Madrid ou observations sur les moeurs et usages des Espagnols au commencement du XIXe siècle[...], Volume 2Pillet aîné, 1825 |
Expressions et termes fréquents
Adosinde Aranjuez arc de triomphe armes beau Florestan belle bois briller bruit Brunamor C'était CARON cazuela chapelle charmes chercher chers compatriotes cheval chrétiens ciel cloche cœur comte côté couvent créans crier crois croix dame devant Dieu dire dit-il doux écoutait églises Elanire enfans Espagne Espagnols femmes feuilles fidèle fille fleurs Florestan gloire guerre Guzman habitans héros homme Ibrahim j'ai jeune joli jour l'amour l'église l'Escurial l'Espagne lentes mules loin long-tems Lope de Vega Madame Madrid main maison malheur mantille Maures milieu mort n'est-ce noble noir nuit Pabla pagne palais passer patrie pauvre père peuple Philippe IV pieds place plaisir pleurant porte Prado promenade rasin regarde réjouissent les échos reste Retiro rois rose effeuillée route royale s'élève sabre saint saint Boniface sais Sarrasins serait seul Séville soir soldat songe sort sourire tems théâtre Théodfred tion Tolède tombe tombeau triste trouve vieille Espagne vieux VIRG voilà voix zéphyr
Fréquemment cités
Page 2 - L'orage a brisé le chêne Qui seul était mon soutien; De son inconstante haleine Le zéphyr ou l'aquilon, Depuis ce jour, me promène De la forêt à la plaine, De la montagne au vallon. Je vais où le vent me mène, Sans me plaindre ou m'effrayer; Je vais où va toute chose, Où va la feuille de rose Et la feuille de laurier.
Page 288 - Sans doute il ya des malheurs que l'on supporte , et dont on peut se consoler; mais il n'ya pas de consolation pour le malheur qui vient de fondre sur l'islamisme. Un coup affreux, irrémédiable, a frappé l'Espagne; il a retenti jusqu'en Arabie , et le mont Ohod et le mont Thalân se sont écroulés (i).
Page 290 - Nos mosquées sont transformées en églises, et nous n'y voyons que des cloches et des croix. Nos chaires et nos sanctuaires, quoique d'un bois dur et insensible, se couvrent de larmes, et gémissent sur nos malheurs. Toi qui vis dans l'insouciance, tandis que la fortune te donne des conseils, si tu es endormi, sache que la fortune est 'éveillée. Tu te promènes satisfait et exempt de soucis : ta patrie t'offre encore des charmes...
Page 292 - Dieu ! faut-il qu'une montagne soit posée entre la mère et ses enfans ? faut-il que les ames soient séparées des corps ? Et ces jeunes filles aussi belles que le soleil lorsqu'à son lever il répand le corail et le rubis ; O douleur!
Page 287 - Tout ce qui est parvenu à son plus haut période décroît. 0 homme ! ne te laisse donc pas séduire par les charmes de la vie. . . : Les choses humaines subissent de continuelles révolutions. Si la fortune te réjouit dans un temps, elle t'affligera dans un autre. Rien n'est stable dans cette demeure terrestre. L'homme peut-il rester toujours dans la même situation? La fortune, par un décret céleste, met en pièces les cuirasses contre lesquelles se sont émoussés les glaives et les lances.
Page 291 - N'auriez-vous pas appris (les nouvelles des habitans de l'Espagne? et pourtant des messagers sont partis pour vous instruire de leurs souffrances. » Sans cesse ils implorent votre secours , et cependant on les massacre , on les traîne en captivité.
Page 285 - Dans le déclin de la puissance des Arabes de l'Espagne, les poètes et les orateurs, ~touchés des maux de la patrie , élevèrent leurs voix éloquentes pour apaiser les fatales querelles qui partageaient leurs concitoyens. Ils voulaient rallumer dans le cœur des Musulmans le zèle pour la religion, et les excitaient à se venger des outrages qu'ils recevaient tous les jours. Quelquefois...
Page 288 - Chosroès, et son palais lui a refusé un asile. Est-il des obstacles que la fortune ne surmonte ? Le règne de Salomon n'est-il point passé ? Les coups de la fortune sont variés à l'infini : elle renferme dans son sein des joies et des afflictions. Sans doute il ya des malheurs que l'on supporte, et dont on peut se consoler ; mais il n'ya pas de consolation pour le malheur qui vient de fondre sur l'islamisme. Un coup affreux, irrémédiable...
Page 51 - Une fatale révolution, une rapidité que rien n'arrête, entraîne tout dans les abîmes de l'éternité : les siècles, les générations, les empires, tout va se perdre dans ce gouffre; tout y entre, et rien n'en sort. Nos ancêtres nous en ont frayé le chemin, et nous allons le frayer dans un moment à ceux qui viennent après nous. Ainsi les âges se renouvellent ; ainsi la figure du monde change sans cesse ; ainsi les morts et les vivants se succèdent et se remplacent continuellement.
Page 286 - . Mais parmi les poètes qui déplorèrent les désastres de leur patrie, nul ne fit entendre des accens plus nobles et plus touchans, que Abou'lbékâ, fils de Saleh, de la ville de Ronda. Il dit : Tout ce qui est parvenu à son plus haut période , décroît. O homme ! ne te laisse donc pas séduire par les charmes de la vie.
