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le chef se nomme doyen ; titre qui équivaut à celui de maire. B A N O N C O U R T. Pour la page 64, ajoutez à l'article Banoncourt : · En 1224. Henri comte de Bar donna à r§ e de Saint Mihiel toute la † & menue dîme qu'il possédoit à anoncourt, & ce pour la pitance des

Archives moines qui y font l'office. En 1279.

de Lorr. Layette Boucon2/ille.

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Thiebaut comte de Bar échangea avec Pierre I. abbé & le monastere de Saint Mihiel tout ce qu'il possédoit à Banoncourt , & l'eau qu'il avoit entre Saint Mihiel & l'isle , contre ce que les religieux de Saint Mihiel avoient à Bouconville, excepté les dîmes de Flirey, les moulins de Gouromer , les grosses & menues dîmes de Richt. Ils abandonnent en outre au Comte l'usuaire de Reneival & l'eau bannale au dessous du moulin de Pichonval , à la réserve de la pêche qu'en pourroit faire un homme assis sur le pont joignant le moulin ; à condition aussi que ledit Comte ne pourra § COUlTS de l'eau, en sorte que le moulin ne puisse moudre, ni établir autre moulin sur ladite riviere, & que les hommes de Bouconville pourront entrer en religion, sans y donner ou aumôner leurs héritages. En 13o6. Oulry de Banoncourt che

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à Pierre II.abbé de Saint Mihiel tout ce u'ils avoient à Banoncourt, pour une § de 15o livres de forts, monnoie coursable en Champagne. Le 29 octobre 14oo. les habitans de Banoncourt assemblés en communauté reconnoissent librement & sans aucune contrainte , qu'ils sont hommes-liges de l'Abbé de Saint Mihiel, à qui ils donnent le titre de monseigneur, & aux religieux celui de freres-seigneurs-moines. Ils déclarent qu'ils sont tenus de payer ausdits Abbé & religieux chaque année trente livres de petits tournois , la moitié à l'Abbé , l'autre moitié aux religieux. Ils ajoutent que leurs prédécesseurs avoient toujours payé cette somme de tems immémorial. Banoncourt étoit ci-devant du bail

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La Ville

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Le Bourg.

saint François de Nanci, qui l'accepterent volontiers. Le traité en fut passé avec eux le 22 décembre 1663. & ratifié par le Chapitre général des bénédictins de la congrégation deS. Vanne, de l'an 1664. Les tiercelins entrerent même en possession de sainte Barbe ; mais n'ayant pu obtenir des lettres patentes du Roi , les bénédictins furent obligés d'y rentrer; & ils y sont encore aujourd'hui au nombre de quatre ou cinq. Additions à l'article de Bar-le-Duc. La partie de Bar-le-Duc, que l'on nomme la ville basse, § , I°. le bourg & la neuve ville, qui faisoient anciennement deux villes séparées; 2°. le fauxbourg de Bar-la-Ville, en latin Barri-Villa ; 3°. celui de Rue de Véel ouVaux-de-Combles; 4°. ceux d'Entredeux-Ponts , des minimes & des capucins ; ausquels il faut ajouter celui de Marbot, éloigné de la ville de quelques cens pas , situé sur la route § Bar à Saint Mihiel, & la cense de Popey, qui appartient au Chapitre de S. Maxe.

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une Comtesse d'Ardenne avec ses enfans, & où elle resta pendant quatre ou cinq ans, pour se soustraire à la persécution du roi Dagobert, qui avoit fait tuer son mari. On convient qu'il ne reste plus de vestiges de cette premiere antiquité de la ville de Bar , non plus que dans le fauxbourg de Bar-la-Ville, qui en étoit une dépendance en ces tems-là ; mais il n'en est pas moins vrai que long-tems avant le duc Frideric I. il y avoit au centre du vieux bourg un édifice considérable, qui servoit de demeure d'abord aux Gouverneurs du pays, ensuite aux Comtes de Bar successeurs de Frideric, qui continuerent à y faire leur séjour, § ce que le château bâti sur la montagne, qui ne fut d'abord qu'une forteresse sans logement commode, fût mis en état d'être habité commodément. Près de cet ancien édifice étoit un autre bâtiment , que l'on conjecture avoir tenu comme lieu de citadelle au

Aimoin.

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conseiller-secrétaire Henriet de Baugeis, une place-masure , souloit étre jadis partie du vieux château, dit Miroualt, séant au bourg de Bar, près le cours d'eau du moulin , à charge d'yfaire bâtir maison ; & dans le testament d'un nommé Demengin Housset bourgeois de Bar, du 29 juillet 1564. § il fonde la chapelle de l'Annonciation dans l'église de Notre-Dame ; pour laquelle fondation il assigne sa maison sise au bourg de Bar, en leu qu'on dit le châtel de Miroualt. D'où il s'ensuit que si cet ancien édifice & la demeure † Comtes de Bar existoient déja dès le V. siecle, il n'est pas surprenant que les écrivains dont on a parlé, aient employé les termés de castrum ou castellum, en parlant du retour de Childeric & de sa reception au château de Bar. On trouve dans des titres anciens que ces anciens édifices , ou la place qu'ils occupoient , appartenoient à un seigneur, nommé Jacques de Bar chevalier, châtelain de Mousson, & que les matériaux qui restoient de leurs ruines , furent employés à bâtir les maisons que l'on voit à présent sur ce terrein. On voit encore aujoûrd'hui sur le frontispice de la plus considérable de ces maisons d'anciennes armoiries de Bar, d'Angleterre, de Coucy & de Guines, qui vraisemblablement furent autrefois placées sur la porte du château des Comtes de Bar. Le même Jacques de Bar accorda en 1344. à l'hôtel - dieu de Bar le droit de tirer un filet d'eau pour l'usage dudit hôteldieu. A peu de distance de cette ancienne maison , au dessous & de l'autre côté de la rue, étoit une autre maison, nommée aujourd'hui la maison de la grande cour, que l'on tient par tradition avoir servi d'offices & de cuisines à la premiere. Il n'y a pas long-tems que l'on voyoit encore sur la porte d'entrée de cette maison de semblables armoiries. Dans une autre rue, appellée la rue des écuries , derriere la même maison, il y avoit encore dans le siecle dernier de grands bâtimens, qui étoient les greniers à sel & à † , avec les écuries dépendantes du château. Ces édifices furent consumés par le feu en 1652. Tout le terrein qu'occupent l'hôteldieu , la maison & l'église des anto

nistes, les maisons contiguës & la ruelle . qui les sépare de l'ancien château des Comtes de Bar, en étoit probablement autrefois une dépendance, notamment le terrein sur lequel étoit bâti l'ancien four bannal du vieux bourg, qui étoit un ancien fief, mouvant du château de Bar. Quant à l'hôtel-dieu, qui comprend la maison de S. Antoine, depuis que ces religieux furent appellés par le † Robert pour en avoir la direction, il paroît certain qu'il a fait partie de l'ancien domaine § Comtes de Bar, qui ont toujours possédé la propriété de ce lieu , comme fondateurs au moins de la partie qui est restée audit hôtel-dieu par la transaction de 1579.

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de S. Antoine, du moins le portail & la nef. Elle subsistoit déja en 7oo. sous le nom de chapelle Notre-Dame, près de trois siecles avant la construction du château par le comte Frideric I. ce qui fait voir, pour le dire en passant, que la religion chrétienne étoit dès lors éta

blie dans la ville de Bar. De tout ce qui vient d'être dit il paroît certain que cette partie de Bar, qui contenoit les anciens édifices, étoit la vraie ville de Bar, dont parlent Gregoire de Tours, Aimoin & les auteurs qui les ont suivis, en rapportant la reception que les habitans firent au roi Childeric à son passage. Il suit aussi que l'ancienne ville de Bar n'étoit point le quartier nommé Bar-la-Ville, BarriVilla, mais celui que l'on appelle aujourd'hui le bourg, & autrefois le vieux bourg, & que ce ne fut pas Frideric I. qui # donna ce nom , dont il semble inutile de rechercher l'étimologie, comme aussi de réfuter ceux qui l'appellent Fanis , Farus, Basilica ou Bannis, qui n'ont aucun rapport avec le vrai nom de la ville de Bar, qui n'a jamais été autre que celui qu'elle porte encore, ou Bair, comme on lit dans des titres du XI. & XII. siecles, en latin Barrum ou Barrum-Ducis, Bar-le-Duc; nom que cette ville portoit déja dès le tems de Frideric I. comme il paroît par le traité de 1252. fait entre Henri comte de Luxembourg & Thiebaut comte de Bar, trisayeul du duc Robert, qui commence ainsi : Je, Henri cuens de Lucembourch, & de la Roche, fais cognissant à tous que comme discors fut entre moi & ma suer Katherine

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de Bar.

la ville de Bar. On entroit dans cette enceinte par trois principales portes, sans compter celle par où on descendoit du château. Cette derniere porte étoit attachée au château du côté haut de la côte, dite à présent des jésuites, anciennement la rue de l'Ecole, au bas de laquelle, à main gauche en descendant , est la porte Notre-Dame, autrement Téte-fendue , à l'opposite de laquelle, au bout de la rue des Juifs, étoit autrefois la porte Houdry, qui communiquoit au Prey-de-Dieu, sur lequel est bâtie une partie de la ville neuve. Cette porte fut démolie au XIV. siecle. La troisieme porte, qui étoit la plus considérable, est celle que l'on nomme la porte du Bourg, par où l'on va aux fauxbourgs d'Entre-deux-Ponts & de Bar-la-Ville. Ces trois portes étoient bâties en forme de tours quarrées, avec leurs guichets & ponts-levis sur les fossés § ville. Elles étoient défendues chacune par une autre porte élevée de l'autre côté du fossé. Ces portes ne subsistent plus , non plus qu'une partie des anciens murs de la ville, & des fossés, · qui sont comblés, & occupés par les maisons qu'on y a bâties, qui regnent depuis la porte du bourg jusqu'à celles de la neuve ville & de Notre-Dame , & qui masquent les murs de la ville qui restent de l'enceinte particuliere du bourg , & les ruines d'une ancienne tour ronde, appellée la tour Bouchart, autrement de l'Ecrevisse. Le bourg est composé des rues suivantes ; la grande rue du bourg , à présent la rue S. Antoine, la rue du moulin ou petite rue du bourg, & la rue des écuries, anciennement du beguinage ou petit couvent. L'ancien château des Comtes de Bar & celui de Mirouault occupoient l'emplacement de la rue S. Antoine, depuis le pont Vion , aujourd'hui le pont Croquard, jusqu'à la ruelle du four.Vers le milieu § cette rue est la maison des sœurs de la charité, fondée par ma

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L'ancienne maison du beguinage étoit Beguinage.

dans la rue du petit couvent, autrefois des vieilles beguines , ou des écuries. On recevoit dans cette maison un certain nombre de femmes veuves , ou de filles âgées, qui devoient visiter & soulager les pauvres malades. Ces femmes se nommoient beguines. Dans le seizieme siecle ces beguines s'étant rélâchées de leur institut, & s'étant laissées engager dans les erreurs de Calvin , le grand-duc Charles donna leur maison aux bourgeois de Bar, pour y mettre les pauvres malades, qui étoient foulagés des revenus attachés à cette maison, & des aumônes que l'on y faisoit ; ce qui a duré jusqu'à ce que cette maison fut achetée par Nicolas-François prince de Lorraine,abbé commandataire del'Isle ' en Barrois , qui la donna aux religieux de cette abbaye pour leur servir d'hospice, & où résidoit un religieux sous le titre de proviseur, qui étoit chargé d'acquitter les messes § fondation. Cette maison, qui est accompagnée d'une petite chapelle, a été rebâtie depuis peu. La maison & le college des peres jésuites sont situés presque au bas de la côte, par où l'on monte du bourg au château & à la ville haute : cette rue se nomme la rue de l'ancienne école, dont on voit encore la maison au dessous de celle du college, enfermée dans le presH

bytere, qui appartient à la ville, & où loge le Curé de Bar. Le college fut fondé par Gilles de Trêves doyen du chapitre de S. Maxe, sur l'emplacement d'une maison, qui étoit un fief relevant du château de Bar, & se nommoit le fief de Fains, que le fondateur du college avoit acquise de René de Florainville baillif de Bar, & qu'il avoit fait rebâtir en forme de college. Il donna pour cette fondation, qui est du 17 avril 1598. une rente de 25oo.francs, à prendre sur les salines de Dieuze, de Château-Salins & de Salone, pour l'entretien de quatre régens & quatre boursiers.

village ; 5°. le fauxbourg de Bar-laVille , en latin Barri-Villa, situé de l'autre côté de l'Ornain, à la rive droite, presque au pied de la montagne sainte Catherine, opposée à celle du château & de la ville haute. On trouve à la sortie de ce fauxbourg, tirant vers la montagne , † maisons de vignerons, qui restent d'un plus grand nombre, qui y demeuroient autrefois. Ce uartier est nommé la petite Egypte, † nom de certains coureurs, # de bonne aventure, que l'on appelloit Egyptiens ou Bohémiens, qui se retiroient en cet endroit.

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La neuve

Ville,

trats & des bourgeois, pour y instruire la jeunesse en la † des quatre régens, dont on n'avoit pas lieu d'être satisfait. Le fondateur réserva par son testament la direction de ce college aux doyens de saint Maxe & de S. Pierre , au président de la chambre des comptes & au plus proche parent mâle dudit fondatCUlI'. La neuve ville a beaucoup plus d'étendue que le bourg. Elle est composée de sept rues ; savoir, la grande rue, sur les anciens fossés du bourg ; la rue sainte Claire, dite autrefois Thiebaut-Chanterel ; la rue du four, dite anciennement la rue Emmy; la rue des taneurs , nommée autrefois Colet-Hous ; la rue de Savonnieres ; la côte de l'horloge ou des serruriers, appellée autrefois la rue Brice-Brichet, par laquelle

on monte à la ville haute ; & la rue .

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l'ancienne ville de Bar, par où passa Childeric à son retour. Ajoutons que c'est encore une erreur de croire qu'il y ait jamais eu un château bâti ou commencé sur la montagne de sainte Catherine, au pied de laquelle étoit, diton, situé l'ancien Bar, qui s'étendoit sur la droite de ce fauxbourg , en re

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