Namur. Henri de Namur fils d'Albert premier, fut Comte dc Durbuy & de la Roche , mais ce Comté revint au Comte de Namur, & lc Comte Godcfroi en étoit propriétaire, & le laissa à son fils le Comte Hcnri , dernier mâle de la Maison de Namur, qui eut une fille nommée Ermenson, qui fut privée des Etats de son pere , par Baudouin, Comte de Hainaut & de Flandres, & par l'Empereur Henri VI. qui donna les Comtés de la Roche & de Luxembourg , à Othon II. Comte de Bourgogne. Par cet arrangement, Ermensinde fille unique & heritiere de Henri l'Aveugle, Comte de Luxembourg & de Namur, se vit dépouillee de son héritage. Heureusement pour clle, Thiébaut, Comte de Bar, son parent & son fiancé, prit sa défense & fit la guerre à Baudouin, Comte de Namur, & l'obligea à venir à un accommodement qui se fit en 1199. dans le Monastere de S. Medard près Dinant. On en petit voir les articles dans l'histoire du P. Bertholet tom. 4.p. 281. &suivantes. Par ce traité , Thiébaut Comte de Bar, & époux d'Ermensinde, eut le Comté de Luxembourg, & celui de la Roche &

· de Durbuy , & une partie du Comté de

Namur; & par ce moyen devint Comte de Luxembourg & de Bar. Par un autre traité du mois de Mars 1222. fait à Dinan, le le Comte de Hainaut fit au Comte de Bar, une cession absoluë du Comté de Luxembourg & de ses dépendances. La Terre de Durbuy, suivant une Chartre de Conon, Abbé de Stavelo de l'an 1 124. avoit dèslors le titre de Comte, quoi qu'aujourd'hui elle soit réduite en simple Prevôté.

[ocr errors][ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors]

tiale de Prum , le revenu d'une Prébende de leur Chapitre.

[merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors]
[graphic]
[graphic]
[ocr errors][ocr errors][ocr errors][merged small][merged small][ocr errors][merged small][ocr errors][merged small][merged small][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors][merged small][ocr errors][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors][merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors]

etoit environné. Adalberon II. du nom Evêque de Metz, qui succéda immédiatement à Thierri I. établit d'abord des Clercs , dans l'Eglise bâtie par son Predecesseur, puis des Religieuses, à qui il donna la régle de saint Bcnoît. En 1o94. Poppon, Evêque de Metz, entreprit la visite de l'Abbaye d'Epinal, & d'y rétablir l'observance de la régle, que l'Evêque Adalberon, un de ses Prédécesseurs, y avoit établie. Il y avoit alors dans cette Abbaye, une Religieuse nommée Cecile, qu'on disoit avoir le don de Prophétie, & qui avoit porté ses plaintes à l'Evêque Poppon, sur le relachement qu'elle voyoit dans ce Monastère. Elle prédit alors ce que nous voyons aujourd'hui , que le tems viendroit qu'on n'y cbserveroit plus la régle de saint Benoît, & qu'on y vivroit d'une manière toute seculière. Tandis qu'on y vivoit conformément à la régle , les Papes, les Evêques & les Princes seculiers, le comblerent de graces & de Priviléges. On remarque en particulier, les Papes Gregoire VII. & Honore II. & les Evêques de Toul, Riquin, Pierre de Brixei, · & Henri de Lorrainc , Etienne de Bar , & Bertrand Evêque de Metz, Hillin Archevêque de Tréves, &c. dont nous avons fait imprimer les titres à la fin du premier Tome de l'Histoire de Lorraine, On ignore le tems auquel les Dames d'Epinal ont quitté l'observance de la regle de saint Benoît, mais nous voyons que dès l'an 1294. Conrade Evêque de Toul, ayant entrepris de les réformer, ces Dames lui firent signifier qu'encore qu'elles vêcuslent religieusement dans leur Monastère,qu'elles célebrassent louablement l'Office divin, & que quelques-uns les qualifiassent de l'Ordre de saint Benoît , néanmoins ni elles ni cclles qui les ont précédées n'ont point porte l'habit de cet Ordre, & n'ont fait profession ni de la régle de saint Benoît, ni d'aucune autre; mais que dès le tems de la Fondation de leur.Monastère , elles y ont possédé des Prébendes & y ont joüi de leur propre. En 1o97. Gilbert de Ville s'engagca de servir l'Abbesse d'Epinal , contre certains avanturiers qui pilloient ses terres, à condition qu'on lui accorderoit l'avocatie de la Terre de saint Ferreol, & qu'il porteroit la qualité de Chevalier de saint Goëric , ce traité fut conclu d'un commun consentement l'an 1o92. Epinal est aujourd'hui une Ville considérable, située à une distance à peu près égale de Remiremont & Chatel-sur-Moselle, son commerce consiste principalement engrains, envins de Bourgogne & de Comté, en planches de sapins, cn fil & en bétails. Le Châ

[ocr errors]

)

qualificient tous Evêques de Metz, l'un élû

[ocr errors]
[ocr errors]

| tie par Thierri d'Hamcland , Evêque de

[ocr errors]
[blocks in formation]
[ocr errors]
[ocr errors]

Bienfaiteurs, qui leur avoient confie la garde de ce poste important. Le Voüé d'Epinal s'étant enfermé dans le Château haut de la Ville d'Epinal , refusoit de reconnoître Etienne de Bar, Evéque de Metz, pour son premier Seigneur Ce Prélat employa le secours du Duc Mathieu I. pour assiéger ce Châtcau, & obliger l'Avoué à rentrer dans le devoir , ce qui arriva vers l'an 1 1 39. En 127 I. on trouve une lettre dattée du samedy avant la Nativité Notre-Dame, ladite lettre écrite en françois , & scellée de dix-huit petits sçeaux ; c'est un traite de paix fait entre Laurent Evêque de Mctz , les Bourgeois d'Epinal, & quelques Seigneurs du Pays , qui etoient en,és en guerre contre la Ville d'Epinal. On ignore les circonstances de cette guerre. En 1272. le Duc Ferri III. qui fut si souvent en guerre avec Laurent Evêque de Metz , se ligna avec Thiébaut Comte de Bar, & alla assiéger le Château d'Epinal. Laurent assembla promptement une armée our le secourir, mais le secours arriva trop

tist,ired, tard, & l'Avoué, les Chevaliers, le Prevôt, Lorraine , les Barrons & toute la Communauté d'Epit. 2. page nal, firent un traité avec le Comte de Bar, 39o. & par lequcl ils remirent la Ville & le DonProP jon entre ses mains, à condition de les leur

[ocr errors]

rendre , quand il auroit mis fin à la guerre qu'il avoit avee Laurent Evêque de Metz. Le traite est du lundy avant Noël 1272. ils firent tout cela sous pretexte que l'Evêque

[blocks in formation]

tres rcdouté Seigneur , & par lesquelles il, p.omettent de lui envoyer & à ses Successeurs Evêques de Metz, les lettres de la paix qui fut faite entr'eux & Jean de Neufchatel , Seigneur de Montagu & de Fontenoyen-Vôges , pour s'aider desdites lettres de paix, autant de fois que lesdits Evêques ou Elûs de Metz , le jugeroient à propos.

En 1 289. Burchard ou Bouchard d'Avesne , Evêque de Metz, ayant appris que l'on ayoit gagé quelqucs Bourgeois d'Epinal, trafiquans aux foires de Bar-sur-Aube en Champagne, sous prétexte qu'étant Sujets de l'Eveché de Metz, ils étoient réputés gageables pour les dettes dudit Evêque. Ce Prélat par ses lettres du mois d'Avril 1289. déclare aux Seigneurs Gardes des foires de Champagne , que les Bourgeois d'Epinal , ne sont mis tant ses Sujets , que l'on puisse les arrêter, ni leurs corps, ni leurs biens, pour occasion qu'ils ayent ou qu'ils puissent avoir contre ledit Evêque , & ne prennent les Bourgeois d'Epinaulx, nul droit en l'Hôtel de l'Evêque de Metz , mais Justicient par leurs Mayeurs , par les Jurés & par les Echevins d'Espinaulx , & s'ils avoient défaut d'aucun Jugement pour meuble ou héritage, ou pour cas de saisine, ils sont tenus de penre leur Jugement au Maître Echevin de Més, & sont cil d'Epinaulx , si francs que ils ne nous doient taille ne prise , & mettent c ostent Portiers c#- Touriers en la Fille d'Epinaulx, & on Chatel toutes les fois qu'ils veulent , sans parler de rien à nous , & pour de tout à leurs Missions & coûtanges , & pour les raisons dessusdites , ne sont-ils pas gageables pour nos dettes , ne pour nos plegeoirs, ne pour occasion , me pour forfaits que nous ayens , ou pouriens avoir & devoir. Le tout reconnu & affirmé par Jean Abbé de Gorze , & Renier Abbe de saint Vincent de Metz.

Et en 1 38o. Henri Seigneur de Blamont, Henri Seigneur de Lanoy , Henri Chenellard , Chevalier , & André de Barbaix , Ecuyer, certifièrent la même chose au Duc de Brabant & de Luxembourg, & reconnurent que les Bourgeois d'Epinal ne sont ni gageables ni punilables pour l'Evêque de Metz, à moins que lesdits Bourgeois n'ayent voulu s'y soumettre & obliger.

En 1387. le vingt-deux Decembre, Raoul

de Coucy, Evêque de Metz, promet en parole d'Evêque, de maintenir & garder ses Bourgeois de sa Ville d'Epinal , dans leurs franchises & libertés anciennes, & veut que celles qu'ils ont obtenuës de ses Prédécesseurs , demeurent dans leur valeur.

On† remarquer ici l'ancienne manière de se faire justice parvoye de fait, en faisant saisir &arrêter les Sujets d'un Seigneur

« PrécédentContinuer »