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ui relevoit des Comtes de Blamont. n 132o. Henri comte de Blamont consentit que Gerardin de Lunéville écuyer fasse reprise du Duc de Lorraine pour la maison forte qu'il faisoit construire à S. Evre. Auparavant, c'est-à-dire, en 13Io. Simon sire de Paroy fait savoir à tous que comme il a vendu à perpétuité à noble homme Henri sire de Blamont le fief & hommage que M. Carle de Lunéville chevalier tenoit de lui en la ville de S. Evre, en celle de Vihuviller & de leurs bans , il consent que ledit Carle de Lunéville en fasse hommage au Seigneur de Blamont. On trouve des dénombremens de fief de S. Evre en I464. en I47I. en 1544. 1612. 1644. Depuis l'union des deux villages de S. Evre & de Deuxville, les deux seigneuries se sont unies & confondues. La maison de Lénoncourt en eut une partie, & l'autre passa à la maison de Haraucourt , † , suivant toutes apparences, eut les droits des Comtes de Blamontavant la réunion de ce comté au duché de Lorraine. Il est certain que ces deux maisons ont possédé long-tems par indivis le village de Deuxville dans son état d'union avec celui de S. Evre, & que les propriétaires qui ont suivi , ont été reçus à faire leurs foi & hommage sur ce pied-là. A La partie appartenante à la maison de Lénoncourt passa à M. de Pullenoy, qui acheta aussi le fief de S. Evre , avec un autre fief, dont la maison est située à Deuxville, dans la partie † formoit le village portant autrefois le nom de S. Evre. Il acheta en outre la moitié d'un gagnage, appellé terre de Luce , l'autre moitié appartenante à mademoiselle d'Armancourt, en 1649. En 162o. le duc Henri acheta la portion de seigneurie qui appartenoit à la maison de Haraucourt, & la donna au Prince de Phaltzbourg, lequel en 1623. la rendit au duc Henri, pour avoir les étangs de Bissoncourt.Charles IV.ayant emprunté en 1631. du sieur Janin une somme, alors considérable, lui vendit, à faculté de rachat, cette partie de sei

† de Deuxville, avec d'autres 1CI1S. Les biens du sieur de Pullenoy furent après sa mort partagés en 1631. entre ses enfans, au nombre de six. Le troisieme lot tomba à dame Barbe de Pullenoy veuve de M. de Haraucourt, comprenant la part que ledit sieur de Pullenoy avoit à Deuxville, & le fief de S. Evre. La maison de ce fief étoit ruinée depuis long-tems. Le fermier résidoit à Deuxville. Ce fief passa à un de Haraucourt, qui le donna aux peres jésuites du noviciat de Nanci, en entrant dans la compagnie. La partie de la seigneurie de Deuxville, dont on vient de parler, passa à M. de Mitry, qui la vendit le 13 décembre 17oo. au sieur Lebrun de Lunéville. Madame des Plassons fille du vendeur se présenta au retrait ; & pour y parvenir , elle emprunta les deniers de M. Jean - Charles le Prudhomme frere de M. le Comte de Vitrimont. Il y eut à ce sujet procès porté à la cour. Le sieur Lebrun succomba. Jean-Charles le Prudhomme ayant été tué au siege de Landau peu de tems

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la dame des Plassons, qui demeuroit à

- - - · Paris, vendit par procuration le 5 avril 17o3. la même moitié de Deuxville à

M. le Comte de Fontenoy, qui en fit, .

tant pour lui que pour M. de Vitrimont, les reprises le 22 avril 17o4. La famille avoit déja l'autre moitié, vendue, à faculté de rachat, par le duc Charles IV. de maniere que le tout fut réuni par la vente faite par la dame des Plassons. Cette terre par les partages réglés par le pere tomba dans son entier à M. de Vitrimont, qui en est le possesseur actuel. Quant au fief de S. Evre, les peres jésuites l'échangerent le 25 novembre 167O. avec le sieur Dollot, lequel donna en contr'échange différentes choses & de l'argent. Le sieur Dollot avoit épousé en secondes nôces la demoiselle JeanMaire tante de M. de Lombillon.Le fief de S. Evre fut décrété sur la succession abandonnée du sieur Dollot en 1699. Il fut ajugé à M. de Lombillon le 16 Juin 17o3. La maison forte étoit pour lors totalement détruite; l'église fut même abandonnée pendant quelque tems.Une personne de piété avoit fait construire dans

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des reliques de saint Firmin évêque de Hist. de Verdun , qui se fit en 964. raconte que Verdun » la chasse de ce Saint fut d'abord portéePo8 4** en procession par toutes les principales rues de Verdun : de là on la conduisit à deux lieues de cette ville, au village de Dieue , où étoit marquée la premiere station, où il fe fit plusieurs miracles. De Dieue elle fut portée par des clercs à Bilée. La terre de Dieue étoit autrefois du Ibidem,

· domaine temporel de l'évêché de Ver-pag. 344.

dun. Hugues de Bar évêque de cetteo4 ville, pour soutenir les guerres qu'il eut contre les seigneurs qui attaquoient les terres de son église, se vit contraint d'en engager ou d'en vendre plusieurs : par exemple, il engagea à Ferri de Paroy les rentes & revenus des seigneuries haute & basse des bans & finages de Dieue & de Genécourt. Bertel, dans son histoire de Luxem- Pag. 524. bourg , rapporte que le prince François de Lorraine évêque de Verdun acheta pour un nommé Pierre d'Eischen, natif d'Arlon, qu'il affectionnoit, le château de Dieue sur Meuse de George Frideric du Haultoy chevalier, seigneur de Nubécourt, pour le donner à † Nous apprenons de Flodoard que les Flodoard. reliques de S. Baudri furent déposées Hist. Rem. dans l'église du village de Dieue, quil 4 * 4*. étoit alors sous le titre de S. Martin, & qu'il s'y fit plusieurs miracles dans le lieu, où les paysans planterent depuis une croix. Il y avoit jadis un château près du village de Dieue, qui appartenoit aux Evêques de Verdun , qui fut démoli sous Louis XIII. Il y a près de ce lieu une papeterie sur le ruisseau qui prend sa source à une petite lieue de là. Elle est près de la chaussée qui va de Verdun à S. Mihiel. DIEU-EN-SOUVIENNE, prieuré. Page 327 , article Dieu - en - Souvienne, ajoutez : DIEU-EN-SoUvIENNE ou DIEU-EN- Archives SoUvEIGNE est un prieuré de l'ordre de Lorr. du Val-des-Ecoliers,bâtientrelesbois,#oo dans une solitude , à une demi-lieueo de Louppy-le-Château, trois lieues de Bar-le-Duc. Ce prieuré est situé dans le ban & la communauté de Louppy, bailliage de Bar. Nous ignorons l'époque de la fondation de ce prieuré. On croit que les Seigneurs de Louppy en sont les fon

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que feu devoit leur payer par an. Henri comte de Blamont, de qui le village

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Les mêmes habitans renouvellerent le traité de sauvegarde en 1384. avec Jean duc de Lorraine, à charge par chacun habitant d'un resal d'avoine, mesure de Lunéville, avec une geline (ou poule) ; & la femme veuve un demi-resal & une geline. D O M P A I R E.

Page 372, ajoutez à cet article :

DoMPAIRE, Domnus-Petrus, bourg à cinq lieues de Darney, trois de Mi, recourt & d'Epinal. C'étoit autrefois une ville : mais ayant été assiégée, prise & pillée par le Duc de Bourgogne en 1475. sans pouvoir se rétablir , elle ressemble aujourd'hui beaucoup à un village. Elle est située sur un ruisseau qui se jette dans le Madon, au dessous de Mirecourt. L'édit de juin 1751. y a conservé une prevôté royale sur ce qui en appartient au Roi ; les appels se portent au bailliage de Darney. La déclaration du 22 novembre de la même année y a conservé aussi la prevôté commune , composée du prevôt royal & de l'Officier du Chapitre de Remiremont , qui exercent la justice sur les sujets communs au Roi & au Chapitre, répandus dans différens bans & villages de l'ancienne prevôté de Dompaire. Les appels de cette prevôté commune se portent à la justice commune de Remiremont. Il y a à Dompaire une église presque ruinée, bâtie en 1524. Elle est annexe de celle de la Viéville.

Des communautés qui composoient l'ancienne prevôté de Dompaire, celles de Dompaire, des Ablevenettes, Aboncourt, Begnécourt, Bettegney-devantDompaire, Bocquegney , Fomerey , Bouzemont & Bazegney, Chaumouzey & l'Abbaye, Damas-devant-Dompaire, Darnieule, Derbamont & Circourt, Frénois, Gelvécourt & Adompt, Gigney, partie de Gorhey, Pont-lesBonfaï, Hennecourt, Hoffelize, Jorxey, Légéville & l'abbaye de Bonfaï,

· Madécourt, parties de Madonne, La

merey , Naglaincourt & Craincourt, Mazeley , Oncourt, Pierrefitte, Racecourt, Rancourt, Saint Vallier, Valfroicourt, Valleroy-aux-Saules, Varmonzey, Vaubexy, Velotte, Viévillederriere-Dompaire, Ville-sur-Illon & Domartin-les-Ville, & partie de Vomécourt sont delajurisdiction dubailliage de Darney. Celles d'Ahévillle , Aviller , Bouxieres-aux-Bois, Regney & Madegney, partie de Gorhey, Hagécourt & Maroncourt, le ban de † partie de Madonne, Lamercy, Naglaincourt & Craincourt , Tatignécourt, partie de Vomécourt & le ban d'Uxegney sont de la prevôté commune de Dompaire. Les bans d'Ecle, de Giraucourt & de Harol sont en contestation entre les officiers du bailliage de Darney &

à Jean le Pougnant conseiller en la cour souveraine de S. Mihiel , pour † mille deux cens † francs e Lorraine ; il en excepte seulement la vouerie, déja appartenante audit Pougnant, par lui acquettée du sieur de Lussey, le ressort & la souveraineté. La paroisse de Dompierre a pour patron S. Pierre. Le Seigneur nomme à la cure. Le Chantre de la collégiale de la Magdeleine de Verdun perçoit la dîme de Dompierre, sur laquelle il est chargé de payer un rez-froment à

ceux de la prevôté commune de Dom- la mense du chapitre. On trouve un titre Hist. de paire. de Thieri évêque de Verdun, de l'an Verdun, Archives Ferri duc de Lorraine , ne pouvant 1O46. & une bulle du pape S. Leon IX.P. 8 & 9 de Lorr. payer les dix mille livres de douaire, de l'an 1o49. qui donnent l'église deoo

Layette preuves. Dompaire.

Archives de Lorr. Layette Conflans en Jarnisy.

que le duc Thiebaut son pere avoit données en mariage à sa tante Isabelle de Lorraine, lorsqu'elle épousa Henricomte de Vaudémont, il lui engagea la ville & le château de Dompaire, jusqu'à rachat de ladite somme. Les lettres sont de l'an 1313. Le duc Jean engagea la même seineurie de Dompaire en 1 378. à Brun seigneur de Ribaupierre , pour une somme de deux mille deux cens petits florins d'or, payable à une fois dans la forteresse de Magnieres , ou dans celle de Romont; laquelle somme le Duc remboursa en 1 378. D O M PIE R R E EN VOIVR E. DoMPIERRE EN VoIVRE, DomnusPetrus, village entre l'Ornain & le ru de Longeau, bailliage d'Etain, à trois lieues de cette ville, diocese de Verdun. M. le comte de Vezels en est seigneur haut justicier. La seigneurie de Dompierre & celle d'Allamont au commencement du quatorzieme siecle passerent de la maison de Mailly en celle d'Apremont, par la vente qu'en fit en 1315. Guerard de Mailly fils de Jean de Mailly à Gobert seigneur d'Apremont, pour une somme de quarante deux livres de Messins forts doubles, monnoie courante. Livier de Roucels sieur de Varnéville, citoyen de Metz, vendit au duc Charles III. en 1556. la moitié de la terre de Dompierre , l'autre moitié appartenante audit Duc, pour la somme de mille francs Barrois. Il est dit dans les lettres d'acquêt que cette terre est mouvante d'un Evêque & Comte de Verdun. En 1588. le même duc Charles III. engagea la terre de Dompierre

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bre la plus élevée, étoit une espece de four, comme nos fours ordinaires, avec une naissance de voute tout autour, où l'on peut présumer qu'il y avoit une chaudiere encastrée dans cette maçonnerie. Il y avoit au côté un petit aqueduc, sortant du côté de la bouche du four, qui alloit joindre la fenêtre la moins profonde. Cette eau sortoit de la chaudiere, d'où elle se distribuoit, quand elle étoit chaude, dans les chambres par les tuyaux de plomb dont on a parlé. On trouva dans ces bains plusieurs médailles Romaines.

Le village de Donjeux est du parlement de Metz, subdélégation de Vic. Il faisoit ci-devant partie du marquisat de Nomeny. Il fut cédé à la France en I66I.

D R O I T A U M O N T.

DRoITAUMONT, ou DRoITEMoNT , ou DRoITALMONT, petit village du diocese de Metz, annexe de Jarnisy , situé sur l'Iron, à trois lieues de Briey. Le Roi en est seul seigneur : l'Abbé de Gorze y est seul gros décimateur ; le Chapitre de Gorze prend la menue dîme; bailliage de Briey , cour souve

raine de Lorraine. Il y a environ treize

habitans.

Il y a eu anciennement des seigneurs Archives du nom de Droitaumont. Je trouve de Lorr. qu'en 1332. Huignon de Droittamont# écuyer reprit du § de Bar ce qu'il onflans

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y en avoit une troisieme de douze pouces d'épaisseur, à gros grain ; & au dessous étoient trois lits de pierres de camp, & inclinés en sens contraire, formant un zig-zag. Chacune de ces chambres étoit percée dans le mur de refend d'une fenêtre uarrée, de deux pieds de hauteur, sur § pouces de largeur. Celle de la premiere chambre étoit à trois pieds au dessus du sol de la chambre ; celle de la seconde chambre , à trois pieds & demi au dessus du sol ; celle de la troisieme, à quatre pieds au dessus du sol. Il y a apparence que cet édifice étoit un bain, & que l'eau se communiquoit d'une chambre à l'autre par des tuyaux de plomb qu'on y a encore trouvés. A huit pieds de la chambre la plus basse des quatre, à un pied de distance du mur du bout, il y avoit une rangée de sept sieges, distans l'un de l'autre d'un pied, & d'inégale grandeur par gradation. A huit pieds au bout de la cham

· bande. En 144

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la même seigneurie. La même année
Didier Pillard écuyer, sieur de Sorcy-
saint-Martin, en fait de même pour le
† de la tour de Droitaumont & ses

épendances, qu'il possede à cause de
demoiselle Martelle de Gouxy sa femme.
On trouve d'autres dénombremens de
la même seigneurie ; comme, de Fran-
† de Gourcy en 1573. de Jean de

oully , de 1536. pour un huitieme en ladite seigneurie de la tour de Droitaumont, contre Christophe de Gondreville, qui en a trois huitiemes, & Gerard de Gouxy pour la moitié ; de Louise Collignon veuve de Philippe le Brun écuyer, seigneur de Mons en

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